Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
mardi, 10 octobre 2017 06:00

Selon l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture: La population urbaine des pays pauvres atteindra 4 milliards de personnes en 2030

Écrit par Kahina Terki
Évaluer cet élément
(0 Votes)

 

Dans les pays les moins développées, la bombe démographique ! Selon l’Organisation des nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO), en effet, la population urbaine dans ces pays est en forte croissance. Elle atteindra les 4 milliards d’individus à l’horizon 2030.


Le rapport de la FAO précise que 80% de ces citadins vivront en Afrique, en Asie et en Amérique latine. Entre 2010 et 2030, ajoute la même source, la valeur des marchés alimentaires urbains en Afrique subsaharienne va probablement quadrupler, passant de 313 milliards de dollars américains à 1.000 milliards de dollars. En Afrique de l’Est et en Afrique australe, la part des consommateurs urbains qui achètent des produits alimentaires au marché est de 52%. D’ici 2040, elle devrait atteindre les 67%. Ce qui n’est pas sans conséquence pour les zones rurales et les opportunités économiques importantes qui s’offrent à leurs populations si elles ne les désertent pas. Les zones rurales, estime la FAO, possèdent un vaste potentiel pour stimuler la croissance économique, nécessaire au maintien d’une certaine production agricole et à l’essor des secteurs liés. Les millions de jeunes vivant dans les pays en développement, appelés à faire leur entrée sur le marché du travail d’ici les prochaines décennies, n’auront pas besoin de fuir les zones rurales pour échapper à la pauvreté, à condition qu’elles soient accompagnées. La réalisation du Programme de développement durable à l’horizon 2030 dépendra de la libération de ce potentiel souvent négligé. Parvenir à cela nécessitera de pallier aux problèmes de faiblesse de productivité dans l’agriculture vivrière, de la limitation de l’industrialisation dans certains endroits et de la croissance rapide de la population, ainsi que de l’urbanisation, indique la FAO. Tous ces points représentent des défis pour les pays en développement, compromettant leur capacité à nourrir et à donner un emploi à leurs concitoyens. Il existe de nombreuses preuves attestant du fait qu’apporter des changements aux économies rurales a un impact important. D’après le rapport de l’agence onusienne, la transformation des économies rurales aurait déjà aidé des centaines de millions de personnes à sortir de la pauvreté depuis la décennie quatre-vingt-dix. Néanmoins, ces progrès ont été inégaux et la croissance démographique tend à faire monter les enjeux. Entre 2015 et 2030, le nombre de personnes âgées de 15 à 24 ans devrait augmenter de 100 millions pour atteindre les 1,3 milliard. Presque la moitié de cette augmentation se manifestera en Afrique subsaharienne, principalement en milieu rural. Dans de nombreux pays en développement, notamment en Asie du sud et en Afrique subsaharienne, la croissance des secteurs tertiaires et industriels a pris du retard et ne sera pas en mesure d’absorber les quantités massives de nouveaux demandeurs d’emplois appelés à entrer sur le marché du travail. Par ailleurs, les personnes provenant des zones rurales qui déménagent vers les villes auront donc plus de chances de faire partie de la catégorie des pauvres urbains, à défaut d’échapper à la pauvreté. D’autres devront chercher un emploi ailleurs, ce qui entraînera des phénomènes de migration saisonniers ou encore permanents. Ainsi, pour toutes ces raisons, mettre l’accent sur le soutien politique et les investissements dans les zones rurales en vue de renforcer les systèmes alimentaires et de soutenir les agro-industries bien connectées aux zones urbaines (en particulier dans les villes de petite et moyenne taille) contribuera à la création d’emplois et permettra à davantage de personnes de rester et de prospérer en campagne. La transformation des économies rurales ne représente pas forcement une solution aux problèmes de pressions qui poussent les gens à déménager, mais elle contribuera à créer des emplois précieux et à faire de la migration un choix, plutôt qu’une nécessité, note cette agence onusienne. Le même rapport met en évidence le fait qu’il est possible d’arriver à des transformations dans les économies rurales en exploitant la demande croissante en produits alimentaires dans les zones urbaines, ce qui aura pour conséquence de diversifier les systèmes alimentaires et de générer de nouvelles opportunités économiques dans les activités agricoles et non agricoles. Cela comprend notamment les entreprises qui transforment, affinent, emballent, transportent, stockent, commercialisent ou vendent la nourriture, ainsi que les entreprises qui fournissent des intrants de production tels que des semences, des outils, de l’équipement, de l’engrais ou encore des services d’irrigation ou de labourage. Le rapport indique que, compte tenu de leur demande croissante, les marchés alimentaires urbains consomment actuellement jusqu’à 70% des produits alimentaires nationaux, et ce, même dans les pays comptant une large population. En effet, alors que l’urbanisation représente une occasion en or pour l’agriculture, elle pose également de nombreux défis pour des millions de petits agriculteurs familiaux. Les marchés qui sont plus profitables peuvent entraîner une concentration de production agricole dans les grandes fermes commerciales, des chaînes de valeur dominées par les plus grands transformateurs et distributeurs et une exclusion des petits agriculteurs. Les politiques et investissements publics seront donc essentiels afin de maîtriser la demande urbaine, pour en faire un moteur de transformation, afin de parvenir à une croissance équitable et de mettre en place des mesures qui assureront la participation des petits agriculteurs familiaux sur le marché.

Pour lutter contre la faim et la pauvreté, il faut développer le secteur rural

L’organisation de l’ONU pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) a souligné lundi l’importance du développement du secteur rural à travers le monde pour atteindre l’objectif fixé par la communauté internationale d’éliminer la faim et la pauvreté d’ici 2030. «La concrétisation du Programme 2030 est absolument tributaire des progrès accomplis en milieu rural, où se concentrent la plupart des personnes souffrant de la pauvreté et de la faim», estime la FAO. La FAO s’est récemment alarmée d’une brusque augmentation de la faim dans le monde, avec 815 millions de personnes affectées en 2016, après dix ans d’amélioration quasi-constante. «Il ne pourrait y avoir de signal d’alarme plus clair», souligne la FAO, précisant que les pays touchés «se situent principalement en Afrique sub-saharienne et en Asie du Sud». «Il est nécessaire d’entreprendre dès aujourd’hui une action concertée» pour parvenir à l’élimination de la faim et de la pauvreté d’ici 2030, assure l’agence. La FAO présente plusieurs pistes, en particulier le développement de l’agro-industrie (stockage, transformation ou commerce en gros de produits agricoles) et le développement des infrastructures nécessaires pour relier les zones rurales aux marchés urbains. «Les réseaux territoriaux des petites et moyennes villes sont des points de référence importants pour les populations rurales: elles y achètent des semences, y envoient leurs enfants à l’école et s’y rendent lorsqu’elles ont besoin de soins médicaux», rappelle la FAO. «Le développement de l’économie rurale est souvent plus rapide et en général plus inclusif s’il est intégré à celui des zones urbaines de taille modeste, ajoute la FAO. «La demande urbaine, quel que soit son volume, ne peut à elle seule améliorer les conditions de production et de marché pour les petits agriculteurs. Des politiques et des investissements publics de soutien sont l’un des éléments sur lesquels repose toute transformation rurale inclusive», assure la FAO. La forte demande alimentaire engendrée par la croissance démographique, l’urbanisation et la hausse des revenus est cependant confrontée aux changements climatiques et à des contraintes liées aux ressources naturelles. «Produire plus avec moins, tout en préservant et en améliorant les moyens d’existence des agriculteurs est un défi mondial», conclut la FAO.n

Bon à savoir
Des transformations rurales ont eu lieu depuis les années 90, depuis lors, 750 millions de pauvres en milieu rural gagnent des revenus supérieurs au seuil de pauvreté modérée de 3,10 dollars américains par personne et par jour. La population rurale des pays en développement a augmenté d’1,5 milliard entre 1960 et 2015, passant d’1,6 milliard à 3,1 milliards. En Asie du Sud et en Afrique subsaharienne, entre 2010 et 2015, chaque année en moyenne 1 million et 2,2 millions de jeunes ont fait leur entrée sur le marché du travail. Les grandes villes de 5 à 10 millions d’habitants et les mégalopoles de plus de 10 millions d’habitants représentent seulement 20% des citadins du monde entier. Dans les pays en développement, la plupart des zones urbaines sont relativement petites. Près de 50% de la population urbaine totale (soit 1,45 milliard de personnes) vit dans les villes et communes de 500 000 habitants ou moins

Laissez un commentaire