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mercredi, 08 novembre 2017 06:00

Rapport prospectif annuel de l’Opep : Etats-Unis, retour d’une offre pétrolière au galop

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Dans son rapport prospectif annuel, publié hier, l’Opep s’attend à ce que la production hors Opep revienne au galop à la faveur de la reprise des cours. C’est aux Etats-Unis d’Amérique que la production de pétrole connaîtra ses jours de gloire durant les prochaines années, prévoit l’Opep.


Selon cette organisation, l’offre mondiale d’hydrocarbures liquides (pétrole, gaz naturel liquéfié...) devrait grimper de 96,5 millions de barils par jour (mbj) cette année à 101,1 en 2020 puis atteindre 111,3 mbj en 2040. L’offre des pays n’appartenant pas à l’Opep a été revue à la hausse ces prochaines années: elle devrait croître de 57 mbj en 2016 à 62 mbj en 2022. L’Opep fait constater que les trois quarts de cette augmentation proviennent des Etats-Unis seuls, où le secteur du pétrole de schiste va continuer de croître après sa chute de 2016. Le Brésil et le Canada sont les autres pays qui devraient fortement contribuer à la progression de l’offre. Sur le long terme, il n’y a pas de changements majeurs dans les prévisions de l’Opep qui table sur un recul de l’offre totale des pays hors Opep sur la période 2020-2040, la production de pétroles non conventionnels aux Etats-Unis devant atteindre un pic dans la deuxième partie des années 2020. Néanmoins, « la demande pour le brut en provenance de l’Opep reste relativement stable, juste au-dessus de 33 mbj jusqu’à 2025, date à laquelle le pétrole de schiste américain devrait atteindre un pic », estime le rapport. La production provenant des 14 membres de l’Opep devrait elle aussi grimper sur le long terme pour atteindre 41,4 mbj en 2040. Sur l’échiquier pétrolier mondial, l’Opep pèsera pour 40% en 2016 et 46% en 2040. Au plan de l’investissement, l’Opep fait remarquer que la chute des cours pétroliers, amorcée depuis maintenant un peu plus de trois années, s’était traduite par des coupes dans les dépenses des acteurs du secteur. Il aurait besoin de 10.500 milliards d’investissements d’ici 2040. C’est pourquoi l’Opep a une nouvelle fois appelé l’industrie pétrolière à reprendre ses investissements, quoiqu’elle y voit des signes de reprises cette année et en 2018, mais sur des projets de court terme plutôt que de long terme. L’Opep juge qu’il était important d’inverser la tendance afin que le manque d’investissements aujourd’hui ne conduise pas à une pénurie de l’offre à l’avenir. Au chapitre des prévisions en matière de demande, l’Organisation des pays exportateurs de pétrole table sur une hausse de la demande mondiale qui devrait atteindre 102,3 millions de barils par jour en 2022, soit une hausse moyenne de presque 1,2 mbj par an. A plus long terme, les perspectives sont aussi un peu plus optimistes que dans le dernier rapport, avec une demande estimée à 111,1 mbj d’ici 2040. A plus long terme également, l’Opep s’attend à ce que les énergies renouvelables et le gaz connaissent de fortes croissances, bien que les besoins en pétrole ne vont pas non plus baisser. En définitive, même si la part du pétrole diminue à l’horizon 2040, il restera encore la première énergie dans le monde, souligne l’Opep dans son rapport prospectif annuel.

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