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mercredi, 14 février 2018 06:00

L’ambassadeur de France en Algérie à Constantine : Indemnisation des Algériens, commerce et question mémorielle au menu

Écrit par Hamid Bellagha
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Pour sa cinquième visite à Constantine, l’ambassadeur de France en Algérie, Xavier Driencourt, est venu avec un agenda bien chargé. On saura qu’il a eu des entretiens avec le wali de Constantine, Abdessamie Saâdoune, ainsi que le P/APC, Nadjib Arab, dont la teneur n’a pas été dévoilée.

Xavier Driencourt a aussi fait un crochet par l’entreprise Etrag, spécialisée dans le domaine agricole, et le palais Ahmed-Bey.
Il a effectué la visite rituelle au Centre culturel français (CCF) et une virée chez la librairie et maison d’édition Média Plus. C’est à ce niveau qu’une conférence de presse a été tenue et que les sujets de l’heure entre la France et l’Algérie ont été abordés.
La décision du Conseil constitutionnel français, datée du 8 février dernier, qui a élargi les indemnisations en rapport avec la guerre d’Algérie aux personnes qui ne sont pas de nationalité française, était au centre des débats du fait de sa proximité temporelle, son importance et... son originalité. Concernant le dernier acte de la haute instance constitutionnelle de France, Xavier Driencourt a fait remarquer qu’il était «un peu tôt pour tirer des conclusions ou un bilan, mais c’est une décision définitive, vu que les décisions constitutionnelles en France ne peuvent faire l’objet d’aucun recours».
Son Excellence l’ambassadeur a tenu à souligner que «cette décision du Conseil constitutionnel a été prise suite à une question prioritaire de constitutionalité, (QPC), qui illustre l’importance de la vision de cette instance sur le passé commun entre nos deux pays».
Néanmoins, et à notre humble avis et suite à la déclaration de l’ambassadeur expliquant «qu’il est écrit que les personnes qui ont participé directement ou indirectement à l’organisation ou à l’exécution d’attentats ou acte de violence contre la France sont exclues de ce dispositif», la décision dudit Conseil devient de fait caduque. Car tous les Algériens qui n’étaient pas du côté français lors de la guerre de Libération ont participé peu ou prou à des actions contre l’occupant, donc contre la France. Le choix des personnes à indemniser reste, et persistera, à notre avis très flou.
Le diplomate français commentera aussi les articles de la presse algérienne concernant la décision du Conseil constitutionnel et dira avoir «lu dans la presse qu’il va y avoir une indemnisation de toutes les victimes algériennes, mais à la lecture de la décision du Conseil constitutionnel les choses sont plus restreintes».
Sur la question mémorielle, il déclarera avoir «assisté à tous les entretiens du président Emmanuel Macron lors de ses visites à Alger. Il a tenu un langage très clair et précis en disant au président Abdelaziz Bouteflika qu’il regardait la colonisation de manière complètement décomplexée, tous les crimes commis, toutes les atrocités pendant cette guerre et pendant la colonisation avec les yeux d’un homme de 39 ans, pas ceux d’un homme de 60, 70, ou 80 ans. Donc il aborde les choses d’une manière extrêmement sereine, et il y aura forcément des avancées sur ce sujet».
Le point de presse, tenu en présence du consul général de France à Annaba, Partick Poinsot, et du directeur du CCF, a permis aussi, et bien sûr, d’aborder la coopération économique entre les deux pays.
«Il y a eu une visite du Medef en Algérie, il y a quelques jours, et beaucoup de satisfactions ont été exprimées de part et d’autre, mais les représentants des hommes d’affaires français étaient unanimes à souligner que le marché algérien était difficile», du fait des lenteurs bureaucratiques et de l’opacité des institutions financières. On apprendra aussi la nouvelle dénomination du consulat général de France à Annaba, qui portera désormais le nom de «consulat général de France à Constantine et Annaba». Pour l’épineuse question du terrorisme et de l’émigration clandestine, il réitérera la nécessaire coopération entre les pays du Nord et du Sud, tout en affirmant que ces problèmes sont au centre de discussions continues entre la France et l’Algérie.
Enfin, et concernant les sept Algériens abattus dernièrement à Marseille, l’ambassadeur se référera au secret de l’instruction pour ne pas faire de commentaire sur l’affaire, bien que la presse de l’Hexagone a abondamment abordé la question, affirmant que c’était là une histoire liée à un règlement de comptes entrant dans le cadre du grand banditisme. 

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