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lundi, 13 novembre 2017 06:00

Journées cinématographiques de Carthage : Le Mozambique rafle le Tanit d’or avec «The Train of Salt and Sugar»

Écrit par Sihem Bounabi
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Au rythme d’un western des temps modernes, l’épopée d’un train à travers le Mozambique, en pleine guerre civile, «The Train of Salt and Sugar» de Licinio Azevedo a remporté le Tanit d’or, samedi soir, à Tunis lors de la cérémonie de clôture des 28es Journées cinématographiques de Carthage (JCC) où a été dévoilé le palmarès de cette édition.

Le Mozambiqué a été sacré grand vainqueur des 28es Journées cinématographiques de Carthage en raflant le Tanit d’or avec «The Train of Salt and Sugar». Le film a aussi remporté le Prix de la meilleure image, le Prix de la Fédération africaine de la critique de cinéma et le Prix de la Fédération internationale de la presse cinématographique (Fipresci) pour le meilleur long métrage des prix parallèles. Le long métrage du réalisateur brésilien Licinio Azevedo, qui réside au Mozambique, suit à la façon d’un western le périlleux trajet d’un convoi parti échanger du sel contre du sucre en traversant des zones rebelles, en 1989, alors que le pays est déchiré par la guerre.
Le Tanit d’argent a été décerné à un film d’Afrique-du-Sud, «Les Initiés», du réalisateur John Trengove, qui a fait polémique dans ce pays car il évoque des amours entre hommes et surtout détaille un rituel ancestral d’initiation. Le Tanit de bronze est, quant à lui, revenu au film marocain «Volubilis», du réalisateur Faouzi Bensaïdi, une chronique sociale critiquant le libéralisme forcené.
Le film relate une histoire d’amour, sur fond de critique d’un libéralisme sauvage, d’un couple, Abdelkader, vigile, et sa femme Malika, employée de maison. Malgré des problèmes d’argent, ils rêvent d’emménager ensemble et de vivre leur amour jusqu’au jour où Abdelkader va vivre un épisode d’une grande violence et d’une grande humiliation qui va chambouler leur destin.


L’homosexualité criminalisée en Tunisie mais primée au JCC
Parmi les documentaires, le jury de cette 28e édition des JCC a notamment primé avec un Tanit de bronze «Au-delà de l’ombre», un film cru et intimiste sur la communauté LGBT en Tunisie, où l’homosexualité est un crime. La réalisatrice Nada Mezni Hafayedh, avait confié à l’AFP, vendredi passé lors de la projection de son documentaire, qu’elle était surprise de l’accueil enthousiaste du public lors de sa diffusion en Tunisie dans le cadre de ces Journées cinématographiques. Dans sa déclaration, elle souligne : «Jamais je n’avais imaginé que mon film serait en sélection et que les Tunisiens pourraient le voir, parce que, malheureusement, en Tunisie, être homosexuel est une abomination, c’est être criminalisé.»
Le jury a également mis sous les projecteurs la question du tabou de l’homosexualité dans le continent africain, en octroyant, dans la catégorie prisée des long métrages, le Tanit d’argent au sud-africain «les Initiés» qui avait créé une véritable polémique à sa sortie dans la nation arc-en-ciel. Ce film, du réalisateur sud-africain John Trengove lève la chappe de plomb sur un double tabou, celui du rituel d’initiation de l’ethnie xhosa et celui de l’homosexualité et la définition traditionnelle de la masculinité.
En effet, ce rituel d’initiation très secret «ulwaluko», spécifique aux Xhosas, consiste notamment en un rituel très particulier de la circoncision qui se déroule entre hommes.
Déception algérienne et victoire tunisienne. Par ailleurs, la faible participation de l’Algérie, avec seulement trois œuvres, s’est soldée par un seul prix technique pour le long métrage «En attendant les hirondelles», du réalisateur Karim Moussaoui, qui a remporté le «Prix du meilleur montage» dans la catégorie des longs métrages de fiction. Le film, sorti en 2017, comptait parmi une quinzaine d’œuvres de cinéastes arabes et africains en lice pour le «Tanit d’or».
Le constat est que cette année le véritable vainqueur est le cinéma tunisien. Participant avec dix films, les Tunisiens ont remporté neuf prix dans les quatre catégories de la compétition officielle. Citons le film «Vent du Nord» de Walid Mattar, qui a remporté le Tanit d’or de la Compétition première œuvre, le Prix Tahar Chériaa, le prix TV5 Monde et le Prix du meilleur scénario dans la compétition officielle des longs métrages de fiction. Quant au Prix de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) du meilleur scénario dans un film tunisien de fiction, a été décerné au long métrage «La Belle et la Meute» de Kaouther Ben Hania. Et dans la catégorie des courts métrages de fiction le Tanit d’or a été remporté par le film «Aya» de Moufida Fedhila.

Dernière modification le lundi, 13 novembre 2017 03:05

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