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mercredi, 14 février 2018 06:00

La grève de l’Intersyndicale aujourd’hui alourdit le climat et le gouvernement multiplie les appels à l’apaisement : «Bouillonnant» front social !

Écrit par Houria Moula
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Plusieurs secteurs de la Fonction publique, la santé, l’éducation, l’enseignement supérieur, la formation professionnelle, l’administration publique notamment mais aussi la Poste et la Sonelgaz connaitront, aujourd’hui, une journée de grève à l’appel de l’Intersyndicale autonome qui regroupe une quinzaine de syndicats.

Ce débrayage d’une journée, accompagné de sit-in à travers toutes les wilayas, pour dénoncer «l’atteinte aux libertés et la dégradation du pouvoir d’achat», réclamer «le retrait de la nouvelle loi sur la retraite et demander une participation effective à l’élaboration du projet de Code du travail», intervient au moment où le front social connaît déjà une forte tension. La grève des médecins résidents qui boucle ses trois mois, causant un manque cruel en matière de prise en charge médicale dans les hôpitaux, ajoutée à celle du Cnapeste qui pénalise une grande partie des élèves à travers les établissements scolaires, a mis le gouvernement en état d’alerte maximale. C’est devenu presque «incontrôlable» au point où tout le monde essaye de contribuer à l’apaisement. Rien que pour ces deux derniers jours, plusieurs membres du gouvernement se sont mis de la partie pour appeler au calme et à faire valoir la raison, mettant en garde contre ce qu’ils qualifient de tentatives d’exploitation de la contestation sociale pour déstabiliser l’Algérie.
«Attention à l’utilisation de la tension sociale ! Car d’aucuns veulent porter atteinte à la stabilité et au calme de l’Algérie», a mis en garde, hier, le ministre de l’Intérieur, Noureddine Bedoui, ajoutant que «beaucoup de parties nous l’envient cette stabilité». Et «c’est la raison pour laquelle je demande aux citoyens d’en prendre conscience et de bien mesurer son importance», a-t-il plaidé en marge de l’inauguration du Salon international de la sécurité routière, au siège de la Safex. Avant, lui, c’était Mourad Zemali, ministre du Travail, qui a estimé, concernant la grève illimitée du Cnapeste, que «nous avons dépassé les lignes rouges» et qu’«il fallait immédiatement reprendre le travail». Même le président de l’Assemblée populaire nationale (APN) et députés de la majorité se sont mis de la partie. Saïd Bouhadja, après avoir proposé une médiation aux médecins résidents, lundi, s’est rétracté hier, estimant que son institution «n’a pas les moyens de prendre en charge ces négociations». «Nous n’avons pas l’intention de remplacer les autorités concernées», a-t-il dit déclaré lors d’une séance plénière. Quant aux députés de la majorité, (FLN, RND, TAJ, MPA et les indépendants), ils ont appelé le gouvernement à agir avec «fermeté» contre les grévistes dans différents secteurs, appelés à leurs tour «à la raison et à reprendre leur postes de travail».
C’est donc dans ce climat qu’intervient la grève de l’Intersyndicale. Ce conglomérat d’organisations syndicales (Unpef, Satef, Cnapeste, CLA, Snpsp, Snateg, Snap, Cnes…) compte faire sa démonstration de force en paralysant plusieurs secteurs à la fois voulant montrer aux autorités leur capacité de nuisance au cas où leurs revendications ne sont pas prises en charge. En effet, la grève illimitée est devenue une arme redoutable pour les syndicats qui se sont éloignés des actions de rue, notamment au niveau de la capitale, après plusieurs interdictions. La preuve aura été donnée avec les deux débrayages des médecins résidents initiés par le Camra et des enseignants du Cnapeste. Pour les acteurs de l’Intersyndicale, «cela n’est qu’un avertissement envers le gouvernement». Plus que jamais, les organisations autonomes s’imposent par la force de la mobilisation et gagnent du terrain dans la bataille de reconnaissance en tant que partenaire à part entière dans les questions relatives à l’avenir du monde du travail en Algérie. Dans cette optique d’ailleurs, le projet de Confédération des syndicats algériens (CSA) se concrétise petit à petit, dans l’objectif de devenir membre de la Tripartite qui regroupe le gouvernement, l’UGTA et le patronat. 

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