Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
lundi, 13 novembre 2017 06:00

Syrie Accord pour la création d’une zone de désescalade

Écrit par Salim Bennour
Évaluer cet élément
(0 Votes)

Les représentants de la Jordanie, des Etats-Unis et de la Russie ont signé, avant-hier samedi à Amman, un accord pour créer une zone de désescalade temporaire dans le sud-ouest de la Syrie, a indiqué le ministre d’État jordanien pour les affaires médiatiques et la communication, Mohammad Momani cité par l’agence de presse jordanienne Petra.

L’accord constitue l’aboutissement des efforts déployés par les trois pays pour mettre fin à la violence en Syrie et créer l’environnement et les conditions appropriés pour parvenir à une solution politique durable à la crise syrienne, a précisé le ministre jordanien. Il s’inscrit dans la droite ligne de la mesure prise par les trois pays en juillet dernier favorable à un cessez-le-feu dans les zones du sud-ouest de la Syrie qui est entré en vigueur le 9 juillet, a expliqué M. Momani. La création de la zone de désescalade permettra de rétablir la stabilité et de faciliter la livraison de l’aide humanitaire en Syrie. Par ailleurs, le président russe Vladimir Poutine et le chef de l’Etat américain Donald Trump ont adopté une déclaration commune sur la Syrie dans laquelle ils estiment qu’il n’existe aucune solution militaire au conflit et appellent tous les belligérants à prendre une part active au processus de paix de Genève, a annoncé le Kremlin. «Les présidents sont d’accord pour dire que le conflit en Syrie n’a pas de solution militaire» et ont confirmé leur « détermination à vaincre l’EI » (groupe Etat islamique, Daech), selon ce communiqué publié sur le site internet du Kremlin et par la Maison -Blanche. Les deux chefs d’Etat ont, au cours de ce sommet dans la ville côtière de Danang du centre du Vietnam, échangé par deux fois une poignée de mains, ainsi que quelques mots, mais sans véritable tête-à-tête. « Les présidents ont confirmé leur engagement envers la souveraineté de la Syrie, son indépendance, son unité, son intégrité territoriale et sa nature séculaire » et ont appelé toutes les parties à participer aux discussions menées par l’ONU à Genève, indique le document commun. Ils ont discuté l »a nécessité de réduire les souffrances humaines en Syrie, et appelé tous les pays membres de l’ONU à augmenter leur contribution pour satisfaire aux besoins humanitaires dans les mois qui viennent », poursuit le communiqué. Le commandement militaire russe a accusé récemment les Etats-Unis de « faire seulement semblant » de combattre l’EI en Irak et de gêner la contre-offensive soutenue par la Russie dans l’est de la Syrie. Mais d’après la déclaration commune, les deux pays « sont satisfaits » des efforts visant à prévenir les incidents entre leurs forces respectives en Syrie, « ce qui a considérablement accru les pertes de l’EI sur le champ de bataille au cours des derniers mois ». Depuis 2011 et le début du conflit meurtrier qui ravage la Syrie, toutes les initiatives prises pour trouver une issue à la guerre ont échoué, avec le sort réservé au président Assad comme principale pierre d’achoppement. La Russie devait organiser à partir du 18 novembre à Sotchi un « congrès syrien pour le dialogue national» ayant pour objectif de parvenir à des « solutions de compromis en vue d’un règlement politique ». Mais, la conférence, rejetée par le haut comité des négociations (HCN), principal groupe de l’opposition syrienne, a été reportée sine die. Les initiatives russes et internationales sont menées parallèlement au processus de paix conduit par l’ONU à Genève dont la prochaine session doit débuter le 28 novembre 2017.


Daech ne tient plus que des poches de territoires entre Syrie et Irak
Loin des larges pans de territoires conquis en 2014, les djihadistes de Daech possèdent encore quelques autres poches, principalement des deux côtés de la frontière poreuse entre la Syrie et l’Irak. Après la perte de la ville de Deir Ezzor le 3 novembre, l’armée syrienne avait annoncé jeudi la reprise de Boukamal, dernière localité avant la frontière, dans la province éponyme. Cette perte privait l’EI de la dernière zone urbaine syrienne de son «califat» autoproclamé en 2014, qui s’est effondré. S’ils contrôlent désormais moins du tiers de la province de Deir Ezzor, les djihadistes ont toutefois lancé une contre-offensive sur Boukamal, reprenant 50% de la ville dès vendredi puis la totalité samedi. Dans cette province, l’EI tient par ailleurs plusieurs villages et au moins un champ pétrolier, selon l’OSDH. L’organisation ultra-radicale est confrontée à deux offensives distinctes, l’une par les forces du régime et l’autre par les combattants kurdes et arabes des Forces démocratiques syriennes (FDS), soutenus par la coalition emmenée par les Etats-Unis. Après le déclenchement de manifestations contre le régime de Bachar al-Assad en 2011, des groupes rebelles s’étaient emparés de pans de la province de Deir Ezzor ainsi que de sa capitale. En 2014, lors d’une offensive fulgurante, l’EI avait conquis ces zones. Ailleurs en Syrie, l’EI est présent dans le camp de réfugiés palestiniens de Yarmouk, dans la banlieue sud de Damas. Il contrôle également de petits territoires dans la province de Homs (centre-ouest) et la région de Deraa (sud). Par ailleurs, les forces irakiennes ont annoncé samedi avoir lancé une offensive sur la dernière poche djihadiste du pays, dans le désert occidental frontalier de la Syrie. Appuyées par des combattants tribaux, elles « ont repris Roummana et son pont sur l’Euphrate » ainsi que dix autres villages, a indiqué le général Abdelamir Yarallah, en charge des opérations. L’objectif est désormais de reprendre Rawa, dernière localité encore tenue par les combattants de l’EI. Le 3 novembre, les forces irakiennes avaient déjà chassés l’EI d’Al-Qaïm, gros bourg désertique à une dizaine de km de la frontière. Le même jour, elles avaient aussi repris le contrôle du poste-frontière reliant Al-Qaïm à la Syrie. Pour mener à bien leur offensive, les troupes irakiennes sont aidées par les unités dites du Hachd al-Chaâbi, coalition paramilitaire dominée par les milices chiites soutenues par l’Iran. Elles sont aussi appuyées par la coalition internationale emmenée par les Etats-Unis. Selon cette coalition, environ 1 500 djihadistes étaient présents dans la région d’Al-Qaïm au début de la bataille. Mais la plupart auraient depuis fui en vers la Syrie. Les revers territoriaux de l’EI ne signifient ni sa défaite définitive ni son éradication, préviennent les experts.

Laissez un commentaire