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jeudi, 07 décembre 2017 06:00

Relations économiques et commerciales : Alger déroule le tapis rouge

Écrit par Farid Messaoud
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Sur de nombreux dossiers aussi bien politiques qu’économiques, il existe de nettes convergences de vues entre officiels algériens et français. Et, il faut reconnaître qu’il y a davantage de choses qui les rapprochent que de choses qui les séparent. Pour autant, les statistiques relatives à la coopération et au partenariat ne paraissent pas révélatrices d’un volume d’affaires en forte croissance, à la mesure des attentes des deux pays.

Le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, intervenant, il y a quelques semaines devant la 4e session du Comité mixte algéro-français (COMEFA), affirmait effectivement que «les résultats positifs et les progrès enregistrés au niveau du COMEFA, qui constituent des acquis importants dont il faut se féliciter, ne sauraient toutefois occulter les limites et les contraintes qui freinent l’expression pleine et entière de notre partenariat. Et, d’ajouter qu’il y a lieu de noter la «faiblesse» des partenariats impliquant des investissements directs dans la quarantaine d’accords et de protocoles signés dans le cadre du COMEFA depuis sa création. Ce constat, le président français, Emmanuel Macron, l’a confirmé dans l’entretien qu’il a accordé hier à nos confrères du journal El Watan où il a souligné que l’Algérie doit aussi s’ouvrir davantage. «Il y a encore, a-t-il déclaré, beaucoup de freins à l’investissement qui existent sur le contrôle des participations et les règles de change en Algérie, une modernisation de l’économie est indispensable pour que les entreprises algériennes et françaises puissent développer leurs projets». Le chef d’Etat français a par ailleurs affirmé que : «L’Algérie est un partenaire économique majeur pour notre pays. La France est le premier investisseur étranger en Algérie en dehors du secteur des hydrocarbures. Cela représente un stock d’investissements français de 2,3 milliards d’euros. Ce stock a augmenté de plus de 4% par rapport à 2015. Nos investissements sont très diversifiés, notamment dans le secteur bancaire et dans l’industrie manufacturière, avec en premier lieu l’industrie automobile, puis l’agroalimentaire et l’industrie chimique. Si les projets en cours de développement se concrétisent, le montant des investissements français en Algérie pourrait afficher une forte augmentation dans les années à venir». Pour lui, les entreprises françaises qui investissent en Algérie dans le «long terme agissent en convergence avec les priorités de l’Algérie : produire sur place, produire «algérien», c’est-à-dire avec un taux d’intégration local important, apporter des savoir-faire et des technologies pour créer de l’emploi et participer à la diversification et au développement de l’économie algérienne. 

Au strict plan de l’investissement, entre 2002 et 2016, un total de 158 projets d’investissements impliquant des investisseurs français ont été déclarés auprès de l’Agence nationale de développement de l’investissement (ANDI) pour un montant de l’ordre de 340 milliards de dinars (mds DA) et devant générer 22.316 emplois. Sur l’ensemble de ces projets, 137 ont été réalisés pour un montant de près de 182 milliards de dinars et ont généré 13.083 emplois directs. Ces investissements sont concentrés dans quatre secteurs: l’industrie (85 projets déclarés d’un montant de 285 milliards de dinars), les services (42 projets de 30,6 milliards de dinars), les BTPH (15 projets de 2,6 milliards de dinars) et le tourisme (7 projets de 18,3 milliards de dinars). Ils s’ajouteront à d’autres investissements engagés dans le cadre des accords signés aujourd’hui à Paris entre la France et l’Algérie à l’occasion de la tenue de la 4e session du Comité intergouvernemental de haut niveau (CIHN). Mais ces chiffres restent inférieurs aux objectifs ambitieux fixés par les deux pays. Pour attirer plus d’investisseurs, l’Algérie déroule le tapis rouge et déclare être prête à encourager plus d’investissements et à redoubler d’efforts pour rendre attractif son environnement économique. La preuve, le nouveau code de l’investissement prévoit une simplification et une accélération des procédures d’incitations à l’investissement, avec un soutien approprié à l’industrie, à l’agriculture, au tourisme, aux énergies renouvelables aux nouvelles technologies de l’information et de la communication. La France reste réceptive à ces appels comme le soulignait hier le président français. Emmanuel Macron, en terrain ami, était très l’aise dans son premier déplacement en Algérie en tant que président de la République. Il a indiqué qu’avec l’Algérie, la France doit construire un axe fort, un axe autour de la Méditerranée qui se prolonge vers l’Afrique, ajoutant que les objectifs de notre relation doivent être en particulier notre sécurité et notre prospérité commune autour de projets concret et innovant. Partenaire traditionnel de l’Algérie, la France. 

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