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mercredi, 13 septembre 2017 06:00

Détenu depuis cent jours : RSF demande la libération du journaliste Saïd Chitour

Écrit par Aghilas Sadi
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La détention préventive du journaliste algérien Saïd Chitour, depuis maintenant cent jours, a fait réagir l’ONG Reporters sans frontières (RSF). Dans un communiqué rendu public, l’organisation dénonce cette situation et appelle les autorités algériennes à procéder, sans délais, à la libération pure et simple du journaliste.

« Cela fait cent jours que ce fixeur, connu pour travailler pour de nombreux médias étrangers, est emprisonné sans avoir été jugé », déplore RSF. « Cent jours de détention provisoire, ce sont cent jours de trop, cent jours d’incompréhension et d’injustice car rien jusqu’à présent ne justifie le maintien en prison de Saïd Chitour », estime l’organisation. Qui ajoute :

« Quand le provisoire se prolonge sans motifs, sans date de procès, la détention devient arbitraire et le principe de la présomption d’innocence est bafoué. »
La phase d’instruction n’est toujours pas terminée et Saïd Chitour attend de connaître la date de son procès. D’après la même source, Saïd Chitour, qui travaille en tant que fixeur pour de nombreux médias internationaux, dont la BBC et Washington Post, a été arrêté le 5 juin 2017 à l’aéroport international d’Alger par les services de renseignements et placé en détention à la prison d’El Harrach à Alger. « Il est accusé d’avoir remis des documents confidentiels à des diplomates étrangers. Il est poursuivi en vertu de l’article 65 du Code pénal », qui prévoit la « réclusion perpétuelle pour quiconque, dans l’intention de les livrer à une puissance étrangère, rassemble des renseignements, objets, documents ou procédés, dont la réunion et l’exploitation sont de nature à nuire à la défense nationale ou à l’économie nationale ». La demande de libération provisoire, déposée par son avocat fin juillet, a été rejetée. La date de son procès n’a toujours pas été fixée, regrette RSF. S’exprimant sur la situation de la presse algérienne, l’avocat Khaled Bourayou estime que la presse nationale a commencé à avoir des ennuis avec les pouvoirs publics le jour où elle a commencé à s’intéresser aux affaires de corruption. Pour lui, la presse algérienne, qui a payé un lourd tribu durant la décennie noire, est devenue l’espace favori des pauvres et des personnes sans défense pour exprimer leur détresse. 

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