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samedi, 09 juin 2018 06:00

Modification de la loi de sur les hydrocarbures : Guitouni change de calendrier

Écrit par Farid Messaoud
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Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, vient de tout chambouler. Il a, en effet, établi un nouveau calendrier pour la modification de l’actuelle loi sur les hydrocarbures et justifié pourquoi il a confié le travail à un cabinet américain.


Intervenant jeudi dernier devant le Sénat, il a en effet indiqué que la loi sur les hydrocarbures dans sa version modifiée, en cours d’élaboration, sera fin prête en janvier ou février 2019, précisant que cette loi requiert une étude approfondie en ce sens où elle « concerne l’avenir du pays. Guitouni veut ainsi se donner plus de temps pour l’élaboration de ce texte de loi. Pourtant, il y a quelques mois, il insistait sur le fait qu’il y a urgence et que c’est pour cela que nous devons faire en sorte que les premières moutures du projet d’amendement de la loi soient livrées en juillet prochain. Le ministre est présentement engagé dans un exercice de révision de la loi susceptible d’aboutir à une refonte du secteur des hydrocarbures. Il a présenté des arguments pour convaincre de la justesse de son point de vue. C’est anis qu’il a indiqué devant les Sénateurs que cette révision est indispensable, car cette loi n’est plus attractive pour les opérateurs et investisseurs algériens, ajoutant que tous les pays producteurs ont adapté leurs lois, en les reformulant de manière adéquate avec les changements que connaissent les cours du pétrole marqués par une baisse ces dernières années.
Il n’est plus possible, poursuit-il, de continuer à conduire une politique d’investissement dans le cadre d’une loi élaborée à un moment où le prix du baril était à 140 de dollars. Nous ne pouvons restés «figés», a-t-il déclaré. Mustapha Guitouni a fait état, dans ce sens, de 5 à 6 apels d’offres internationaux infructueux, estimant que cette loi «manque d’attractivité ».


Un cabinet américain pour l’étude technique
Il a en fait raison de dire que l’on n’est pas dans le même contexte qu’il y a cinq à six ans où le pétrole se vendait à 150 dollars. Mais pourquoi, a-t-on confié le projet de loi dont il est question à un bureau américain ? Le ministre, en réponse à cette question, a précisé que cela ne veut pas dire qu’il n’y a pas de compétences en Algérie. Et d’ajouter cependant : Il est inconvenable que le pays se mette dans une situation d’isolement, car de telles lois requièrent une expérience nationale et étrangère. M. Guitouni considère que la nationalité du bureau d’études n’était pas importante. L’essentiel, dit-il, est de parvenir à formuler des lois qui soient bénéfiques pour le pays, d’attirer les investisseurs, de préserver les stocks nationaux, de faire bouger les choses, d’autant plus que les investisseurs ont de nouveau confiance en l’Algérie. Le ministre reste toutefois évasif et vague sur ce qui devra changer dans ce projet de loi. Il a ainsi souligné au sujet du partage de production, une problématique posée par des sociétés étrangères, qu’il n’est pas pertinent de travailler dans le cadre d’une loi qui « muselle » le secteur, d’où la nécessité d’adapter cette loi à toutes les problématiques posées. M. Guitouni a indiqué que cette demande est en cours d’examen et de négociations avec les sociétés étrangères, et que chaque partie défendra ses droits. Et, de relever : la loi qui s’applique au petit bassin ne peut pas s’appliquer au grand bassin au vue de leur rendement et les propositions présentées portent sur le partage de la production à raison de 66%/34% ou 60%/40%, mais elles sont toujours au stade de la négociation. S’agissant de la règle 49/51 appliquée aux investissements étrangers, et contenue dans la loi sur l’investissement en Algérie, le ministre a affirmé encore un fois que cette disposition restera de mise et que nous travaillons dans le cadre de celle-ci. Ce projet de loi en perspective devra introduire de nouvelles dispositions sous forme de mesures d’encouragement en faveur du partenariat et en vue d’assurer une meilleure attractivité devant permettre au secteur de l’énergie de se développer davantage et à Sonatrach de prendre de l’expansion.


50 mégawatts réservés au Groupe Sonelgaz
D’ailleurs, le Président directeur général, (P-DG) du groupe pétrolier, Abdelmoumèn Ould Kadour ne cache pas son ambition naissante de faire évoluer la société dans une nouvelle dynamique. Il a affirmé jeudi soir à Skikda que la société qu’il dirige œuvre à figurer parmi les 5 plus grandes sociétés pétrolières au monde à l’horizon 2030. Cela ne se concrétisera, note-t-il, qu’à travers le développement du facteur humain qui représente une des priorités stratégiques et centre d’intérêt de Sontrach. Avec la confiance entre les travailleurs, leurs responsables et les partenaires de la société, Sonatrach parviendra à réaliser ses objectifs, a assuré le P-DG, estimant qu’un travail colossal a été accompli depuis une année au niveau de l’entreprise. L’année en cours sera celle de la réforme globale axée sur la ressource humaine sans négliger les autres activités. De son côté, Fethi Arabi, conseiller à la direction générale du groupe sontrach, a évoqué lors d’une conférence sur la stratégie de la société à horizon 2030, l’ambition de la société de multiplier les explorations sur le territoire national, de recourir aux énergies renouvelables pour assurer la production de 1,3 mégawatts pour couvrir 80 % des besoins de la société. Mais, le vrai challenge, c’est le renouvelable sur une échelle plus large. Cela va se faire, mais de manière encore timide. C’est ainsi qu’il a été prévu le lancement des appels d’offres relatifs à la réalisation des projets de production de 200 mégawatts en énergie solaire, dont 150 mégawatts seront proposés, pour la première fois, dans le cadre d’appels d’offres internationaux, auxquels participeront les entreprises locales, publiques et privées et des sociétés mixtes. Dans une déclaration, M. Mustapha Guitouni a indiqué qu’il sera procédé, dans le cadre de cette opération, à la détermination d’un prix de départ précisant que le recours à ces techniques modernes de production de l’énergie permet une réduction des coûts de l’ordre 40%. Et d’annoncer : Sur l’ensemble des 200 mégawatts, 50 ont été réservés au Groupe Sonelgaz dans le cadre d’un programme dédié aux centrales à fuel dans le Sud, permettant de réduire de 50% les coûts de son importation et de son transport du nord vers le sud du pays.
Le cahier de charges relatif à ces appels d’offres est en cours d’élaboration pour qu’elles soient prêtes vers la fin 2018. Affirmant que l’Algérie n’est pas en retard en matière d’investissement dans le secteur de l’énergie solaire, il a estimé que c’est là, le bon moment pour investir dans ce domaine.

 

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