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jeudi, 07 décembre 2017 06:00

Enseignement supérieur : L’université au rythme des actions de protestation

Écrit par Wafia Sifouane
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Mouvements de protestation, grèves et gel des cours, l’université algérienne est aujourd’hui tel un brasier et la situation risque bel et bien de dégénérer si les choses ne sont pas prises en main par les responsables qui, jusque-là, n’ont pas bougé le petit doigt. En effet, les étudiants sont de plus en plus nombreux à dire leurs ras-le-bol face à la dégradation de l’Université algérienne suite à l’apparition de nombreux phénomènes

, tels que la fraude et la violence. Las de voir leur avenir pris en otage, les  universitaires se lèvent aujourd’hui tour à tour pour défendre leur formation et réclamer l’amélioration de leurs conditions et une meilleure considération de leur diplôme. C’est le cas des étudiants de l’Institut national de formation supérieure en sciences et technologies du sport (ISTS) qui n’ont pas hésité à tenir un sit-in de protestation face au ministère de l’Enseignement supérieur lundi dernier. En tête de leurs revendications, un diplôme reconnu par les deux tutelles, à savoir l’Enseignement supérieur et la Jeunesse et des Sports. De leur côté, les étudiants des Ecoles nationales supérieures (ENS), en grève depuis le 15 novembre dernier, demandent tout simplement que l’article 4 des contrats de l’ENS soit appliqué, à savoir un recrutement immédiat des étudiants à la fin de leurs cursus.

En parallèle, les étudiants du département de langues étrangères de l’université Alger 2 ont aussi exprimé leur mécontentement, cette semaine, en dénonçant la gestion du doyen de l’université.

«Ces étudiants sont victimes d’injustice»

Autant de cas qui donnent à réfléchir sur la réalité de l’Université algérienne qui, rappelons-le, a connu ces dernières années une succession de scandales, y compris dans les concours de doctorat. Selon le coordinateur du Conseil national des enseignants du supérieur (Cnes) d’Alger 3, Mohamed Rezig, ces mouvements de protestation reflètent parfaitement la situation de nos facultés. « Le Cnes avait déjà tiré la sonnette d’alarme et alerté l’opinion publique  sur la face cachée de l’Université algérienne, gangrénée par de nombreux fléaux, dont la fraude et la violence.
Ces étudiants ne font que revendiquer ce qui leur revient de droit. Chaque fois que des voix s’élèvent, les responsables se pressent pour les faire taire en recevant les protestataires, leur promettant monts et merveilles. Parfois, ils vont même jusqu’à signer des décisions qui, hélas, ne sont jamais appliquées par la suite. Ces étudiants sont victimes de véritables injustices et failles dans le système universitaire. C’est juste une manœuvre pour gagner du temps. Cependant, aujourd’hui, les étudiants ont compris que c’est en faisant pression sur la tutelle qu’ils arriveront à faire bouger les choses», a indiqué le syndicaliste. Comme solution, Mohamed
Rezig a appelé à l’ouverture du dialogue avec les partenaires sociaux, y compris le Cnes, «réel représentant des enseignants universitaires», a-t-il précisé, et «en mettant à la tête des départements des personnes honnêtes qui font passer l’intérêt général avant leur propre intérêt», a-t-il déclaré.

Affaire de la faculté  Alger 3, la saga continue
Innocentés par la justice, les trois enseignants de l’université d’Alger 3, poursuivis pour diffamation et calomnie de la part du recteur Rabeh Cheriet, devront encore un fois comparaître devant la cour le 10 décembre pour une énième plainte du recteur. «Ce sont toujours les mêmes chefs d’inculpation, mais, cette fois, cela concerne le dernier communiqué publié par le Cnes, le 14 septembre dernier, dans lequel nous avions dénoncé l’anarchie qui règne à la faculté d’Alger 3», a indiqué Mohamed Rezig. Concernant l’affaire de l’agression des enseignants de sciences politiques, le 16 février dernier, par des étudiants, qui, rappelons-le, ont été inculpés par la justice, le syndicaliste nous a annoncé qu’une seconde plainte a été déposée par les enseignants qui réclament une enquête complémentaire pour « designer les véritables commanditaires de cette grave agression».
«Nous avons eu des échos rapportant que certains de nos agresseurs ont reçu d’importantes sommes d’argent, mais, il y a une chose dont nous sommes sûrs, c’est que les autres agresseurs ont décroché leur mastère avec des moyennes de 2/10», s’est indigné notre interlocuteur. La première séance est prévue pour le 25 décembre prochain au tribunal de Ruisseau. 

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