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jeudi, 06 décembre 2018 06:00

Visas « hadj » : L’Algérie en retard biométrique

Écrit par Fayçal Djoudi
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Le système d’empreinte génétique et de la photo d’identité biométrique sur le visa du Hadj et de la Omra n’est toujours pas appliqué pour les Algériens. Et pourtant, il est entré en vigueur dans tous les pays musulmans.


La période du hadj approche à grands pas, cependant, selon Samir Belghoula, président de l’Organisation nationale de jeunesse et du tourisme (ONDT), qui était l’hôte, hier, du forum d’El Moujahid, rien ne semble être prêt pour accompagner et accueillir les candidats au hadj.
Le premier point abordé par le conférencier était le système d’empreinte digitale et de la photo d’identité biométrique sur les visas du hadj et de la omra. Selon lui, «l’Algérie est toujours à la traîne et le système n’est pas à l’ordre du jour». Ajoutant que «les autorités n’ont reçu jusque-là aucune instruction pour imposer ce système biométrique aux hadjis ou aux concernés par la saison du hadj de cette année en Algérie». Et pourtant, «le royaume d’Arabie saoudite recourt au système d’empreinte digitale et de la photo biométrique sur les visas du hadj et de la omra pour les citoyens de plusieurs pays arabes et islamiques et œuvre à sa généralisation et son élargissement à tous les autres Etats», a-t-il indiqué. Il dira que «l’Algérie ne peut pas adopter ce système pour le moment, vu qu’elle ne dispose que de 6 centres pour la prise d’empreintes, ce qui ne peut couvrir les 36 000 hadjis».
Un hadj et toujours
des lacunes…
D’autre part, il parlera du manque d’organisation et de transparence de plusieurs agences qui ont failli à leurs engagements et n’ont pas été suspendues ou au moins «sanctionnées» par la tutelle, selon l’interlocuteur. Poursuivant son intervention, il soulignera que «chaque année, l’organisation du pèlerinage aux Lieux saints est entachée par des manœuvres malhonnêtes», expliquant qu’«il y a des bureaux d’affaires qui commercialisent le produit Omra en sous-traitant avec les agences agréées, car, pour pouvoir proposer le package Omra, il faut avoir l’agrément IATA (Bureau international du transport aérien), qui est une garantie de la crédibilité de l’agence de voyages». «Une fois sur place, les gens se rendent compte de l’arnaque», ajoutera Samir Belghoula. Relatant son expérience personnelle, il dira que « sur place, j’ai découvert les conditions d’hébergement et de restauration. Pour partir à la mosquée, on doit marcher sur une longue distance, alors que nous nous attendions à être logés non loin du Harem, sans oublier les hadjis qui se sont trouvés sans réservation».
Il y a lieu de rappeler que le directeur général de l’Office national du hadj et de la omra (ONPO), Youcef Azzouza, avait déclaré, en mai dernier, que l’agrément d’organisation de la omra a été retiré à 14 agences de voyages sur les 224 agréées, pour «dépassements» enregistrés dans l’organisation des voyages de la omra et le non-respect des clauses du cahier des charges y afférant . Par ailleurs, l’interlocuteur rappellera que «le coût du pèlerinage, estimé actuellement à près de 60 millions de centimes, augmentera suite à la taxe imposée par l’Arabie saoudite aux pays arabes et musulmans».
Cependant, les personnes qui accomplissent le pèlerinage pour la première fois seront exemptées de cette taxe.

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