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lundi, 26 novembre 2018 06:00

Croissance économique : Le FMI estime «urgent» de débloquer l’investissement privé

Écrit par Rachid Bouarroudj
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Revendication phare du patronat, maintes fois réitérée et généralement la seule condition émise dans les rapports des think-tank nationaux, pour faire avancer l’économie nationale, à savoir la levée des obstacles à l’investissement privé pour stimuler la croissance économique et surmonter les difficultés budgétaires

, est maintenant une recommandation de niveau «urgent» du Fonds monétaire international (FMI). Dans son rapport sur les pays de la région Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan (Moanap), le FMI estime que «les pays de la région Moanap, qui se heurtent à des obstacles grandissants à l’échelle mondiale, doivent débloquer d’urgence l’investissement privé».

Un vœu cher au capitaine d’industrie Isaâd Rebrab, président du Groupe Cevital, qui n’a eu de cesse de déplorer le blocage de ses investissements. Mais il n’est pas le seul ! Chaque fois qu’il a eu à s’exprimer sur les perspectives de l’économie nationale, ou encore sur le climat des affaires, le président du Forum des chefs d’entreprises (FCE), Ali Haddad, a, lui aussi, appelé les autorités du pays à libérer l’investissement. Le FMI insiste en particulier sur la nécessité d’«investir plus et en meilleure qualité dans l’éducation et les infrastructures» et de lancer «des réformes des services publics pour améliorer l’accès aux services financiers ainsi que l’efficacité et la gouvernance du secteur public».
A ses yeux, l’investissement du secteur privé a toujours été faible dans la région Moanap par rapport à la plupart des autres pays émergents et en développement. Le rapport a constaté que cette tendance s’est «aggravée» ces dernières années. Pour la moitié des pays de la région, le ratio investissement privé/PIB a diminué depuis le phénomène du Printemps arabe de 2011, par comparaison avec la période qui a précédé la crise financière mondiale de 2008-2009.
Ce recul a eu un impact prononcé sur la santé économique de la région qui s’est traduit par une perte annuelle de 1,5% de croissance en moyenne pour les pays exportateurs de pétrole et de près de 1% en moyenne pour les pays importateurs de pétrole, a encore expliqué le FMI. «Alors que des risques croissants assombrissent les perspectives de l’économie mondiale et que l’innovation technologique permanente promet de modifier la nature même du travail, les pays de la région ont de toute urgence besoin de réformes audacieuses s’ils veulent parvenir à une croissance inclusive aujourd’hui et pour les générations futures», a encore souligné l’institution de Bretton Woods.
Evoquant les raisons qui freinent l’investissement privé dans la région, les auteurs du rapport ont fait remarquer que les dirigeants de la région n’ont pas d’emprise sur certains facteurs qui stimulent l’investissement privé, par exemple la croissance sur les marchés d’exportation et l’évolution des cours du pétrole.
En revanche, ont-ils poursuivi, les choix qui s’offrent aux pouvoirs publics peuvent influer directement sur d’autres facteurs qui, d’après eux, ont un impact considérable sur l’investissement privé, parmi lesquels l’éducation, les infrastructures, la gouvernance et l’accès aux services financiers.
Le rapport examine aussi comment trouver la marge de manœuvre pour les dépenses publiques nécessaires au financement des investissements cruciaux. Une amélioration de l’Etat de droit, jusqu’à atteindre la moyenne des pays émergents et pays en développement pourrait, selon eux, augmenter l’investissement privé de deux tiers de points de pourcentage du PIB.
Parallèlement, porter le niveau de développement financier des pays importateurs de pétrole de la région Moanap à celui des pays européens émergents pourrait accroître davantage l’investissement privé. Cela n’est pas seulement un enjeu pour les pays importateurs de pétrole de la région. Les pays exportateurs de pétrole plus riches se classent derrière les pays avancés comparables, selon divers indicateurs de gouvernance et de développement financier.
Un développement financier plus poussé, qui se situerait au niveau du pays avancé moyen, pourrait en particulier générer un surcroît d’investissement privé de près de 2 points de pourcentage du PIB.
Les autorités des pays de la région Moanap doivent privilégier des réformes qui aideront les pays de la région à rattraper leur retard sur les pays comparables en matière d’éducation, d’infrastructures, de développement financier et de gouvernance.

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