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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 19 novembre 2014

Le comédien et l'animateur Lourari Hamid plus connu artistiquement sous le nom Kaci Tizi Ouzou s'est éteint aujourd'hui en fin d'après-midi à l'âge de 83 ans. Il était hospitalisé, depuis plusieurs jours à l’hôpital Bitraria d’Alger où il a rendu l’âme. Natif de Béni Ourtilène, Kaci Tizi Ouzou est né en 1931. Il avait son étoile sur la scène culturelle Algérienne à travers ses ketchs et ses productions humoristiques (théâtre, radio et télévision) notamment avec son compère Ahmed Kadri alias Krikeche. Son âme s’est envolée, mais ses œuvres et sa contribution à la culture algérienne demeureront immortels.

Publié dans Culture

Le secrétaire général du FLN, Amar Saâdani, a confirmé, hier, en marge du point de presse qu’il a animé avec son homologue du MPA, Amara Benyounès, et après la rencontre politique qui les a réunis, l’imminence d’un changement de la composition du gouvernement.

Il a également estimé que le projet de révision de la Constitution devrait être incessamment soumis à l’arc parlementaire pour examen et approbation. « L’examen du projet de révision constitutionnelle aura lieu au Parlement dans les prochains jours », a-t-il affirmé. Il a montré la même assurance dans ses propos à propos de la révision de la loi fondamentale et de l’examen du projet préparé pendant plusieurs semaines, rappelle-t-on, par la présidence de la République sous la houlette du  directeur de cabinet, Ahmed Ouyahia, l’été dernier. Amar Saâdani a averti dans ce cadre des conséquences d’un boycott de l’examen du projet de révision constitutionnelle par « certains partis » de l’opposition. « Si l’opposition ne participe pas à la révision constitutionnelle, il y aura une constitution paralysée. Et c’est ce que veut cette opposition », a-t-il craint en laissant entendre que les groupes politiques hostiles au chef de l’Etat ne rêvent que de sa destitution pour mettre un nouveau président qui arrange leurs intérêts. Le chef du FLN a prévenu du danger à mettre le champ politique sous tension par un discours et des postures radicales, dont le seul objectif est l’exclusion de l’adversaire et de la majorité du président de la République. M. Saâdani a souligné, par la même occasion, que la mission de son parti n’est pas de s’opposer à l’opposition, « bien au contraire, notre mission est de dialoguer avec elle pour la comprendre », puisque, selon lui, l’opposition est le sel de la politique. Mais, a ajouté Saâdani, l’opposition dont nous parlons est celle qui reconnaît les institutions de l’Etat et reconnaît également les résultats des élections. « Nous avons tendu la main à l’opposition si elle a des propositions à faire », a-t-il soutenu avant de rajouter, « si l’opposition a des propositions concernant le développement économique, par exemple, qu’elle organise des rencontres et des séminaires et nous y participerons pour le débat ». Pour sa part, le patron du MPA, Amara Benyounès, a déclaré que la  rencontre  qu’il a eue avec Amar Saâdani entre dans le cadre des concertations entre les partis qui soutiennent le président de la République Abdelaziz Bouteflika. « Nous avons abordé plusieurs sujets, notamment la situation politique du pays, la coordination entre les partis soutenant le président, ainsi que les propositions de l’opposition », a-t-il déclaré. En réaction à une question sur le pourquoi de la rencontre du MPA et du FLN, M. Benyounès répondra : «Quand l’opposition se réunit, il n’y a personne qui lui demande pourquoi. Quand c’est les partis au pouvoir qui se concertent, on se pose des questions », et d’enchaîner, « il s’agit d’une rencontre ordinaire entre deux partis au pouvoir. Nous avons des positions communes et nous sommes ici pour échanger les points de vue sur les questions nationales ». Amara Benyounès  a, sur ce sujet,  précisé que cette rencontre n’a rien à voir avec l’initiative que mène actuellement le FFS pour l’organisation d’une conférence du « consensus national ». Cependant, il a rappelé la position favorable de son parti concernant la démarche du FFS de reconstruire un nouveau consensus national. A ce titre, il a souligné  que son parti est prêt à discuter avec les partis politiques quels qu’ils soient, à condition qu’ils ne tergiversent pas  sur  la légitimé des institutions de l’Etat, notamment  la présidence de la République. Pour lui, reconnaître cette institution veut dire également la reconnaissance de l’élection présidentielle du 17 avril dernier et son résultat. Par ailleurs, Amara Benyounès a décoché des flèches à l’encontre des animateurs de la CLTD et du Pôle du changement en leur signifiant que l’élection présidentielle aura lieu en 2019 avant d’expliquer que cette opposition n’a pas de proposition à faire et tout ce qu’elle veut est de destituer le Bouteflika de son poste de président de la République pour le remplacer par la suite.

Publié dans Actualite archives

Désigné chef de la délégation algérienne aux JO de Rio, Amar Brahmia pense que le COA a volé au secours des athlètes talentueux dans certaines disciplines pour les aider à se préparer convenablement ce rendez-vous.

Le président de la commission de préparation olympique du Comité olympique algérien (COA), Amar Brahmia, a indiqué que l’opération « Solidarité olympique » est une action de soutien à la préparation des athlètes pour les grands et importants évènements. « En vertu de ses statuts, le COA est chargé d’assister les athlètes de niveau et qui ont des chances réelles d’obtenir des résultats aux Jeux olympiques. C’est une obligation beaucoup plus morale », a déclaré Brahmia au sujet des bourses olympiques accordées aux athlètes algériens pour préparer les Jeux olympiques de Rio au Brésil, prévus du 5 au 21 août 2016. Quatre athlètes algériens ont bénéficié de bourses olympiques octroyées par le Comité international olympique (CIO), a rappelé le président de la commission de préparation olympique. Il s’agit des judokas Houd Zourdani et Djazia Hadad, du lutteur de la Gréco-romaine, Tarek Aziz Benaïssa et du cycliste Adil Babari qui poursuivront leur préparation olympique, prochainement, dans des centres de haut niveau et de renommée mondiale. En plus de ces quatre jeunes athlètes, l’instance olympique algérienne a introduit une demande auprès du CIO pour bénéficier d’une 5e bourse qui sera destinée à la discipline escrime. Trois grands centres de préparation olympique ont été retenus pour les athlètes algériens qui rejoindront d’autres athlètes de différentes nations, concernés également par la préparation aux JO de Rio et par les tournois de qualifications dans les sports individuels olympiques. Il s’agit des centres situés à Aigle en Suisse pour le cyclisme, à Sofia (Bulgarie) pour la lutte, à Tachkent (Ouzbékistan) et à Rouen (France) pour le judo. « Ces centres sont proposés par le CIO, en collaboration avec les Fédérations internationales des disciplines citées, mais nos Fédérations concernées peuvent changer de lieu, si elles jugent que cela est utile », a expliqué Brahmia citant l’exemple de la Fédération algérienne de lutte associée qui « a demandé le centre de Sofia au lieu de celui de Thiès au Sénégal qui est également agréé par le CIO ». Selon Brahmia, récemment désigné chef de la délégation algérienne pour les JO-2016 de Rio, toutes les Fédérations des sports olympiques ont été destinataires d’un courrier les invitant à proposer des athlètes, possédant des potentialités révélées leur permettant de postuler à une bourse de préparation olympique pour les JO de Rio. La bourse olympique du CIO prend effet à partir du mois de septembre du demi-mandat olympique. Pour les JO-2016, ces bourses débutent en septembre 2014, jusqu’au début des jeux prévus en août 2016. « La majorité des Fédérations nous ont répondu. Nous avons eu une liste d’une vingtaine d’athlètes que nous avons transmise aussitôt au CIO qui n’a retenu finalement que les quatre déjà cités, sur la base de critères rigoureux », a expliqué Brahmia.

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Encore une agression sur ce même tronçon qui dessert la cité El Korti. « Jusqu’à quand devrions-nous continuer à subir ces agressions, ces insultes et ces intimidations sous le regard impassible des forces de l’ordre stationnées statiquement à quelques mètres ? », s’écrie une enseignante sur le parvis de la salle de conférences du siège de la wilaya.

«Regardez, voilà un certificat d’incapacité de travail de 16 jours délivré par un médecin de l’hôpital à notre collègue qui s’est fait poser pas moins de 8 points de suture sur le côté gauche du crâne », nous interpelle une autre, qui ajoute : « Attendrons-nous que l’une d’entre-nous laisse sa vie sur ce maudit tronçon pour enfin daigner bouger ? » Hors d’elles, mais massées dans une parfaite discipline, sans aucune gêne ni pour la circulation automobile ni pour les piétions, plus de cinquante enseignants et enseignantes exerçant au niveau de la cité El Korti et condamnés à leurs risques et périls à y accéder par ce véritable coupe-gorge qu’est devenu ce tronçon de moins d’un kilomètre de Chaâbet Etteli, ont observé avant-hier un sit-in sur l’esplanade faisant face au siège de l’Assemblée populaire de wilaya. Elles voulaient dénoncer une énième agression contre les bus de l’entreprise de transport urbain de Ghardaïa, seule à maintenir encore certaines navettes sur ce tronçon malgré toutes les attaques qu’elle a subies jusque-là. En effet, dimanche, vers 7h50, le bus bondé d’enseignants, d’enseignantes et d’élèves des deux sexes du lycée Aflah, du CEM Ramdane-Brahim et des écoles primaires Hamou-Baba-Moussa et Fekhar-Hamou a fait l’objet d’un caillassage en règle de la part d’énergumènes qui ont failli provoquer l’irréparable. Huit enseignantes ont été blessées, dont l’une touchée près de l’œil gauche et l’autre au crâne, ainsi que sept hommes et deux enfants, mais, heureusement, sans gravité. Plusieurs vitres du bus ont volé en éclats simultanément, ce qui laisse penser que le bus est tombé dans un véritable guet-apens. « Je me demande pourquoi les responsables ont pensé installer des caméras dans les grandes artères et non pas sur ce tronçon qui est régulièrement le théâtre de violentes agressions contre les automobilistes et les bus qui auraient la mauvaise idée de vouloir passer par là ? », s’interroge le père d’un adolescent scolarisé au CEM Ramdane-Brahim, ajoutant : « Je ne comprends pas l’incapacité des services de sécurité à assurer la circulation sur cette unique route qui mène vers ces établissements scolaires à la cité El Korti, devenue par la force des évènements un véritable Bantoustan. » Mais la colère des protestataires et de leurs parents s’est encore accrue lorsque, selon eux, le secrétaire général de la wilaya et le chef de cabinet ont refusé de les recevoir en compagnie des élus de l’APW et des responsables locaux des syndicats de l’Unpef et du Cnapeste. « Ils nous ont imposé de déléguer deux enseignants. Pourquoi veulent-ils nous isoler ? Nous avons refusé et nous maintenons notre refus de rejoindre nos établissements tant qu’une solution définitive à ce grave problème n’a pas été trouvée », nous a déclaré l’une des enseignantes qui faisait partie de la délégation qui voulait être reçue par les autorités locales. Signalons l’absence de réaction de la direction de l’éducation de la wilaya de Ghardaïa, inscrite aux abonnés absents, ainsi que le refus de communication des principaux responsables sécuritaires de la wilaya, à savoir ceux de la sûreté de wilaya et du groupement de gendarmerie, qui se murent dans un silence incompréhensible, alors que les citoyens de la région attendent d’eux des réponses concrètes à leurs inquiétudes. Il faut noter, par ailleurs, que plus de 300 élèves des quatre établissements cités plus haut et quelque 150 entre enseignants, enseignantes et personnels de l’administration sont en arrêt de travail forcé depuis dimanche et comptent poursuivre leur mouvement jusqu’à l’assurance des autorités de la sécurisation de cette dangereuse route de Chaâbet Etteli qui n’en finit pas de faire l’évènement local, malheureusement dans le mauvais sens, alors que la région a retrouvé dans pratiquement tous les quartiers une quiétude et une reprise normale de l’activité sociale et économique. Il y a urgence de faire appliquer la loi en tout lieu et en toute circonstance.

Publié dans Région

Le président turc, Recep Tayyip Erdogan, est attendu aujourd’hui en Algérie pour une visite officielle au cours de laquelle il assistera aux travaux du forum d’affaires algéro-turc prévu à l’hôtel Sheraton d’Alger. Il sera également question pour lui de faire le point sur l’état d’avancement des relations économiques entre les deux pays au moins depuis sa dernière visite en Algérie effectuée en juin 2013 en qualité de Premier ministre. Dans un communiqué de presse rendu public, hier, par le ministère de l’Industrie, il est fait mention de la participation au forum d’une délégation formée d’une centaine d’hommes d’affaires turcs spécialisés dans différents secteurs d’activité. L’année dernière, 300 chefs d’entreprise accompagnaient le Premier ministre turc. Le ministre de l’Industrie, Abdesselam Bouchouareb, qui s’est réuni deux jours avant le début du forum avec l’ambassadeur turc à Alger, M. Adnan Keçeci, a exprimé le souhait du gouvernement algérien de voir les sociétés turques « participer activement à la nouvelle dynamique industrielle » lancée en Algérie. Côté turc, la vision est plutôt globale. Une vision selon laquelle l’Algérie est un pays à considérer dans un contexte méditerranéen, mais aussi africain. L’Algérie, liée à la Turquie par un traité d’amitié et de coopération depuis 2006, est encore le seul pays méditerranéen avec lequel la Turquie n’a pas d’accord de libre-échange. Un objectif qu’Erdogan souhaite atteindre depuis au moins l’année 2013. Sur le plan africain, la tenue du forum du Sheraton coïncide avec l’organisation du deuxième sommet de coopération turco-africaine prévu dès aujourd’hui et pour trois jours en Guinée équatoriale. Avec l’Algérie, la Turquie souhaite, en quelque sorte, boucler la boucle en Méditerranée et s’ouvrir une voie en Afrique. Le fait qu’Erdogan fasse escale à Alger avant de mener deux de ses ministres et 200 hommes d’affaires au sommet africain sonne comme un signal fort en direction du gouvernement algérien surtout lorsque l’on sait que la Guinée équatoriale s’est farouchement battue contre l’Ethiopie pour abriter cette rencontre. La priorité accordée à l’Algérie par les Turcs a été d’ailleurs exprimée à différentes occasions, mais surtout à travers l’inauguration, en juin 2013, de la plus grande usine turque jamais ouverte à l’étranger. Il s’agit de l’usine sidérurgique Tosyali Iron and Steel qui représente un investissement de 750 millions de dollars. Avec une capacité de production de 1 250 000 tonnes par an, elle est aussi la plus grande usine du genre en Algérie en dehors du secteur public. Un investissement qui fait, quelque peu, oublier le retard accusé dans le lancement des deux usines de textiles à Relizane et à Béjaïa devant être ouverte en septembre 2013 et qui devraient tourner avec des chiffres d’affaires de 6 et de 10,2 milliards de dinars. Parallèlement, le nombre d’entreprises turques opérant en Algérie est en constante augmentation. Elles sont en tout 160, dont une douzaine de compagnies de grande envergure. Au moins 52 des entreprises turques présentes en Algérie sont spécialisées dans le domaine de la construction. Les échanges commerciaux entre les deux pays ont également progressé. Depuis le début des années 2000, ils ont quintuplé atteignant les 5 milliards de dollars en 2012. Pas assez pour Erdogan qui, lors de sa dernière visite en Algérie, a exprimé le souhait de faire augmenter ces échanges à 10 milliards de dollars par an « le plus tôt possible ». L’Algérie importe pour deux milliards de dollars de produits turcs, dont des pièces de rechange automobile, des produits textiles ou encore des matériaux de construction.  De son côté, la Turquie importe principalement du gaz liquéfié algérien pour quelque 3 milliards de dollars. En 2013, elle a renouvelé son contrat gazier avec l’Algérie pour dix ans. Un accord qui remonte, rappelons-le, à l’année 1995. Selon les chiffres officiels turcs, le montant des investissements réalisés par des entreprises turques en Algérie tourne autour des 3 milliards de dollars, soit un peu plus que ce qu’importe la Turquie de l’Algérie. Globalement, les entreprises turques sont aujourd’hui présentes dans une centaine de pays avec un investissement, à l’international, de 25 milliards de dollars. L’économie turque est classée à la sixième position en Europe et à la seizième position au niveau mondial, selon les déclarations du président turc. La Turquie a signé des accords de libre-échange avec une cinquantaine de pays.

Publié dans Economie

Le monde compte actuellement 1,8 milliard de jeunes âgés entre 10 et 24 ans. Il y a plus de soixante ans, en 1950, ils étaient 721 millions. Un record historique, donc, révélé, hier mardi, par le rapport annuel du Fonds des Nations unies pour la population (FNUP). Mais qui pourrait annoncer de profonds changements de la courbe démographique mondiale.

Ces changements déjà largement en cours dans les pays occidentaux où les populations vieillissent – un processus en cours depuis la fin des années soixante-dix, signalent les experts de l’ONU - concernent aussi les pays émergents où l’apparition d’une classe moyenne forte s’accomplit également avec un recul des naissances. Mais également les pays en développement et les plus pauvres. Cette transition annoncée devrait concerner l’Afrique subsaharienne essentiellement. Selon le rapport du FNUP, les populations du continent connaissent désormais une baisse de la natalité. Le document, qui précise qu’il n’y a aujourd’hui que six pays à travers le monde – cinq en Afrique - où la population continue à rajeunir, estime aussi que la tendance baissière de la courbe démographique en Afrique est « une chance gigantesque, qui peut transformer des millions de vies». C’est ce qu’a déclaré son directeur Babatunde Osotimehin, ancien ministre de la Santé au Nigéria, dans un entretien au journal Le Monde, au moment de la présentation du rapport, hier, à Londres. Le recul des naissances pourrait être d’un impact extraordinairement positif sur le continent, explique-t-il, parce que la population en âge de travailler sera plus importante que le reste de la population. C’est ce que le Fonds onusien pour la population appelle le « dividende démographique », un phénomène nouveau qui pourrait concerner 59 pays dans le monde, « presque tous situés en Afrique », souligne son rapport repris hier par l’AFP. « Mais il faut pour cela que les investissements nécessaires soient réalisés », nuance M. Osotimehin en citant l’éducation et le suivi des jeunes au moment de leur arrivée sur le marché du travail, ainsi que l’éducation des filles, notamment aux pratiques contraceptives.

Possibilité d’un « miracle économique » «Si les pays d’Afrique sub-saharienne font les bons investissements et adoptent des politiques pour améliorer les opportunités offertes aux jeunes gens, leurs dividendes démographiques combinés pourraient être énormes, au moins 500 milliards de dollars US par an, soit un tiers du PIB actuel de la région, pendant trente ans », prédit le directeur du Fonds. L’Afrique pourrait connaître dans les prochaines décennies un « miracle économique » comme celui vécu par les économies d’Asie de l’Est. Dans le cas contraire, prévient-il, « il est possible de connaître la transition démographique sans en retirer les dividendes ». La tranche d’âge des 15 à 24 ans a connu un pic autour de 2010 dans les pays les moins développés et « elle commence à baisser », indique le rapport du fonds onusien. Ce dernier appelle donc les gouvernements des pays concernés à se préparer à profiter de « cette opportunité unique » en investissant dans la santé et l’éducation, en améliorant leur gouvernance et en mettant en place les infrastructures nécessaires. Car « sans un cadre économique et politique solide pour le soutenir, ce dividende démographique pourrait ne pas se réaliser entièrement ». « Les bons investissements sont à réaliser dans l’éducation, en particulier celle des filles. Les filles doivent aller à l’école, elles doivent y rester jusqu’à ce qu’elles aient atteint une certaine maturité ».

Quid de l’Algérie ? Le professeur Khiati de la Fondation nationale pour la promotion de la santé et le développement de la recherche (FOREM), qui a réagi à la publication du rapport des Nations unies, appelle d’abord à se « rappeler qu’une prévision reste une prévision et qu’elle peut compter des marges d’erreurs importantes ». « On nous annonçait au début des années 1980, cite-t-il comme exemple, une population algérienne de plus de 50 millions à l’horizon 2000-2010 ». Il n’en est rien aujourd’hui », ajoute-t-il à propos de sa méfiance des prévisions en indiquant, cependant, qu’il existe aujourd’hui un début de transition démographique dans notre pays : « Il y a quelques années, les moins de 18 ans étaient à 50% de la population. Aujourd’hui, ils sont autour de 13% et la tranche des 16-40 ans est en train de devenir majoritaire », impliquant selon lui des efforts considérables en termes d’accès à une formation de qualité et de création d’emplois. Mais aussi, insiste-t-il, en termes d’aménagement du territoire et de répartition du patrimoine humain. Le Sud et les Hauts-Plateaux sont pratiquement vides et il faut intégrer cette donnée dans les politiques de santé et de développement, orientées vers le bien-être de la population, « pour éviter, dit-il, les déséquilibres socios-économiques » et qui peuvent conduire à la désertification de territoires entiers du pays et à l’étouffement d’autres comme ceux du littoral et des grandes villes. Il y a aujourd’hui, selon le professeur Khiati, une tendance chez les Algériens à «pondérer » les naissances, car il y a « malgré tout » une aspiration générale chez eux à mieux vivre et, donc, à avoir moins d’enfants. L’habitat dominant, explique-t-il, c’est-à-dire les appartements de type F1 et F2, n’encourage pas ceux qui disposent d’un niveau d’instruction moyen à avoir beaucoup d’enfants. M. Khiati admet l’importance des blocages religieux. Mais il considère qu’un travail de réflexion et de sensibilisation par des gens d’autorité peut contribuer à les nuancer, surtout quand il s’agit de montrer que certaines pratiques ne sont pas incompatibles avec la conviction religieuse. Il rappelle que de nombreux pays musulmans comme l’Indonésie et, plus proche de nous, la Tunisie, permettent d’envisager la question avec optimisme. « Si elle est traitée avec intelligence et volonté ».

Publié dans Monde

Le site électronique d’information Algérie-Focus.com a lancé sa deuxième édition de l’Algérie-Focus Tour, une série de reportages visant à faire la lumière sur « l’Algérie positive ». Entre le 9 novembre et le 15 janvier, une dizaine de reporters du site sillonneront l’Algérie à la recherche de sujets allant dans le sens de ce concept.

Petite rétrospective : dans sa première édition, qui a été lancée l’an dernier, les journalistes d’Algérie-Focus.com avaient mis sous les projecteurs le patrimoine historique et architectural du pays, dans une série de reportages photos et vidéos. Ils s’intéresseront, cette année, aux acteurs sociaux, économiques et politiques qui font l’Algérie de demain. Ainsi, l’équipe du site partira en reportage pendant six semaines dans le nord du pays (Tlemcen, Oran, Chlef, Bordj Bou Arréridj, Béjaïa…) et quatre semaines dans les régions de l’intérieur (Biskra, Oued Souf, Béchar…), sur un total de plus de 5 000 kilomètres, où elle aura à rencontrer plus d’une cinquantaine entre entreprises, associations et entrepreneurs. Chaque fin de semaine, un reportage sera diffusé via le site internet d’information Algérie-Focus et la chaîne télévisée El Djazaïria. Il s’agit ainsi de faire découvrir aux lecteurs un visage encore trop ignoré de l’Algérie : l’Algérie optimiste, dynamique et pleine d’opportunités. A travers 10 régions, les reporters rencontreront de nombreux entrepreneurs, associations, grandes entreprises, institutions publiques qui conjuguent leur travail avec l’innovation sociale. En marge d’un point de presse organisé hier à l’hôtel Aurassi, à Alger, Abdou Semmar, rédacteur en chef d’Algérie-Focus, indiquera dès le début de son allocution qu’on doit découvrir et faire découvrir notre pays à travers ce périple. Il a expliqué que « regarder un reportage sur l’Algérie est l’un des moyens pour découvrir les particularités de ce pays, notamment la beauté de son paysage, la culture de sa population ou encore l’essor de son économie ». Abdou Semmar a également informé que l’équipe aura pour objectif de dévoiler que, partout à travers le pays, de nombreux acteurs et micro-entreprises ont émergé, créant au passage une véritable dynamique, précisant que les reportages à diffuser auront pour but de soigner l’image d’une Algérie « mal comprise », loin des clichés et des idées reçues, l’objectif étant de briser l’image d’un pays immobile qui peine à se développer, à se diversifier et à s’inscrire dans le long terme. « Des entreprises algériennes ont fait la différence, en devenant leaders dans leurs secteurs respectifs, en adoptant des stratégies et des processus originaux », a-t-il dit, précisant que les reportages réalisés par les équipes du site feront connaître ces pionniers. Côté économique, le conférencier n’a pas manqué de rappeler « l’exclusion de la presse électronique de l’octroi de la publicité étatique », soulignant que son site a « plus de 50 000 visiteurs chaque mois ». Il dira que « financer un pure-player est un combat quotidien, surtout lorsqu’il faut se rendre en régions. Et pour ce projet, le soutien de nombreuses entreprises était primordiale ».

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L’action de formation engagée au profit des élus locaux et plus largement des personnels des collectivités locales en vue de consolider leurs compétences devait inclure la dimension « protection de l’environnement », sachant que la dégradation du cadre de vie due aux nuisances diverses (déchets, bruit, pollution de l’air…) préoccupe les gens, autant que les lenteurs bureaucratiques rencontrées dans leurs démarches auprès des administrations locales.

La consécration du principe de démocratie et la participation du citoyen à la gestion des affaires locales, visées par cette action de formation, doit s’étendre aux questions environnementales. L’amélioration du cadre de vie doit être un segment prioritaire dans la nouvelle politique de proximité que veut mettre en œuvre le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales. L’approche participative au niveau local est restée, à ce jour, à l’état d’objectif qui est encore loin d’être concrétisé dans la gestion locale. Le souci de réaliser le développement local pour créer des emplois et des revenus ne doit pas conduire à ignorer l’écologie locale. La sous-estimation du volet « environnement » par les élus locaux a laissé la voie ouverte aux atteintes au cadre de vie, à la quiétude et à la tranquillité des populations agressées par les nuisances sonores, la prolifération de minidécharges sauvages et privées d’espaces verts menacés d’empiètement, voire de disparition. En fait, l’action de formation menée vers les présidents des Assemblées populaires communales doit contribuer à élever leur niveau de conscience écologique, qui est, tout le monde l’a constaté, encore faible, en tout cas très insuffisant. On connaît le pouvoir de « persuasion » des détenteurs de la « chkara » et leur insensibilité totale aux questions écologiques, qui se traduit par leur indifférence à la nécessité de préserver les espaces verts ou d’assurer un minimum de confort sonore à la population. Pour défendre l’environnement dans la commune dont ils ont la responsabilité, les élus locaux, et en premier lieu les présidents d’APC, disposent d’instruments juridiques à la hauteur de ce qu’il y a dans les pays réputés pour la qualité du cadre de vie de leurs populations. Ils doivent en prendre connaissance et le mettre en application. Dans ce sens, l’étude d’impact sur l’environnement est un des principaux instruments du dispositif de protection contre les nuisances qui accompagnent les activités polluantes. Elle est stipulée dans le chapitre 4 de la loi du 19 juillet 2003. Le ministère de l’Environnement et de l’Aménagement du territoire possède les outils et les ressources humaines en mesure de contribuer à introduire la pratique de l’étude d’impact dans les activités des APC et, plus largement, d’imprégner toute la gestion locale de la culture environnementale. Le but est de faire en sorte que les dispositions réglementaires qui touchent au cadre de vie soient toujours respectée et mises en œuvre avec le sérieux dû à l’impératif de protéger l’environnement et les riverains contre les nuisances diverses. Les pages régionales des journaux et de nombreuses émissions diffusées par les chaînes algériennes de télévision abordent de plus en plus fréquemment les questions environnementales locales qui relèvent directement de la gestion des APC. Le ton dominant est plutôt critique face à des situations qui présentent les mêmes aspects de dégradation de l’environnement et en même temps des possibilités réelles d’y remédier pour peu que les élus et l’administration s’engagent dans une approche participative qui permette d’associer les populations, par l’intermédiaire de leurs élites. Au préalable, il est impératif de rompre avec l’approche démagogique et populiste qui tend à encourager la médiocrité, au lieu de promouvoir l’excellence.

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Aussi paradoxal que cela puisse paraître, la wilaya de Blida, encore moins son chef-lieu, ne dispose d’une infrastructure digne de son histoire culturelle, en dépit de son potentiel avéré en la matière, si bien que toutes les festivités culturelles sont organisées actuellement à la salle de conférences de la wilaya ou hors de la ville des Roses.

Tous les artistes qu’elle a enfantés ont donné à cette ville un cachet artistique particulier qui gagnerait à être rehaussé et mis en valeur. En conséquence, le choix par l’autorité de wilaya de réaliser une Maison des artistes n’est pas fortuit, il s’impose de lui-même et s’inscrit dans cette perspective. En visite d’inspection au chef-lieu de daïra, le wali de Blida, Mohamed Ouchen, s’est rendu sur le site où le projet a été lancé. Le site sur lequel a été implanté le chantier de la future Maison des artistes est situé sur le boulevard Larbi-Tébessi, en plein centre-ville, sur une assiette de terrain de 780 m2. Ce projet, pour lequel une enveloppe budgétaire de 87,5 millions de dinars a été consacrée, enregistre un taux appréciable d’avancement des travaux, soit 83%, et sera érigé sur trois niveaux. Cette Maison des artistes comprend un auditorium, deux loges d’artiste, une cabine de projection, une salle d’exposition, une salle audiovisuelle, une salle de musique, une salle d’enregistrement, un hall d’exposition, des salles de lecture et un atelier d’arts plastiques. Ce projet, qui avance bien, sera inauguré, selon le wali, le 8 juin de l’année 2015, date de commémoration  de la Journée nationale de l’artiste. Il a enjoint les maîtres d’œuvre et d’ouvrage d’accélérer la cadence des travaux pour être au rendez-vous. La mise en exploitation de la Maison des artistes devrait contribuer dans une large mesure à l’animation de la scène artistique et culturelle locale, dans la mesure où elle a longtemps constitué une doléance des artistes.n

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Sans surprise, un rapport sur le terrorisme mondial révèle une hausse vertigineuse des attaques terroristes et des victimes en 2013. Le nombre de morts dues à des «attaques terroristes» a très fortement augmenté en 2013, de 61% par rapport à l’année précédente, selon l’Indice du terrorisme mondial (GTI) publié hier à Londres. Selon cette étude initiée par le Centre de recherche australien, Institute for Economics and Peace (IEP), presque 10 000 «attaques terroristes» ont été enregistrées l'an dernier, soit une hausse de 44% par rapport à 2012, entraînant la mort de 18 000 personnes. Les attentats à la bombe constituent la majorité de ces attaques, dont 5% d'attentats suicides. Le groupe Etat islamique (EI), Al-Qaïda, Boko Haram et les talibans sont à l'origine de 66% de ces attaques et de la majorité des décès enregistrés, détaille le rapport, qui rappelle que tous ces groupes défendent «des idéologies religieuses basées sur des interprétations extrémistes du wahhabisme». Parmi les pays concernés, l'Irak reste le plus touché, avec 2492 attentats et une hausse de 164% des morts (6362). L'Afghanistan, le Pakistan, le Nigeria et la Syrie sont ensuite les plus affectés. Et au total, ces cinq pays ont enregistré plus de 80% de morts liés à des attentats. Toutefois, les attaques ont aussi nettement progressé ailleurs avec 3721 attentats enregistrés dans le reste du monde, qui ont tué 3236 personnes dans 60 pays, soit une hausse de 50% sur un an. Par ailleurs, l'index identifie 13 pays où le risque terroriste sera en hausse au cours des prochaines années, comme l'Angola, le Bangladesh ou l'Iran. Quant à l'année en cours, elle risque d'être pire encore. «Je ne veux pas prédire le résultat pour 2014, mais il est difficile d'imaginer que ce sera mieux», a déclaré le président de l'IEP Steve Killelea, cité dans le rapport. «Depuis le lancement du GTI en 2012, nous avons constaté une augmentation significative et inquiétante dans les actes de terrorisme à travers le monde», a-t-il encore dit, soulignant qu'au cours de la dernière décennie, ces actes ont été surtout le fait de groupes islamistes radicaux, notamment sunnites, ce qui rend «difficile une influence par des acteurs extérieurs». Mais l'idéologie religieuse n'est pas la seule raison du terrorisme souligne le rapport qui note que de nombreux pays musulmans ne sont pas touchés, ce qui signifie qu'«il y a d'autres facteurs, sociaux, politiques et géopolitiques en jeu». L'index GTI, lancé en 2012 et qui utilise des données regroupées par le Global terrorism database, une base de données de l'université américaine du Maryland, étudie l'évolution des attaques terroristes dans 162 pays depuis 2000. Le rapport estime, d’une part, que le terrorisme est le fait de groupes radicaux, ce qui rend «difficile une influence par des acteurs extérieurs», et d’autre part, que le fait que beaucoup de pays musulmans soient épargnés signifie qu’«il y a d'autres facteurs, sociaux, politiques et géopolitiques en jeu». S’agit-il d’une contradiction dans la déduction ou est-ce une lecture européocentriste qui consiste à déresponsabiliser les pays occidentaux de toutes manipulations, interférences et ingérence qui, sinon génèrent le terrorisme, du moins favorisent son enracinement dans les pays touchés par ce phénomène transnational ? Aussi bien dans les années quatre-vingt-dix que dans les années 2000, des acteurs politiques et de renseignements extérieurs ont bel et bien manipulé les groupes terroristes en Algérie, en Irak, en Egypte, au Mali, en Syrie, en Libye et toujours en Irak, qui est devenu après l’intervention américaine, une plaque tournante du terrorisme mondial, puisque Daech y est né et en contrôle une partie du territoire. L’aggravation de la situation sécuritaire dans beaucoup de pays du Sud, notamment les pays musulmans, était prévisible dans la mesure où les puissances occidentales adoptent depuis la chute du Mur de Berlin, qui a généré un monde unipolaire, une attitude agressive et offensive sur les ressources énergétiques fossiles dont elles entendent contrôler la production et la distribution. L’enjeu géostratégique réside dans l’appétit insatiable des puissances mondiales, ce qui explique cette guerre menée par procuration contre les pays producteurs de pétrole et de gaz qui refusent de brader leurs richesses. Si le wahhabisme a inspiré les groupes terroristes, le pays qui en a fait sa référence et sa source de législation est l’ami de l’Occident quand il n’en est pas l’allié stratégique.

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