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mercredi, 13 septembre 2017 06:00

Presse écrite / Crise : Le collectif de « La Tribune » réclame ses droits

Écrit par Wafia Sifouane
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Un mois après la cessation de parution du quotidien La Tribune, l’affaire se poursuit. En effet, après que le juge des référés du tribunal de Sidi M’hamed ait ordonné, la semaine dernière, la dissolution de la Sarl Ominium Maghreb, éditrice du journal, à la demande de deux actionnaires minoritaires, il semblerait que les intentions de ces derniers étaient autres que de mettre fin aux dettes faramineuses accumulées par la Sarl.

Selon une source proche, les derniers responsables du quotidien, après avoir fui un audit réclamé par les héritiers Ameyar, fondateur du journal, tenteraient de récupérer le titre en demandant un nouvel agrément pour l’édition d’un journal par une nouvelle sarl et se débarrasser ainsi définitivement des héritiers Ameyar. « Les dettes accumulées par le journal n’ont jamais été un problème. La plupart des journaux sont endettés. C’est surtout la reparution des héritiers Ameyar, demandant des comptes qui les a poussés à baisser rideau, étant hors de question pour eux de partager, car d’importantes sommes sont en jeu. Il est bien plus facile pour eux de déclarer faillite que d’associer les Ameyar », nous a indiqué une source proche du dossier. Dans son ordonnance, le juge des référés a indiqué que la décision de la mise en faillite de la Sarl OMM était motivée par une situation de blocage et l’incapacité des actionnaires à désigner un nouveau gérant suite au décès du directeur de publication Bachir Cherif Hassan, en juin dernier. Le litige, qui date depuis déjà quelques années entre les actionnaires, a aussi encouragé le choix du juge. Cependant, alors que le tribunal a désigné un liquidateur avec un délai de six mois pour exécuter sa mission, les travailleurs du quotidien, organisés en collectif, se battent actuellement pour préserver leurs droits et dénoncent un licenciement déguisé. Pour rappel, ces derniers ont été mis en congé par la Sarl. « Les anciens gérants nous ont promis trois mois de salaire comme dédommagement. Cela est insuffisant. On nous a mis à la porte sans préavis », a fait savoir un des travailleurs de La Tribune. « Nous nous sommes rapprochés de l’Inspection du travail, dimanche dernier. Cela nous a permis de faire le point sur nos véritables droits. Il est hors de question de nous laisser faire», a-t-il ajouté. Pour sa part, Taous Ameyar se retrouve, aujourd’hui, dos au mur avec une décision du juge des référés qui n’est pas du tout en sa faveur. Ayant bénéficié du statut d’actionnaire en 2012, la veuve Ameyar n’a pourtant jamais été associée à la direction de la Sarl. Pire encore, alors que la justice lui a accordé le droit de toucher près de 9 milliards de bénéfices, les autres actionnaires ont tout fait pour l’empêcher de toucher cette somme. Refusant de se laisser abattre, elle a procédé à la saisie d’un des comptes de la Sarl et n’est parvenu à toucher qu’un milliard et quelques miettes, alors que cette année, les bénéfices du journal ont atteint les 23 milliards de dinars. 

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