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jeudi, 20 décembre 2018 06:00

Statistiques : Calculs, indices et casse-tête

Écrit par Farid Mellal
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Les statistiques ! Voilà un sujet dont on parle fréquemment. On l’aborde le plus souvent pour affirmer qu’en Algérie les chiffres sont un véritable casse-tête quand on veut analyser tel ou tel domaine d’activité ou mesurer l’état et l’évolution de telle ou telle filière économique ou industrielle. Face à ce constat, un seul accusé, l’Office national des statistiques (ONS).


Mais s’il est vrai que les statistiques, donc les chiffres, ne sont pas une source souvent disponible ni mise à jour, ce n’est pas la faute de l’ONS, dont le travail dépend de l’information fournie par les entreprises, les administrations et autres organisations, dont on a besoin de suivre et mesurer l’activité pour comprendre comment et à quel rythme évolue le «pays Algérie». Ce sont ces aspects qui ont été débattus le 12 décembre dernier, en marge d’une journée d’étude organisée par l’Ecole nationale supérieure de statistiques et d’économie appliquée (Enssea-Pôle universitaire de Koléa). Cet évènement, organisé par l’Association nationale des diplômés en planification et statistiques (Andps), a permis de mieux connaître le métier de statisticien, les enjeux qui le concernent ainsi que les entraves auxquelles les praticiens font face dans un environnement où l’information reste encore à édifier en tant que système vital au développement du pays. D’où sans doute la programmation de cette journée d’étude sur le thème «La statistique, outil de développement durable». Un intitulé choisi également pour signaler une évidence : sans statistiques il n’est pas possible d’établir un suivi et un bilan d’activité, et donc rectifier les défaillances quand elles existent ou quand elles surviennent. Lors des discussions entre experts, le malaise relevé par les statisticiens s’est traduit par les appels incessants à «accorder à la statistique la place qui lui revient de droit» dans le diagnostic des activités économiques du pays. Il s’est même trouvé un intervenant qui a confié, qu’en règle générale, dans la pratique courante, ce ne sont point les statistiques qui imposent leur pertinence dans la conduite des affaires de l’Etat. «Les politiques exigent des chiffres qui corroborent les décisions prises», ajoutera un de ses collègues, qui a laissé entendre que même si la statistique est disponible l’usage qui en est fait peut être problématique. Certains secteurs vitaux sont, par ailleurs, hors du champ de la statistique, ont affirmé d’autres experts. Et de citer l’exemple de l’agriculture, dont le dernier recensement général (RGA) remonte à... 1973.
D’autres intervenants ont regretté la disparition du ministère de la Planification, ou encore, dans un passé très récent, du ministère de la Prospective, deux départements essentiels à la mise en valeur de la statistique au niveau des organismes, organisations et institutions devant la produire. En fait, et en guise de conclusion, il a été surtout mis l’accent sur la neutralité, l’objectivité et l’indépendance qui doivent caractériser les statistiques.

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