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mercredi, 15 novembre 2017 06:00

Libye La coopération de l’UE pour endiguer le flux de migrants qualifiée d’«inhumaine»

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Le Haut-commissaire de l’ONU aux droits de l’homme, Zeid Ra’ad Al Hussein, a vivement dénoncé, hier mardi, la détérioration des conditions de détention des migrants en Libye, jugeant « inhumaine » la coopération de l’Union européenne avec ce pays.

«La communauté internationale ne peut pas continuer à fermer les yeux sur les horreurs inimaginables endurées par les migrants en Libye, et prétendre que la situation ne peut être réglée qu’en améliorant les conditions de détention», a déclaré M. Zeid dans un communiqué, affirmant que «la politique de l’UE consistant à aider les garde-côtes libyens à intercepter et renvoyer les migrants (est) inhumaine». «La souffrance des migrants détenus en Libye est un outrage à la conscience de l’humanité», a-t-il ajouté, estimant que la situation était devenue «catastrophique». Cet appel intervient alors que le groupe de contact sur la route migratoire en Méditerranée centrale -réunissant 13 pays européens et africains dont la Libye- a décidé lundi dernier, lors d’une réunion à Berne, en Suisse, d’améliorer les conditions des migrants dans les centres de détention en Libye tout en promouvant des alternatives à cette solution. Dans son communiqué, le Haut-Commissaire dénonce l’aide fournie par l’UE et l’Italie aux garde-côtes libyens pour arrêter les migrants en mer, «malgré les inquiétudes exprimées par les groupes de défense des droits de l’homme» sur le sort des migrants. «Les interventions croissantes de l’UE et de ses Etats membres n’ont jusqu’à présent pas servi à réduire le nombre d’abus subis par les migrants», fait valoir M. Zeid. «Notre système de surveillance montre en fait une détérioration rapide de leur situation en Libye», relève-t-il. Précisant que des «observateurs des droits de l’homme» s’étaient rendus, du 1er au 6 novembre, à Tripoli, pour visiter des centres de détention et s’entretenir avec les migrants détenus.  «Les observateurs ont été choqués par ce qu’ils ont vu. Des milliers d’hommes, de femmes et d’enfants émaciés et traumatisés, empilés les uns sur les autres, enfermés dans des hangars (...) et dépouillés de leur dignité», explique-t-il. , un groupe de 25 migrants originaires d’Erythrée, d’Ethiopie et du Soudan, qui étaient bloqués en Libye dans une situation de très grande vulnérabilité, ont été évacués au Niger par le Haut-commissariat aux réfugiés. Ces migrants, après avoir été identifiés comme des réfugiés en Libye par le HCR, seront hébergés dans une maison d’hôte à Niamey en attendant que leur demande de réinstallation dans un autre pays soit traitée. Selon le Haut-commissariat aux réfugiés, cette procédure inédite et complexe a été élaborée sur la base de plusieurs constats. D’abord, parmi les migrants détenus souvent dans des conditions abominables en Libye, plusieurs centaines peuvent prétendre au statut de réfugiés. Cependant, et pour le moment, seul le Niger a accepté de faire office de pays de transit. Quant à la réinstallation finale, le nombre de places offertes par les pays d’accueil reste dérisoire. En 2016, seuls 6% des réfugiés présents dans les quinze pays d’asile et de transit situés le long de la route de la Libye ont pu être réinstallés.

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