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jeudi, 11 janvier 2018 06:00

Riadh Touat, concepteur et réalisateur de la Web Série «Wech derna ? » : «Il était important de faire coïncider les premiers pas de mon projet avec Yennayer»

Écrit par Sihem Bounabi
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Pharmacien de métier, animateur et chroniqueur radio pendant sept ans, Riadh Touat tronque le micro pour la caméra et diffuse sur YouTube, depuis une année, une série de documentaire-web baptisé « Wech derna ? ».

Le concept est de donner la parole à des femmes et des hommes pour montrer des témoignages incarnant une jeunesse algérienne qui active et s’engage dans la société, afin de faire évoluer les choses dans un esprit créatif et enthousiaste. Dans cet entretien, il présente le programme de la célébration du 1er anniversaire de son concept, sa démarche ainsi que le message positif qu’il veut transmettre aux jeunes en quête de repères constructifs.

 

 

Reporters : « Wesh derna ? » souffle sa première bougie. Quelle est la genèse de votre concept et pourquoi le choix de cette date symbolique ?
Riadh Touat : J’avais envie de rendre hommage aux jeunes Algériens qui entreprennent dans le domaine de l’art, de la culture et des entreprises en Algérie. Lors du lancement de ce projet au début de l’année dernière, je tenais à ce que la première diffusion se fasse à l’occasion du Nouvel An berbère et non à l’occasion du Nouvel An grégorien. Il était important pour moi de faire coïncider les premiers pas de « Wesh derna ? » Avec l’une des composantes de notre identité.


Quel est le programme des festivités de ce 1er anniversaire ?
Depuis une année «Wech derna ? » ne cesse de grandir, de voyager et de rencontrer de plus en plus un public différent. C’est dans cet esprit qu’un programme a été concocté à la cinémathèque « Zinet » de Riadh El Feth, ce 12 janvier dès 17h30, en partenariat avec le ciné-club «Cinuvers». Au menu, il est prévu la projection/débat du best of de «Wesh derna ?». En plus de la diffusion d’un inédit en présence des intervenants de « Wesh Derna ? » et de la projection des moments de partage uniques qui seront concoctés autour d’un repas typique de Yennayer organisé par Cinuvers. De nombreuses autres surprises vous attendront.
Ainsi, au menu un cocktail de bienvenue offert par nos partenaires Peppers et Mojikho, une Jam session animée par la scène musicale cinuverienne dans l’esprit made in Bladi, une exposition de jeunes artistes. L’histoire de Yennayer présentée par la conteuse Sihem Arafa Kennouche. A travers le programme de cette soirée, nous aspirons à être au plus proche de notre algériannité et de partager des moments de convivialité.


Pour revenir à votre web série, quels sont les critères de sélection des intervenants ?
Au départ, il y avait disons quatre critères de sélection : des jeunes entre 18 et 35 ans, des personnes qui ne sont pas connues pour le moment, des personnes qui vivent en Algérie ou même si elles sont en ce moment à l’étranger, pour les études, le travail, ou des raisons privées, elles ont vécu en Algérie la plus grande partie de leur vie et des personnes profondément attachées à l’Algérie, à l’identité algérienne. Parmi eux, il y a des personnes très proches, que je connais depuis des années, et qui font partie de mon quotidien. Et d’autres personnes que je connais depuis peu et dont l’engagement et les actions m’ont tout de suite interpellé. En vérité, il s’agit aussi d’un projet en évolution dans un esprit de work in progress.


Pouvez-vous nous préciser votre démarche pour l’évolution de votre concept ?
Dans «Wesh Derna ?», tout se fait au feeling, au fur et à mesure des rencontres et des coups de cœur. C’est un projet que je mène de manière indépendante et à mon rythme et je suis très heureux de voir son évolution. Toutefois, le projet grandit et je dois avouer qu’il devient nécessaire d’avoir une équipe pour m’accompagner compte tenu du nombre de choses qu’on peut faire.


Comment se sont déroulées les projections publiques de «Wesh derna ?» en Algérie et à l’étranger ?
«Wesh derna ?» a été présenté à Beyrouth en mars 2017 et projeté la première fois à Alger le 30 juin 2017. Une expérience incroyable grâce au ciné-club Cinuvers, où le débat était très pertinent. J’ai également eu l’honneur de le projeter à Lille, dans le cadre du festival « L’Algérie se raconte » et à Paris dans le cadre du festival « Algérie en mouvement », les 23 et 30 septembre 2017. Aller à la rencontre du public ou faire découvrir ce travail à un nouveau public est toujours un moment excitant, et je suis très heureux de pouvoir renouveler cette expérience à Alger dès ce vendredi, mais également à Oran au mois de février. J’en profite pour remercier l’ensemble des médias algériens qui ont soutenu l’aventure «Wesh derna ?» mais également les médias étrangers qui nous suivent.


Qu’est-ce que vous conseillez aux jeunes dans cette Algérie marquée par un contexte socioéconomique pas si simple ?
J’aimerais leur dire que certes les difficultés existent, mais c’est à nous d’inverser les choses dans l’espace dans lequel on évolue. Pour faire bouger les choses, il ne faut pas être passif face à ce qui nous concerne en critiquant dans son salon ou derrière un ordinateur. Il est important d’apporter sa réflexion lors de la mise en place de projets communaux. Il y a toujours une solution pour un problème. S’il n’y a pas de solution, c’est qu’il n’y a pas de problème. C’est important aussi d’être passionné par ce qu’on fait afin d’être efficace. Et il est surtout important d’être impliqué dans son travail et de ne pas avoir peur de l’échec. A ce sujet, j’ai toujours en tête une citation de Winston Churchill : « Le succès c’est être capable d’aller d’échec en échec sans perdre son enthousiasme».


Au final quels sont vos vœux pour Yennayer ?
Santé, engagement, gratitude et encore plus de projets !

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