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jeudi, 10 janvier 2019 09:55

Rabah Serradj

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En dépit des pressions de l’opposition pro-américaine Le président Nicolas Maduro entamera aujourd’hui un deuxième mandat de six ans au Venezuela malgré la contestation de l’opposition et une pression dantesque de la part des Occidentaux.


Maduro, 56 ans, prêtera serment devant le Tribunal suprême électoral, après sa victoire le 20 mai, une réélection dont les résultats sont contestés par l’opposition et les occidentaux. Ce nouveau mandat coïncide avec l’avènement au Brésil du président d’extrême droite Jair Bolsonaro, qui devrait prendre la tête d’une coalition régionale, évidemment soutenue par les Etats-Unis, pour presser le Venezuela. Certains s’attendent notamment à une augmentation de la pression occidentale, notamment américaine, sur Nicolas Maduro. C’est sous cet effet que la semaine dernière, 13 des 14 pays du groupe de Lima (Etats d’Amérique centrale et du Sud ainsi que le Canada) avaient exhorté le président socialiste à renoncer à son deuxième mandat et à transférer les pouvoirs au Parlement. Caracas avait considéré cette ingérence comme un encouragement à faire un coup d’Etat. Mais cette pression ne s’est pas arrêtée là. Le Pérou a annoncé que le président vénézuélien et plusieurs membres de son gouvernement étaient désormais interdits d’entrée sur son territoire, tandis que Washington a annoncé de nouvelles sanctions financières contre des personnalités et des entreprises au Venezuela. Le gouvernement vénézuélien ne semble pas baisser les bras. «Quiconque ne reconnaît pas la légitimité des institutions vénézuéliennes recevra une réponse réciproque et opportune et nous agirons très fermement», a mis en garde lundi Maduro qui, au moment de fêter les 20 ans de la «Révolution bolivarienne» dirigée par l’ex-président Hugo Chavez, véritable symbole pour les Vénézuéliens. L’armée a exprimé «son soutien inconditionnel et sa loyauté absolue au citoyen Nicolas Maduro en tant que président constitutionnel». Reste que les difficultés économiques pourraient peser sur un pays fragilisé. L’hyperinflation a atteint 1.350.000% en 2018 et la population subit les pénuries. Pourtant le Venezuela dispose pourtant de grandes réserves de pétrole (3,2 millions de barils/jour en 2008 contre 1,17 million aujourd’hui).
Lutte de pouvoir
En face l’opposition, fortement sous influence américaine, est divisée, engluée dans des luttes de pouvoir, et ses principales figures sont en exil. Le Parlement est impuissant, toutes ses décisions sont jugées illégales, selon la loi en vigueur. L’opposition a déclaré mardi nuls les contrats signés, sans son accord, entre le gouvernement et les compagnies pétrolières internationales, au lendemain de l’annonce de l’investissement dans un champ pétrolifère du groupe français Maurel et Prom. Cette mesure intervient après l’annonce lundi, par le président Nicolas Maduro, d’un investissement de 400 millions de dollars du groupe pétrolier français Maurel et Prom dans un champ pétrolifère de l’Etat de Zulia dans le nord-ouest. En 2018, le président a conclu des accords dans les domaines des hydrocarbures et des mines avec des sociétés à capitaux américains et chinois. L’accord passé avec Maurel et Prom prévoit que le groupe pétrolier français débourse 400 millions de dollars en contrepartie de l’acquisition de 40% de la société mixte Petroregional del Lago, contrôlée par le géant étatique vénézuélien PDVSA et destinée à exploiter le pétrole d’une zone du lac Maracaibo, riche en gisements d’hydrocarbures, selon le ministre du Pétrole Manuel Quevedo.
Le Venezuela voudrait moderniser les infrastructures de PDVSA et des champs pétroliers, malgré la crise économique et politique. Le pays n’a extrait que 1,17 million de barils par jour (mbj) en octobre, contre 2,15 mbj en moyenne en 2016, selon l’Opep dont le Venezuela est un des Etats membres. nMaduro entame un deuxième
mandat au Venezuelaµ

 

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