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mardi, 13 mars 2018 06:00

Insuffisance rénale : 10 000 hémodialysés en attente d’une greffe de rein

Écrit par Fayçal Djoudi
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Ils sont quelque 1,5 million d’Algériens à souffrir de diverses pathologies rénales, parmi eux 20 000 sont sous hémodialyse, et la moitié est dans l’attente d’une greffe de rein. C’est un bref état de lieux dressé hier par le professeur Tahar Rayan, chef du service de néphrologie du CHU Nafissa-Hamoud (ex-Parnet), invité sur les ondes la Radio nationale.

Il regrette un «énorme déficit» de reins à greffer, faute de donneurs, considérant qu’il «faudrait environ 60 années pour éponger la liste des malades en attente d’une transplantation rénale, laquelle a tendance à s’allonger en raison de la faiblesse du nombre de donneurs vivants mais également des difficultés à faire accepter par les familles tout prélèvement d’organes sur des proches décédés». Il a expliqué que la liste des personnes en attente d’un rein est difficile à réduire par les seules 250 greffes de reins effectuées annuellement. De plus, le don d’organe, selon lui, coûterait beaucoup moins cher à l’Etat comparé à l’hémodialyse, dont une séance «revient à 7 000 DA». Parmi les causes de la moitié des cas d’insuffisance rénale en Algérie, le Pr Rayan pointe du doigt l’hypertension artérielle ainsi que le diabète (environ 5 millions de cas répertoriés pour chacune de ces maladies). Il estime que ce nombre va aller en augmentant en raison, explique-t-il, du vieillissement de la population. Le chef du service de néphrologie de l’hôpital Nafissa-Hamoud, à Alger, déplore surtout la faiblesse du nombre de donneurs vivants, à laquelle s’ajoutent les difficultés à procéder à des prélèvements d’organes sur des personnes décédées, en raison du net refus de leurs proches. Face à un tel constat, le professeur Rayan estime urgent de mettre en place un programme de prévention contre les maladies du rein, ce qui, relève-t-il, «a jusqu’ici été négligé par les autorités». Pour y remédier, le spécialiste recommande d’accentuer la sensibilisation, clarifier et vulgariser la loi, et d'instaurer une meilleure transparence dans le programme de transplantation d’organes. Il préconise, également, l'instauration de cartes de donneurs ou d'un registre de refus, ce qui pourrait aider. Par ailleurs, le professeur estime que la mise en place d'une liste d'attente actualisée des receveurs potentiels est obligatoire. «Dès que le donneur a été localisé, ausculté, reste à identifier les futurs receveurs et choisir ceux qui ont le maximum de ressemblance immunologique avec le donneur (compatibilité sanguine, groupage sanguin, compatibilité tissulaire), d'où la nécessité de cette liste», explique encore le professeur.

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