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jeudi, 18 mai 2017 06:30

Samir Guenez, nommé commissaire du Festival international du malouf : «Le festival de cette année sera spécial, avec un grand hommage à Fergani» Spécial

Écrit par Hamid Bellagha
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Monteur polyvalent. C’est le premier métier de Samir Guenez, avant de devenir le réalisateur « tout-terrain », au sein de la station régionale de la télévision de Constantine en 1988, suite à un stage de deux ans.

En 1990 déjà, commençait son épopée de la réalisation, comme assistant pendant quatre ans, puis la co-réalisation avec ses aînés, Aïssaoui et Nacef. Il sera primé trois fois de suite à Tunis pour son travail d’assistant réalisateur, puis au Caire. Sous-directeur de la production pendant cinq ans, il le sera aussi, puis retour à son premier amour, la caméra. Réalisateur, il le sera d’abord sur plusieurs documentaires, puis sur la variété, surtout avec « Saharat el madina » qui l’aura fait connaître du grand public.

Reporters : D’habitude, le commissariat revenait à un chanteur ou à un directeur régional de la culture. Cette année, c’est à vous, un réalisateur de télévision, que revient cet honneur. Dans quelles circonstances cela s’est-il fait ?
Samir Guenez : Il y a eu un décret qui sépare la fonction de directeur de la culture de celle de commissaire de festival. Tous les regards se sont alors tournés vers des chanteurs. Des noms ont été proposés, mais comme il existe des rivalités entre les chanteurs, l’unanimité n’a pu se faire autour d’un nom. On a alors pensé à un gestionnaire, quelqu’un qui aurait un projet pour ce festival. Mon nom a été cité, j’ai reçu la proposition, et c’est un honneur pour moi d’avoir donné mon accord. Je travaille déjà sur le festival depuis le mois de mars.


Lors des festivals passés, il y a eu beaucoup de sous-entendus concernant la faiblesse du budget. Qu’en est-il pour cette édition ?
Nous avons fait une proposition à M. Bougandoura, directeur des festivals au ministère de la Culture (M. Bougandoura était l’année dernière encore directeur de la culture à Constantine, et a été aussi commissaire de la dernière édition du Festival du malouf : ndlr), car le festival de cette année sera spécial. Il se tiendra du 2 au 7 décembre, contrairement aux autres années où il se manifestait au mois d’octobre.
La raison en est l’hommage qu’on voudrait faire au regretté Mohamed Tahar Fergani, dont la date de la mort coïncidera avec la clôture du festival. La soirée hommage se tiendra au Zénith, et par sa qualité technique et artistique, elle exigera, si je peux m’exprimer ainsi, un budget à elle seule.
Je profite de l’occasion pour faire un appel à tous les artistes de malouf de Constantine de dépasser leurs divergences et de se regrouper pour l’hommage au monument qu’était El Hadj Fergani.


En plus du budget de l’État, il doit y avoir des sponsors...
Effectivement. Nous avons reçu des promesses en prévision justement des contraintes budgétaires. En principe, Air Algérie est partante pour la billetterie, des hôtels en feront partie pour l’hébergement, l’ONDA avec son expérience de sa participation aux « 25 ans d’Aït Menguellet », l’ONCI avec ses moyens techniques. Si ces sponsors éventuels donnent leur accord final, c’est déjà une grande partie de la logistique qui est réglée.
Pour terminer, Samir Guenez s’est essayé à tous les genres de réalisation, sauf la fiction.


A quand un film signé Guenez ?
J’ai lu un scénario qui m’a emballé. Je ne serai partant pour sa réalisation que si je peux apporter mon empreinte sur cette œuvre. Cela pourrait se faire dès le mois de novembre prochain. Ce sera une œuvre où la télévision publique se rapprochera des téléspectateurs, car la télévision publique, qu’on le veuille ou non, restera la télévision mère. Vous savez, les jeunes sur YouTube font un travail magnifique. Un travail qui reflète le vécu de tous, un travail où chacun de nous se reconnaîtra au moins quelques secondes. Voyez ce qu’a fait le jeune avec «Chkoune h’na», après la débâcle de l’EN en Coupe d’Afrique. Une pure merveille, un essai qui a fait tilt auprès des jeunes et des moins jeunes. Donc, pour réaliser, on doit le faire en fonction de l’heure, en fonction de ce que le public exige.

Dernière modification le jeudi, 18 mai 2017 01:50

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