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lundi, 04 décembre 2017 06:00

Marché pétrolier : Passée l’euphorie, les inquiétudes refont surface ! Spécial

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Les membres de l’Opep et dix producteurs non-Opep, la Russie en tête, ont décidé jeudi dernier de prolonger leurs quotas de production de pétrole jusqu’à fin 2018 pour stabiliser le redressement des prix de l’or noir. Jusqu’ici, le marché n’a réagi qu’avec modération à l’annonce en provenance de Vienne.

A l’issue d’une semaine mouvementée, les cours du pétrole faisaient du surplace, renvoyant sine die l’euphorie qui devait accompagner la conclusion par les pays de l’Opep et leurs partenaires l’accord de reconduction de leurs quotas de production. Le marché a d’ailleurs clôturé la semaine avec de faibles gains par rapport à la moyenne hebdomadaire ; le baril de Brent de la mer du Nord pour livraison en février ayant fini à 63,62 dollar sur l’Intercontinental Exchange (ICE) de Londres, en hausse de moins d’un dollars ; le baril de « light sweet crude » (WTI) pour livraison en janvier à 58,30 dollars, en progression de 90 cents seulement. D’aucuns ne s’attendaient à une moisson aussi faible après l’annonce provenant de Vienne. D’autant plus que l’accord de reconduction des quotas de production a été conforté par l’adhésion des pays exemptés de l’effort de réduction de l’offre, la Libye et le Nigeria en l’occurrence. En vérité, tous les pays avaient intérêt à ce que les cours pétroliers se rétablissent pour pouvoir en tirer profit. Cependant, au lendemain de l’accord de jeudi, la courbe grimpait peu, évoluant sur la moyenne de la semaine et se hissant timidement au-dessus de 63 dollars le baril à Londres et 58 dollars le baril à New York. Analystes et investisseurs s’accordent à dire que même si un accord a été trouvé pour proroger la limitation de l’offre jusqu’à décembre 2018, le plus gros du travail reste à faire : celui de surveiller l’application de l’accord et le respect des quotas de production par chacun des pays engagés dans l’effort de réduction de l’offre. Les langues commencent également à se délier sur une réunion qui était tout compte fait loin de ressembler à un fleuve tranquille. On raconte que les négociations étaient longues et par moment âpres ; des membres de l’Opep ont émis des inquiétudes sur l’efficacité de l’option de reconduction des quotas, voire sur la réaction des pétroliers américains qui, sans l’ombre d’un doute, allaient augmenter sensiblement leur production si les cours venaient à se redresser sous l’effet de la réduction de l’offre de l’Opep et ses partenaires. « Les producteurs américains ont déjà bien profité de l’accord, et ils vont continuer de le faire en 2018 », estiment les analystes de Barclays. « Les données du gouvernement américain font état d’une hausse de 300 000 barils par jour de la production des Etats-Unis en septembre par rapport à août, soit une hausse de 900 000 barils par rapport à septembre 2016 », ont-ils ajouté. Selon eux, le ministre saoudien al-Faleh « semble mal comprendre de quoi sont capables les producteurs américains ». Signe de l’inquiétude des participants à l’accord, une mention a été incluse dans le communiqué officiel sur la prochaine réunion des participants, en juin, qui sera l’occasion de rediscuter de la pertinence des quotas, si le besoin s’en fait sentir. Une inquiétude qui serait à l’origine d’un marché hésitant et peu euphorique au lendemain d’une réunion qui portait plutôt tous les espoirs d’un rééquilibrage. Ainsi, la hausse fulgurante de la production américaine, dont le niveau (9,5 millions de barils/jour) se rapproche de celui de l’Arabie saoudite et de la Russie, risque de bouleverser la carte énergétique mondiale et renvoyer aux calendes grecques l’espoir de rééquilibrage du marché. Côté demande, celle-ci est suspendue quant à elle à la reprise de l’économie mondiale et la croissance chinoise en particulier. En outre, les prévisions de renforcement du dollar sous l’effet de la politique économique conservatrice de Donald Trump pourraient nuire sensiblement à la cotation de l’or noir sur le marché. C’est dire que tout n’est pas encore gagné pour l’Opep et ses partenaires qui devraient batailler dur, à la fois en interne et contre les producteurs américains de schiste, pour pouvoir stabiliser les cours et rééquilibrer le marché. Des facteurs qui font dire aux analystes leur scepticisme quant à une hausse plus prononcée des prix durant l’année 2018. Ils oscilleront probablement dans une fourchette de 55 à 65 dollars le baril, selon nombre d’analystes. A moins que les tensions géopolitiques entre l’Iran et Arabie saoudite, d’une part, et l’Arabie saoudite et le Qatar, les tensions politiques internes en Arabie Saoudite ainsi que les tensions en Irak montent d’un cran, d’autre part. L’impact sur le marché se traduirait alors par une progression rapide des cours du pétrole conséquemment aux craintes d’une interruption des approvisionnements. 

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