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dimanche, 11 février 2018 06:00

L’entourage immédiat de Donald Trump à l’index : Nouveau scandale à la Maison-Blanche

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Le secrétaire général de la Maison-Blanche, John Kelly, et la directrice de la communication de l’Exécutif, Hope Hicks, sont pris dans la tourmente après la démission coup sur coup des deux conseillers de Donald Trump.

Le scandale éclabousse l’entourage immédiat du président des États-Unis. Deux employés de la Maison-Blanche ont démissionné coup sur coup en raison d’accusations de violences conjugales de la part de leurs ex-femmes. Le secrétaire général de la Maison-Blanche, John Kelly, et la directrice de la communication de l’exécutif, Hope Hicks, sont pris dans la tourmente depuis la démission mercredi de l’ancien conseiller de Donald Trump, Rob Porter, accusé par deux ex-épouses d’agressions physiques et d’abus psychologiques. Son départ a été suivi par celui vendredi de David Sorensen, chargé de la rédaction des discours. Les deux hommes ont nié les allégations. La présidence a démenti des rumeurs d’une démission du secrétaire générale de la Maison-Blanche. Il est reproché notamment à John Kelly d’avoir été au courant du passé sulfureux de Rob Porter, secrétaire du personnel de la Maison-Blanche, et de l’avoir néanmoins laissé naviguer au plus proche de Donald Trump bien que son passif ne lui eut pas permis d’obtenir un feu vert complet à l’issue de la vérification de sécurité à laquelle se soumettent les employés du 1600 Pennsylvania Avenue. Hope Hicks est, elle, pointée du doigt pour la gestion de la communication autour de cette affaire, à savoir un long silence jusqu’à ce que les accusations ne soient rendues publiques, d’autant qu’elle entretenait une relation avec l’intéressé. Autant de zones sombres qui soulèvent depuis quelques jours les interrogations sur le climat éthique et le recrutement au sein de la Maison-Blanche. Interrogé vendredi sur le départ de Rob Porter, Donald Trump a affirmé avoir été «surpris» lorsqu’il a appris la situation «récemment». «Mais nous lui souhaitons le meilleur. (...) C’est évidemment un moment difficile pour lui. Il a fait du très bon travail pendant qu’il était à la Maison-Blanche», a souligné dans le bureau ovale le milliardaire républicain, rappelant que son ancien conseiller «dit qu’il est innocent et je pense qu’il faut s’en souvenir». «Il n’y a pas de tolérance au sein de cette Maison-Blanche ni de place en Amérique pour les abus conjugaux», a assuré pour sa part le vice-président Mike Pence, lors d’un entretien à NBC en Corée du Sud. Du côté de l’opposition démocrate, on déplore que la Maison-Blanche ait attendu d’être dos au mur pour se décider à réagir. «C’est alarmant que Rob Porter soit resté à un poste d’influence alors même que les révélations sur ses abus conjugaux étaient apparemment connus des proches collaborateurs de Donald Trump», a dénoncé la parlementaire démocrate du New Hampshire Ann McLane Kuster. «Nous devons savoir qui savait quoi, et quand», a-t-elle ajouté. C’est exactement le genre de «détails» sur lesquels la Maison-Blanche n’entend pas communiquer, a affirmé jeudi le porte-parole adjoint de l’Exécutif, Raj Shah. Il a simplement souligné que John Kelly «n’a pas eu pleinement connaissance des accusations» avant le jour de la démission de Rob Porter. Quelques heures encore avant que l’ex-conseiller de 40 ans ne quitte son poste, l’Exécutif chantait pourtant ses louanges professionnelles et son intégrité. Pour Jennifer Willoughby, une ex-femme de Rob Porter qui se confiait à la chaîne CNN, l’accent mis justement sur les qualités professionnelles de son ex-mari fait partie de la problématique. «Peut-on séparer le travail d’un homme de sa vie privée», a demandé Jennifer Willoughby, qui raconte avoir vécu dans un état de «terreur permanente» pendant sa vie commune avec Rob Porter. Il est «inquiétant» que la préoccupation centrale devienne «quel était son travail». La vraie question, dit-elle, est qu’il s’agit «d’un homme dérangé qui a des problèmes qui requièrent de l’aide». L’ex-épouse de David Sorensen a affirmé au Washington Post qu’il lui avait notamment brûlé la main avec une cigarette et l’avait poussée violemment contre un mur. 

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