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jeudi, 18 mai 2017 06:00

Le ministère du Travail retire le récépissé d’enregistrement du syndicat : Après des mouvements de protestation, le Snateg indésirable !

Écrit par Aghilas Sadi
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Le bras de fer qui oppose, depuis des mois, le Syndicat national autonome des travailleurs de l’électricité et du gaz (Snateg-Sonelgaz), aux pouvoirs publics, arrive au point de non-retour. Contre toute attente, le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale a décidé de retirer le récépissé d’enregistrement du syndicat. Ainsi, le Snateg perd son existence légale et ses droits en tant qu’organisation syndicale.

Le document notifiant cette décision, datant du 16 mai, porte la signature du ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale Mohamed El Ghazi, lui-même. Quant aux motifs de cette sanction, le ministère avance le non-respect des dispositifs de la loi 90-14 relative aux modalités d’exercice du droit syndical par le Snateg, les licenciements des dirigeants de l’organisation syndicale, dont son président Raouf Mellal, et aussi la non-représentativité du syndicat par les travailleurs du groupe Sonelgaz.
Commentant la nouvelle qui fait le buzz sur les réseaux sociaux, notamment sur facebook, le président du syndicat Mellal Raouf a déclaré sur son compte facebook que seule l’institution judiciaire est habilitée à prendre de telles décisions. Autrement dit, il ne reconnaît pas la dissolution de son syndicat.
« C’est une décision illégale parce que seule la justice peut dissoudre un syndicat reconnu par la loi », a-t-il réagi. Avant d’ajouter : « Je lance un appel aux partis politiques, aux syndicats et organisations de la société civile pour se solidariser avec le Snateg. »
Contacté hier, le président du syndicat, Raouf Mellal, affirme que « l’information sur la dissolution du Syndicat national autonome des travailleurs de la Sonelgaz par le ministère du Travail n’a pas été confirmée », ajoutant que le « document en question qui circule sur les réseaux sociaux a un seul but, créer la zizanie dans nos rangs ». Plus explicite, il dira qu’«il s’est déplacé lui-même au ministère du Travail, et rien n’est confirmé pour le moment ». En tout état de cause, révoltés par la décision du ministère du Travail, des membres du Snateg ont appelé sur facebook à la solidarité et à la mobilisation pour faire face à cette épreuve difficile.
Pour rappel, cette sanction intervient au moment où le Snateg a pu mobiliser lors de son dernier mouvement de protestation mais aussi après l’appel à une nouvelle grève de cinq jours qu’il comptait entamer samedi prochain dans toutes les unités et agences du groupe Sonelgaz. Une grève qui se veut une réponse à l’attitude ferme adoptée par la direction de la Sonelgaz à l’égard des délégués du Snateg. Ces derniers font l’objet de poursuites judiciaires dans 13 wilayas, Chlef, Aïn Defla, Tiaret, Bikra, M’sila, Tizi Ouzou, Oran, Ouargla, Sétif, Mila, Tissemssilt, Constantine et Bouira. Des poursuites qui ont pour rappel poussé des travailleurs de la Sonelgaz à organiser, mardi et mercredi, des actions de protestation à Béjaïa, Tizi-Ouzou, Constantine et Ouargla.
Enregistré le 30 décembre 2013 par le ministère du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale, le Snateg milite depuis cette date pour une révision importante des salaires de tous les travailleurs du groupe Sonelgaz à la hauteur de 50%, le respect des libertés et droits syndicaux, notamment le droit à la grève et la reconnaissance effective du pluralisme syndical. L’organisation syndicale demande aussi la levée de toutes les sanctions judiciaires et disciplinaires prononcées contre ses membres en raison de leurs activités syndicales. Le Snateg réclame également le maintien de la retraite anticipée et celle sans condition d’âge supprimée par la dernière loi sur les retraites, adoptées par les deux chambres du Parlement en novembre et décembre derniers. Le syndicat rejette aussi le projet du code du travail jugé trop avantageux pour les employeurs. Notons que le Snateg est membre de la Confédération générale autonome des travailleurs en Algérie (CGATA), une organisation créée par le Syndicat national autonome du personnel de l’administration publique (Snapap), l’aile Rachid Maloui. 

Dernière modification le mercredi, 17 mai 2017 23:29

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