Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
lundi, 12 février 2018 06:00

Après la destruction d’un avion israélien par les Syriens : Moyen-Orient : vers de nouvelles règles du jeu ?

Écrit par Rabah Serradj
Évaluer cet élément
(0 Votes)

L’intervention israélienne de samedi à l’aube suivie par une réplique du système de défense syrien et la destruction d’un F16 israélien continuent de susciter les commentaires des spécialistes et observateurs. En effet, la réponse des Syriens semble avoir imposé de nouvelles règles du jeu dans une région qui voit son ancien « équilibre » chanceler.

Il s’agit du premier appareil israélien abattu depuis la guerre au Liban en 1982. C’est dire l’impact que peut avoir cette action sur les rapports de force géopolitique dans cette zone explosive. Cette réaction inattendue de la défense syrienne constitue une évolution non négligeable dans le rapport de force actuel dans la région du Moyen-Orient traditionnellement chasse gardée des Etats-Unis et de son allié israélien. Cependant, l’intervention de la Russie dans cette guerre depuis 2015 semble imposer de nouveaux paramètres. Un nouveau jeu de puissances qui se règle souvent par des frictions sporadiques, comme cette réplique syrienne grâce au système de défense de fabrication russe. Certains analystes estiment que la décision de répliquer à la chasse israélienne entrée dans l’espace aérien syrien a été le fruit d’un accord avec les alliés de Damas : les Russes et les Iraniens. Moscou ayant subi un certain nombre d’attaques contre ses troupes présentes en Syrie, des attaques qui semblent être passées quasi inaperçues. Mais Moscou semble avoir accusé le coup en attendant l’occasion de faire passer sa « réponse ». Un avion russe de type Soukhoï Su-25 a été abattu le 3 février dans la province d’Idleb, dans le nord-ouest de la Syrie. Le pilote aurait été tué dans des combats avec les groupes armés. Selon Moscou «l’avion a été abattu par un système de missile antiaérien portatif», le ministère russe de la Défense avait dit que l’origine de ce type d’armement était connue, sans autre commentaire. La réserve dans la communication russe avait valeur d’insinuation quant à l’origine américaine du système à l’origine du tir.


La réponse des Russes
Un autre évènement tout aussi peu rapporté a agacé Moscou. Dans la nuit du 6 au 7 janvier dernier, les Russes ont subi une attaque particulièrement innovante dans la guerre. Alors qu’elles fêtaient leur nativité, les bases russes de Hmeimim et de Tartous dans le nord-ouest de la Syrie ont été visées par un groupe de drones équipés de « bombes gravitationnelles ». L’attaque n’a pas fait de dégâts: la défense aérienne russe ayant détruit plusieurs drones en vol et réussi à prendre le contrôle des autres pour les poser. Les médias occidentaux ont souligné le caractère « artisanal » et « low-tech » de ces bombardiers radiocommandés. Les Russes, de leur côté, ont souligné les connaissances technologiques nécessaires pour réaliser une telle attaque, notamment en matière de coordination au GPS. L’armée russe a en outre souligné qu’une telle opération dépassait les compétences d’une poignée d’islamistes d’Idlib, sous-entendant qu’une puissance étrangère pourrait leur avoir donné un «coup de pouce». Le ministère de la Défense russe s’est interrogé sur « l’étrange coïncidence que constituait la présence d’un avion de reconnaissance U. S. dans le secteur ». «Si l’incident en soi n’était pas forcément très spectaculaire du point de vue des critères terroristes, il augure sans doute d’un avenir très sombre », avait commenté Colin Clarke, chercheur en sciences politiques auprès du think tank RAND spécialisé dans le terrorisme, les insurrections et les réseaux criminels. Les russes semble en donnant leur quitus à la réplique contre l’agression israélien vouloir faire passer leur message aux Américains. Une sorte de réponse aux dernières « avaries » subies par ses positions en Syrie dont l’origine n’était pas difficile à identifier.

Laissez un commentaire