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mardi, 14 novembre 2017 06:00

L’Algérie appelle à l’accession de l’Afrique à deux sièges permanents : Conseil de sécurité, l’indispensable réforme

Écrit par Rabah Serradj
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L’Algérie plaide pour une nécessaire réforme du Conseil de sécurité de l’ONU soutenant l’accession de l’Afrique à deux sièges permanents. Une réforme qui corrigera l’injustice faite à l’Afrique depuis la naissance de l’organisation mondiale. La question de la représentation « équitable » au Conseil de sécurité a été posée par le représentant permanent adjoint, l’ambassadeur Mohamed Bessedik.


Ce dernier a insisté sur l’importance d’une « réforme exhaustive » de cet organe sensible de l’ONU. Pour le représentant algérien, cette réforme doit porter sur les questions essentielles liées aux cinq chapitres régissant l’organisme, à savoir « les catégories de membres, la représentation géographique, la taille du Conseil de sécurité élargi et ses méthodes de travail, la relation entre le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale et la question du droit de veto ». Bessedik a exprimé l’appui de l’Algérie à la déclaration de l’Union africaine sur la réforme du Conseil de sécurité dont le Consensus dit d’Ezulwini, dans le cadre duquel les Etats africains réclament deux sièges, en tant que membres permanents, et deux sièges additionnels, en tant que membres non-permanents. « Il est inacceptable que l’Afrique soit le seul continent à ne pas être représenté dans la catégorie des membres permanents », a réclamé le représentant de l’Algérie pour qui une représentation géographique équitable « permettra de rehausser la légitimité du Conseil à la fois au sein des Etats membres qu’au sein de l’opinion publique internationale ».
« L’Algérie croit en un Conseil de sécurité plus représentatif, plus démocratique et plus transparent qui sera plus efficace », a plaidé l’ambassadeur. Est également souhaité un
assainissement de la relation entre l’Assemblée générale et le Conseil de sécurité. L’empiétement du Conseil de sécurité sur le mandat de l’Assemblée générale entravant l’équilibre et l’efficience nécessaires dans l’action des Nations unies est malheureusement devenu une marque de fabrique de l’Organisation mondiale censée préserver les intérêts des Etats membres sans distinction.

Le « veto » parapluie

Plusieurs pays réclament à cet égard une réforme urgente du Conseil de sécurité de l’ONU, dont la composition et le fonctionnement, hérités de la Seconde Guerre mondiale, posent problèmes. Cette volonté de réforme subit des blocages récurrents dont l’origine n’est pas difficile à identifier. Le Conseil de sécurité comprend 15 membres, dont 5 permanents pourvus d’un de veto (Etats-Unis, Russie, Chine, France, Grande-Bretagne) et 10 membres non permanents en rotation pour des périodes de deux ans. Le Conseil a la latitude d’imposer des sanctions et autoriser un recours à la force. Ses décisions s’imposent aux 193 membres de l’ONU. Pour être adoptées, ses résolutions doivent être approuvées par au moins neuf membres du Conseil de sécurité et ne pas faire l’objet d’un veto. Dans son fonctionnement actuel, le Conseil reste sous forte influence des cinq puissances nucléaires, qui discutent en petits comités en cas de crise pour ensuite imposer des « consensus » au reste du Conseil. Jeudi, le groupe dit G4, composé de l’Allemagne, du Japon, de l’Inde et du Brésil, au poids économique évident sur la scène mondiale, a réaffirmé la nécessité de réformer « au plus tôt » le Conseil de sécurité. Ces Etats considèrent injuste, voire illogique de ne pas bénéficier d’un strapontin permanent au sein du fameux Conseil monopolisé par certains. La plus haute instance de l’ONU « ne reflète pas l’évolution de la réalité mondiale », soulignent ces Etats. Et les exemples d’incongruités ne manquent pas, à l’image du « veto parapluie ». En raison de ce droit, utilisé de façon partiale par les Etats-Unis en faveur d’Israël, le Conseil de sécurité s’est retrouvé plusieurs fois paralysé dans sa gestion de la question palestinienne. Israël, qui bafoue jusqu’à aujourd’hui plusieurs résolutions du Conseil
de sécurité de l’ONU, bénéficie systématiquement du veto américain et souvent de celui de la France et de la Grande-Bretagne. 

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