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jeudi, 18 mai 2017 06:20

Libye : 60 millions de pièces d’armes alimentent les terroristes, selon Smaïl Chergui Spécial

Écrit par Meriem Kaci
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Le Commissaire pour la paix et la sécurité de l’Union africaine, Smaïl Chergui, a plaidé, hier, en faveur de l’«autonomie financière» des forces de maintien de la paix africaines.

«L’ONU n’est pas prête à assumer la paix et la sécurité dans les zones d’instabilité «, a justifié M. Chergui, qui animait une conférence organisée par le Conseil de la nation sous le thème «La situation de la paix et de la sécurité en Afrique».
Faisant remarquer que l’organisation des Nations unies «se contente d’assurer la paix là où elle existe déjà», M. Chergui a appelé ses pays membres à assurer le financement des forces de paix dans le continent africain. «Il faut s’émanciper et assurer l’intervention de nos forces de paix. Nous devons résoudre les conflits africains à notre façon, car, dans le cas contraire, on restera dépendants des autres pays qui continueront à nous dicter ce qu’on doit faire», a insisté le Commissaire pour la paix et la sécurité de l’UA, faisant remarquer, au passage, que certains pays «veulent que leurs soldats demeurent dans les zones de conflits». Cependant, a-t-il précisé, la «préservation de la sécurité et de la paix dans le monde est en principe la mission du Conseil de sécurité de l’ONU».
En effet, «le Conseil de sécurité doit financer les opérations de maintien de la paix à 100%», souligne le même responsable. Il expliquera que «pour le moment, et sur proposition de l’ex-Président américain Barack Obama, l’ONU à 75% des forces de paix en Afrique, alors que les 25% restant sont pris en charge par l’UA.
Concernant le chaos qui perdure en Libye, M. Chergui a déclaré que l’UA a évoqué la possibilité d’envoyer des forces de maintien de paix dans ce pays, mais pas avant qu’il y ait un consensus qui regrouperait les acteurs de la scène politique libyenne. «L’accord de Skhirat leur a été imposé parce qu’ils n’avaient pas d’alternative. S’ils arrivent à conclure un accord politique auquel adhéreraient toutes les parties libyennes, on pourrait discuter de la possibilité de déployer une force de maintien de paix en Libye, de sa mission et de ses prérogatives», a-t-il détaillé, non sans annoncer que le Conseil de paix et de sécurité met en place actuellement une délégation ministérielle devant se rendre dans le courant du mois de mai en Libye pour apporter sa contribution au règlement de la crise que connaît le pays depuis 2011. Et d’ajouter que «60 millions de pièces d’armes se trouvent en Libye, sans compter d’autres armements sophistiqués qui affluent sur ce pays et qui tombent entre les mains des groupes terroristes au nord du Mali, au Sahel et dans d’autres pays». La Libye a besoin d’une «voix africaine forte» pour aider les enfants de ce pays à surmonter la crise actuelle, a affirmé le diplomate algérien.
L’autre conflit qui inquiète l’UA est celui que subit le Sahara occidental, et qui devrait prendre une autre tournure avec l’adhésion du Maroc à l’Organisation africaine, après 33 ans de défection. «J’espère que l’adhésion du Maroc pourra aller dans le sens d’une solution immédiate au conflit du Sahara Occidental», a déclaré à ce sujet M. Chergui. Il a, par ailleurs, manifesté la préoccupation du Conseil qu’il préside face aux échéances électorales dans le continent.
«Tout rendez-vous électoral devrait en principe mener vers la paix à travers des dialogues structurés et civilisationnels, mais dans le cas de l’Afrique, elles mènent actuellement vers l’instabilité». 

Dernière modification le jeudi, 18 mai 2017 01:50

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