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samedi, 05 mai 2018 06:00

Chronique berbérisque : LE TEMPS PASSE TROP VITE

Écrit par Antonio Gil de Carrasco
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Le temps passe trop vite, j´ai même l´impression que la notion du temps est désormais différente que quand j´étais plus jeune. Jadis, mon temps, je le passais à imaginer des projets, voyages… alors que maintenant je me rends à l´évidence chaque jour plus, qu´il me reste moins de temps pour faire des choses que je n´ai pas encore accomplies, des voyages que je n´ai toujours pas réalisés et le dévouement à la famille que je n´ai pas pu faire pour des raisons professionnelles.
J´ai de moins en moins de temps pour profiter seul de toutes ces choses, sans avoir besoin d´aucune aide, c’est pour cette raison que très souvent, il me vient à l´esprit que c´est peut-être le bon moment pour moi de prendre ma retraite.
Septembre, date à laquelle j’ai rejoint Alger, décembre, quand je suis rentré chez moi à Dúrcal pour les vacances de Noël. Je suis rapidement passé par un tourbillon d’activités culturelles, la découverte d’un nouveau pays, le recyclage de la langue -depuis longtemps, je n’ai pas utilisé, l’arabe et le français- et surtout, la connaissance d’une nouvelle équipe humaine tant à l’Institut Cervantès qu’à l’ambassade d’Espagne à Alger, que j’ai eu la chance dans les deux cas d’en être.
Les vacances passaient trop vite en compagnie de ma famille et de mes amis, le fait de les laisser était très dur pour moi, car je voulais encore profiter d´eux.
Cependant, à chaque fois que j´atterris à l’aéroport Houari-Boumediènne, j’ai l´impression que je retourne dans mon deuxième foyer. Dans ce pays, il y a quelque chose avec laquelle je m’identifie, les gens ressemblent beaucoup aux gens de mon pays, ses fruits sont les mêmes que ceux qui poussent en Andalousie, les façades blanches des maisons d’Alger me rappellent les villages blancs de notre Andalousie, en somme, les 800 ans d’histoire sont ancrés dans son environnement.
Une des caractéristiques de l’Algérien, c´est qu’il est une personne éduquée, discrète et très timide. Je passe des moments vraiment drôles durant mes cours d’arabe et de français avec mon professeur, Mohamed, un homme de 60 ans, plus jeune que moi, mais beaucoup plus timide à qui j´ai affectueusement donné le surnom de «sémaphore» ou feu tricolore, car à chaque fois que je lui demande la traduction d’un « gros » mot, il devient plus rouge qu’une tomate, ce qui m´amuse beaucoup. Mohamed est professeur collaborateur à l’Institut Cervantès d’Alger depuis de nombreuses années et un grand amoureux de notre pays. Son espagnol est parfait, en plus du français et de l’arabe. Comme les Andalous, il fait beaucoup de gestes pendant les cours pour que les élèves le comprennent mieux.
Se promener sur les rues Alger « La Blanche » est un privilège, mon épouse et moi-même trouvons que c´est réellement agréable. La lumière, la brise marine, le bruit de la mer, le rire des gens et la paix qui rayonne dans la ville, contribuent à notre bonheur ici où, sans aucun doute, sera notre dernière destination à l’étranger avant de retourner à notre ville bien-aimée de Dúrcal.
Lu 248 fois Dernière modification le samedi, 05 mai 2018 01:17

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