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jeudi, 14 juin 2018 06:00

Diffusée dès aujourd’hui après une interdiction de plus de 40 ans : Le mythique film « El Rissala » autorisé en Arabie saoudite

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Le mythique film « El Rissala » (le messager), figurant certainement parmi les longs métrages les plus connus, et les plus diffusés dans les pays musulmans retraçant certains aspects de la vie du prophète de l’Islam, sera projeté pour la première fois en Arabie saoudite à partir de ce jeudi 14 juin.


Une programmation intervenant 42 ans après la sortie du film du réalisateur américain d’origine syrienne Moustafa al-Akkad décédé en 2005 dans des attentats perpétrés contre des hôtels à Amman.
Le fils du réalisateur, Malek al-Akkad, tout en faisant allusion aux critiques et drames ayant suivi la sortie du film dans les années 1970, se félicite néanmoins de sa sortie en Arabie saoudite : «Au vu des nombreuses difficultés, je suis très heureux qu’il soit maintenant montré en salle en Arabie saoudite », a-t-il déclaré à l’AFP.
Il est à noter que la décision des autorités saoudiennes intervient après la levée en mars dernier d’une interdiction de 35 ans des cinémas en Arabie saoudite à la faveur de la politique d’ouverture initiée par le prince héritier Mohammed Ben Salmane.
Le long métrage devrait par ailleurs être également programmé aux Emirats arabes unis à l’occasion de la fête de l’Aid el-Fitr dans une version restaurée. Un communiqué du distributeur du film« Front Row Entertainment » souligne à ce propos que «la restauration des versions arabe et anglaise du film est très importante, car elle offre une occasion en or à la génération actuelle » de voir un « film culturel et historique important ».
Pour rappel, le film « Le messager », sorti en 1976, avait été interdit par des responsables religieux saoudiens qui y voyaient un « sacrilège ».
Le réalisateur Moustafa al-Akkad, qui avait tourné le film en deux versions, anglaise et arabe, au Maroc et en Libye, avec des financements koweïtiens et libyens, et tout en faisant appel pour la version anglaise aux acteurs Anthony Quinn et Irène Papas, avait pourtant pris soins de ne jamais représenter le prophète de l’Islam, usant à la place – et en suivant le conseil d’oulémas – du procédé de la caméra subjective.

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