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Reporters - Filtrer les éléments par date : jeudi, 20 novembre 2014

Les échanges économiques entre l’Algérie et la Turquie ont atteint plus de 4,35 milliards de dollars durant les 10 premiers mois de l’année en cours, la balance étant plus au bénéfice de la Turquie qui a exporté pour les trois tiers de ce volume d’échanges. L’Algérie veut inverser la tendance ou au moins l’équilibrer ! Le pari est engagé. Accueilli hier dans ce qui est sa première visite en Algérie en sa qualité de président de la République turque, Recep Tayyip Erdogan est arrivé à la tête d’une très forte délégation, composée du ministre truc de l’Economie, Nihat Zeybecki, et d’hommes d’affaires turcs pour son premier bilatéral avec la partie algérienne. Au-delà d’une escale de courtoisie à une Algérie amie et partenaire, avant son envol, ce soir, pour la deuxième édition du Sommet Afrique-Turquie, qui se tient à  Malabo, en Guinée équatoriale, le président turc Recep Tayyip Erdogan a marqué de son « sceau » le renouveau de l’industrie nationale, où 18 projets communs ont été identifiés et seront mis sur les rails à travers des entreprises à capitaux algériens et turcs selon la règle «51/49% ». C’est le ministère de l’Industrie et des Mines qui avait initialement établi cette liste de 18 projets, entre pièces de rechange et autres composants à fabriquer localement pour approvisionner l’usine Renault Algérie, qui maintenant sont devenus des projets d’entreprises mixtes. Tous ont trait à la sous-traitance automobile et mécanique, la Turquie étant déjà très à l’aise dans le domaine et possède une longue expertise et surtout une culture industrielle forte. C’est justement « l’exemple » choisi par l’Algérie pour construire son premier écosystème industriel automobile, et la présence du président turc Erdogan en personne est un gage de cette volonté du gouvernement de marcher sur les pas du modèle de croissance turc, qui caracole à des taux compris entre 6 et 8% par an depuis 2000. Tous ces partenariats seront localisés sur le sol algérien, consacrés à la production de pièces et de composants dans quasiment toutes les disciplines que requiert l’équipement automobile : câblerie, plastiques, tôlerie, systèmes électriques… Et si la Turquie a été choisie, c’est qu’elle a atteint un degré de maîtrise industrielle reconnue et aux normes, principalement européennes, ce qui fait gagner bien du temps à l’industrie de la sous-traitance nationale naissante. Le Forum économique entre les deux pays sanctionne également un sommet politique de haut niveau, où Erdogan, à l’invitation du président de la République Abdelaziz Bouteflika, a été reçu par le président du Conseil de la nation, Abdelkader Bensalah, le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, le ministre des Affaires étrangères, Ramtane Lamamra, et le général de corps d’armée Ahmed Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense nationale et chef d’état-major de l’ANP. En dehors du cadre protocolaire, la présence d’un haut représentant de la Défense nationale répond au vœu des deux pays de se rapprocher même dans l’industrie militaire, principalement dans la construction mécanique à travers des entreprises mixtes. Les deux pays ont également saisi l’occasion pour la mise en place d’un conseil d’affaires algéro-turc de haut niveau auprès des Premiers ministères de chacun des deux pays.

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Au-delà des points sur lesquels les membres de l’Instance de concertation et de suivi de l’opposition (ICSO) s’étaient mis d’accord, c’est leur application qui semble plutôt incompréhensible, notamment la revendication portant sur l’organisation d’une élection présidentielle anticipée. Considérant « la vacance du poste de président de la République » comme « l’une des pires manifestations de la paralysie des institutions de l’Etat », les partis et personnalités politiques de l’opposition, réunis au sein de la Coordination nationale pour les libertés et la transition démocratique (CNLTD) et du Pôle des forces du changement (PFC), appellent, dans une déclaration finale sanctionnant les travaux de la réunion tenue mardi au siège du MSP, à l’organisation d’une élection présidentielle anticipée. En d’autres termes, ils revendiquent ou la destitution du chef de l’Etat, Abdelaziz Bouteflika, ou que ce dernier démissionne de son plein gré. Or, force est de constater que cette doléance n’est en réalité qu’une forme plutôt « vaste » de l’appel incessant de certaines formations politiques de l’intérieur de l’ICSO à la mise en œuvre de l’article 88 de la Constitution. «Cette rencontre est très importante dans la mesure où les présents sortent avec une proposition qui dépasse l’application de l’article 88 de la Constitution et l’état de santé du président de la République : une élection présidentielle anticipée », a estimé Abderrezak Mokri, président du Mouvement de la société pour la paix (MSP), dans une déclaration à la fin de la réunion. Sans se rendre compte, la phrase de M. Mokri paraît tel un « aveu », indiquant que les débats auraient tourné autour de la nécessité de la mise en œuvre du fameux article, mais qu’il fallait trouver une formule contournée. Pour cette présidentielle anticipée, l’ICSO pose un préalable : la mise en place d’une commission indépendante et permanente d’organisation des élections. Dans une seconde étape, l’élection d’un président de la République sera suivie par l’élaboration d’une Constitution consensuelle, avant de terminer par l’organisation d’un nouveau processus électoral. Lequel consisterait en des élections législatives et municipales. Cependant, le défi est comment mobiliser le peuple à s’impliquer dans cette initiative politique et/ou comment amener le pouvoir à accepter une telle feuille de route ? C’est la grande question pour laquelle l’opposition ne donne pas d’éclaircissements. Pour le peuple, une chose est sûre : il a participé - d’une manière ou d’une autre - à l’élection de M. Bouteflika pour un quatrième mandat. S’agissant du pouvoir, notamment les partis de la majorité, il n’est pas question de toucher à la légitimité du chef de l’Etat, qui est « une ligne rouge », pour reprendre les propos d’Amar Saâdani, patron du Front de libération nationale (FLN). La distance qu’a prise Mouloud Hamrouche, qui ne cesse d’expliquer, lors de ses déplacements dans les wilayas, qu’« il n’y a pas moyen d’actionner » l’application de l’article 88 de la Loi fondamentale, vis-à-vis de l’ICSO est une donne à ne pas négliger. Homme d’Etat qu’il était, l’ancien chef de gouvernement sait pertinemment que sans l’Armée, rien ne pourrait renverser la vapeur en défaveur de Bouteflika. Plus que ça, il faut reconnaître qu’à l’intérieur de l’ICSO, il y a des personnalités qui se projettent dans l’après-Bouteflika. On parle surtout d’Ali Benflis, ex-candidat à la présidentielle d’avril 2014. Ce dernier crie toujours « le viol de la volonté populaire » lors de ce scrutin. D’où la concentration sur le départ de l’actuel chef de l’Etat.

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Des citoyens désabusés, une cohue indescriptible chaque jour. Voilà à quoi ressemble la daïra d’Annaba, qui n’en finit plus de suffoquer.

A l’heure des nouvelles technologies, de la biométrie, la daïra d’Annaba, située au boulevard Benzaïm-Abdelaziz, à proximité du square El Houria, continue d’être le sanctuaire de la bureaucratie, qui, ailleurs, commence à faire partie de l’histoire ancienne. De nombreux habitants d’Annaba sont mécontents des prestations qui sont rendues par ce service de l’Etat. Beaucoup, en effet, se plaignent des lourdeurs administratives encore en vigueur, dans le cadre de la constitution d’un dossier en vue de l’obtention d’une carte nationale d’identité ou d’un passeport. Pire encore, certains employés n’hésitent pas à demander une somme de 500 DA délivrer un rendez-vous. C’est en tout cas ce qui est arrivé à une enseignante à l’Université Badji-Mokhtar, qui n’en revient toujours pas. « Mon passeport est arrivé à expiration, a-t-elle expliqué. Quelle n’a pas été ma surprise quand on m’a proposé de donner 500 DA pour obtenir un soi-disant rendez-vous. J’ai bien versé la somme. On m’a accordé un rendez-vous pour un samedi matin à 8h. Le jour même, je suis venue, et là, on m’a signifié que la daïra était revenue à l’ancien système. » Avec la nouvelle tarification du passeport biométrique qui sera en vigueur début 2015, chaque jour, il y a une foule immense qui se rend sur les lieux devenus trop exigus pour la circonstance.

«Nous ne sommes pas des animaux !» Beaucoup d’usagers se demandent même pourquoi les autorités ne pensent pas à transférer le siège de la daïra dans un nouveau bâtiment qui serait, lui, plus spacieux et, pour certains, « plus accueillant ». Force est de constater qu’une fois sur place, on n’a guère l’impression d’être dans une administration. « Ce n’est pas une daïra, c’est une écurie, a commenté un retraité venu refaire sa carte nationale d’identité. Non seulement il y a trop de monde, mais en plus, il est quasiment impossible pour nous, personnes âgées, de pouvoir trouver un siège pour nous asseoir. Il nous faudrait alors camper très tôt le matin devant. C’est inadmissible que les autorités traitent les citoyens de la sorte ! Nous ne sommes pas des animaux. » Quant au dépôt d’un dossier qui, bien évidemment, doit être complet, il faut s’armer de patience, puisqu’il ne s’agit pas uniquement de le déposer, mais d’attendre son tour pour pouvoir être pris en photo, et faire marquer ses empreintes digitales. « J’ai attendu toute une journée, alors que je m’étais présentée le matin à 8h précises, a fait remarquer l’enseignante à l’université. A midi, on me fait signifier que les services font une pause et qu’il faut revenir à 13h30. Dont acte. Finalement, j’ai pu me faire prendre en photo et me faire relever mes empreintes à 17h. » Avant d’ajouter, tout en soupirant : « Toute une journée gâchée ! » Nous avons tenté de nous rapprocher des services concernés. Aucun des employés chargés de la récupération des dossiers n’a souhaité s’exprimer, à l’exception toutefois d’une seule qui n’a pas voulu dévoiler son identité.

«On nous accuse de favoritisme» «Chaque jour, nous recevons beaucoup de monde, comme vous pouvez aisément le constater, s’est-elle justifiée. Mais nous ne pouvons pas satisfaire d’un seul coup chaque demande. De plus, il nous faut un temps d’adaptation aux nouvelles technologies de la biométrie. » A la question concernant la fameuse « taxe » de 500 DA, elle en a nié l’existence. « Une taxe de 500 DA ? s’est-elle exclamée. Mais, voyons, il faut être réaliste, pourquoi ferions-nous une chose pareille ? C’est du bakchich, ça. On veut nous accuser de favoritisme alors que nous ne sommes que de simples salariés… Les gens ne savent plus quoi inventer. » Or, des témoignages concernant cette « taxe », nous en avons eu en nombre. Qui a raison ? Qui a tort ? Difficile de répondre tant les témoignages semblent concordants. Toujours est-il que le siège de la daïra d’Annaba reste quotidiennement surchargé. Des hommes et des femmes de tous âges, des enfants même, font que cette administration de l’Etat ne ressemble plus du tout à ce qu’elle doit être. En 2015, peut-être que les citoyens respireront un peu mieux. Mais avec, cette fois-ci, un passeport à 6000 DA et non plus à 2000.

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Dans le jargon de la coopération économique entre l’Algérie et la Turquie, il y a une expression qui revient comme une prière : le temps de l’orthographe conventionnelle. Les deux parties partenaires s’adonnaient depuis quelque temps déjà à la même orthographe d’usage lorsqu’il est question de parler de coopération. Par Yani T. Les échanges commerciaux entre les deux pays culminent au-dessus de 5 milliards de dollars, une balance bénéfique pour la partie algérienne qui vend à la Turquie pour l’équivalent de 3 milliards de dollars. Les exportations algériennes sont constituées essentiellement d’hydrocarbures. L’Algérie et la Turquie sont liées par un contrat d’approvisionnement en gaz de long terme, dont le volume exporté est de l’ordre de 4 milliards de mètres cube annuellement. Lequel contrat, conclu pour la première fois en 1988, a été renouvelé début 2014 pour une nouvelle durée de dix années. La partie turque, qui ambitionnait de diversifier ses sources d’énergie, entend porter le volume du gaz acheté auprès de Sonatrach à 6 milliards de m3/an. Les discussions ne sont pas rompues au seul volume des quatre milliards, puisque l’Algérie étudie la possibilité d’augmenter à 6 milliards de m3 le volume des cargaisons expédiées vers la Turquie. Pour ce qui est des exportations turques vers l’Algérie, celles-ci s’établissent à un peu plus de 2 milliards de dollars. Les achats de l’Algérie depuis la Turquie sont composés de produits finis, dont les matériaux de construction, les équipements de voitures et le textile et quelques produits de pétrochimie. La présence turque en Algérie ne se matérialise pas uniquement à travers ses produits finis commercialisés sans encombre, l’on a également recensé quelque 200 entreprises turques implantées sur le sol algérien. Les Turcs investissent surtout les créneaux à faible valeur ajoutée, dont le commerce, le BTP, les produits d’hygiène corporelle et les détergents. La particularité de ces derniers mois, c’est que de gros investissements turcs prennent forme dans le domaine de la sidérurgie et du textile. L'objectif, à terme, des deux partenaires étant de diversifier davantage les domaines de partenariat en élargissant le champ d’intervention turc aux IDE (Investissement directs étrangers) de haute valeur ajoutée. L'aciérie Tosyali de Béthioua (Oran) constitue jusqu’ici le plus important investissement turc à l'étranger. A cette aciérie s’ajoute un autre investissement, mais non des moindres, entrepris depuis 2013 par deux partenaires, algérien et turc. Il s’agit du projet de réalisation du grand pôle industriel des textiles Tayal. Cet investissement, issu d'un partenariat algéro-turc, mobilise une enveloppe budgétaire de 155 milliards de dinars. Il devrait générer près de 25 000 emplois. Cette société mixte algéro-turque est détenue à 51% par la partie algérienne à travers les deux groupes publics nationaux Confection et habillement (CH) et TEXALG (21%). Les 49% restants reviennent à la société turque Intertay, filiale du groupe turc TAYPA. Ainsi, bien que les projets d’investissement productif se comptent encore sur les bouts d’une main, cette première étape ne peut être que louable. Les deux partenaires doivent relever désormais le défi d’un partenariat gagnant-gagnant. L’Algérie devra, en premier lieu, s’intéresser à réduire certains segments d’importation jugés inutiles et budgétivores, au profit d’une industrie locale compétitive et substitutive.

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Sans aucune raison apparente, les trains de la SNTF desservant la banlieue d’Alger ont arrêté de circuler hier matin, avant que la direction et le syndicat de la compagnie ne parviennent à un accord en fin de matinée pour reprendre le trafic. Hier en début de journée, alors qu'il y avait une sacrée pagaille dans les gares de l'Algérois et des milliers de passagers bloqués en attente d'une hypothétique navette, la rumeur a circulé qu'il s'agissait d’une grève du zèle, alors que des agents de la SNTF avaient évoqué une panne du réseau électrique à la gare d'El Harrach. Au final, et après publication d'un communiqué de la direction de la compagnie, on a appris ou plutôt compris que le débrayage surprise a eu lieu pour des raisons liées à l'inquiétude des cheminots quant à la fiabilité des équipements et des installations sur et avec lesquels ils travaillent. Le directeur général de la Société nationale des transports ferroviaires (SNTF) a indiqué, par ailleurs, à l’APS que la direction et le syndicat sont parvenus à « un accord en deux points pour la reprise immédiate du trafic ». Ces deux points portent sur « un démenti » attestant du « bon fonctionnement des installations » et sur « l'engagement d'un bureau d'étude étranger chargé de faire un audit complet des installations ». Cet audit, a déclaré  M. Bendjaballah, doit « lever tout doute sur le bon fonctionnement des installations ferroviaires. Même si elles sont plus ou moins anciennes, elles fonctionnent correctement grâce à une bonne maintenance ». En clair, l’accident du train Alger-Thenia du 5 novembre dernier, et à propos duquel l’hypothèse la plus plausible reste l’« erreur humaine », a eu un impact profond sur les cheminots, obligeant les usagers du train de banlieue à prendre d'autres moyens de transport. Durant la matinée de la grève, aucun train n'était en circulation. Au niveau du quartier du Hamma, entre les gares des Ateliers et d’Hussein Dey, un train électrique était immobilisé aux environs de 8h10 et des voyageurs en descendaient. Puis, plus rien après, jusqu’aux environs de 12h15. Pour rappel, le 11 du mois courant, le trafic ferroviaire dans la banlieue d'Alger a été paralysé par un arrêt de travail des chauffeurs-mécaniciens de la SNTF, réclamant la réhabilitation des équipements de signalisation des trains, qui sont, selon eux, la « cause » du déraillement le 5 novembre d'un train de banlieue Alger-Thenia non loin de la gare d'Hussein Dey, faisant selon le bilan officiel un mort et plus de soixante blessés. Les premières constatations de la commission d'enquête mise en place par le ministère des Transports pointe du doigt « une vitesse supérieure » à la normale au moment où le train devait changer de voie pour laisser passer le rapide Alger-Oran. Une « version » contestée par les travailleurs des personnels des gares et de trains, y compris par le conducteur de l'automotrice en question.

LE CONDUCTEUR DU TRAIN ACCUSE Dans un reportage diffusé dans la soirée de lundi dernier sur la chaîne de télévision privée Echourouk TV, le premier mis en cause, à savoir le conducteur de l'automotrice, a nié la version où il a été dit que « l'excès de vitesse serait derrière l'accident ». Younès Dilmi, puisque c'est de lui qu'il s'agit, a affirmé qu'il roulait à la vitesse requise et que « la signalisation indiquant la déviation ne fonctionnait pas correctement ». « Je roulais à la vitesse requise, suivant ce que m'indiquait la signalisation de la limitation de vitesse. La tour de contrôle est la vraie responsable de ce drame, puisqu'elle ne m'a pas indiqué qu'il y avait une déviation. Dans le panneau de signalisation, je devais voir deux feux verticaux jaunes qui signaleraient avant tout un aiguillage. Mais cela n'a pas fonctionné une fois que je suis arrivé sur les lieux, et c'est ce qui a causé l'accident. Qu'on ne vienne pas donc m'imputer la responsabilité du déraillement. En revanche, il faut aller voir ailleurs. » Et d'ajouter : « Pour ne rien vous cacher, ce problème de signalisation et d’aiguillage non signalé au conducteur est fréquent, surtout dans la capitale, mais le fait que les trains soient souvent bondés évite le déraillement et permet au train de retrouver son équilibre. » De passage dans cette même émission, le directeur général de la SNTF, Yacine Bendjaballah, dément la version de Younès Dilmi, insistant sur le fait que ce dernier est « le seul responsable de ce qui s'est passé et de la mort d’une passagère, en raison du non-respect de la vitesse requise, lui qui roulait à 108 km/h ».

QUE DE DÉFAILLANCES ! Les témoignages recueillis auprès d'autres chauffeurs de train ont appuyé les dires de M. Dilmi, indiquant que leur hiérarchie « est en train de jouer avec les vies humaines en adoptant une politique de bricolage ». Un des intervenants a soulevé le problème de la GSM-R, moyen de communication entre les conducteurs et les aiguilleurs. « Depuis la mise en marche de ces trains, ce moyen satellitaire ne fonctionne pas. Les communications entre les deux parties se font par téléphone portable, qui n’est pas souvent fiable en raison des problèmes des réseaux GSM. Imaginez le cas de figure où le conducteur et l'aiguilleur ne peuvent entrer en communication et tout ce que cela peut engendrer », dit-il. Un des membres du syndicat des conducteurs de train a réitéré la demande de la révision ou de la suppression de la loi 75 du code de la route, autorisant les poursuites judiciaires à l'encontre des conducteurs de train en cas de heurts ou de suicides. Durant le voyage qu'a effectué le journaliste ayant mené l'enquête avec un conducteur et du représentant du syndicat, un jeune homme a traversé la voie ferrée de Reghaïa, alors que le train était à quelques centaines de mètres de lui. « Quand une personne se met sur la voie, comme vous venez de le voir, le chauffeur du train ne peut l'éviter, contrairement à un chauffeur de bus ou de taxi. Le punir pour un acte dont il n'est pas fautif relève du n'importe quoi. C'est pour cela que nous demandons à ce que cette loi du code de la route ne soit pas appliquée aux conducteurs de train », a-t-il dit.

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Des centaines d’étudiants sont descendus mardi matin dans la rue à Béjaïa, suite à l’appel à une marche lancé par la Coordination locale des étudiants (CLE), pour « exiger la réintégration de tous les exclus, l’accès au master sans condition et avec respect des choix et l’amélioration des conditions socio-pédagogiques ». Après avoir organisé, la semaine écoulée, deux actions de protestation, à savoir un rassemblement suivi du blocage de l’accès au campus de Targa-Ouzemour, les étudiants de l’Université Abderrahmane-Mira ont décidé de hausser le ton en battant le pavé avant-hier, depuis le même campus jusqu’au siège de la wilaya, en parcourant un itinéraire d’environ trois kilomètres, afin de faire entendre leurs revendications. « Après la deuxième journée de la fermeture du campus de Targa-Ouzemour, où nous avons adhéré massivement à l’action et exprimé notre soutien à nos camarades exclus, les étudiants ont commencé à prendre conscience de la nécessité de lutter contre les décisions qui tendent à les exclure et à réduire leurs chances d’obtenir un diplôme. La CLE a décidé d’ouvrir le campus, se rapprocher des étudiants et réfléchir aux actions à entreprendre », souligne-t-on dans la déclaration de la CLE appelant à cette manifestation de rue. Selon les rédacteurs de ce document, la mise en application de l’article 34 de l’arrêté 712 datant de novembre 2011, et auquel le recteur s’est référé, n’est appliqué qu’en partie, sachant que l’autre partie stipule la nécessité du suivi et de la réorientation des étudiants en situation d’échec par une équipe de formateurs censée les aider à avoir un bon parcours et un diplôme digne de ce nom. « Notre administration, au lieu d’encourager les étudiants dans leur formation et de créer un climat d’étude favorable, se contredit avec cet article et se voile la face pour nous attaquer et nous calomnier », déplorent les animateurs de la CLE, qui dénoncent, par ailleurs, « l’injustice flagrante que vivent les étudiants en sciences infirmières. Dès lors que le prolongement de leur formation pour le master est un mensonge de l’administration. Après avoir fini leur cycle de formation, ils se retrouvent aujourd’hui sans aucun avenir, leur diplôme n’étant même pas reconnu», avant d’enchaîner : « Pis encore, les responsables de l’université n’ont pas hésité à traduire les meneurs de grève devant le conseil de discipline afin de les intimider et étouffer leur mouvement. » A noter que lors du rassemblement qu’ils ont tenu hier devant le siège de la wilaya, certains étudiants, notamment des membres de la CLE, ont pris la parole devant une foule massée sur le trottoir, pour réitérer haut et fort leurs principales revendications, tout en interpellant le wali de Béjaïa sur cette situation de pourrissement que traverse leur université.

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Il était aussi bon de butiner les grappes d’hommes d’affaires turcs et algériens qui s’étaient formées dans le cadre d’un networking et d’une mise en relation « business to business », une mise en contact le plus souvent occasion idéale de se connaître, de se découvrir et d’établir la première passerelle en vue d’opportunités d’affaires, de préférence au bénéfice mutuel. Quasiment tous les secteurs économiques étaient représentés, bien qu’à dominance commerciale, de services et de construction. Les patrons algériens aussi étaient présents en force, la plupart venus sous leur chapelle organisationnelle ou faisant partie d’un réseau de Chambres de commerce et d’industrie. Si le forum économique algéro-turc, tenu sous la plus haute représentation politique des deux pays, a clairement affiché ses ambitions dans l’industrie de la sous-traitance, principalement automobile, la piste de création d’entreprises en commun dans d’autres domaines d’activité est laissée aux soins de la mission économique turque, qui dépend directement du cabinet du Premier ministère turc, et de l’Agence nationale de développement de l’investissement (Andi), très promue et défendue hier à l’occasion de la rencontre. Une aubaine également pour les chefs d’entreprise des deux pays d’en apprendre davantage sur l’environnement et le climat des affaires ainsi que leurs perspectives, en plein branle-bas gouvernemental pour relancer l’industrie nationale et lui arracher 7% de croissance d’ici à 2020. L’objectif gouvernemental passera inévitablement par la réforme du Code des investissements et encore plus en facilitant autant que possible l’acte d’investir en Algérie. Dans les coulisses, la réflexion a déjà atteint le stade de l’intention, dans la mesure où parmi les principales mesures phares que devrait contenir le futur Code des investissements, celle relative au retour, à plus forte échelle, du gré à gré dans l’attribution des marchés, sous réserve que ce procédé soit la règle uniquement dans certains secteurs dits prioritaires. Il est également question de mettre en place une nouvelle règle qui voudrait que les entreprises étrangères de commerce soient assujetties à créer une unité d’affaires sur le sol algérien au bout de trois ans de commerce uniquement. Là aussi, seuls des secteurs d’activité dits à forte valeur ajoutée seront concernés, déjà que le commerce sera intégré à la règlementation sur le partage de capital « 51/49% ». Et c’est à prendre ou à laisser !

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La situation des enfants est sérieusement inquiétante en Algérie. L’ONG Humanium, dans un rapport portant sur le respect des droits de l’enfant dans le monde, publié le 16 novembre dernier, a souligné pour le cas de l’Algérie que 23% de la population algérienne vit au-dessous du seuil de pauvreté. C’est le constat fait par l’organisation internationale Humanium de parrainage d’enfants, qui vient de publier ses différentes enquêtes réalisées à travers plusieurs pays du monde pour témoigner de la situation des enfants et de leurs droits les plus élémentaires, dont l’Algérie, qui a reçu la note de 6,67/10 de l’Indice de concrétisation des droits de l’enfant. Cette organisation, engagée à mettre fin aux violations des droits de l’enfant dans le monde, a souligné pour le cas de l’Algérie que la réalité est bien différente en dépit des mesures prises par le gouvernement garantissant les droits fondamentaux des enfants. Elle a motivé son rapport par le fait que la pauvreté ainsi que l’accès aux soins sont autant de facteurs dont le gouvernement est encore une fois appelé à redoubler d’effort pour assurer une protection et garantir les droits des enfants. La pauvreté touche, souligne Humanium, deux fois plus les zones rurales que les zones urbaines. Comparativement aux pays voisins, où les droits des enfants sont presque bafoués, notamment dans le Sahara occidental, Humanium note que pour le cas du Maroc, les autorités ont, durant ces dernières années, réalisé de nombreux efforts pour les droits des enfants, en particulier concernant le domaine de l’éducation. Cependant, souligne le document, de nombreuses violations persistent, comme les violences sexuelles, le travail et le mariage d’enfants qui ont été signalés au Maroc. Pour ce qui est du travail des enfants en Algérie, le même rapport fait état d’une moyenne de 5% des enfants de 5 à 14 ans. Depuis quelques années, «on observe malheureusement une augmentation du nombre d’enfants qui doivent quitter l’école afin d’aider leurs parents à subvenir aux besoins élémentaires de la famille en travaillant, parfois dans des conditions très pénibles ». En Tunisie, par exemple, l’organisation en question souligne un taux de pauvreté élevé (24%) qui touche plus particulièrement les régions de l’ouest du pays. La situation des enfants est malheureusement énormément tributaire de la situation économique du pays, précise la même source, en soulignant que ce pays a accompli de nombreux progrès. En matière de santé des enfants, cela reste un problème d’actualité dans ce pays. Le taux de mortalité des enfants de moins de 5 ans s’élève, en effet, à 21% et reste donc à améliorer. Un taux très élevé en Algérie. Puisque le même document précise que le taux de mortalité infantile en Algérie est de 32%, ce qui est relativement élevé. Par ailleurs, Humanium indique qu’environ 10% des enfants algériens ne sont pas vaccinés contre les maladies les plus graves. De manière générale, l’accès aux soins reste problématique, en particulier dans les régions rurales, a-t-on souligné. Un autre domaine a été également étudié par cette organisation, celui de la violence contre les enfants. En 2010, la police algérienne a enregistré plus de 4 600 plaintes d’enfants victimes de violences physiques, sexuelles ou de maltraitances, précisé la même source, qui a déploré que beaucoup de cas ne sont jamais signalés, « car les enfants ont peur des représailles et n’ont pas toujours accès à des infrastructures permettant de dénoncer les violences ». Humanium, dans sa carte dédiée aux droits des enfants dans le monde, a indiqué que les auteurs de violences à l’encontre des enfants sont majoritairement les parents ou des membres de la famille proche, puis les enseignants. « La maltraitance reste un sujet tabou en Algérie, où il est parfois considéré que la violence fait partie de l’éducation des enfants », lit-on dans le même document. Et en guise de « recommandations », l’organisation Humanium souligne qu’afin de garantir la protection des droits de l’enfant, le gouvernement algérien doit se fixer comme objectif de renforcer le système d’information et d’accompagnement, ainsi que les mécanismes juridiques d’intervention et de prévention en cas de violences.

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Il ne se passe pas un jour sans que les services de lutte contre les stupéfiants ne neutralisent des trafiquants de drogue en possession de quantités importantes de kif traité, de psychotropes et de drogues dures. Agissant sur information, la police judiciaire relevant de la sûreté de wilaya de Guelma vient de mettre la main sur un grand dealer. En procédant à l’arrestation de ce trafiquant, âgé de 29 ans, à la cité 19-Juin, sur les hauteurs de la ville, les enquêteurs ont découvert lors d’une fouille corporelle 8 grammes de kif traité sous forme de plaquettes soigneusement dissimulées dans les poches de sa veste. Les policiers ont soumis le mis en cause à un interrogatoire pour mettre en évidence d’éventuelles implications, notamment celles à l’origine de la fourniture de la drogue, mais en vain. Les enquêteurs ont eu la main heureuse puisque la perquisition a porté ses fruits : une importante somme d’argent qu’on attribue à la commercialisation de la drogue a été saisie. Présenté hier devant le parquet du tribunal de Guelma, ce dernier a été mis sous mandat de dépôt.

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Une semaine sur l’entrepreneuriat est organisée du 17 au 24 novembre dans la wilaya de Tipasa par la Direction du développement industriel et de la promotion de l’investissement (DDIPI), et ce, à l’occasion de la célébration de la Semaine mondiale dédiée à ce thème. Plusieurs sites, à savoir le centre des facilitations des PME, les CFPA de Tipasa, Bou Ismaïl, Fouka, le pôle universitaire de Koléa, la Maison de jeunes de Beni Mileuk, la bibliothèque urbaine de Tipasa, la Maison de l’environnement ainsi que les sièges de plusieurs entreprises créées par des jeunes dans le cadre du dispositif Angem abriteront cette manifestation. Destinée à sensibiliser et donner le maximum d’informations sur les opportunités d’investissement, les modalités de lancement d’une entreprise, sur l’entrepreneuriat féminin et autres idées d’affaires à exploiter et concours des meilleures idées, cette semaine s’adresse à tous les entrepreneurs et autres jeunes promoteurs concernés par le créneau. Les conférences thématiques porteront sur « le rôle des partenaires économiques dans le développement de l’entrepreneuriat », « le rendez-vous entrepreneurial », « l’entrepreneuriat durable », « l’entrepreneuriat féminin », « l’entrepreneuriat et le développement économique durable », et seront suivies de stages pratiques courts au profit des jeunes promoteurs.

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