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mercredi, 14 février 2018 06:00

Le ministre de la Communication rassure : «L’Etat ne se désengagera pas de son soutien à la presse»

Écrit par Rachid Beldi
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L’État poursuivra son aide à la presse, a indiqué, hier, le ministre de la Communication, Djamel Kaouane. S

e voulant rassurant envers les professionnels du secteur, notamment en cette période de crise économique qui met à mal de nombreux organes de presse, menaçant carrément leur survie, M. Kaouane a affirmé que «l’Etat ne se désengagera pas de son soutien multiforme à la presse, impactée par la crise économique qui touche l’Algérie, à l’instar des autres pays dans le monde».

Le ministre, qui intervenait sur les ondes de la Chaîne 3 de la Radio nationale, a indiqué que ce soutien se fait déjà d’une manière indirecte, à travers le soutien apporté par les pouvoirs publics aux prix du papier et des intrants, la publicité institutionnelle et l’impression des journaux, et qu’un mécanisme de soutien direct sera actionné prochainement par le biais du Fonds d’aide à la presse, a-t-il rappelé. Celui-ci est «en cours de constitution», a expliqué le premier responsable du secteur, tout en reconnaissant que «sans ces formes de soutien direct ou indirect et sans le soutien de l’Etat, aucun média ne pourrait survivre à un marché très difficile». Il exhortera néanmoins les responsables de la presse nationale à trouver «les ressources nécessaires» pour passer le cap de la crise et se «redéployer».
À propos du fonds d’aide à la presse, financé par le Trésor public, le Premier ministre Ahmed Ouyahia avait annoncé, en septembre dernier, son activation pour cette année 2018.
Quelques semaines après, à l’occasion de la Journée nationale de la presse (22 octobre), le président de la République, Abdelaziz Bouteflika, avait réitéré son appel au gouvernement à activer ce fonds eu égard à l’intérêt accordé par l’Etat à «la préservation et à la consolidation des acquis de l’Algérie dans le secteur de l’information».
Une chose est sûre, une fois opérationnel, le Fonds d’aide à la presse apportera sans doute une bouffée d’oxygène (finances) et d’espoir pour les bénéficiaires du secteur, soumis depuis quelques années à la dure loi de l’austérité imposée, notamment, par la chute vertigineuse du marché publicitaire, sans lequel aucun titre ne pourrait d’ailleurs continuer à exister dans la durée.
La raréfaction des entrées publicitaires a rendu les médias incapables de subvenir à leurs besoins courants de fonctionnement, dont la masse salariale notamment, ce qui s’est traduit par leur incapacité à subvenir aux factures d’impression qui s’amoncellent et deviennent un lourd fardeau de dettes impossible à assumer.
Des dettes qui sont «très importantes», a affirmé M. Kaouane, ajoutant que la publicité est «en crise» et que les chiffres d’affaires de certains annonceurs ont chuté de plus de 60%, ce qui a eu des effets sur les médias. D’où la nécessité de «revoir le modèle économique de la presse algérienne», préconise l’invité de la Chaîne 3.


« Nous ne sommes pas les rédacteurs en chef de la presse algérienne »
Dans le même sillage, il a fait remarquer que la loi sur la publicité «ne concerne pas uniquement le volume d’annonces destinées aux journaux, mais elle relève aussi d’une question de régulation, d’éthique et de contenu». Pour rappel, le même responsable avait, en octobre dernier, annoncé, sur les mêmes ondes, qu’ils sont quelque 60 titres, dont 26 quotidiens et 34 hebdomadaires, à avoir mis les clés sous le paillasson depuis le début de la crise économique.
Interrogé sur la mise en place de l’Autorité de régulation de la presse écrite (ARPE), M. Kaouane a indiqué que «c’est une priorité qui figure dans le plan d’action du gouvernement», rappelant, à cet effet, l’engagement du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, pour la création de cette Autorité.
Evoquant la question de la liberté d’expression dans le pays, il a précisé qu’elle est «pleine et entière» et qu’elle est «consacrée par la Constitution». Il a, dans le même chapitre, nié l’existence d’éventuelles pressions subies par la presse. «Nous n’exerçons aucune pression sur les médias et nous regardons avec une certaine bienveillance son évolution, y compris dans ses excès. Nous ne sommes pas les rédacteurs en chef de la presse algérienne et notre rôle n’est pas d’être des commissaires politiques», a-t-il affirmé. 

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