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Reporters - Filtrer les éléments par date : samedi, 15 novembre 2014

Les balayeurs des Palais dictatoriaux ne rangent pas leurs balais. Ils guettent le reste des immondices qui se cachent dans les coins dans l’espoir d’envahir les espaces nettoyés. Ainsi, l’armée burkinabé est en embuscade après l’accord unanime sur la Charte de transition, dans l’espoir d’occuper le poste de Premier ministre, alors que la présidence du Conseil national de transition et la présidence de la République échoient aux civils. Jeudi dernier, les Burkinabé semblent avoir tiré les leçons des bras de fer et des crises politiques qui marquent leur entourage géographique. L’armée et les civils se sont finalement entendus sur la Charte de transition et ses organes. «L’armée est d’accord avec la charte de transition. Nous sommes parvenus à un accord sur l’architecture même des organes de transition», a affirmé à l’AFP le lieutenant-colonel Isaac Zida, l’homme fort du pays depuis que l’armée a pris les commandes à la suite de la chute du régime Compaoré. «Maintenant, nous sommes en train de discuter de qui mettre à quelle place», a-t-il ajouté. Les postes de président et de président du Parlement de transition sont d’ores et déjà acquis à des civils, a-t-il assuré. Celui de Premier ministre aurait à l’inverse été proposé à l’armée, contre la suppression d’une clause interdisant au président de la transition d’être issu d’un parti politique, a-t-on appris de source militaire. «La question, c’est : quelle place pour Zida dans l’architecture qui est en train de se mettre en place?», un diplomate, pour qui le lieutenant-colonel «se verrait bien Premier ministre». «Mais il n’est pas envisageable pour la communauté internationale qu’il soit président, Premier ministre ou président d’une assemblée», met en garde cette source. Le fait qu’un civil dirige la transition est «notre solution depuis le départ», a assuré le lieutenant-colonel Zida. Mais, selon lui, il est «tout à fait indiqué» que cette personne «ne soit pas un homme politique», faute de «garantie» qu’il ne fera pas campagne «pour son propre parti politique» lors des prochaines élections, ce qui replongerait le Burkina «dans une crise profonde». L’armée ne se veut pas uniquement un garant de la transition, mais espère jouer un rôle direct durant cette période critique. En attendant de trancher ces questions liées au pourvoit des postes, les discussions ont commencé autour du projet de «charte de transition», une sorte de Constitution intérimaire. Les autorités de transition sont une assemblée nationale composée de civils et de militaires devant approuver selon ladite Charte un président de la République et un Premier ministre. Ablassé Ouédraogo, ancien ministre des Affaires étrangères et ténor de l’opposition, se montrait optimiste jeudi dernier : «Si l’armée ne pose pas de réserves, on va signer le document aujourd’hui». Mis sous pression par l’Union africaine et les partenaires occidentaux du Burkina Faso pour qu’ils rendent le pouvoir, les militaires ont dû faire des concessions. L’armée, qui au départ voulait placer l’un des siens à la tête du Conseil national de transition (le Parlement de transition), a «cédé» sur ce point, a reconnu le lieutenant-colonel Zida. En outre, dans le pré-accord, le CNT devient un organe «législatif», alors que l’armée souhaitait qu’il soit simplement «consultatif». Une instance dite «de la réconciliation nationale et des réformes», dont ne voulaient pas les militaires, est aussi évoquée. De cet organe dépendra une commission «vérité et réconciliation» voulue par la société civile pour «faire la lumière sur les crimes économiques et de sang» commis par l’ancien régime, selon l’un de ses membres. «Nous avons fait beaucoup de concessions dans l’intérêt du Burkina», a fait valoir le lieutenant-colonel Zida.  Le temps presse : l’Union africaine a posé le 3 novembre dernier un ultimatum à l’armée pour qu’elle passe le flambeau aux civils dans les quinze jours, sous peine d’éventuelles sanctions. L’ultimatum expirera lundi prochain. De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) a annoncé jeudi dernier qu’il attendrait la formation d’un gouvernement «reconnu internationalement» pour reprendre son aide. Du côté burkinabé, on réclame du temps pour organiser la succession de Blaise Compaoré. Les médiateurs africains «veulent aller directement aux élections, même dans six mois. Mais pour nous, il ne s’agit pas seulement de cela», insiste un délégué de la société civile. Cette dernière, dominée par le mouvement «Balai citoyen», semble déterminée à aller jusqu’au bout du nettoyage des Ecuries d’Augias.

Le mouvement citoyen Leur logo, un poing fermé sur un balai, était omniprésent dans les manifestations contre Blaise Compaoré. Le «Balai citoyen» est le fer de lance de la révolte citoyenne au Burkina Fasso. A l’origine du collectif, un reaggaeman à succès, Karim Sama, nom de scène de Sams’k le Jah, et un pionnier du rap burkinabé, Serge Bambara dit «Smockey». Tous deux âgés de 43 ans, ils tirent à boulets rouges sur l’ex-chef de l’Etat. «Ce président-là, il faut qu’il parte. Et il partira», chantait en début d’année Sams’k le Jah, un couplet destiné aux «chauves-souris» du pouvoir, qui «ont servi, mais se sont aussi beaucoup servis dans les caisses du pays». «Ecoutez sonner le glas de nos indépendances/cinquante ans d’incompétence», fulmine Smockey en 2010. «Ce sont les mêmes qui commémorent/qui battent tous les records/dans le bas du classement/des indices de développement». Le Balai citoyen, créé fin juin 2013, naît «d’une frustration» face à l’immobilisme des opposants traditionnels à Blaise Compaoré, raconte Smockey, assis devant la console de son studio d’enregistrement de Ouagadougou. « Les partis d’opposition se vendaient, les associations se vendaient (au régime), c’était la norme», dénonce «Soul», pour Souleymane Ouédraogo, autre rappeur et membre du mouvement. Dans un pays très jeune, où 60% de la population a moins de 25 ans, l’impact individuel des musiciens du Balai citoyen sert leur cause commune. Des artistes, journalistes, juristes, étudiants... rejoignent rapidement le mouvement. «Le succès a été immédiat», se souvient Soul. Face aux tractations en cours au Burkina Faso, le mouvement citoyen demeure vigilant et est prêt à réagir à tout manquement aux engagements des politiques et des militaires.

Publié dans Monde

Le domicile de la mère du premier édile de la commune d’Echatt incendié, la mairie assiégée par des contestataires à cause des listes d’attribution de logements, le mandat de Yacine Tahraoui n’est pas de tout repos. Décidément, il ne se passe plus une semaine sans qu’il y ait d’incident dans la commune d’Echatt, située à 65 kilomètres du chef-lieu de la wilaya d’El Tarf. Entre coupures récurrentes d’électricité qui mécontentent de plus en plus la population, surtout avec l’approche de l’hiver, et des investissements locaux dont l’issue paraît des plus incertaines, Echatt a connu, il y a trois jours de cela, un nouvel incident qui a touché cette fois-ci, le maire, en personne, Yacine Tahraoui, puisque ce lundi, vers 3h du matin, le domicile de sa mère a été la cible d’un incendie criminel. Plus de peur que de mal, cette dernière a pu se réveiller à temps. Selon des sources sécuritaires et l’élu lui-même, la porte d’entrée et les fenêtres avaient été préalablement aspergées d’essence. Ce qui suscite nombre d’interrogations, c’est que l’incendie s’est produit alors que, dans la journée de lundi, de nombreux habitants de logements précaires d’Echatt déçus de la longue attente d’un meilleur logis, mais surtout en colère face à des listes préalablement établies qu’ils jugent « arbitraires », se sont déplacés en masse au niveau du siège de la wilaya d’El Tarf, avant de se rabattre sur le siège de la daïra de Ben M’hidi, puis, à partir de la mi-journée, ont investi celui de l’APC d’Echatt.

« Il y en a qui galèrent depuis plus de 20 ans ! » « Ils étaient une bonne cinquantaine, a expliqué un témoin. Il était impossible d’accéder à la mairie. Heureusement que le service de l’état civil est situé un peu plus loin, auquel cas, personne n’aurait pu rien faire. » Les contestataires, des hommes, des femmes et même des enfants, avaient interdit l’accès à la mairie par son portail principal. Les éléments de la sûreté d’Echatt, accompagnés du commissaire, sont venus en renfort pour essayer de les raisonner. De son côté, Yacine Tahraoui, accompagné de deux élus, a reçu des représentants des cités concernées par cette contestation, en l’occurrence les cités Slama et Boukhbisa. Que se sont-ils dit ? « Le maire nous a reçus, a raconté l’un des contestataires. Si nous en sommes arrivés là, c’est que nous ne pouvons plus supporter que, dans les listes d’attribution de logements, se trouvent des gens qui résident dans d’autres wilayas. Certains viennent même de Tébessa et d’El Oued ! Alors que parmi nous, il y en a qui vivent la galère depuis plus de vingt ans ! » Parmi les sujets traités, celui de personnes qui avaient déjà bénéficié d’un logement, mais qui, depuis, ont divorcé pour disposer d’un autre logement. « Ce que nous voulons, et nous en avons discuté avec le maire, c’est que dans la distribution des 440 logements, il pourrait être proposé que soient affectés au moins 30 logements en priorité aux plus démunis de chaque cité, avant d’en distribuer à des étrangers. » Jalousies Yacine Tahraoui, en tant que président de l’APC d’Echatt, leur a expliqué qu’il n’était pas concerné par la distribution des logements RHP, qui sont du ressort du wali d’El Tarf, mais a promis de transmettre toutes ces doléances aux « responsables concernés ». A Echatt, ce sont plus de 4 300 logements RHP qui doivent être édifiés. Reste que, hasard ou coïncidence, alors que Yacine Tahraoui ne s’attendait pas à être confronté à une contestation populaire de ce genre, des questions se posent quand aux tenants et aboutissants de l’incendie qui a touché la maison de sa mère. Certains habitants d’Echatt estiment, en effet, que, par cet acte criminel, c’est le maire en personne qui était visé quant à la gestion de la commune. Certes, divers projets sont en cours, mais souffrent cruellement. Beaucoup s’attendent à ce que ces travaux cessent complètement, laissant d’immenses chantiers dans une ville qui reste située dans un endroit stratégique, non loin d’Annaba et de son aéroport. Selon un élu, qui a requis l’anonymat, c’est bien le premier édile d’Echatt qui est visé à travers cet incendie. « Yacine Tahraoui a été élu sur la base d’un programme, a-t-il rappelé. C’était en 2012. Or, nous sommes maintenant en 2014, et peu de réalisations ont été faites depuis le début de ce mandat. Yacine Tahraoui, en devenant président de l’APC d’Echatt, a suscité des jalousies, y compris chez des personnes qui, théoriquement, font partie de sa formation politique. Echatt mérite tout de même plus d’attention de la part des autorités. On ne peut pas tout mettre sur le dos du maire. » Depuis, Yacine Tahraoui a porté plainte. Nous reviendrons sur cet incendie et ses conséquences.

Publié dans Région

Ali Haddad, unique candidat à la présidence du  Forum des chefs d’entreprise (FCE), fait manifestement l’unanimité au sein de cette organisation patronale. Si le vote prévu le 27 novembre courant se fera sans surprise, c’est plutôt cette unanimité qui fait déjà l’événement.

L’ex-patron du FCE, Réda Hamiani, qui s’est dit en faveur de la candidature de Haddad, a déclaré, jeudi dernier sur TSA, que tout le monde au FCE soutenait Haddad. Cela s’est d’ailleurs vérifié à Oran, le 8 novembre courant, où le futur président du FCE s’est rendu dans le cadre de sa campagne. Les adhérents du forum dans la région ouest du pays ont tout simplement déroulé le tapis rouge au candidat. Les choses ne se sont pas arrêtées là, puisqu’il y a été question d’opérer une fusion entre le FCE et l’Union nationale des entrepreneurs publics (UNEP). Haddad ne pouvait pas espérer mieux. Il s’était fixé comme objectif d’attirer, au cours de son mandat, encore plus d’adhérents au FCE et c’est une autre organisation patronale qui se rallie à lui. Celle-ci compte 500 adhérents au moment où le FCE en compte aujourd’hui 300. Mais au-delà des chiffres, le rapprochement entre les deux organisations patronales est lourd de sens, car l’UNEP est, comme l’indique son nom, un regroupement d’entreprises publiques. Il se trouve justement que l’une des priorités de Haddad en tant que président du FCE est de renforcer les rapports existant avec les pouvoirs publics tout en levant les barrières entre les secteurs privé et public. « Nous ne devons pas couper les ponts avec les pouvoirs publics. Nous avons besoin les uns des autres », a-t-il dit lors de son intervention à la rencontre organisée au Méridien d’Oran. Le FCE, qui compte une dizaine d’entreprises publiques, a ainsi réussi la prouesse d’en attirer 500 autres en une seule fois. Le P-DG de l’entreprise publique Socothyd, Mustapha Achaibou, avait déclaré lors de la même rencontre que les pourparlers entre les deux organisations allaient bon train. Attirer de nouvelles adhésions semble être l’un des points forts d’Ali Haddad. Il a d’ailleurs déclaré il y a quelques jours que depuis l’annonce de sa candidature, le nombre d’adhérents du FCE est passé de 247 à 300. Un nombre que le patron de l’entreprise ETRHB veut faire grimper jusqu’à 1500, dans le meilleur des cas, sinon à un millier, selon ses propres projections. En parlant de rapprochement entre les pouvoirs publics et le FCE, celui-ci ne devra pas se faire difficilement. Ali Haddad ne cache pas le fait d’avoir de bons amis au sommet de l’Etat, mais précise aussi qu’il existe déjà une volonté de la part des pouvoirs publics d’être davantage à l’écoute des entrepreneurs algériens. Deux éléments très importants pour une organisation patronale, dont les membres dépendent fortement de la commande publique. Le fait qu’Ali Haddad se retrouve seul dans ce qui devait être une compétition pour la présidence du FCE prouve que beaucoup de membres pensent qu’il est l’homme clef pour présider, dans la conjoncture actuelle, l’organisation patronale la plus influente et la plus remarquée du pays. Ali Haddad, qui semble déjà en passe de réaliser les objectifs fixés pour son mandat, prouve sur le terrain la solidité de ce pronostic.

Publié dans Economie

Le Front des forces socialistes (FFS) multiplie les actions de sensibilisation en direction de la population pour adhérer à son projet de reconstruction d’un nouveau consensus national.

Ainsi, après la journée de mardi dernier dans les rues d’Alger-Centre, jeudi, c’était au tour de la commune de Mohammadia, gérée par un maire FFS, en l’occurrence Belaïd Kheloui. Vers 15h, les troupes de la Fédération d’Alger, appuyées par des députés et des élus de l’APW du parti, étaient déjà prêtes pour se rapprocher des citoyens de cette commune afin de les sensibiliser à la conférence du consensus. Munis de tracts contenant un « appel aux citoyennes et citoyens », les militants du plus vieux parti de l’opposition ont fait le tour des cafétérias et des ruelles de Mohammadia. C’est à 17h30 que la sortie de terrain prend fin et le sénateur du même parti, Ibrahim Meziani, arrive à la salle de conférence du complexe culturel de la commune. C’est l’heure du « débat citoyen ». La salle est archicomble. Des femmes, des hommes, des jeunes ainsi que des représentants de la société civile et des partis politiques présents dans la commune ont participé à ce débat. Environ deux cents personnes étaient sur place. Le maire ouvre le bal en évoquant la présence de partis, comme le RCD, TAJ, le FLN et également des membres de la société civile, notamment l’association des zaouïas qui a exprimé, pendant le débat, sa disponibilité à prendre part à la conférence du consensus. Si une vingtaine de citoyens, principalement des femmes, ont posé des questions concernant la démarche, ils étaient unanimes à souhaiter la réussite de la démarche du consensus. Ibrahim Meziani, qui est également membre du secrétariat national du FFS, a expliqué la démarche du parti depuis son lancement en rappelant que « le FFS a toujours cherché une solution négociée ». Interrogé sur l’objectif de la démarche, il rappelle que le FFS veut sauver l’Algérie d’une crise économique et sécuritaire dévastatrice si un consensus autour des questions fondamentales pour l’avenir du pays n’est pas construit le plus rapidement possible. Par ailleurs, il a refusé de répondre aux « détracteurs du consensus » ; comme il les nomme, allusion faite aux membres de la CLTD, qui ne cessent de critiquer cette démarche depuis son lancement. « Nous ne répondrons pas. Nous avons beaucoup de choses à dire, mais nous ne les laisserons jamais nous détourner de l’essentiel », tonne-t-il, avant de remercier l’assistance de l’intérêt qu’elle porte à la démarche du FFS. Aujourd’hui, le même programme est prévu dans la commune de Birkhadem, gérée également par le FFS, nous a déclaré Hadj Mansour, responsable de bureau d’Alger du FFS. « Alger, n’est pas la seule qui est dans cette dynamique », nous confie Youcef Aouchiche, secrétaire national à la communication. « Des milliers de tracts ont été distribués à Tizi-Ouzou également depuis le début de l’opération », ajoute-t-il. Il souligne que le stock du premier tirage de 60 000 tracts est déjà épuisé et un nouveau tirage est en cours. « Nous avons de bons échos pour le moment », rassure-t-il, rappelant que la campagne arrivera cette semaine dans les autres wilayas. « Demain (aujourd’hui), le premier secrétaire Mohamed Nebou sera à Boumerdès pour animer un conseil fédéral dans le cadre de la même campagne », explique-t-il encore. Dans la même journée d’aujourd’hui, une autre rencontre aura lieu à Oum El Bouaghi. D’autres wilayas, à l’image de Béjaïa, Mascara, Sidi Bel Abbès, Constantine et Ghardaïa, vont suivre, annonce-t-il. Il semble que l’opposition que rencontre la démarche de la formation de Hocine Aït Ahmed de la part des membres de la CLTD ainsi que certains membres du Pôle du changement d’Ali Benflis ne désespère pas le FFS. Notons par ailleurs que dans le cadre des consultations lancées par ce parti , le 21 octobre dernier, le FFS a rencontré hier l’Alliance nationale républicaine (ANR) en son siège. La délégation du FFS était conduite par Mohamed Nebou, premier secrétaire du parti. Celle de l’ANR était présidée par Belkacem Sahli, secrétaire général du parti. Ce dernier a déclaré à la presse, à l’issue de cette réunion, que son parti ne partage pas le même constat du FFS concernant la situation générale du pays. « Nous n’estimons pas qu’il y a une crise en Algérie », a-t-il souligné, ajoutant que « l’ANR est pour la poursuite des réalisations du président de la République, tout en apportant des correctifs et des redressements aux manquements et lacunes de ces réalisations. » Par ailleurs, l’ANR ne s’oppose pas à cette démarche et s’est dit prêt à dialoguer avec toutes les forces politiques du pays, tout en posant des préalables relatifs à la légitimité du président de la République qu’il a soutenu lors de la dernière élection présidentielle.

Publié dans Actualite archives

L’annonce de l’accord passé mercredi à Beijing entre la Chine et les Etats-Unis pour une réduction des émissions de gaz à effet de serre a provoqué des réactions plutôt mesurées. L’événement est salué en tant que tel, mais sa portée est relativisée. A cause surtout du couperet constitué par la majorité républicaine au Sénat américain. On dit que le chef de file des républicains a d’emblée rejeté l’accord. Il n’est pas inutile de rappeler qu’en décembre 1997, à Kyoto, au Japon, les Etats-Unis avaient signé le protocole adopté par la Conférence des parties à la Convention des Nations unies sur le changement climatique, c’était la COP 3, (la COP 1 s’était réunie en mars 1995 à Berlin et la COP 2 à Genève, en Suisse, en 1996, il y a eu d’autres COP ensuite ; la prochaine, à Lima en décembre 2014, sera la COP 20 et celle de décembre 2015 à Paris, la COP 21), mais le Sénat républicain avait toujours refusé de ratifier le Protocole de Kyoto. Dans l’immédiat, c’est l’impact déstabilisateur de l’accord de Beijing sur les négociations conduites par l’ONU (les COP) qui est retenu. A quoi sert-il d’organiser des COP si des pays et groupes de pays mettent à profit des rencontres bilatérales ou plus larges, pour s’entendre sur des objectifs de réduction de leurs émissions ? Déjà désertées par les organisations écologistes, si, en plus, elles sont vidées de leur substance par les accords de groupes, les COP risquent de n’intéresser personne. Les réactions des institutions internationales peuvent se résumer en deux temps : félicitations protocolaires et réserves d’usage. Ainsi, le président du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), Rajendra Pachauri, s’est félicité des annonces faites par la Chine et les Etats-Unis sur la réduction des émissions de gaz à effet de serre après 2020 face au changement climatique. Pour lui, c’est un « grand pas en avant », mais… des réductions importantes d’émissions sont nécessaires si on veut limiter le réchauffement climatique à 2 degrés Celsius, a-t-il souligné. Les dirigeants de l’Union européenne (UE), également, se sont félicités de l’annonce de cet accord, mais… les objectifs visés par la Chine et les Etats-Unis doivent faire partie d’un effort à plus long terme pour une transition vers des économies consommant moins de carbone. Seule Christiana Figueres, secrétaire exécutive de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC), qui supervise les négociations de l’ONU sur le climat, a estimé que l’annonce de l’accord est un pas ferme et positif. Enfin, l’accord a servi des buts de politique interne en Australie, où le Premier ministre australien, Tony Abotte, est critiqué pour « son déni continuel du dossier climatique et sa destruction de l’environnement». «Le gouvernement doit élaborer une politique climatique crédible », insiste l’Institut climatique, qui estime que « l’accord Beijing-Washington met en relief le manque d’ambition et d’action de l’Australie face au changement climatique ». Rappelons que la Chine et les Etats-Unis ont annoncé leurs objectifs respectifs post-2020 pour faire face au changement climatique, dans une déclaration conjointe publiée après la rencontre des Présidents des deux pays mercredi à Pékin. Les Etats-Unis entendent réaliser « un objectif global de réduction des émissions de 26% à 28% en dessous du niveau de 2005 pour l’année 2025 » et faire le maximum pour réduire leurs émissions de 28%, selon l’annonce. La Chine entend parvenir à son pic d’émission de dioxyde de carbone autour de 2030 et augmenter la part des énergies non fossiles dans la consommation d’énergie primaire à environ 20% dès 2030.

Publié dans Environnement

Organisée par le Haut Commissariat à l'amazighité (HCA), la 9e édition du Salon du livre et du multimédia amazighs s'ouvrira aujourd'hui, samedi, à la maison de la culture Ali-Zamoum. La manifestation, qui s'étalera jusqu'au 18 du mois courant, est placée sous le signe « Davantage de dispositifs pour encourager l’écrit en tamazight ». Plusieurs thèmes comme « Comment renforcer les dispositifs d’encouragement de l’édition en tamazight ? », « Réalisation d’une application pour Apple et Android d’initiation à la langue amazighe », « Application-web dictionnaire bilingue anglais-kabyle/kabyle-anglais » et « Réalisation de supports d’appropriation culturelle pour enfant », abordés par les participants à cette manifestation culturelle, dont des enseignants et autres chercheurs en langue amazighe, vont certainement enrichir cette rencontre. Environ une trentaine d’éditions et plus d’une cinquantaine d’auteurs et autres concepteurs de logiciels multimédia participeront à cet évènement. Le programme concocté par le HCA, organisateur de cette manifestation, prévoit la tenue de séances thématiques, des tables rondes et des cafés littéraires, sans compter des animations théâtrales et artistiques. S’agissant des cafés littéraires, deux rencontres sont prévues pour le dimanche et lundi prochains. Il s’agit, de la présentation de la nouvelle collection du HCA intitulée Imenza-nnegh. Le café littéraire sera animé par Youcef Necib et Ramdhane At Mansour Ouahes. Une autre rencontre autour du livre La Ruche de Kabylie de l’auteur Bahia Amellal est également au menu de cet évènement. Le public découvrira également durant les 4 jours de cette manifestation de nouvelles parutions et publications dans les domaines de la recherche linguistique, littéraire et anthropologiques. Ce dernier projet est, soulignons-le, réalisé par le HCA en collaboration avec l’Office des publications universitaires (OPU) et l’Office national des droits d’auteur et droits voisins (Onda). Par ailleurs, le programme du HCA prévoit à l’occasion de la tenue de cette 9e édition du salon du livre et du multimédia amazighs des pièces théâtrales avec la participation de l’association de Foursane Roukhe d’Adrar et celle de Talettat d’Ath Ouacif. Tout comme une projection du film autour de Fathma N soumer est également au rendez-vous. La manifestation sera clôturée par une soirée musicale qui sera animée par le chanteur Ali Amrane. Il est utile de noter que le HCA a, depuis des années, fourni un effort remarquable dans le domaine de l’édition en permettant ainsi aux jeunes auteurs de concrétiser et de voir leurs rêves enfin réalisés. D’ailleurs, des centaines de livres ont été édités par le HCA dont le but principal est de promouvoir la langue amazighe.

Publié dans Culture

Les conventions collectives en vigueur dans le secteur économique vont concerner le secteur privé aussi. C’est ce qu’a déclaré jeudi dernier à l’Assemblée populaire nationale le ministre du Travail, de l’Emploi et de la Sécurité sociale. Mohamed El Ghazi, qui répondait en séance plénière à une question d’un parlementaire, a précisé que l’élargissent de ces conventions au privé sera fixé dans le projet de Code du travail en cours d’élaboration et après consultation des partenaires sociaux. Le ministre a indiqué lors de son intervention que ledit projet « est en cours d’examen par une commission tripartite ad hoc installée le 6 août 2014 » dans le but de l’enrichir. Il a souligné que les négociations dans le secteur public connaissent une avancée significative : 242 conventions et accords collectifs sectoriels, a-t-il précisé, ont été conclus jusqu’à septembre 2014, pour améliorer la situation professionnelle de ses salariés. Quant au privé, il connait d’après lui « une progression relative », notamment depuis la signature en 2006 de la convention-cadre entre le syndicat UGTA et le patronat du secteur. Cela reste, a-t-il tranché, en deçà des acquis du secteur public ; d’où l’idée, a-t-il expliqué, d’élargir les conventions collectives dans le futur Code du travail, une initiative bien accueillie, selon lui, par le patronat. Sur un autre registre, et répondant à une question ressuscitant le vieux débat sur faut-il ou non intégrer la durée passée au service national dans le calcul des retraites, M. El Ghazi a affirmé que le temps passé sous les drapeaux par les conscrits ne « sera pas comptabilisé dans le calcul de la retraite proportionnelle ou sans condition d’âge, pour ceux qui quittent le travail avant l’âge légal de 60 ans. Il a précisé que la comptabilisation de la période passée au service national « impliquerait la mobilisation de ressources financières supplémentaires ». Ce qui pourrait impacter, a-t-il dit, négativement les équilibres financiers de la Caisse nationale des retraites. Le ministre a rappelé que « le principe de retraite repose sur le versement de cotisations sur une durée déterminée pour assurer la continuité du système de retraite et préserver les équilibres financiers de la Caisse des retraites ».

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La septième grande commission mixte algéro-égyptienne, coprésidée au Caire, jeudi dernier, par le Premier ministre Abdelmalek Sellal et son homologue égyptien, Ibrahim Mahlab, s’est clôturée sur la signature de dix-sept accords et par le paraphe d’un mémorandum d’entente. Energie, commerce, bâtiments, tourisme… autant de secteurs ouverts aux entreprises égyptiennes même si aucun montant n’a été communiqué sur le niveau d’investissements. Au menu également, le développement des exportations, la protection du consommateur, la coopération entre les bourses algérienne et égyptienne, les assurances et les réassurances, la formation ainsi que la formation professionnelle. Quant au mémorandum signé entre les deux parties, il porte sur la réalisation et la gestion des zones industrielles. Dans ce volet, l’Agence nationale d’intermédiation et de régulation foncières (ANIREF) a été associée à l’Instance générale du développement industriel d’Egypte. Pour rester dans ce chapitre, cher aussi bien aux entrepreneurs algériens qu’aux investisseurs étrangers, Arab Contractors à lui seul est déjà engagé dans l’aménagement de trois zones industrielles, en droite ligne de l’intention du pays de se doter de 42 zones industrielles de nouvelle génération. Il prévoit d’ailleurs de livrer 4 500 unités d’ici à la mi-2015, pour un coût de 180 millions de dollars, réparties sur différents sites. Aussi, fin octobre dernier, le même conglomérat avait entamé des négociations pour mener de nouveaux projets d’infrastructure en Algérie pour un coût de 150 millions de dollars. Le président du groupe, Mohsen Salah, a déclaré que son entreprise cherchait à mettre en œuvre un certain nombre de projets d’infrastructure, principalement dans l’un des plus importants chantiers de construction de logements en Algérie, faisant référence aux nouveaux programmes de logements sous différentes formules, particulièrement ceux de l’AADL. Une visite du conseil de délégation de l’Arab Contractors avait été alors effectuée en septembre dernier dans le cadre d’une tournée pour examiner les projets d’infrastructure dans le pays. A l’issue de ce déplacement, Arab Contractors devait signer les contrats définitifs avec les responsables algériens du secteur du bâtiment et commencer les travaux de mise en œuvre d’ici au début 2015. Evidemment, pour autant que les entreprises de construction algériennes aussi en profitent. La grande commission mixte algéro-égyptienne a, justement, été une tribune aux hauts responsables algériens d’appeler à l’intensification des partenariats entre les sociétés algériennes et égyptiennes à travers la tenue, dans les plus brefs délais, d’une réunion entre les promoteurs du bâtiment des deux pays, plaidant pour un échange soutenu d’expertise entre les centres de recherche des deux pays pour la conclusion d’accords dans les domaines parasismiques et de systèmes de construction. L’autre grand dossier de cette commission, le tourisme, avec la mise en place entérinée d’un programme exécutif de coopération dans le domaine du tourisme qui court jusqu’en 2017. Deux grands forums économiques seront organisés à l’issue de cette commission, une édition en Egypte, aujourd’hui et demain, et une autre en Algérie, inscrite pour les 20 et 21 novembre prochains. Point en commun entre ces deux forums : le conglomérat saoudien Elaf, l’un des numéros un mondiaux de l’industrie du tourisme. Ce dernier a annoncé sa participation aux éditions égyptienne et algérienne du Forum arabe international économique, avec pour principal objectif d’intensifier les échanges touristiques entre l’Arabie saoudite et les pays d’Afrique du Nord, en particulier l’Egypte et l’Algérie. La délégation de haut niveau d’Elaf sera conduite par son président, Ziyad Bin Mahfouz, et se penchera sur l’industrie du… pèlerinage ! « Tout au long du Forum arabe international en Egypte et en Algérie, nous présenterons le potentiel de l’Arabie saoudite dans le secteur du tourisme, en particulier sur les plans nationaux visant les pèlerins et la promotion de la Omra », a déclaré le président du groupe Elaf. Dans un tout autre domaine, l’énergie, la commission a approuvé l’accord conclu entre le groupe Sonatrach et le holding égyptien EGAS en prévision de la conclusion d’un marché pour l’approvisionnement de l’Egypte en gaz naturel, qui se fera par ailleurs à travers la mise en place de mécanismes relatifs à la création d’une joint-venture algéro-égyptienne spécialisée dans l’exploration, la prospection et la production du brut et du gaz dans les deux pays et à l’étranger. La discussion s’est poursuivie sur la possibilité de raffinage du « Sahara Blend » algérien dans les raffineries Midor, en Egypte.

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Désormais fixés sur tout ce qui concerne le rendez-vous mondial, les Verts n’ont maintenant qu’à bien ficeler leur préparation pour être au top et réussir une participation honorable. Le comité d’organisation local du championnat du monde 2015 de handball, prévu à Doha (Qatar) du 15 janvier au 1er février, a officialisé les horaires des rencontres du 1er tour, dont celles de l’Algérie, qui évoluera lors de ce rendez-vous planétaire dans le groupe C. Le Sept algérien drivé par Réda Zeguili, domicilié à la salle Ali Bin Hamad Attiyah, entamera la compétition le 16 janvier en affrontant l’Egypte à 15h (heure algérienne), puis enchaînera avec la sélection qui remplacera les Emirats arabes unis deux jours plu tard (18) à partir de 17h. Pour sa troisième sortie le 20 janvier, l’Algérie jouera face à la Suède à 19h, puis le 22 devant la France (19h). Le dernier match en poule des camarades de Mokrani est prévu le 24 janvier devant la République tchèque (19h). Les Verts effectueront un stage en Tunisie du 16 au 20 novembre dans le cadre de leur préparation pour le Mondial-2015, durant lequel ils disputeront deux matches amicaux contre le club d’Al Djaich Al Qatari. L’Algérie bouclera sa préparation avec le Tournoi international de Bercy (France) du 8 au 10 janvier 2015. Quatre pays : l’Algérie, la France, la Macédoine et le Brésil, prendront part à l’édition 2015, qui a été déplacée de Paris à Nantes en raison des travaux de rénovation de la salle de Bercy. L’essentiel pour les Verts maintenant est de bien se préparer pour ce grand rendez-vous et il est clair que ces stages leur seront d’une grande utilité et leur permettront de bien ficeler cette préparation et d’être prêts le jour J, surtout qu’il sera question de bien entamer ce tournoi et de réussir de bien meilleurs résultats que lors des autres tournois où la sélection sortait à chaque fois au premier tour. Les poulains de Zeguili sont bien conscients de la tâche qui les attend et souhaitent relever le défi, c’est ce qui explique cet acharnement dans la préparation pour ne pas passer à côté.

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En perspective de la mise en vigueur, le 15 novembre en cours, du décret exécutif n°15-378 du mois de novembre 2013, l’Association nationale de protection des consommateurs a appelé à une large mobilisation et une sensibilisation des consommateurs ainsi que des opérateurs. Le décret en question porte sur les normes de production et de commercialisation des produits et prestations en direction du consommateur. L’annonce a été faite au cours du forum d’El Moudjahid, où Mustapha Zebdi, président d’APC, et Ali Hammani, président de l’Association des producteurs algériens de boissons (Apab), se sont relayés pour expliquer les tenants de ce nouveau décret et les domaines de son application. Le nouveau décret interdit les publicités mensongères et met dans l’obligation les opérateurs économiques et commerciaux de se conformer aux normes en vigueur, afin de préserver la santé des consommateurs. Selon M. Zebdi, qui a accueilli favorablement la promulgation de ce décret, « désormais, les produits commercialisés doivent comporter 15 caractéristiques dans leurs étiquetages respectifs ». Ces derniers indiqueront avec exactitude les composants du produit commercialisé et assureront une certaine traçabilité. « De même qu’il définit le champ visuel principal, qui ne doit pas contenir des publicités mensongères induisant en erreur le consommateur », a-t-il ajouté. De son côté, le président de l’Apab a estimé que « ce décret est venu à point nommé pour mettre fin à l’anarchie qui prévaut dans ce secteur ». Il ajoutera que « l’Apab a contribué à l’élaboration de ce décret, qui attend, cependant, les textes d’application complémentaires », a-t-il précisé. Dans ce cadre, M. Zebdi ne manquera pas de relever que « les opérateurs sont dans l’expectative et ne savent plus quoi faire… Pourtant, ils avaient plus d’une année pour se conformer à cette loi ». Le président de l’Association de protection des consommateurs n’a pas manqué de mettre en garde contre un éventuel report de ce décret, « sous prétexte que les opérateurs économiques et commerciaux ne sont pas prêts. Nous ne tolérons aucun report », a-t-il martelé. Par ailleurs, au sujet des textes d’application qui n’ont pas encore accompagné ce décret, l’orateur citera l’obligation de la certification « Hallal », qui devra également entrer en vigueur incessamment. A ce propos, les deux animateurs de la conférence ont attiré l’attention sur l’absence d’organismes de certification Hallal en Algérie. Cela sans compter l’absence de mécanismes et d’outils à même de permettre l’application, le suivi, le contrôle et l’évaluation de ce nouveau dispositif réglementaire. A savoir l’absence d’une structure nationale de régulation et des clauses abusives. A ce propos, M. Zebdi informera sur les résultats d’une enquête menée par son association au sujet de la certification Hallal, qui « est le fait d’un centre culturel à Bruxelles, géré par un Marocain, qui ne se déplace même pas en France pour procéder aux contrôles d’usage », a-t-il rapporté.

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