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mardi, 15 mai 2018 06:00

Alors que l’ambassade de la honte a été inaugurée à Al-Qods : Jour de massacre en Palestine Spécial

Écrit par Adlène Badis
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Au moment où l’ambassade voulue par Donald Trump était inaugurée à Al-Qods, l’armée d’occupation exécutait sa besogne, celle de massacrer la population palestinienne venue en nombre vers l’est de Gaza manifester contre cette usurpation imposée par la force et pour le droit au retour.

Une cinquantaine de Palestiniens ont été tués et des centaines ont été blessés dans un jour noir qui restera sans nul doute dans l’histoire criminelle de l’Etat occupant et de son protecteur américain. A coup de snipers et en usant des drones et des avions contre les manifestants, l’armée israélienne a poursuivi son action criminelle. Cette énième tuerie s’ajoute aux massacres perpétrés par la soldatesque israélienne depuis plusieurs semaines sur les murs de séparation enfermant la bande de Gaza. Les Palestiniens ont voulu marquer cette journée comme celle de la colère d’un peuple qui refuse le fait accompli des Américains et un cri à la face de la communauté internationale selon lequel le combat pour la Palestine dépasse le simple transfert d’une ambassade.
Depuis le 30 mars et le début d’une marche du retour, des milliers de Gazaouis se rassemblent le long de cette frontière pour revendiquer le droit des Palestiniens à retourner sur les terres dont ils ont été chassés par un occupant qui bénéficie aujourd’hui de la protection des Etats qui se disent garant de la légalité internationale. Le porte-parole du gouvernement palestinien, Youssouf Al-Mahmoud, a exigé une « intervention internationale immédiate pour stopper l’horrible massacre commis à Gaza par les forces occupantes israéliennes contre notre peuple héroïque ».
Pendant ce temps à Al Qods a eu lieu la cérémonie de l’inauguration de la représentation américaine en présence de la fille du président Trump et le représentant du département d’Etat ignorant les crimes perpétrés par l’occupant israélien au même moment à l’encontre d’un peuple spolié de sa terre depuis soixante ans. Au moment où le bilan du massacre ne cessait de progresser, le président américain Donald Trump saluait le transfert de l’ambassade des Etats-Unis comme « un grand jour pour Israël ». Dans les hôpitaux de Gaza les médecins, confrontés à une pénurie de médicaments aggravée par un blocus inhumain sont contraints d’accélérer la sortie de malades afin de libérer des lits. A Ramallah, des milliers de Palestiniens se sont également ainsi rassemblés pour protester contre cette reconnaissance par les Etats-Unis du statut d’une ville toujours sous occupation du point de vue du droit international.  
Depuis le 30 mars, les Palestiniens de Gaza manifestent également contre le blocus imposé depuis plus de dix ans par Israël à l’enclave, surpeuplée soumise à des agressions depuis 2008. La situation de Gaza et de sa population reste d’ailleurs inhumaine.

Viol du droit
Ce transfert officialisé hier de l’ambassade US à Al-Qods est particulièrement porteur de lourdes conséquences politiques.
Cette décision unilatérale qui n’a pas pris en compte le peuple palestinien devrait rester comme un autre quitus à la colonisation qui a grignoté la ville sainte.
Sur le plan international, cette officialisation n’a pas été suivie par la trentaine de pays qui ont une représentation à Tel-Aviv.  Même les alliés traditionnels de Washington y voient une démarche dangereuse pour le processus de paix au Proche-Orient. Pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, les Etats-Unis ont irrémédiablement perdu leur rôle de médiateur au Proche-Orient. «Nous rejetons cette décision qui viole le droit international et les résolutions des Nations unies» a-t-il estimé hier ajoutant qu’avec cette décision, les Etats-Unis ont choisi d’être « une partie du problème, et perdent leur rôle de médiateur dans le processus de paix ». Une déclaration qui se joint à celle de l’envoyé palestinien aux Etats-Unis Husam Zomlot, qui a estimé que le gouvernement américain a « abandonné de lui-même le rôle de conciliateur » en choisissant de déménager son ambassade, une décision qui « crée un conflit religieux plutôt qu’une paix digne ».
De son côté, le secrétaire général de l’ONU s’estime « particulièrement inquiet » au vu des nouvelles parvenant de Gaza.
Les Palestiniens qui commémorent la Nakba semblent particulièrement décidés malgré l’adversité à continuer la lutte.
Une attitude digne résumée par un des manifestants rapportée par les médias internationaux : « On se fiche que la moitié des gens se fassent tuer, on continuera à y aller (à la barrière) pour que l’autre moitié vive dignement ».

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