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jeudi, 17 mai 2018 06:00

Marchés des fruits et légumes : La mercuriale s’affole, un Ramadhan sous tension !

Écrit par Hakim Ould Mohamed
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Alors que la production des fruits et légumes serait abondante durant cette saison - les pluies n’ont fait qu’aider la performance -, la mercuriale s’affole en ce début du mois de Ramadhan. Les prix ont à nouveau augmenté à la veille d’un mois connu pour être une période propice à l’hyperconsommation. Pourtant, les rendements agricoles et les pluies de ces dernières semaines étaient propices à une décote.

Sur les étals, l’inflation se fait sentir : un kilogramme de pomme de terre vaut 50 DA, alors qu’il y a une semaine il était cédé à 40 DA, voire à 35 DA. Les oignons sont cédés à 100 DA le kilogramme, la courgette à 180 DA le kilogramme, les carottes à 100 DA, les haricots verts à 200 DA, les tomates à 140 DA, le poivron à 120 DA, le piment à 160 dinars, la laitue à 70 DA le kilo. Deux légumes ont connu des tendances baissières. L’ail de saison qui se négocie entre 35 et 50 DA, alors qu’il avait animé les débats pendant de longues semaines l’année dernière suite à un renchérissement sans précédent de son prix, grimpant à 2000 DA le kilo. Les petits pois sont cédés à 60 DA. L’effet de la saison est bien visible. Nombre d’observateurs pariaient sur une baisse des prix cette année, les pluies étaient au rendez-vous, ce qui a poussé les rendements agricoles au plus haut de leur performance. Selon des sources du ministère de l’Agriculture, les excédents de production touchent désormais une vingtaine de produits agricoles. Sur les étals des fruits, la hausse des prix a été moins soutenue. La fraise de la saison est cédée entre 150 et 200 DA le kilogramme, le melon à 120 DA le kilogramme, la pastèque à 150 DA, les nèfles à 150 DA, la banane à 280 DA et les dattes à 500 DA le kilo. Quant aux viandes, le kilogramme de viande rouge bovine est cédé à 1600 DA, tandis que la viande ovine se négocie à 1800 DA le kilogramme. La viande blanche de poulet coûte entre 280 et 320 DA le kilogramme. Pour l’association des commerçants, il n’y a aucune raison pour que les prix connaissent de fortes augmentations et les marchés une quelconque tension. Hadj Tahar Boulenouar, président de l’Association des commerçants et artisans, estime qu’une légère hausse est constatée sur les étals, mais elle n’est que conjoncturelle et devrait disparaître dès la seconde semaine du mois de Ramadhan.

Les commerçants dédramatisent
Elle est liée à une hausse surprise de la demande à la veille de ce mois sacrée, mais la tension s’estompera dès le cinquième jour. Quant à la disponibilité des produits agricoles, le même responsable, chiffres à l’appui, ne s’attend à aucune pénurie, voire à aucune forme de tension, compte tenu de la disponibilité en quantités suffisantes des produits agricoles. Intervenant, hier, durant l’émission L’Invité de la rédaction de la Chaîne III de la Radio Algérienne, il a cru utile de souligner que les dispositions prises par le ministère de l’Agriculture, celui du Commerce, les autorités locales et les associations professionnelles, tendent à assurer l’approvisionnement du marché, la «stabilité des prix» et à contrer «toute manœuvre spéculative». Le président de l’Association des commerçants et artisans s’attend à ce que la consommation des fruits et légumes atteigne les 10 millions de quintaux durant le prochain mois. La consommation des viandes devrait atteindre, elle, environ 8 millions de tonnes. Invité à s’exprimer sur la persistance du phénomène de spéculation, Hadj Tahar Boulenouar l’impute à l’absence de marchés de proximité et à un «déséquilibre du mode de consommation», qu’il explique par une instabilité de la demande. Par-dessus tout, l’informel continue à jouer un rôle néfaste et inhibe toute tentative de régulation et de contrôle des prix. Le représentant des commerçants et artisans y voit une forme de concurrence déloyale aux réseaux de vente et de commercialisation contrôlés par les institutions de l’Etat. Hadj Tahar Boulenouar accuse également les adeptes des circuits invisibles de l’économie de bloquer les investissements et de faciliter l’écoulement de produits contrefaits ou périmés.
Parmi les raisons encourageant la persistance des tenants de l’informel, celui-ci met en avant le faible nombre de marchés de gros et de détail (1 700), alors qu’il en faudrait entre 2 500 à 3 000, «particulièrement ceux de proximité», estime-t-il. Il va sans dire que le manque de moyens humains et matériels est également à l’origine de la faiblesse des opérations de contrôle et de répression des fraudes. Il y aurait seulement 8 000 contrôleurs sur l’ensemble du territoire national pour une population de 2 millions de commerçants. Tous ces facteurs participent à la hausse des prix et à la difficulté de contrôle de la mercuriale, non seulement durant le mois de Ramadhan, mais durant toute l’année.

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