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jeudi, 07 décembre 2017 06:00

Mémoire, économie, mobilité et géopolitique : Un «nouveau rapport avec l’Algérie», intérêts bien compris

Écrit par Rachid Bouarroudj
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Dans une tribune offerte par nos confrères El Watan et El Khabar dans leur édition d’hier, le président français Emmanuel Macron, qui achevait, en soirée, une visite de travail et d’amitié entamée la matinée même, s’est exprimé sur les sujets phares qui lient l’Algérie et la France et qui leur «commandent» de s’allier à nouveau dans une nouvelle «vision d’avenir». 

C’est d’ailleurs ce qu’est venu proposer M. Macron lorsqu’il affirme «revenir [en Algérie en sa qualité de chef de l’Etat français] dans l’état d’esprit d’un ami de l’Algérie, d’un partenaire constructif qui souhaite renforcer nos liens dans les années qui viennent pour faire fructifier une relation déjà dense». M. Macron décrit une relation entre l’Algérie et la France «dense», à l’histoire riche et chargée, mais insiste à dire qu’il jette sur cette relation «un regard d’un homme de ma génération, d’un président élu sur un projet d’ouverture». «Je connais l’histoire, mais je ne suis pas otage du passé. Nous avons une mémoire partagée. Il faut en tenir compte. Mais je souhaite désormais, dans le respect de notre histoire, que nous nous tournions ensemble vers l’avenir», dit-il, révélant son ambition de construire un «nouveau rapport avec l’Algérie». «Je propose aux Algériens un partenariat d’égal à égal, construit dans la franchise, la réciprocité et l’ambition», offre-t-il, sans se détacher des questions mémorielles qui ont de tout temps été à l’origine de tensions de part et d’autre. M. Macron en a bien conscience, mais veut rester, une nouvelle fois, un «homme de sa génération». «Pour autant, j’ai une conviction profonde, notre responsabilité n’est pas de nous y enferrer, notre responsabilité n’est pas de rester dans ce passé. Elle est de connaître cette histoire et de construire un avenir commun et une espérance. Mes convictions sur ce point n’ont pas changé depuis que j’ai été élu président de la République», poursuit M. Macron, qui n’oublie pas – ni ne renonce – après avoir considéré, alors candidat à la présidentielle française en séjour en Algérie, que la colonisation française était «un crime contre l’humanité». Désormais, il s’agira, aux yeux du président français, de construire «avec l’Algérie […] un axe fort, un axe autour de la Méditerranée qui se prolonge vers l’Afrique». «Bien sûr, les obstacles existent, mais il nous appartient de les surmonter avec tous les acteurs de nos sociétés», enchaîne-t-il. Ce qui passe par une mobilité accrue de ces «acteurs», notamment «les étudiants, les hommes d’affaires, les artistes en particulier, une mobilité importante pour les échanges économiques et culturels», dit-il.

Mobilité, réciprocité et lutte contre l’immigration clandestine

M. Macron souhaiterait surtout voir la France travailler avec l’Algérie «dans les domaines de l’éducation, du développement économique et des échanges culturels». Comprendre promouvoir et accorder au français en tant que langue la place qu’était la sienne avant de perdre du terrain. Dans ce chapitre, le président Macron fonde quelques espoirs «sur l’accord de mobilité des jeunes actifs» qu’il voudrait voir «mis en œuvre le plus rapidement possible». «Je suis convaincu que la clé de cet avenir réside dans la jeunesse de nos deux pays, une jeunesse entreprenante, pleine d’initiatives, déterminée à construire l’avenir […] La diaspora algérienne en France est, à mes yeux, un atout formidable pour nos deux pays. Elle constitue un pont entre les deux rives de la Méditerranée et la plus belle preuve des liens forts et indéfectibles qui unissent la France et l’Algérie», insiste-t-il. Et c’est sans doute pour cette raison qu’il se dit prêt «à réviser» les textes qui existent entre Algériens et Français sur la mobilité et la circulation des deux côtés de la rive. «L’Algérie bénéficie d’avantages plus importants que d’autres pays parce que ces accords datent d’une époque où les problèmes de migrations ne se posaient pas dans les mêmes termes qu’aujourd’hui […] Dans le même temps, je suis déterminé à lutter contre l’immigration clandestine qui n’est bonne ni pour la France ni pour l’Algérie», précise-t-il, avant de signifier son «attachement à la réciprocité». Et d’affirmer : «Il m’importe que les Français qui souhaitent se rendre en Algérie, comme les journalistes et les religieux, puissent obtenir leur visa.» Une invitation aux autorités diplomatiques algériennes à faire preuve de moins de rigidité dans la délivrance de visa, sans doute de même portée que l’appel du pied aux plus hautes autorités du pays pour «une modernisation de l’économie algérienne indispensable pour que les entreprises algériennes et françaises puissent développer leurs projets». Ce qui ne pourrait être fait rapidement tant «il y a encore beaucoup de freins à l’investissement qui existent sur le contrôle des participations et les règles de changes en Algérie», dit M. Macron, en allusion directe à la règle «51/49».

«J’attends beaucoup de l’Algérie»

«Dans tous [les] domaines, il y a des champs de coopération prometteurs entre nos deux pays [Mais] l’Algérie doit aussi s’ouvrir davantage», espère encore M. Macron. Enfin, sur les questions régionales, M. Macron réitère toute sa confiance à l’Algérie sur le Mali, la Libye et plus globalement la situation au Sahel. «J’attends une coopération totale de tous ceux qui partagent l’objectif d’une paix durable au Mali. Et […] j’attends beaucoup de l’Algérie dans ce domaine», affirme-t-il, rappelant que «le combat contre le terrorisme au Sahel, nous ne pourrons le gagner que si nous poursuivons le même objectif, celui d’avoir des armées africaines fortes, capables de contrôler leurs frontières et de prendre le dessus sur les groupes terroristes». D’ailleurs, dans la foulée de ses propos, il annonce la tenue, le 13 décembre à Paris, d’une rencontre sur le Sahel avec les membres du G5 Sahel et ceux qui soutiennent la mise en place de l’initiative française de mettre sur pied une Alliance pour le Sahel. «Au-delà de la lutte sur le terrain, il faut gagner aussi le combat contre la pauvreté et pour le développement», a-t-il encore poursuivi. A une question sur la position de la France quant au dossier Sahraoui, si M. Macron confirme que la posture «équidistante sur cette question est bien connue et n’a pas changé [et] elle ne changera pas», n’en semble pas moins inviter à un «dialogue entre l’Algérie et le Maroc sur cette question» qu’il dit être «primordiale». «Ensemble, avec l’appui de la communauté internationale, vos deux pays doivent œuvrer à la résolution de cette crise. Son règlement constitue un énorme défi pour l’intégration du Maghreb», dit-il avant d’admettre qu’«elle représente un blocage économique majeur pour la région». «J’espère que le Maroc et l’Algérie sauront dépasser leur divergence pour construire un Maghreb fort, uni et prospère», conclut-il. 

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