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dimanche, 07 mai 2017 23:51

Alors que le secteur connaît d’énormes difficultés : Alexandre Kateb prudent sur les entreprises du BTP

Écrit par Farid Messaoud et rafik Aiouaz
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Les entreprises opérant dans le bâtiment et travaux publics (BTP) sont en difficultés, confrontées au non-paiement de 130 milliards de dinars de créances. Le gouvernement Sellal tente de les en désempêtrer, en leur accordant le droit de ne pas s’acquitter des impôts et taxes, en attendant qu’il voit plus clair dans cette situation.

Pour autant, l’horizon ne s’éclaircit pas en ces temps de baisse de la commande publique dont elles se nourrissaient. Certains ne croient cependant pas que tout est perdu et qu’il est encore possible d’entreprendre de nombreuses démarches. Mais dans quel sens faut-il décider d’orienter les efforts dans l’immédiat ? Interrogé hier par la radio nationale sur le sujet, Alexandre Kateb, conseiller du Premier ministre, Abdelmalek Sellal, s’est montré trop prudent, préférant ne pas trop s’avancer sur ce terrain. Le conseiller du Premier ministre s’est contenté de relever que les entreprises du BTP doivent s’adapter à la conjoncture actuelle, en innovant davantage et en rénovant l’habitat, avec de nouveaux outils comme les matériaux de construction économes et les nouvelles technologies de l’information et de la communication (villes intelligentes). Et, de souligner que nous ne pouvons passer sous silence le BTP, un secteur qui pèse 15% dans le PIB, une proportion qui risque de s’effilocher si la crise que connaît le pays s’étire dans le temps. En réalité, les entreprises du PTB errent aujourd’hui dans une situation pour laquelle elles n’ont pas été préparées, ne pouvant ni investir et réaliser, parce qu’il y a moins de projets dans le secteur, ni mettre la clé sous le paillasson. Que faire ? L’idée qu’il est possible de trouver des débouchés à l’international, comme l’a formulé hier Alexandre Kateb, est chimérique a fortiori dans le contexte d’aujourd’hui où nos entreprises ne sont pas suffisamment outillées pour pouvoir faire face à la concurrence internationale, y compris en Afrique. Du reste, elles n’arrivent même pas à faire le poids face à des opérateurs étrangers sur leur propre sol, malgré le fait qu’elles bénéficient des avantages liés à la préférence nationale. Bien des mesures ont été prises en faveur des entreprises aussi bien privées que publiques. En tout cas, le problème dans son ensemble ne sera pas réglé tant qu’il n’y aura pas de commande privée. Cela vaut aussi pour les autres secteurs. Il y a toutefois urgence d’agir sur d’autres leviers dont la formation, la productivité et la qualité. Il y bien évidemment faille dans le secteur du BTP et des règles surannées qui constituent en fait un boulet aux pieds des entreprises. Aussi, d’aucuns estiment qu’il y a nécessité de mettre en œuvre tous les moyens dont disposent les entreprises et surtout leur réutilisation rationnelle dont l’objectif est de donner de l’élan à la productivité.

 

Quintupler la valeur ajoutée des industries hors hydrocarbures d’ici 2030
Par ailleurs, Alexandre Kateb a évoqué le nouveau modèle de croissance économique. Modèle que le ministère des Finances avait publié, début avril, retraçant les objectifs économiques du pays jusqu’en 2030 et les trajectoires budgétaires de l’État jusqu’à 2019. Concernant le volet 2017-2019, celui-ci « est essentiellement centré sur la consolidation budgétaire », indique-t-il. Quant au volet, 2019-2030 celui-ci est consacré à la diversification économique. Le modèle de croissance économique, rappelle l’économiste, a comme pilier «L’investissement productif». «On peut voir le début de la concrétisation de cette stratégie avec le nouveau code des investissements qui a été promulgué pour rendre l’investissement plus attractif», indique Alexandre Kateb, précisant que cette orientation « a un seul mot d’ordre : le partenariat.
Partenariat entre entreprise privée et entreprise publique par exemple, mais aussi entre celle nationale et internationale », explique-t-il.
L’investissement productif que le gouvernement souhaite promouvoir représente actuellement « très peu en termes de PIB, environ 10% », note Alexandre Kateb, prenant l’exemple de l’industrie manufacturière qui ne représente que 5% du PIB du pays, ce qui représente environ 10 milliards de dollars.
« N’importe quelle société intermédiaire dans le monde pèse à elle seule plus de 10 milliards de dollars », indique-t-il à titre de comparaison. « Il y a vraiment nécessité à développer le secteur des industries hors hydrocarbures si on veut doubler sa part dans la valeur ajoutée », ambitionne-t-il, avançant comme objectif d’ici 2030 la multiplication par cinq du volume de la valeur industrielle, pour passer de 10 milliards à 50 milliards de dollars.
Pour ce faire, l’intervenant appelle à ne pas « tout miser sur l’industrie lourde », mais tendre plutôt vers les industries mécaniques et électroniques « qui ont une part de technologie intégrée plus importante et qui créent des emplois», affirme-t-il. «Avec la baisse des dépenses publiques, il faut trouver de nouveaux relais », estime-t-il.
Concernant la 50e Foire Internationale d’Alger qui ouvre ses portes aujourd’hui et dont l’invitée d’honneur est la Russie, Alexandre Kateb estime le volume d’échanges entre l’Algérie et la Russie à 3 à 4 milliards de dollars/an, « centré sur les équipements à usage militaire ». « Il y a un potentiel de développement, en agroalimentaire. Il y a eu des opérations d’exportation de produits frais algériens, la Russie peut être un client de pommes de terre et d’agrumes par exemple », estime-t-il, notamment du fait de la situation climatique du pays.

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