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mercredi, 16 août 2017 06:00

Filière lait : Les distributeurs à la peine

Écrit par Mouna Aissaoui
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Avant-hier lundi, le ministre de l’Agriculture, du Développement rural et de la Pêche a réuni les professionnels de la filière lait. L’objectif, a-t-on lu, hier, dans un communiqué publié par les services du ministère, était de faire le point sur l’état de la production nationale de lait et d’arrêter les « mesures nécessaires pour assurer une distribution régulière de qualité » de cette matière.


Le ministre Abdelkader Bouazgui a profité de cette réunion pour un échange de vues avec les représentants de la filière lait, des responsables des ministères du Commerce, des Finances et de l’Industrie et des Mines, ainsi que des cadres de son département. Les parties concernées ont convenu de la création d’un «groupe d’experts chargé d’élaborer des mécanismes visant à promouvoir la filière lait», précise le communiqué. M. Bouazgui a appelé les professionnels à «développer cette filière stratégique», soulignant que son département était « prêt à assurer aux professionnels de cette filière tous les moyens nécessaires pour encourager la production nationale et réduire la facture d’importation». Cette réunion intervient dans le cadre de l’application des mesures arrêtées lors d’une réunion interministérielle sur la filière lait, présidée par l’ex-Premier ministre Abdelmadjid Tebboune, en juillet dernier. De leur côté, les professionnels du secteur ont saisi l’opportunité de ce tour de table pour relancer à nouveau un certain nombre de revendications.
C’est le cas notamment des distributeurs de lait conventionnés avec le complexe laitier d’Alger Colaital de Birkhadem. Abdallah Sefah a déclaré à ce propos, à Reporters, qu’un certain nombre de problèmes ont été soulevés par les distributeurs notamment celui relatif à la marge bénéficiaire. «Nous demandons avant tout de procéder d’urgence à une révision de cette marge bénéficiaire ridicule de 75 cts, alors que «le centime n’est plus monnayable en Algérie ! », nous dira M. Sefah. Les distributeurs de lait revendiquent également une exonération d’impôts. « Nous gagnons entre 4 000 et 5 000 dinars par jour et on nous demande de payer des milliards de centimes par an en termes d’impôt. Ce n’est pas logique et ce n’est pas tenable », ajoutera notre interlocuteur. Par ailleurs, M. Sefah évoque l’engagement du ministère du Commerce qui consistait à un «achat groupé de camions frigorifiques pour les distributeurs, mais qui n’a pas été concrétisé jusqu’ici ». Il y a également le problème du chargement au niveau des laiteries. Il nous révèle que les distributeurs ont observé, hier, un mouvement de protestation devant le complexe Colaital de Birkhadem d’une heure, afin de dénoncer l’anarchie qui règne au niveau de cette unité. « Il nous arrive d’attendre 10 heures pour le chargement de lait, c’est trop. Nous demandons donc de nous faciliter la tâche», précisera-t-il à cet effet. Avant d’ajouter que les représentants ont été reçus par la suite par les responsables du complexe pour entendre leurs doléances.

Rentabilité  à la manque
Les distributeurs, dont certains cumulent 35 ans d’activité avec Colaital, citent l’augmentation des prix des pièces de rechange liées à l’usure du véhicule et au manque de moyens, soit beaucoup plus d’un demi-milliard de centimes, pour remplacer des véhicules, dont un grand nombre date tout de même de plus de quinze ans. Selon certaines sources, «plus de 50% des distributeurs ont «vendu leurs camions, faute de rentabilité et de lourdes charges d’entretien», affirme l’un d’eux.
Notons que l’objectif de la réunion au ministère de l’Agriculture était d’examiner les moyens de promouvoir la production locale du lait et arrêter les mesures nécessaires à même d’assurer une distribution régulière de cette matière. Au cours de la réunion, il a été convenu de la création d’un groupe d’experts chargé d’élaborer des mécanismes visant à promouvoir la filière lait, précise la même source.
Notons à cette occasion que l’Association des producteurs algériens de boissons (APAB) avait rendu publics dernièrement les résultats d’une étude effectuée entre octobre 2016 et avril 2017 sur la filière lait.
Celle-ci a révélé que la capacité industrielle de fabrication des produits laitiers des opérateurs publics et privés de cette filière agroalimentaire est largement supérieure aux besoins du marché national mais demeure sous-exploitée.

Dernière modification le mardi, 15 août 2017 23:09

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