Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
jeudi, 07 décembre 2017 06:00

Trump et Jérusalem, un idiot accélérateur d’Histoire !

Écrit par Rabah Serradj
Évaluer cet élément
(0 Votes)

La décision du chef de la Maison-Blanche de transférer l’ambassade des Etats-Unis de Tel-Aviv à Jérusalem (Al Qods) vient de confirmer ce que tout le monde sait depuis 1948 et les différentes guerres israélo-arabes : Washington est et reste l’allié stratégique de l’Etat colonial israélien ainsi que son grand parapluie face au reste du monde

, l’ONU et ses résolutions, et on en passe. L’administration américaine d’aujourd’hui est bien loin du temps où un Jimmy Carter fustigeait l’Etat Apartheid. Elle est bien loin du temps où un William Jefferson Clinton cherchait à rapprocher à Camp David les leaders Yasser Arafat et Yitzhak Rabin. Elle est à des années-lumière de l’époque où la diplomatie américaine tentait les apparences et multipliait des initiatives dont on connait l’effet depuis : «Bétonner» un statu quo au détriment des Palestiniens qui, chaque jour passant, voit leur territoire dérobé, volé, spolié… Qu’importe les mots et le sens des mots devant leur tragédie... Ce qu’on sait maintenant, c’est que Donald Trump est bien l’otage ou le moteur – qu’importe là aussi la nuance - d’un lobby pro-sioniste et viscéralement antipalestinien.
Qu’en déduire ? Que Netanyahou n’est pas seulement à Tel-Aviv, mais à Washington aussi. Cette vérité traduit chez M. Trump une profonde méconnaissance de l’histoire du Moyen-Orient et de ce qu’on appelle le Monde arabe. Elle révèle chez lui toute l’idiotie politique et diplomatique qui est la sienne depuis qu’il est à la tête d’un des plus grands pays de la planète. Mais une idiotie accélératrice d’histoire ! Sa reconnaissance de Jérusalem (Al Qads), ville de toutes les religions et de toutes les prières monothéistes, a la vertu de clarifier, si besoin, un flou artistique dans lequel se complaisaient aussi, les Etats arabes que la direction de l’Autorité palestinienne, qui attendaient tous que Washington pèse enfin de son poids pour la solution des «deux Etats». Désormais, on sait qui est qui et qu’il sera inutile de perdre son temps à déblatérer un discours sur la reconnaissance des droits des Palestiniens qui n’a jamais connu de traduction concrète et réelle sur le terrain depuis les accords mort-nés d’Oslo.
Washington sera désormais considéré comme un adversaire direct, voire un ennemi de la cause palestinienne. Son rôle de parrain d’un quelconque processus de la paix n’a plus lieu d’être. Son administration n’aura plus comme interlocuteur le conciliateur Mahmoud Abbas, mais bien la résistance palestinienne dans ses différentes tendances. Les Etats arabes n’auront plus à organiser des sommets inutilement.

Lu 52 fois

Laissez un commentaire