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mercredi, 14 mars 2018 06:00

Aïssa Sediki : Le droit d’être défendu par ses pairs au Parlement

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Aïssa Sediki est handicapé physique et membre fondateur du Forum algérien pour les personnes handicapées, créé en 2015. Dans cet entretien, le syndicaliste, affilié à la SNTE et professeur de philosophie du secondaire à Djelfa, revient sur le chemin parcouru et les réalisations du Forum algérien pour les personnes handicapées. 

Reporters : Comment allez-vous célébrer le 14 mars de cette année ?
Aïssa Sediki : Ce 14 mars, le Forum algérien pour les personnes handicapées a décidé d’organiser une rencontre à Touggourt (Ouargla) portant sur «Les défis de l’enseignement», en collaboration bien entendu avec la direction de l’éducation et celle des affaires sociales et de la solidarité (DASS) locale. Cette rencontre verra la participation d’enseignants universitaires, d’animateurs d’associations et de spécialistes qui se chargeront de vulgariser les dispositifs juridiques mis en place par l’Etat en matière de prise en charge pédagogique de la catégorie des personnes aux besoins spécifiques.  
Que fait le Forum algérien pour les personnes handicapées ?
Le Forum algérien pour  les personnes handicapées a été créé en octobre 2013 et a reçu l’accréditation officielle le 18 mars 2015. C’est une organisation nationale autonome, différente des autres organisations s’occupant de la prise en charge des handicapés en ce sens où elle met en œuvre plusieurs mobilisations, en misant notamment sur les jeunes instruits. Je rappelle que le Forum a été créé par un groupe de jeunes handicapés à l’expérience avérée, pour la plupart diplômés des universités et instituts supérieurs nationaux. Ce groupe possède une solide expérience dans l’animation associative, en ce sens où ses animateurs ont déjà milité au sein de bureaux de wilaya d’associations de handicapés. Certains d’entre les créateurs du Forum ont même été membres de bureaux exécutifs d’associations nationales de personnes aux besoins spécifiques. Notre mission au Forum algérien pour les personnes handicapées est d’œuvrer à répercuter la voix de cette catégorie de la population auprès des responsables officiels. Il propose également des alternatives et des solutions aux divers problèmes du vécu. Il entend par ailleurs insister sur la prise en charge des préoccupations des personnes aux besoins spécifiques et, pour l’essentiel, profiter de l’expertise scientifique et du développement technologique afin de répondre aux aspirations de cette catégorie et à la concrétisation de l’intégration à laquelle nous œuvrons. Un fait mérite l’attention. En règle générale, les associations de personnes handicapées sont plus présentes au nord du pays. Nous nous sommes engagés à investir et à mobiliser pour l’intégration, autant économique que sociale, des handicapés des régions reculées et du Grand-Sud du pays. 


Quelles sont les plus grandes actions que vous avez mises en œuvre ?
Depuis sa création en octobre 2013, le Forum algérien pour les personnes handicapées a organisé nombre de manifestations. La première du genre est une rencontre nationale centrée sur «Les personnes handicapées et la réalité économique à la lumière des défis contemporains nationaux», organisée en 2014 à Blida. Le second événement a eu lieu en 2015 sur le «Terrorisme des routes», à Djelfa, du fait que cette wilaya a caracolé en tête des wilayas du pays où les accidents de la circulation ont causé beaucoup de handicaps.


Trouvez-vous une oreille attentive auprès des pouvoirs publics ?
 Nous avons été consultés dans le cadre de la révision de la Constitution. Nous avons proposé, et obtenu, à ce que la notion de handicap soit incluse dans le texte édictant «la non-discrimination pour cause de langue, de religion, d’origine et de handicap». Nous avons également proposé, mais pas encore acquis, l’affectation d’un quota dans les assemblées élues réservé aux personnes aux besoins spécifiques, comme c’est le cas pour les femmes. Nous considérons, en effet, que les handicapés sont en droit de voir leurs pairs les défendre au niveau de l’APN, au Conseil de la Nation et autres assemblées élues de wilaya et communales. Nous sommes également membres à part entière du Conseil national des handicapés relevant du ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, à la faveur du renouvellement de sa composante en décembre 2017. 


Le FCE s’implique en faveur des handicapés. De quoi s’agit-il au juste ?
Un accord sera officiellement entériné le 14 mars prochain à Biskra entre le ministère de la Solidarité nationale, de la Famille et de la Condition de la femme, le Forum des chefs d’entreprises (FCE) et l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA). Avec cet accord, le FCE s’engage à l’intégration professionnelle des handicapés. En fait, cet accord entre en droite ligne de la politique de l’Etat algérien visant à améliorer la situation sociale et l’intégration de la catégorie des handicapés sur le plan professionnel. En définitive, le plus grand défi reste celui de créer un cadre idoine et des mécanismes appropriés afin de favoriser le recrutement de cette catégorie de la population et, partant, bénéficier de ses énergies et capacités, favoriser ainsi son insertion professionnelle et, par conséquent, son indépendance financière. Avec un accord de ce genre, les pouvoirs publics misent sur les employeurs et notamment les investisseurs du secteur privé. Il s’agit également de mettre en pratique les programmes économiques initiés par l’Etat et la disposition que le législateur algérien a prévue, à savoir celle relative au quota minimum de 1% réservé au recrutement des personnes aux besoins spécifiques.

Recueillis par Farid Mellal

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