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mercredi, 04 juillet 2018 06:00

Union africaine :Un «quartet» pour la question sahraouie

Écrit par Meriem Kaci
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Les travaux du 31e Sommet des chefs d’Etat et de gouvernement de l’Union africaine (UA) ont pris fin, lundi soir à Nouakchott, avec l’adoption des rapports et des résolutions présentés par les différentes commissions de l’institution panafricaine.

La conférence des chefs d’Etat et de gouvernement de l’UA a, entre autres, adopté une résolution portant mise en place d’un mécanisme africain permettant à l’Union d’apporter un «appui efficace» au processus conduit par l’ONU, basé sur les résolutions pertinentes du Conseil de sécurité, en vue de parvenir à l’autodétermination du peuple du Sahara occidental. Ce mécanisme destiné à « déminer » le conflit a été adopté à la suite du rapport élaboré par le président de la Commission de l’UA, Moussa Faki, afin de trouver par des moyens africains les solutions pour mettre fin au statu quo qui pèse sur le dossier et tenter de relancer la négociation entre les parties belligérantes. Moussa Faki a, en effet, insisté sur l’implication active et cruciale de l’institution panafricaine dans la recherche d’une solution au titre de sa responsabilité dans la promotion de la paix, de la sécurité et de la stabilité sur l’ensemble du continent.
Le mécanisme adopté comprend la désignation d’un « quartet » de dirigeants du continent, comprenant le président de la Commission ainsi que la « troïka » des chefs d’Etat africains, c’est-à-dire le président en exercice de l’UA, son prédécesseur et son successeur. Jusqu’au prochain sommet de l’UA, en janvier 2019, à Addis-Abeba, cette troïka sera composée du président rwandais Paul Kagame, du Guinéen Alpha Condé et de l’Egyptien Abdel Fattah al-Sissi. A partir de janvier, Alpha Condé cédera sa place au président en exercice suivant, qui devrait être issu d’Afrique australe. Selon Jeune Afrique, un consensus a été trouvé pour que l’engagement panafricain pour la résolution du Sahara occidental ne paralyse pas les institutions de l’UA et ne finisse pas en affrontement entre le camp favorable aux thèses indépendantistes du Polisario et les pays qui soutiennent le plan marocain d’une « large autonomie » du territoire sous la souveraineté de Rabat. Selon cette logique, le magazine a indiqué, le 2 juillet dernier, que « deux garde-fous ont été établis ». L’initiative initiative africaine de s’impliquer dans le dossier « ne se substituera pas aux mécanismes onusiens : elle doit se contenter d’aider les efforts de l’envoyé spécial du secrétaire général de l’ONU pour le Sahara occidental, Horst Köhler ». Le quartet fera exclusivement rapport aux chefs d’Etat. « L’idée est ici d’éviter que le conflit entre les soutiens du Maroc et ceux de la Rasd ne paralysent l’ensemble des institutions de l’UA. Le Conseil paix et sécurité, considéré comme l’une des institutions les plus efficaces de l’UA et présidé par l’Algérien Smaïl Chergui, ne devrait pas, par exemple, être saisi du dossier », écrit Jeune Afrique. Aux yeux des observateurs, le compromis a été rendu possible grâce au travail diplomatique accompli par le président de la commission exécutive de l’UA, Moussa Faki. Ils estiment que les parties en conflit, le Maroc et la Rasd, considèrent que leurs intérêts fondamentaux ont été préservés. La Rasd a réussi à faire entrer le dossier du Sahara occidental dans le débat panafricain et à faire de l’UA un médiateur, Rabat a obtenu que « l’ONU demeure en charge de la question sahraouie et du processus de négociation. En réalité, la question sahraouie sera de plus en plus visible au plan africain et ne manquera pas de nourrir de nouvelles batailles à l’échelle continentale entre les indépendantistes qui réclament un référendum d’autodétermination et le royaume chérifien qui freine par tous ses moyens tout processus allant dans ce sens. S’agissant des résolutions relatives à la lutte contre la corruption, elles ont été adoptées par les chefs d’Etat et de gouvernement qui ont fait part de leur disponibilité de conjuguer leurs efforts dans ce domaine. Un débat «intense» a également caractérisé la séance consacrée aux cotisations et financement de cette institution. Le taux de recouvrement des cotisations des pays membres de l’UA ne dépasse pas les 30%, alors que l’Organisation panafricaine ambitionne d’assurer son autonomie financière à l’horizon 2020. Ce déficit est comblé par des donateurs et des contributeurs, notamment la Banque mondiale, la Chine, la Turquie et l’Union européenne. Sur le volet sécuritaire, les participants au 31e Sommet ont regretté que l’image renvoyée par l’Afrique soit celle d’un continent ravagé par des conflits, des crises, le terrorisme, l’émigration clandestine et le crime organisé, alors que les indices de développement du continent sont en progression constante. A ce propos, le commissaire à la paix et la sécurité de l’UA, Smaïl Chergui, s’est félicité du dénouement de plusieurs situations de crise et de conflit, citant la réconciliation au Kenya, l’accord signé entre l’Ethiopie et l’Erythrée, celui signé entre le président sud-soudanais Salva Kiir et son rival Riek Machar à Khartoum, ainsi que l’accalmie enregistrée au Burundi après le renoncement du président de la République de ce pays à briguer un autre mandat.

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