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lundi, 12 février 2018 06:00

Festival britannique « Mawaqif» jusqu’au 25 février prochain : Les Londoniens conviés à découvrir les diverses facettes de la culture algérienne

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L’Algérie est à l’honneur à Londres, depuis avant-hier, à l’occasion du Festival britannique «Mawaqif». Au menu, un programme culturel, artistique et thématique varié, qui a rassemblé jusqu’à tard dans la soirée des membres de la communauté algérienne et un public londonien diversifié.

Une variété de spectacles a été programmée à la salle Rich Mix, à l’est de Londres, pour faire connaître l’identité algérienne à travers la photo, le cinéma, le théâtre, le design et la musique. L’objectif de l’événement était de faire connaître les diverses facettes de la culture algérienne « très peu connue » et « largement sous-représentée dans les scènes culturelles » au Royaume-Uni, a indiqué à l’APS Rachida Lamri, fondatrice du festival. Le festival tend aussi à « explorer et à faire découvrir la dimension africaine de l’identité algérienne », a-t-elle dit. Ainsi, tel qu’il est souligné sur le site officiel de la manifestation, thématisée autour de «l’africanité» de l’Algérie, le festival offre une plate-forme à la diaspora algérienne au Royaume-Uni, ainsi qu’aux divers publics londoniens, pour explorer la dimension africaine de l’identité algérienne, non seulement pour célébrer l’appartenance continentale, mais aussi pour confronter les questions brûlantes de la xénophobie croissante, des controverses raciales et du manque de liens au sud du Sahara. Parallèlement aux projections de films court et long métrages, en présence de leurs réalisateurs, et aux spectacles de musique, une exposition photos et design et plusieurs ateliers thématiques ont été organisés. 

L’exposition photos et design est l’œuvre de trois artistes algériens émergents, Hicham Gaoua, connu sous le nom d’El Moustach, Lola Khalfa et Oualid Khelfi. Les tables rondes se sont, quant à elles, penchées sur l’impact du changement climatique en Algérie, la situation de la femme algérienne et comment l’Algérie est représentée dans les médias britanniques et anglo-saxons, des thèmes qui ont suscité l’intérêt des participants même en l’absence d’experts. Le long métrage «Les Bienheureux», le premier de Sofia Djama, et le court métrage, «Kandil el Bahr», de Damien Ounouri, présenté à la Quinzaine des réalisateurs à Cannes 2016, ont fait salle comble et suscité un grand intérêt de l’assistance lors du débat qui a suivi leur projection. Les spectacles de musique algérienne ont été animés par Yazid Fentazi pour le traditionnel, Nazim Zeriyab, qui fusionne les genres musicaux nord-africains, et autres artistes. A l’exception du dernier spectacle animé par le chanteur Nazim Zeriyab, l’ensemble du programme du festival était ouvert gratuitement au public. Une initiative visant à attirer le plus grand nombre possible de personnes, ont précisé les organisateurs. Ceux qui ne connaissent pas l’Algérie et qui n’ont pas pu assister au festival, peuvent encore découvrir la diversité de sa culture, à travers l’exposition photos et design maintenue jusqu’au 25 février.

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