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dimanche, 15 avril 2018 06:00

Energie Bientôt des appels d’offres pour plus de 160 MW d’électricité renouvelable

Écrit par Rafik Aïouaz
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Le ministre de l’Energie, Mustapha Guitouni, a annoncé, hier, que plus de 160 mégawatts (MW) d’électricité de sources renouvelables seront «dans peu de temps» mis sur le marché, dont deux fois 25 MW au titre du programme de Sonelgaz, pour débrider les centrales du Sud et diminuer la consommation de gasoil. 100 à120 MW seront mis aux enchères, selon

M. Guitouni, en marge de la 22e Journée de l’énergie tenue à l’occasion de la Journée du savoir. Pour rappel, le gouvernement avait fixé, en avril 2017, la procédure d’appel d’offres pour le projet de 4 000 MW en énergies renouvelables. Des appels d’offres à «investisseurs» ou «aux enchères» expliqués dans un décret paru au Journal Officiel. Les appels d’offres à investisseurs ou aux enchères sont lancés «pour la conception, la fourniture d’équipements, la construction et l’exploitation des installations de production d’électricité à partir de sources d’énergies renouvelables, destinées à la commercialisation», rappelle l’APS. D’autre part, la Société financière internationale (SFI), filiale de la Banque mondiale, spécialisée dans le financement du secteur privé, a fait part de ses recommandations pour  la mise sur le marché des projets liés aux énergies renouvelables (ENR). Xavier Reille, le nouveau directeur du bureau Maghreb de la Société financière internationale, avait réaffirmé, début mars à Alger, le rôle important que doit jouer le secteur privé algérien dans le développement des ENR dans le pays. «Dans un contexte économique comme celui de l’Algérie, les besoins de développement des ENR sont tels que le secteur privé à un rôle important à jouer», estimait-il.
Pour sa part, Adel Louahem M’sbah, expert de la filiale de la Banque mondiale, a présenté les conditions de réussite de la mise sur le marché de projets de production d’ENR. Il a assuré que le cadre d’investissement dans les énergies renouvelables était favorable en Algérie, «et surtout prévisible», notamment grâce à une volonté politique affichée par les hautes autorités du pays, «mais il faudrait que l’Algérie communique sur le cadre légal de base qui est assez solide, ce qui représente un cadre favorable à l’investissement», fait-il remarquer. D’autre part, il s’agit de nouer avec les opérateurs nationaux des contrats «banquables» aux standards de financement internationaux. «Comme fait l’Algérie  déjà pour le dessalement, par exemple. L’Algérie sait faire», assure-t-il. Autre condition, la transparence au niveau des appels d’offres concernant les marchés des ENR. «Il s’agit de soigner le premier appel d’offres au niveau de la transparence de celui-ci et du choix du site», plaide-t-il. A cela s’ajoute la nécessité de créer un écosystème pour l’implication des acteurs locaux autour du projet de production d’ENR. A ce propos, la ministre de l’Environnement, Fatma Zohra Zerouati, a insisté sur le besoin que les investissements que compte effectuer la SFI puissent avoir un impact local économique mais aussi social.
«Ce n’est pas une question de financement seulement. Tout investissement doit avoir un impact social. Il faut, par exemple, réfléchir à renforcer les capacités dans le domaine de la maintenance et l’entretien d’infrastructures de production en impliquant les acteurs locaux», a estimé Mme Zerouati. Le programme national de 22 000 MW entrepris en 2011 connaît un retard, selon les experts. «Ce programme a été lancé en 2011. Nous sommes en 2018, nous avons réalisé 450 MW environ sur les 22 000 prévus à horizon 2030. Il faut être réaliste, il sera quasi-impossible de réaliser ce programme d’ici 2030», estime Abderrahmane Mebtoul, consultant autour des questions énergétiques. «Mais cela ne veut pas dire que nous avons échoué, car ce retard a eu paradoxalement une retombée positive», affirme-t-il, s’appuyant sur les données qui ont évolué favorablement entre 2011 et 2015. Le prix d’investissement et de production électrique à partir du photovoltaïque a, en effet, baissé de manière considérable comparativement à la technologie thermique. «Si nous avions poursuivi le même programme de 2011, nous aurions eu à investir de plus grandes sommes. En 2015, le programme a donc évolué et ce sont 18 000 MW qui doivent être réalisés à partir du photovoltaïque», note M. Mebtoul.

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