Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
mercredi, 14 février 2018 06:00

Crise du lait en sachet : La limitation des quotas de la poudre de lait pointée du doigt

Écrit par AZIZ LATRECHE
Évaluer cet élément
(0 Votes)

La crise du lait en sachet a fait l’objet, hier, d’une conférence de presse animée par Hadj Tahar Boulanouar, président de l’Association nationale des commerçants et artisans (Anca), en présence des professionnels de la filière du lait, dans ses volets production et distribution.


À l’ouverture des débats, M. Boulanouar s’est attardé sur une question épineuse : qui est responsable de la rareté du lait en sachet ? L’une des réponses est venue d’Amine Belour, président du comité national des distributeurs de lait, qui croit fermement que ce qui a engendré cette crise du lait est «la limitation des quotas de poudre de lait» attribués aux laiteries. Il ajoutera qu’il n’existe pas «d’études sur la distribution qui tiennent compte de la densité démographique de chaque région». Comprendre que certaines zones denses sont peu servies, alors que d’autres, peu habitées, le sont beaucoup trop ! «De plus, certains détaillants ont abandonné la vente du lait en sachet faute de marge suffisante, et en raison des tensions qui se créent chaque jour avec les citoyens», dit-il.
Sur la question de la marge bénéficiaire, le même intervenant ajoute qu’elle est actuellement de moins de 1 dinar pour chaque sachet de lait vendu, tant pour les distributeurs que pour les détaillants. Une marge qui n’a pas augmenté de façon significative depuis 17 ans alors qu’elle «reste l’une des préoccupations des professionnels», retient-on aussi de ses propos. «Les mesures que les pouvoirs publics ont prises récemment pour interdire aux cafétérias de s’approvisionner directement en lait en sachet ne réduisent que très peu la crise», estime-t-il Autant d’indications avancées par le même orateur qui, finalement, étayent l’argument que la «limitation des quotas» de poudre de lait comme étant véritablement à l’origine de cette crise. C’est d’ailleurs dans ce sens que Alioua Dahmane, cogérant d’une laiterie à Chéraga, à Alger, a abondé : «Nous étions à l’arrêt et nous avons repris l’activité en 2011, mais depuis cette date, les quotas d’approvisionnement en poudre de lait sont restés les mêmes. 32 tonnes par mois alors que la demande a augmenté. Nos capacités ne sont pas pleinement exploitées. Nous pouvons produire 100 000 litres par jour mais nous produisons seulement 12 000 litres.» Pour sa part, Hadj Tahar Boulanouar a affirmé, sur un ton accusateur, «qu’entre 25 et 30% de la poudre en lait destinée à la production du lait subventionnée par l’Etat fait l’objet de détournements au profit des fabricants d’autres produits laitiers». Il a mis aussi en exergue le faible apport qu’on peut constater dans la production du lait frais qui ne dépasse pas, selon lui, les 15% de la consommation globale dans notre pays. D’où l’impératif, selon lui, de soutenir la production locale de ce produit et augmenter l’éffectif du cheptel bovin concerné, estimé actuellement à 2 millions de têtes.

Laissez un commentaire

Culture

Après le Festival du cinéma : Le Caire, de l’autre côté de l’écran

Emporté par le frénétique tourbillon d

Culture -
11-12-2018
6ème édition du concours «Jeune artiste-peintre» : Les trois lauréats récompensés

Un vernissage a été organisé avant-hie

Culture -
11-12-2018
6ème édition du concours «Jeune artiste-peintre» : Les trois lauréats récompensés

Un vernissage a été organisé avant-hie

Culture -
11-12-2018
Projetées hors compétition : Trois œuvres clôturent le Fica 2018

La 9e édition du Festival internationa

Culture -
11-12-2018