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vendredi, 19 mai 2017 16:43

Le Brexit offre un corridor pour les produits algériens sur le marché britannique Spécial

Écrit par Fatma Zohra Hakem
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La sortie du Royaume-Uni de l’UE est une opportunité pour l’Algérie. C’est le point de vue défendu par Abderrahmane Benhazil, Directeur général du commerce extérieur au ministère du Commerce. Pour M. Benhazil, le Brexit libère Londres des accords et donc des contraintes qu’il avait avec les pays de l’UE qu’il vient de quitter à l’issue d’un référendum, le 23 juin 2016.

Il lui permet d’ouvrir son marché et offre à l’Algérie l’occasion nouvelle d’y placer ses produits. Avec la Grande-Bretagne, a rappelé le Directeur général du commerce extérieur, notre pays « a des relations bilatérales » qu’il s’agit de renforcer dans le domaine économique au-delà du secteur des hydrocarbures. « La règle dans le cadre de la coopération avec ce pays était le commerce. Maintenant, il faudra aller vers d’autres formes avec d’autres mécanismes. Il faudra étudier la possibilité d’intensifier la coopération dans le commerce des services, notamment la finance et puis, il y a aussi l’investissement », a-t-il déclaré.

« Nous avons des produits agricoles de saison que la Grande-Bretagne importe d’autres pays », a ajouté M. Benhazil, en insistant sur les opportunités à saisir dans ce domaine par les opérateurs algériens éligibles à l’exportation vers les marchés extérieurs et britannique, en particulier. Ce dernier a fait l’objet, en effet, d’un long et intéressant débat mercredi dernier à l’occasion de la journée d’information organisée par l’Agence algérienne des exportations (Algex), en collaboration avec le Conseil d’affaires algéro-britannique (UKABC) (voir notre édition du jeudi 18 mai). Dans ce débat, il a surtout été question de la brèche ouverte par le Brexit aux opérateurs algériens. « Nous rechercherons quels avantages pourraient avoir nos produits et les facilités que peuvent avoir nos exportateurs au Royaume-Uni pour que nos produits soient compétitifs », a résumé Abderrahmane Benhazil

 

Des échanges impactés par le recul des prix du brut

Le volume des exportations algériennes vers le Royaume-Uni avoisine 7 à 8 milliards de dollars, selon les chiffres recensés durant les cinq dernières années, entre 2011 et 2016. Comme on l’imagine, il s’agit d’exportations en hydrocarbures et produits dérivés qui ont connu pour la même période une sérieuse contreperformance et une chute de 60% en raison de la dégradation des prix du brut. Actuellement, l’Algérie occupe le 48e rang dans la liste globale des fournisseurs du Royaume-Uni avec une valeur de 1,1 milliard de dollars. En Afrique, elle occupe un meilleur classement, 3e fournisseur, avec une valeur de 1,13 milliard de dollars, soit une proportion de 6,7%, d’après des chiffres de 2016. Les importations algériennes à partir du Royaume-Uni, durant les cinq dernières années, également, se sont chiffrées à 700 millions de dollars. En 2016, elles ont connu un très léger rebond avec 636 milliards de dollars, en progression de 1% par rapport à 2015, où elles étaient parvenues à un niveau de 630 milliards de dollars. L’année référence, cependant, reste 2011, synonyme d’un pic d’une valeur de 718 milliards de dollars.

Selon les discussions, l’avenir des échanges économiques et commerciaux entre Alger et Londres dépendront de deux facteurs : le premier réside dans la capacité des opérateurs algériens à placer des produits sur le marché britannique, où de sérieux concurrents sont déjà présents, à l’exemple du Maroc et de l’Egypte, pour ne parler que des pays d’Afrique du Nord. Par comparaison, en 2016, le Maroc a exporté vers ce pays 667 millions de dollars dont essentiellement des produits industriels. La Tunisie, pour sa part, a exporté 187 millions de dollars avec une grande part de produits industriels. En revanche, les ventes en produits industriels de l’Algérie au Royaume-Uni ont atteint seulement 54 millions de dollars, soit 4,8% du total des exportations. Beaucoup donc reste à faire. Le second facteur dépend de l’issue des négociations de libre-échange après la mi-juin prochain entre Londres et Bruxelles. Celles-ci s’annoncent difficiles et ne devraient être appliquées qu’après plusieurs années, selon des estimations européennes. L’Europe, rappelle-t-on, est le premier fournisseur du Royaume-Uni avec une valeur de 382 milliards de dollars, soit une part de 60,1%. A titre de comparaison, les importations du Royaume-Uni en provenance d’Afrique ont atteint une valeur de 16,9 milliards de dollars seulement, soit une proportion de 2,7%.

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