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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 11 novembre 2014

Les signes de la remise en cause de l’action des élus et des agents publics chargés de la mise en œuvre des politiques publiques destinées à l’amélioration du quotidien et du cadre de vie des citoyens se multiplient à Tizi-Ouzou, qui a enregistré dans la journée d’avant-hier deux actions de protestation organisées par des citoyens. La première action est l’œuvre des habitants du quartier Tiarkab, à Redjaouna, sur les hauteurs de la ville de Tizi-Ouzou, qui ont procédé, durant une bonne partie de la journée d’avant-hier, à la fermeture de la route qui relie la ville des Genêts au village Redjaouna et de l’hôpital de même nom, annexe du CHU Mohamed-Nedir, pénalisant ainsi de nombreux malades, parents de malades et des centaines d’employés et de médecins de cet établissement qui devaient se rendre à leur travail. Ce mouvement de protestation est venu en soutien à des revendications portant sur l’amélioration du cadre de vie des citoyens, qui se plaignent de la lenteur prise par les travaux d’aménagement au sein de leur quartier, des travaux de réalisation de nombreux ouvrages pour les réseaux divers, de pistes et de branchement au gaz et à l’électricité. Le président de l’APC de Tizi-Ouzou s’est dit attentif au problème posé, tout en estimant que la solution demande un peu de temps. Au niveau du centre-ville de Tizi-Ouzou, c’est l’entrée principale du siège de la wilaya qui a été bouclée par des citoyens qui ont investi ce lieu où ils ont organisé un sit-in. Venant de la cité Mokadem, un quartier proche de la cité administrative, ces citoyens réclament leur relogement dans le cadre des programmes RHP (logements sociaux), comme promis par les autorités. La colère de ces citoyens est exacerbée par la promesse non tenue des autorités, qui se sont engagées à répondre à leurs doléances, en procédant à la distribution de nouveaux logements avant le 1er novembre. Pour les autorités, le problème est autre. L’opération de relogement des familles, qui a débuté en 1998, a touché une première tranche de familles. Ne restaient alors que 27 familles en attente de l’être. A l’étonnement des responsables concernés, le nombre « des sinistrés » ne cesse d’augmenter depuis, dépassant de loin le chiffre des demandeurs recensés à l’entame de l’opération de relogement. Depuis 2012, les services concernés ont recensé quelque 181 familles venues de plusieurs régions du pays qui se sont installées sur le site, revendiquant le statut de sinistré et occupant des habitations précaires. Ajoutons, enfin, pour clore ce chapitre des protestations, que le conflit opposant des citoyens des villages d’Azazga au maire de cette ville et à son exécutif perdure et s’enlise. Une énième marche a été organisée samedi dernier par les protestataires, qui campent toujours sur leurs positions, malgré la fin de non-recevoir opposée par la wilaya de Tizi-Ouzou à leur demande, se fondant sur les conclusions de la commission d’enquête qui a rendu compte de ses investigations, il y a peu de temps, au responsable de l’exécutif de wilaya.

Publié dans Région

Avec la mise en service de la méga-station de dessalement de l’eau de mer d’El Mactaâ, près de Mers El Hadjadj, Oran a de l’eau à revendre. Présentée comme une des plus grandes au monde, avec une capacité de production de 500 000 mètres cubes d’eau par jour, elle alimentera la wilaya d’Oran qui recevra  250 000 mètres cubes par jour et le reste sera réparti entre les wilayas de Mostaganem, Mascara, Tiaret et Relizane. Cette réalisation entre dans le cadre du programme de dessalement de l’eau de mer lancé par le gouvernement et qui prévoit d’installer, à l’horizon 2019 et sur l’ensemble de la côte algérienne, 43 unités, tous modules confondus, destinées aux villes côtières, sérieusement affectées par l’insuffisance des ressources conventionnelles (eau des barrages et eau des forages). La consommation d’énergie nécessaire au fonctionnement des stations de dessalement a amené les chercheurs, qui travaillent sur le projet algéro-japonais d’énergie renouvelable appelé Sahara Solar Breeder, à envisager d’acheminer l’énergie solaire à partir du Sud algérien vers la région Nord du pays en vue d’alimenter les stations de dessalement de l’eau de mer. Cette préoccupation concernant la consommation d’énergie est, rappelons-le, partagée également par les chercheurs de l’Unité de développement des équipements solaires (UDES) qui dépend du Centre de développement des énergies renouvelables (CDER). Ils espèrent trouver des solutions à appliquer à l’usine de dessalement de Fouka, située à l’ouest d’Alger dans la wilaya de Tipaza. Une convention de collaboration a été récemment signée entre l’UDES et l’entreprise Myah Tipaza, qui gère l’usine de dessalement de Fouka, pour étudier, notamment, la faisabilité de fonctionnement des systèmes de dessalement par les énergies renouvelables en fonction des caractéristiques du site d’installation et du potentiel énergétique. La méga-station d’El Mactaa a été réalisée par Hyflux, société singapourienne. Le projet a été géré par «Tahlyat Myah Maqtaâ» (TMM), une société détenue à 43 % par Algerian Energy Company (AEC), à 10% par l’Algérienne des eaux (ADE) et à 47% par Menaspring Pte Ltd (Singapour). Son exploitation sera confiée à Hyflux Operation et Maintenance Algérie (HOMA). Sa production sera achetée par Sonatrach et l’ADE sur la base d’un  contrat d’une durée de 30 ans. Ainsi, Oran, longtemps frappée par une crise de l’eau, n’aura plus besoin des marchands ambulants qui livraient cette ressource à domicile, grâce à leurs citernes tractées et aux tuyaux reliés à des motopompes qui faisaient monter l’eau jusqu’aux balcons pour remplir la série de jerrycans et la citerne. Ils étaient des centaines de vendeurs d’eau à intervenir là où le réseau public de distribution était défaillant ou inexistant. Ils étaient agréés, c’est-à-dire détenteurs d’une carte les autorisant à pratiquer ce métier très lucratif à l’époque et d’un numéro d’identification de leur  citerne. Cela permettait aux biologistes chargés du contrôle de la qualité de l’eau, qui veillaient au grain, de pouvoir, en cas de problème, localiser rapidement la source du mal, c’est-à-dire le camion-citerne et le puits où il s’est approvisionné. Le risque de pollution des puits est lié à la présence de fosses septiques et à l’absence de traitement de son eau. Les Oranais n’auront plus à courir ce risque maintenant que l’eau de la station d’El Mactaa arrive dans leurs robinets.

Publié dans Environnement

La 6e édition du Festival culturel international de danse contemporaine (FCIDC), placée sous le signe du « partage » et programmée dans l’agenda des festivités du 60e anniversaire du déclenchement de la guerre de Libération, se tiendra du 15 au 22 novembre au Théâtre national Mahieddine-Bachtarzi.

Par Myassa Illoul Lors d’une conférence de présentation de la manifestation animée hier, Mebarka Kaddouri, commissaire du festival, a révélé que 24 pays seront représentés à ce festival, à travers des compagnies de danse et des chorégraphes de renom, qui vont se produire aux côtés des compagnies nationales. En parallèle, du 10 au 22 novembre, des résidences-ateliers ainsi que des conférences seront abritées par l’Institut supérieur des métiers des arts du spectacle et de l’audiovisuel (ISMAS) de Bordj El Kiffan, destinées à de jeunes danseurs algériens venus de tout le pays. Des masters-class sont aussi au menu et seront animés par des professionnels de renom venus partager leur savoir-faire avec 80 danseurs algériens. Ils porteront sur scène, le soir de la clôture, le fruit de cette rencontre avec un finish prévu au TNA et au palais de la culture Moufdi-Zakaria. Cette sixième édition du FCIDC met la Palestine à l’honneur, représentée par la jeunesse palestinienne, à travers sa troupe « Orient & Dance Theater », présente avec un spectacle artistique intitulé Le Voyage, sous la direction artistique de Maher Shawamra. La jeune compagnie racontera, le temps d’une chorégraphie, l’histoire d’un groupe d’individus qui se séparent à la recherche d’une issue qui ne se réalise qu’avec l’amour et l’espoir. Le groupe puise toute sa créativité et s’inspire essentiellement de la liberté, de l’espoir et de l’affranchissement du joug colonial sioniste. Grande première dans l’histoire du FCIDC, le British Council a pris l’initiative de s’associer à l’événement en faisant participer la troupe anglaise de danseurs handicapés Stopgap Dance Company, une compagnie animée par la volonté de montrer qu’il n’y a que la détermination et le courage qui font la différence entre les handicapés et les personnes valides. Cependant, la commissaire du festival n’a pas manqué de souligner la difficulté de monter une sélection algérienne de danse, car « notre pays manque cruellement de troupes professionnelles ». Les organisateurs souhaitent l’éventuelle création d’une école de danse, apte à former les jeunes, et pour cultiver et faire connaître la discipline.

Publié dans Culture

L’APN a ouvert hier le débat en plénière sur le projet de loi relatif à la mise en place d’un fonds de pension pour les femmes divorcées. Cette plénière était l’occasion pour le ministre de la Justice, Tayeb Louh, de faire la présentation du projet devant les députés, ainsi que l’exposé des motifs. De leur côté, des députés ont commenté, d’autres ont critiqué ou encore soutenu ce projet de loi, chacun selon sa vision et ses arguments, parfois sur des bases idéologiques.

Ainsi, le ministre de la Justice a indiqué que le projet de loi s’inscrit en droite ligne des promesses électorales du président de la République, ainsi que les réformes engagées par l’Etat dans le système judiciaire. Il vient, selon lui, en réponse à des difficultés en relation avec l’application des décisions judiciaires obligeant le mari divorcé à payer les charges alimentaires, du logement, de l’habillement et d’autres au profit des enfants sous la responsabilité de son ex-femme. Certains hommes divorcés ne payent pas cette pension ou tardent à le faire, ce qui met la femme divorcée dans une situation délicate, l’obligeant à travailler n’importe où et n’importe comment pour subvenir aux besoins de ses enfants. Une situation, a ajouté le ministre, susceptible de causer des problèmes sociaux. Il a, dans ce sens, expliqué que la loi a également une dimension sociale. Désormais, en adoptant ce projet de loi, les enfants pris en charge par leur mère divorcée pourraient bénéficier de l’aide du fonds dans le cas où le père n’honorerait pas ses obligations. Dans un deuxième temps, le père réfractaire sera obligé de payer son dû au fonds en question. Par ailleurs, les députés de l’opposition parlementaire ont souligné plusieurs lacunes dans ce projet de loi, contrairement aux députés de la majorité qui l’ont applaudi. Ainsi, Nabila Adjlout du Front des forces socialistes a critiqué les insuffisances de ce projet de loi. Pour elle, il faut créer un fonds pour tous les membres des familles en difficulté, « comme cela se fait ailleurs ». « Il y a des pères divorcés au chômage et dont la situation sociale délicate ne leur permet pas de payer cette pension », a-t-elle déclaré, ajoutant qu’il est injuste de condamner ces pères en situation vulnérable. Elle a également soulevé l’inutilité de débattre de cette loi, alors que des articles relatifs à ce fonds ont déjà été adoptés dans la dernière loi de finances. De son côté, le député Nordine Berkaïne du même groupe parlementaire a soulevé la nécessité de s’attaquer d’abord aux problèmes qui causent le divorce. Pour lui, selon son expérience d’avocat, la majorité des cas de divorce se posent en termes de droits sociaux. Il s’agit, selon ses propos, des problèmes de logement et aussi de travail. « Ce sont des droits élémentaires que l’Etat doit prendre en charge », a-t-il déclaré. Toutefois, pour la mouvance islamiste, représentée par l’AAV et les députés du Front de la justice et du développement (FJD), c’est une question politico-idéologique. A ce propos, Lakhdar Benkhalaf, député du FJD, a tiré à boulets rouges sur le président de la République, l’accusant de proposer cette mesure par opportunisme électoral, avant de verser dans une logique idéologique propre à sa mouvance. Dans ce sens, le député du FJD a déclaré que cette loi encourage la rébellion des femmes contre leurs maris, allant jusqu’à la comparer à la mesure prise il y a quelques années concernant le tuteur dans le mariage qui n’est plus obligatoire dans le Code de la famille. Il a, par ailleurs, dénoncé cette solution, la qualifiant de « solution-bricolage », puisqu’il fallait s’attaquer au préalable à l’épineuse question du divorce en Algérie qui cause ce genre de problème. Même son de cloche du côté de l’autre groupe islamiste de l’AAV. Tous les intervenants de l’AAV ont émis des doutes quant à la volonté du gouvernement de régler ce problème. Ils se basent sur le rejet de leur proposition d’un projet de loi du même genre en 2013 par le gouvernement, selon Abderrahamne Benferhat, député de l’AAV. Il a, dans ce sens, mis en garde contre ces pratiques, affaiblissant davantage une assemblée déjà « peu légitime », selon lui. A noter que la commission juridique est supposée proposer des amendements pour soumettre le projet de loi, dans sa nouvelle version, au vote en plénière dans les prochains jours.

Publié dans Actualite archives

Il portait un rameau d’olivier et un fusil de révolutionnaire : Arafat demeure présent dans les mémoires en Palestine, où il reste le grand leader regretté. Des décennies durant, il a incarné la lutte pour l’indépendance des Palestiniens : Yasser Arafat reste un héros national pour le peuple palestinien qui attend toujours son État. Lorsqu’il décède le 11 novembre 2004, il était le président d’une Autorité palestinienne moribonde, au statut flou. Dix ans plus tard, son successeur Mahmoud Abbas, a obtenu à l’ONU le statut d’Etat observateur. Mais dans les faits, les Palestiniens espèrent encore leur Etat, 66 ans après la création d’Israël. Si la reconnaissance internationale se fait toujours attendre, Arafat reste pour eux «un symbole national, car il est vu comme celui qui n’a jamais abdiqué et a dévoué sa vie à la cause», dit Nathan Brown, du centre Carnegie. Jusqu’aux derniers jours, assiégé dans son QG de Ramallah, des bulldozers israéliens postés sous ses fenêtres, il est celui qui a tenu tête à Israël. Pour cela, affirme Karim Bitar, de l’Institut de relations internationales et stratégiques (IRIS), «la cause palestinienne a été identifiée à la personne d’Arafat». «Sa victoire, c’est d’être parvenu à faire passer la Palestine d’une cause humanitaire à une véritable question nationale», renchérit Xavier Abou Eid, un porte-parole de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), fondée et dirigée par Arafat jusqu’à sa mort. Car celui qui fin, 1974, lançait à l’ONU «Je suis venu porteur d’un rameau d’olivier et d’un fusil de révolutionnaire, ne laissez pas tomber le rameau de ma main», a finalement fait le choix de la solution diplomatique, entamant un difficile processus de paix, au point mort depuis 2000. Dénoncé comme un «terroriste» par les Israéliens, chassé de Jordanie en 1970 ou du Liban en 1982, Arafat s’est glissé dans les habits de leader en quête d’un Etat, sans jamais quitter son treillis et son keffieh. En 1993, il décide de signer les accords d’Oslo qui dessinèrent un temps la possibilité d’un Etat palestinien. Avec sa poignée de main historique à la Maison-Blanche avec le Premier ministre israélien, Yitzhak Rabin, il met fin à 27 ans d’exil et prend la tête de l’Autorité palestinienne. Dix ans après sa mort, les Palestiniens tentent toujours d’obtenir un Etat. Ils veulent faire voter, novembre courant à l’ONU, la fin de l’occupation sous deux ans, un projet qui risque d’être avorté par un énième veto américain. « MARTYR » DE LA CAUSE En dépit de l’échec d’Oslo, de la poursuite de l’occupation et de la colonisation, ce que les Palestiniens retiennent d’Arafat, c’est que «malgré toutes ses erreurs, il a porté un message entendu des camps de réfugiés du Liban jusque chez les Palestiniens du Chili, en passant par Gaza et la Cisjordanie». Car, ce «personnage romanesque», qui s’était créé sa légende, savait manier les mots. Lors de la 2e Intifada, il louait la «résistance», tirant à lui un mouvement qu’il n’avait pourtant ni planifié ni lancé. Mobiliser les foules, il l’a fait jusque dans la mort : lors du rapatriement de son corps, des milliers de Palestiniens faisaient le déplacement jusqu’à Ramallah. Car, en 2004, Arafat devenait un «martyr» de la cause avec sa mort, dont les circonstances font toujours l’objet d’une enquête, des prélèvements après son exhumation ayant révélé un possible empoisonnement. Abou Ammar, de son nom de guerre, «révolutionnaire mais pas homme d’État, exerçait un pouvoir personnel et n’a pas su construire des institutions et planifier l’avenir». Depuis, écrasé par l’ombre de son illustre prédécesseur, M. Abbas peine à s’imposer auprès des Israéliens comme parmi les Palestiniens qui, outre l’occupation, ont souffert des divisions entre le Fatah, dont Abbas est le chef, et le Hamas islamiste qui tarde à remettre les clés du pouvoir à Gaza. «Sous Arafat, il n’y aurait jamais eu la division», assurent les Palestiniens unanimes. Même le Hamas respecte sa mémoire. LA PAIX RESTE HORS DE PORTÉE Les Etats-Unis avaient fait de Yasser Arafat un obstacle à la paix avec Israël. Mais dix ans après la mort du chef palestinien, un accord historique reste hors de portée. «La réalité avec Arafat est qu’on ne pouvait pas conclure d’accord de paix avec lui, mais qu’on n’a pas non plus réussi sans lui», résume Aaron David Miller, expert du centre d’études Woodrow Wilson à Washington et ex-conseiller de six secrétaires d’Etat américains sur ce dossier qui empoissonne la communauté internationale depuis près de sept décennies. Et la dernière tentative acharnée de médiation américaine par le chef de la diplomatie John Kerry n’a pas mis fin à la loi des séries : depuis les accords d’Oslo en 1993, toutes les administrations américaines se sont cassé les dents sur le processus israélo-palestinien. De fait, la perspective d’un règlement du conflit n’a jamais été «aussi lointaine depuis 1993, lorsque Arafat et (le Premier ministre israélien de l’époque Yitzhak) Rabin avaient lancé des négociations», souligne Hussein Ibish, chercheur au centre American Task Force on Palestine. Le monde entier se souvient en effet de la poignée de main historique entre Arafat et Rabin, sous les auspices du président américain démocrate Bill Clinton sur la pelouse de la Maison-Blanche, le 13 septembre 1993. L’année suivante, les deux dirigeants décrochent le prix Nobel de la paix, partagé avec le chef de la diplomatie israélienne de l’époque, Shimon Peres. Mais le dialogue israélo-palestinien sous l’égide des Etats-Unis patine à la fin des années 1990. Jusqu’à l’échec à l’été 2000 du sommet de Camp David entre Arafat et le Premier ministre israélien d’alors, Ehud Barak. A partir de la seconde Intifada en septembre 2000, le président palestinien est ostracisé par les États-Unis, l’administration du président républicain George W. Bush, qui prend ses fonctions en janvier 2001, jugeant qu’il est un obstacle à la paix avec Israël. ARAFAT N’ÉTAIT PAS LE PROBLÈME Mais avec le recul historique, des experts contestent cette lecture du conflit. «Arafat a créé les conditions d’un accord. Il a été le premier à accepter une solution à deux Etats, il a changé la dynamique palestinienne», défend M. Ibish. Pour Khaled Elgindy, du Brookings Center for Middle East Policy, «Arafat n’était clairement pas le problème». L’analyste accuse plutôt «l’establishment à Washington et l’administration Bush» d’avoir «sur-personnalisé le conflit» sur la figure d’Arafat pour «mettre sous le tapis les causes profondes» du contentieux entre Israël et les Palestiniens. M. Miller reconnaît aussi que le chef palestinien, mort près de Paris le 11 novembre 2004, «avait la crédibilité, l’autorité, la légitimité pour garder le contrôle sur le mouvement palestinien (...) et pour, s’il l’avait voulu, sceller un accord» avec Israël. Rien de tel avec son successeur, le président Mahmoud Abbas, qui n’a, selon M. Miller, «ni l’autorité ni la légitimité de la rue». Il est de surcroît contesté par le mouvement islamiste Hamas dans la bande de Gaza. Le président Abbas reste cependant le partenaire privilégié des États-Unis en vue d’un règlement avec Israël, Washington considérant le Hamas comme une «organisation terroriste». Mais de l’aveu même des Américains, le processus de paix est totalement au point mort. John Kerry s’est usé neuf mois durant entre juillet 2013 et avril dernier à relancer le dialogue direct entre les deux camps. Il a multiplié les voyages au Proche-Orient, enchaînant des centaines d’heures de tractations à huis clos. LE FATAH ANNULE LES COMMEMORATIONS POUR RAISON DE SÉCURITÉ Le Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé, dimanche dernier, annuler les commémorations prévues mardi à Gaza pour le 10e anniversaire de la mort de Yasser Arafat, le Hamas lui ayant indiqué qu’il ne pourrait pas assurer la sécurité de cet événement. Les deux poids lourds de la politique palestinienne ont signé en avril un accord de réconciliation. Déjà précaire, cette réconciliation a été mise à mal par une série d’explosions ayant visé vendredi des maisons de cadres du Fatah à Gaza ainsi que les installations censées accueillir les célébrations de ce mardi. Le porte-parole du Fatah à Gaza, Fayez Abou Eita, a indiqué à l’AFP que ces commémorations avaient été «officiellement annulées». «Nous avons été informés par les branches sécuritaire et politique du Hamas qu’elles étaient dans l’incapacité de garantir la sécurité» des célébrations, a-t-il expliqué. «Face au danger que cela représente pour le public, nous avons dû nous décider à annoncer son annulation». Les services de sécurité du Hamas ont confirmé dans un communiqué avoir informé le Fatah qu’ils n’étaient pas en mesure de garantir la sécurité de l’événement. Leur porte-parole, Iyad Bozoum, a évoqué «les tensions intra-palestiniennes», ainsi que des «difficultés logistiques et administratives», dont il a fait porter la responsabilité au chef du gouvernement d’union nationale, Rami Hamdallah, et «plus important encore, le fait que le personnel de sécurité n’a perçu aucun salaire depuis la formation du gouvernement d’union» le 2 juin. Quelque 24 000 fonctionnaires civils ont reçu récemment leur paie, contrairement aux membres des services de sécurité, près de 30 000 hommes en armes, qui n’ont rien perçu. L’Autorité palestinienne assure faire face à des pressions de l’étranger et aux institutions bancaires qui refusent d’effectuer ces virements, le Hamas étant considéré comme «une organisation terroriste» par Israël, les Etats-Unis et l’Union européenne. Le Fatah, fondé par Yasser Arafat qui l’a dirigé jusqu’à sa mort, a fait porter la responsabilité des explosions de vendredi dernier, au Hamas, certains de ses dirigeants accusant des membres des forces de sécurité du mouvement islamiste d’être derrière ces attentats. Après les attaques, le Premier ministre a annulé une visite prévue samedi à Gaza, où le Hamas tarde à lui remettre les clés du pouvoir dans l’enclave palestinienne.

Publié dans Grand angle

L’Algérie termine en tête de ce tournoi et ses athlètes marquent des points supplémentaires dans le classement mondial. L’Algérie a remporté dimanche soir deux nouvelles médailles d’or et 4 en argent lors de la deuxième journée de l’African Open de judo-2014 (seniors) qui se déroule à Port-Louis (Maurice), grâce à Lyes Bouyacoub (-100 kg) et Tayeb Mohamed Amine (+100 kg). Bouyacoub, médaillé de bronze du Grand Chelem d’Abu Dhabi-2014, a ouvert le bal en glanant le vermeil après ses victoires sur l’Angolais Cassimiro Bento, puis l’Australien Elijah Schuurmans. En finale, il a surclassé David Buechel (Liechtenstein). Dans la catégorie des +100 kg, Tayeb Mohamed Amine a remporté lui aussi la médaille d’or dans une finale 100% algérienne disputée face à son compatriote Billel Zouani. Avant d’arriver en finale, Tayeb a battu les deux Mauriciens Sebastien Perrine et Warren Mootien, alors que Zouani a dominé également deux judokas de Maurice : Guillaume Gary et Jean-François Begue. De son côté, Abderahmane Benamadi (-90 kg) a remporté la médaille d’argent de sa catégorie. Il a dominé dans la poule A le Slovène Igor Spasojevic. En demi-finale, il a battu l’Anglais Frazer Chamberlain avant de s’incliner en finale devant l’autre Anglais Andrew Burns. Chez les dames, Kawtar Ouallal (-78 kg) a gagné la médaille d’argent. Elle a battu l’Australienne Miranda Giambelli, puis Brigite Rose (Seychelles), avant de trébucher en finale face à la Camerounaise Mballa Attangana. Sonia Asselah (+78 kg), qui n’a pas disputé les qualifications, a pris la médaille d’argent après sa défaite en finale devant l’Equatorienne Marlin Viveros. Lors des combats de la première journée disputés samedi, l’Algérie a arraché une médaille d’or par Fethi Nourine (-66 kg), deux en argent grâce à Zourdani Houd (-66 kg) et Imen Agouar (-63 kg), ainsi que deux autres en bronze, œuvres d’Oussama Djeddi (-73 kg) et Djazia Haddad (-52 kg). Ratiba Tariket (-57 kg), seule Algérienne engagée qui n’a pas eu de médaille, a pris la 5e place de sa catégorie. Au tableau général des médailles, l’Algérie a terminé en tête avec un total de 11 médailles (3 or, 6 argent, 2 bronze), suivie de l’Angleterre qui a empoché 7 médailles (3 or, 1 argent, 3 bronze) et de l’Equateur qui a eu 6 médailles, dont deux en or. L’Algérie a été représentée par douze athlètes, dont cinq filles, dans ce tournoi qui permet à chaque médaillé d’or de gagner 100 points dans le classement mondial comptant pour la qualification aux Jeux olympiques 2016 de Rio de Janeiro (Brésil).

Publié dans Sports

Toute une histoire que cette usine Renault de Oued Tlélat ! Abdelkader Djettou, secrétaire général de l’Union de wilaya de l’UGTA à Oran, aujourd’hui à la retraite, se la raconte en mode« personnel » et sur un air que les moins de trente ans ne peuvent pas connaître. Il se souvient que le site, vieux de plus de quarante ans, a abrité une usine de textile de la Sonitex jusqu’à la fin des années-quatre-vingt-dix. « Le projet existait déjà du temps de Ben Bella, mais c’est le président Boumediène qui, en 1968-1969, était venu poser la première pierre de l’usine. Je ne me rappelle plus exactement la date exacte de sa venue, mais il était jeune et nous l’étions aussi. Ce que je n’ai pas oublié, c’est la tape amicale qu’il m’avait donnée sur le dos. J’étais parmi les syndicalistes qu’il avait rencontrés et encouragés ce jour-là. Une époque formidable ! ». Après, poursuit-il, c’était Belaïd Abdesselam qui était venu visiter l’usine en marche. C’était en 1974, je crois, et je n’ai pas oublié les mots qu’il nous avait dit : « Cette usine, prenez-en soin, c’est important pour le pays et pour vous. » Le vieux syndicaliste se rappelle que l’usine de Oued Tlélat, avec celle proche d’El Kerma, toujours ouverte et « où on faisait de la draperie », figuraient parmi les unités textiles les plus importantes de l’Oranie. « Vous savez, s’exclame-t-il, on faisait du coton qu’on cultivait dans les régions de Mascara et Sig, on tissait d’autres choses aussi, de belles choses. On travaillait avec des machines qui venaient de la Yougoslavie de Tito. Certaines n’étaient pas bonnes, il fallait les réparer constamment, mais on faisait avec, certains que ça devait continuer. » Après, dit-il, un ton en dessous, « je n’ai pas très bien compris ce qui est arrivé. Ça ne marchait plus comme avant, on avait des problèmes de matériel, certains sérieux et on a vu le container venir. Contre le tissu et le vêtement importés, on ne pouvait rien, non plus, et nos meilleurs ouvriers ont commencé, déjà dans les années soixante-dix, à migrer vers Sonatrach ». Les salaires dans les hydrocrabures, avance-t-il dans son histoire typiquement algérienne, étaient déjà « meilleurs » et les « gens s’en allaient par paquets avant que ça ne tombe à l’eau définitivement ». « Il y avait les barbus aussi, qui se sont mis à égorger, qui ont tout cassé », accuse-t-il dans un sursaut de militant ugétiste de la première heure. Peut-être aussi, lui qui est un « bon croyant », qui «connaît le licite et l’illicite », qui fait ses prières, pour oublier les « erreurs de gestion». Mais, ce n’est pas sûr. Avec Abdelkader Djettou, vieux syndicaliste qui a le verbe oranais et l’invitation facile, « il faut du temps pour parler du passé…» Autre temps, autre récit, autre histoire Dans son roman sans doute magnifié du textile algérien et de l’industrie nationale des années soixante et soixante-dix, point de nostalgie, en effet. « Le passé, c’est le passé et il faut regarder devant maintenant. C’est très bien que le site, qui a été désamianté, nettoyé et remis à neuf, revive de cette façon. C’est très bien que des gens, des jeunes surtout, y reviennent travailler. » « Renault ou pas, l’essentiel est que ça marche », tonne-t-il avec ce verbe oranais si fleuri et si amusément rugueux. Le site, en effet, ouvre d’intéressantes perspectives pour Oran et sa périphérie. Plus de 300 personnes y ont été déjà recrutées. D’autres devraient les rejoindre, assure le numéro 1 de l’UGTA, présent à l’inauguration avec le délégué syndical de SNVI, partenaire à 34% de l’investissement global. M. Belmouhoub affirme après M. Sidi Said que, pour aider à lancer le marché de la Symbol made in Algeria, une convention va être signée au profit des « mécanos » de Rouïba pour qu’ils soient parmi les premiers à acquérir le véhicule. Un millier d’ouvriers du complexe SNVI devrait, selon lui, acheter la belle voiture qui a fait dire à Abdelmalek Sellal, en tournée de travail dans le proche pays oranais et qui a inauguré l’usine de Oued Tlélat, qu’elle « marque une étape importante de l’industrie automobile nationale naissante ».  Et qu’elle « matérialise les perspectives prometteuses de la coopération entre l’Algérie et la France ». Faisant le récit d’une séquence à venir de la manufacture algérienne, il ajoutera que des « approches similaires » à celle qui a permis la concrétisation de l’investissement de Renault Algérie Production « sont et seront conduites dans les secteurs de l’agriculture, de l’énergie et du tourisme afin d’opérer la mue de l’économie algérienne et son insertion aux systèmes mondiaux de production de biens et de services ». Dans un show à l’américaine préparé par les communicants de Renault, un décor qui tranche avec celui «socialiste» que décrivait le syndicaliste Abdelkader Djettou du temps où il était syndicaliste dans le textile, M. Sellal dira que l’Algérie de 2014 n’a «aucun complexe à aller chercher la compétence et l’expertise là où elles se trouvent pour la réalisation de notre programme de développement et nous comptons profiter de ces partenariats pour apprendre, développer l’outil national de production et augmenter nos capacités managériales ». Carlos Ghosn, le numéro 1 de Renault, qui a insisté sur la «qualité » de la Symbol et sur ses caractéristiques technologiques, dont celles d’être un «véhicule connecté et pourvu de GPS », affirme que l’usine de Oued Tlélat est avant tout algérienne, « fruit d’un solide partenariat entre Renault et l’Algérie, une usine construite avec des entreprises algériennes et destinée à tisser un réseau de sous-traitance algérienne. Il déclarera que dans un pays où son groupe détient 27% des parts de marché de l’automobile, il était naturel qu’il s’inscrive dans un investissement comme celui de Renault Algérie Production (RAP). Le grand patron a estimé que le complexe avait tous les atouts pour satisfaire le marché algérien local et de rayonner vers d’autres marchés du continent africain. Laurent Fabius, ministre français des Affaires étrangères et du Développement international, qui, dans un humour que beaucoup n’ont pas compris ou apprécié, en disant qu’il avait une petite appréhension que la première Symbol présentée en grande pompe à la presse et aux invités et dans laquelle il était monté en bon « marketeur » avec MM. Sellal et Ghosn, ne marche pas bien, a eu de belles paroles dessus. L’investissement traduit un partenariat algéro-français exemplaire » auquel je donnerai la qualification de « triple A » : celui de « l’action, de l’ambition et de l’amitié ».

Les dates clés Le 25 mai 2012 : signature d’un MOU (Memorandum of Understanding) entre Renault et le gouvernement algérien pour l’implantation progressive d’une filière automobile en Algérie. Le 19 décembre 2012 : signature d’un pacte d’actionnaires entre Renault, la Société nationale de véhicules industriels (SNVI) et le Fonds national d’investissement (FNI) en vue de la création d’une coentreprise (49% Renault, 34% SNVI et 17% FNI). Le 31 janvier 2013 : création de la société « Renault Algérie Production ». Le 25 septembre 2013 : début des travaux sur le site de Oued Tlelat (près d’Oran). Le 26 septembre 2014 : accord de fabrication pour l’usine « Renault Algérie Production ». Le 10 novembre 2014 : inauguration de l’usine.

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L’équipe Nationale et le sélectionneur français des Verts, Christian Gourcuff, ne font pas cas de la dernière annonce du Maroc de demander le report de la CAN-2015 et donc de refuser d’abriter la compétition, et continuent à travailler le plus normalement du monde. En effet, le coach des Fennecs a programmé un stage à partir d’aujourd’hui au centre des équipes nationales à Sidi Moussa afin de préparer les deux matches restant des éliminatoires de la CAN-2015, respectivement face à l’Ethiopie et au Mali, les 15 et 19 novembre prochains. Il faut rappeler que les Verts sont déjà assurés de la qualification à la phase finale de la compétition, car étant premiers de leur groupe avec 12 points dans leur escarcelle. Vingt-trois joueurs sont concernés par ce regroupement, le troisième sous la houlette de Gourcuff, avec deux joueurs qui rejoignent les Verts pour la première fois, à savoir Mehdi Abeid, le joueur de Newcastle, et Baghdad Bounedjah, l’attaquant et buteur du club tunisien de l’Etoile sportive du Sahel. Par ailleurs, il faut savoir que c’est aujourd’hui, mardi, que la CAF se réunira au Caire pour décider du sort de la prochaine édition de la CAN, après avoir retiré au Maroc l’organisation du tournoi de 2015. Le royaume a demandé le report de la compétition, prévue entre le 17 janvier et le 8 février, à cause de l’épidémie Ebola, une demande rejetée par l’instance continentale. Même s’il n’est pas écarté que la compétition soit annulée, n’empêche qu’il peut y avoir une lueur d’espoir de voir cette édition se jouer en temps voulu par la CAF, à savoir au mois de janvier si le Nigeria confirme sa volonté de l’abriter. Il y aussi l’Angola qui est prête à l’accueillir, mais la balance pencherait plutôt pour le Nigeria, surtout que ce pays vient de construire un nouveau stade aux normes internationales. Seul bémol, la situation sécuritaire dans ce pays. Tout reste possible donc pour cette édition qui ne sera pas comme les autres, puisqu’on ne décide pas généralement de l’organisation d’une compétition majeure en moins de deux mois.

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Ansar Beit al-Maqdis, une organisation djihadiste qui opère dans la partie nord de la péninsule égyptienne du Sinaï, a prêté allégeance au groupe Etat islamique. L'annonce a été faite hier à travers un message audio posté dimanche soir sur le compte Twitter du groupe djihadiste égyptien. L'orateur, inconnu, a également revendiqué plusieurs attaques meurtrières ciblant principalement les forces de sécurité égyptiennes. Ce groupe, basé dans le Sinaï, s'est formé à la faveur du vide sécuritaire ayant suivi la chute de Hosni Moubarak en 2011, mais il a multiplié les attentats meurtriers ces derniers mois contre les forces de l'ordre, en représailles, selon lui, à la répression sanglante qui s'est abattue sur les islamistes après que l'armée ait destitué, en 2013, Morsi, premier président jamais élu démocratiquement en Egypte après la chute de Moubarak. En réaction, le porte-parole du ministère égyptien de l'Intérieur, Hani Abdel Latif, a estimé dans un entretien avec l'AFP hier que l'annonce du groupe djihadiste ne modifierait pas l'attitude des autorités égyptiennes, qui ont juré d'« éliminer les terroristes ». « Il s'agit de noms différents pour les mêmes terroristes », a-t-il dit. A travers ce nouveau ralliement, l'organisation terroriste Etat islamique (EI) étend son influence au Moyen-Orient. Pour le spécialiste de l'islam radical Jean-Pierre Filiu, cité par l’AFP, il ne fait pas de doute que « Daesh » (acronyme de l'Etat islamique en arabe) a définitivement détrôné Al-Qaïda comme référence ultime du jihad global à vocation planétaire. Ansar Beït al-Maqdess avait dit jusqu'alors s'inspirer d'Al-Qaïda, mais avait déjà annoncé récemment qu'il « soutenait » l'EI. Aussi, l'annonce d'Ansar Beït al-Maqdess intervient après un week-end de rumeurs et d'informations contradictoires selon lesquelles Baghdadi, le chef de l’EI, aurait été blessé, voire tué, dans des raids de la coalition ayant visé vendredi des dirigeants de l’organisation terroriste. D’autre part, le président américain Barack Obama a annoncé dimanche dernier qu'une « nouvelle étape » de l’intervention militaire contre l’EI s'était ouverte avec l'annonce de l'envoi de 1 500 conseillers militaires supplémentaires en Irak. « A présent, plutôt que de simplement viser à arrêter la progression de l'EI, nous voulons être en position de lancer une offensive », a-t-il affirmé.

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La ville de Potiskum, au Nigeria, a été secouée hier par un attentat-suicide commis contre un collège-lycée public de garçons. L’explosion a fait 47 morts et 79 blessés, selon Emmanuel Ojukwu, le porte-parole de la police nigériane repris par l’agence AFP. Boko Haram qui n’a pas encore revendiqué officiellement cet attentat est pointé du doigt, car affirmant lutter contre l'éducation à l'occidentale. Cette organisation, dont le nom signifie « L'éducation occidentale est un péché » en langue haoussa, a déjà mené de nombreuses attaques contre des établissements scolaires qui, estime ce groupe, fournissent une éducation influencée par les valeurs occidentales.  Potiskum, capitale économique de l'Etat de Yobe, est, notons-le, l'un des trois Etats placés mis sous loi martiale depuis un an et demi par le gouvernement pour faire face au groupe terroriste Boko Haram. Le massacre perpétré hier survient au lendemain de la publication d'une nouvelle vidéo du chef de Boko Haram, Abubakar Shekau, dans laquelle il réaffirme avoir créé un « califat » dans les zones du nord-est du Nigeria conquises par les insurgés. Une vidéo dans laquelle il a exclu, une nouvelle fois, toute perspective d'accord de cessez-le-feu avec le gouvernement.  En février dernier, des hommes armés avaient ouvert le feu et lancé des explosifs dans le dortoir d'un internat à Buni Yadi, également dans l'Etat de Yobe, tuant au moins 40 adolescents. En juillet 2013, l'attaque du lycée de Mamudo, non loin de Potiskum, avait fait 42 morts parmi les élèves et leurs enseignants, que les assaillants avaient rassemblés dans un dortoir où ils avaient jeté des explosifs et mis le feu. Shekau avait ensuite justifié la tuerie de Mamudo dans une vidéo, sans toutefois la revendiquer. Dans une autre vidéo obtenue l'année dernière par l'AFP, Shekau avait rappelé : « L'école occidentale, c'est interdit par la religion, l'université c'est haram (interdit). Arrêtez d'aller à l'université, bâtards! ». Si en 2010 et 2011, les islamistes s'en prenaient souvent aux écoles quand elles étaient fermées, depuis 2013, les élèves sont de plus en plus visés. En avril dernier, Boko Haram avait enlevé 276 adolescentes à Chibok.  Plus de six mois plus tard, 219 d'entre elles sont toujours aux mains de leurs ravisseurs.  Les autorités nigérianes avaient affirmé mi-octobre avoir conclu un accord de cessez-le-feu avec Boko Haram, prévoyant notamment la libération des otages de Chibok. Shekau avait, de son côté, démenti l’existence de ce cessez-le-feu.   A Potiskum, où un attentat contre un cortège chiite a fait 15 morts lundi dernier, 16 hommes arrêtés par l'armée dans le sillage de cette attaque ont été retrouvés morts quelques heures plus tard, tués par balles, selon des responsables locaux. En cinq ans, le groupe armé a causé la mort de 10 000 personnes.  47 morts dans un attentat de Boko Haram contre un lycée.

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