Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 24 novembre 2014

La riche vie culturelle et artistique de la capitale dans les premières années de l’Indépendance a été évoquée à travers une exposition intitulée « Au cœur des années 60, mémoire d’une rencontre entre un cinéaste et un peintre Ahmed Bedjaoui-Denis Martinez », organisée au Centre des arts et de la culture du Palais des Raïs (ex-Bastion 23, Alger). Par Djamel Boudaa «L’exposition à laquelle vous êtes conviés aujourd’hui est avant tout le récit d’une grande amitié et d’une collaboration artistique à la fin des années soixante entre un cinéaste et un peintre. Au-delà de l’amitié entre deux hommes, elle raconte aussi la rencontre de deux métiers de la culture autour d’un projet. Et une vision complémentaire de notre jeune Révolution sur la base d’un travail de fiction. Notre intention était plus de rendre hommage à tous les résistants algériens que de coller à la réalité », écrit l’intellectuel et cinéaste Ahmed Bedjaoui dans le texte de présentation de cette exposition. L’exposition, qui souligne, dira l’artiste Omar Meziani, commissaire de cet événement, « l’itinéraire de cette belle aventure à la fois amicale et artistique, avec comme trame de fond le souvenir de la première décennie de l’Indépendance, où l’Algérie se construisait à la sueur du front et l’intensité du cœur », est constituée de peintures et dessins de Denis Martinez, d’affiches de films projetés à la Cinémathèque d’Alger, dont c’était la période faste, d’affiches de jackets de disques, de photographies de séquences de films tournés à cette époque, de coupures de journaux ainsi que de photographies d’artistes et des moments forts de la vie culturelle et artistique des années soixante. Cette exposition comprend aussi des photographies des séquences du film Les fidayine, entamé vers la fin des années 60 et qui « n’a malheureusement pas pu être achevé en raison de certaines entraves techniques et financières ». Parmi les photographies, présentées pour la première fois au public, figurent notamment celle du monument de la chanson chaâbi, El Hadj M’hamed El Anka, celle de la chanson asri (moderne), Ahmed Wahby, celle de Momo, le poète, célèbre personnalité de La Casbah, ainsi que celle de l’homme de théâtre et militant, Mohamed Boudia. Des photographies de séquences de films ont également été présentées, dont celle du célèbre film Omar Gatlatou avec l’acteur Boualem Benani, celles de Costa Gavras dirigeant Yves Montand lors du tournage du film Z, celle de Denis Martinez avec le peintre Khadda, et puis avec le poète Jean Sénac, sans oublier celle montrant le comédien et réalisateur Mohamed Zinet le long de la baie d’Alger immortalisé par Tahya ya Didou, film traitant de l’émigration. Les affiches de films présentés à la Cinémathèque, connue aussi sous le nom de « Musée du cinéma », lieu fréquenté assidûment par les très nombreux cinéphiles et intellectuels de l’époque, font partie de la série de documents exposés. « La galerie Racim, le Théâtre national et la Cinémathèque sont situés à quelques encablures. Les gens de la culture et de l’art ne se rencontraient pas, mais vivaient ensemble. On a vécu des moments magnifiques », a conclu Ahmed Bedjaoui.

Publié dans Culture

En prévision des pluies diluviennes, les responsables ont procédé à la traditionnelle opération de curage des avaloirs, afin d’éviter toute mauvaise surprise. Lancée il y a plus d’une semaine par les services d’hygiène de la commune d’Oran, l’opération a quand même permis de retirer pas moins de 146 tonnes de déchets en moins d’une semaine à travers les douze secteurs urbains de la commune. Selon des sources de la commune, pour mener à bien cette opération, des groupes d’agents communaux ont été affectés en premier lieu dans différentes zones sensibles qui connaissent à chaque saison hivernale des dégâts dus aux eaux pluviales, en l’occurrence celles à proximité des chantiers de construction. Cette opération, et selon les services de la commune, est d’une importance capitale, elle entre dans le cadre de la protection contre les inondations. En dépit du nombre important d’avaloirs réalisés depuis plus d’une année, le phénomène des inondations dans plusieurs quartiers demeure d’actualité. Les citoyens disent que ce genre d’opération doit s’effectuer dans toute l’année, pas uniquement lors d’une seule saison, ajoutant à cela le manque d’entretien et de contrôle des divers chantiers de construction ou de réhabilitation. Dans ces zones, les avaloirs sont souvent obstrués par des tas d’agrégats provenant des chantiers et que les opérations de curage doivent être suivies indéfiniment et pas uniquement en hiver, une période lors de laquelle les services de la commune entament à chaque fois une course contre la montre pour curer tous les avaloirs obstrués. Par ailleurs, et dans le même contexte, une opération de réhabilitation de points lumineux défaillants a été lancée conjointement, après le rapport accablant de l’état de l’éclairage public dans la ville, où des cités et des quartiers entiers sont plongés dans le noir chaque soir. Cette opération, révèle-t-on, touchera plus d’une centaine de points noirs, alors que des nouveaux points lumineux seront installés dans diverses agglomérations ayant souffert durant plusieurs années de l’absence de l’éclairage public et des répercussions négatives qui en résultent, comme les vols et les agressions. Force est de constater les anomalies existantes dans les projets de développement urbain. Des consignes émanant de plus hautes autorités de la wilaya ont été données à plusieurs entreprises, à l’instar d’Algérie Télécom, la SEOR et Sonelgaz, pour procéder à la réfection immédiate des lieux d’intervention, après l’achèvement des travaux. Ce sont en tout cas des mesures qui visent à parer aux inondations, chose possible uniquement avec la régularité et le savoir-faire.

Publié dans Région

Les pays du Golfe ne sont pas le paradis qu’on croyait. Ils sont même un enfer pour la majorité des personnes qui y vivent, en particulier les travailleurs immigrés. Hier, 90 0NG et syndicats se sont insurgés contre cette situation et ont exigé que les pays arabes du Golfe doivent impérativement mettre fin à toute forme d’abus dont sont victimes des millions de travailleurs migrants et réformer le système controversé du parrainage (« kafala »). Dans une déclaration commune relayée par Human Rights Watch (HRW), ces organisations ont indiqué que des millions de travailleurs d’Asie et d’Afrique étaient victimes d’abus, avec des salaires non payés, des confiscations de passeports, des actes de maltraitance physique et des cas de travail forcé. Environ 23 millions d’étrangers, majoritairement asiatiques, sur une population globale de 50 millions, travaillent dans les six monarchies pétrolières du Golfe (Arabie saoudite, Bahreïn, Emirats arabes unis, Koweït, Oman, Qatar). Parmi ces travailleurs, on dénombre 2,4 millions d’employés de maison. La « kafala » est un système hautement controversé qui met des travailleurs à la merci de leurs employeurs, les empêchant potentiellement de quitter le pays ou de changer d’emploi. Le Qatar a promis d’abolir ce système en 2015, dans la perspective du Mondial-2022 de football. « Que ce soit l’étendue des abus contre les employés de maison cachés du monde extérieur ou le bilan choquant des morts parmi des ouvriers de construction, le sort des migrants dans le Golfe exige une réforme urgente et profonde », a affirmé Rothna Begum de HRW, qui fait partie des signataires de la déclaration. Amnesty International et la Confédération syndicale internationale ont également signé l’appel lancé à quelques jours d’une réunion des ministres du Travail du Golfe et d’Asie, les 26 et 27 novembre à Abou Dhabi. Les ministres se réuniront à l’occasion de la troisième session du Dialogue d’Abou Dhabi, un forum interrégional sur les migrations de main-d’œuvre entre les pays asiatiques d’origine et les Etats de destination, membres du Conseil de coopération du Golfe (CCG). Les organisations non gouvernementales ont participé aux deux premières sessions, mais elles n’ont pas été invitées à la réunion de cette année. Les ministres du Travail des Etats du CCG doivent se rencontrer séparément les 23 et 24 novembre pour discuter d’un projet de contrat type destiné aux travailleuses domestiques et d’une proposition de création d’un organe commun à tous les Etats du groupe, chargé de contrôler l’organisation du travail domestique des migrantes. A ce propos, l’Etat délègue ses pouvoirs à l’employeur, d’où l’étendue des abus contre les domestiques, dont des enfants, soumis à toutes les exactions, y compris sexuelles. Le système de la kafala, utilisé de manière variable à travers la région du Golfe, empêche la plupart de ces travailleuses de changer d’emploi avant l’expiration de leur contrat sans l’autorisation de leur employeur, ce qui place beaucoup d’entre elles dans une situation sans issue dans laquelle elles subissent des mauvais traitements. De nombreux travailleurs migrants sont placés sous une énorme pression financière, non seulement pour soutenir leurs familles restées au pays, mais aussi pour rembourser de lourdes dettes contractées lors de leur recrutement. Opérant aussi bien dans les pays d’origine des migrants que dans les pays de destination dans la région du Golfe, des agences de recrutement insuffisamment supervisées extorquent souvent des commissions excessives aux travailleurs migrants, les trompent sur leurs futures conditions de travail ou s’abstiennent de leur venir en aide s’ils subissent des exactions sur leur lieu de travail. En Arabie saoudite et au Qatar, les travailleurs migrants ne peuvent pas quitter le pays sans que leur employeur n’ait donné son consentement à la délivrance d’un « permis de sortie » par les autorités. Certains employeurs ont refusé de verser les salaires, de rendre les passeports ou de donner leur assentiment à un « permis de sortie », afin de contraindre les travailleurs à continuer à travailler contre leur volonté. Les Etats du CCG connaissent cette réalité inhumaine et sont consentants puisqu’une analyse publiée en novembre par la Confédération syndicale internationale (CSI) et intitulée « Comment l’exploitation est facilitée », mettait en relief le fait que des lacunes existant dans les codes du travail nationaux des pays du CCG avaient pour effet d’exclure, partiellement ou entièrement, de leurs protections les travailleurs domestiques. D’autres rapports, comme celui de Human Rights Watch et Amnesty International vont dans le même sens en dévoilant des pratiques d’esclavage imposées notamment aux travailleurs domestiques, mais aussi à certains ouvriers qui exercent chez de petits entrepreneurs autochtones.

Publié dans Der

Les Etats-Unis et l’Europe ont réagi de manière complétement disproportionnée aux rares cas isolés du virus Ebola apparus au sein de leurs frontières. Ces réactions de panique n’ont pas seulement été futiles. En violant des principes scientifiques de base, elles ont remis en cause les critères éthiques fondamentaux d’une action nécessaire en matière de santé publique. Et alors qu’il s’agit de protéger les individus du virus Ebola – sans même parler de la prévention d’une crise sanitaire mondiale similaire à l’avenir – ces réactions pourraient bien être contreproductives. Par LAWRENCE O. GOSTIN Cet excès de zèle a été particulièrement frappant aux Etats-Unis, où la réaction initiale a inclus des contrôles des voyageurs en provenance de la Guinée, du Liberia et de la Sierra Leone. Plus problématique encore, certains États ont imposé une quarantaine de 21 jours aux soignants bénévoles en provenance des pays touchés par l’épidémie. Heureusement, les vives protestations politiques contre ces mesures de quarantaine ont conduit certains gouverneurs à les lever rapidement. Il est temps pour les pays développés de comprendre que la meilleure manière de protéger leurs citoyens du virus Ebola est d’agir pour enrayer la progression de l’épidémie en Afrique de l’Ouest même. Il est avant tout nécessaire à cette fin de disposer d’une capacité de déploiement rapide face au virus Ebola dans les trois pays les plus touchés. Cette capacité doit comprendre des fonds adéquats (et importants) ; des médecins, des infirmiers, en sus des soignants locaux, bien formés ; et une meilleure formation locale au plan du diagnostic, du traitement, de la recherche des contacts et de l’isolement des individus infectés. Il n’y a pas de temps à perdre. En fait, l’absence d’un leadership déterminé a déjà retardé, sur une trop longue période, une riposte internationale efficace à la flambée actuelle du virus Ebola, augmentant d’autant le coût de cette crise. Si la communauté internationale doit dans un premier temps enrayer la propagation du virus, elle doit surtout tirer les enseignements de la crise actuelle pour pouvoir faire face à une urgence sanitaire potentielle future, en développant un réponse crédible qui mette l’accent sur une action rapide, décisive et fondée sur les faits. Pour ce faire, trois initiatives clés doivent être lancées. Premièrement, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) doit constituer un fonds d’intervention d’urgence qui pourrait être rapidement mobilisé une fois déclarée une « urgence de santé publique de portée internationale ». Si un fonds de ce genre avait existé pour opposer une vigoureuse réponse initiale aux premières manifestations du virus Ebola, l’OMS aurait eu de bonnes raisons de déclarer une urgence internationale en temps voulu. En fait, le Comité d’examen du Règlement sanitaire international de l’OMS avait recommandé la création d’un tels fonds en 2011, à hauteur de 100 millions de dollars. Alors que ce montant, équivalent à 0,5 pour cent seulement de l’ensemble de l’aide internationale à la santé, aurait été aisé à réunir, l’OMS a échoué à constituer ce fonds. La folie de cette décision n’est que trop évidente aujourd’hui, tout comme le fait que ce fonds d’intervention d’urgence devrait être nettement plus important et s’élever à 500 millions de dollars au moins. Le second pilier d’une stratégie efficace de riposte à une crise sanitaire est la constitution d’un personnel de réserve d’urgence – choisi par l’OMS, en coopération avec les gouvernements nationaux – et comprenant des professionnels de la santé bien formés et prêts à être déployés rapidement dans des pays à faible revenu. Cela permettrait à des pays dont les systèmes de santé sont défaillants – et qui sont particulièrement vulnérables à des flambées de maladies infectieuses – de disposer des ressources humaines nécessaires pour contrôler rapidement des crises sanitaires. De telles mesures ne diminuent bien sûr en rien la responsabilité qu’ont ces pays dans l’amélioration de leur système de santé et envers leurs populations. Pour cette raison, le troisième pilier, et le plus important, pour éviter des crises sanitaires mondiales futures, est la création d’un Fonds mondial pour la santé destiné à aider les pays qui en ont besoin à acquérir les capacités leur permettant de riposter efficacement dans des situations d’urgence et à fournir des soins de santé complets en temps normal. Un tel fonds pourrait entrer dans le cadre du Règlement sanitaire international adopté en 2005, et faire progresser la cause de l’accès universel aux soins sur la base du principe que tout le monde a un droit à la santé. Il convient également que les gouvernements consacrent les ressources nationales adéquates pour atteindre ces objectifs. Les gouvernements africains pourraient par exemple concrétiser l’engagement contenu dans la déclaration d’Abuja qui prévoyait que 15 pour cent au moins des budgets nationaux seraient consacrés au secteur de la santé. Mais pour les pays aux revenus les plus bas, réaliser des progrès sérieux dans l’établissement de systèmes de santé solides est pratiquement impossible sans l’aide d’un fonds international. Étant donné que la création d’un tel fonds implique des investissements de plusieurs milliards de dollars dans les pays aux revenus les plus bas, la mobilisation sociale est la clé permettant de générer le soutien politique nécessaire. A cet égard, la riposte mondiale à la pandémie du Sida – stimulée par le Plan d’urgence du Président pour la Lutte contre le Sida (PEPFAR) et le Fonds mondial de lutte contre la sida, la tuberculose et le paludisme – pourrait servir de modèle. Au-delà de l’établissement d’infrastructures de santé solides, les gouvernements nationaux devront établir des procédures de reddition de comptes dans le cadre des services de santé fournis à leurs populations, comprenant notamment une gestion équitable et transparente des ressources, des mesures de protection contre la corruption, des outils pour mesurer les progrès, un engagement de la société civile et l’obligation de rendre compte des échecs. De manière à faire progresser ces objectifs, une coalition internationale demande aujourd’hui l’adoption d’une Convention cadre sur la santé mondiale, de façon à encourager une bonne gouvernance de la santé aux plans local, national et international. Ce traité, basé sur le principe du droit à la santé, fournirait des lignes directrices claires pour l’allocation des ressources et l’attribution des autres responsabilités. L’épidémie d’Ebola en Afrique de l’Ouest doit inciter à un changement de cap de la politique internationale dans le domaine de la santé, et souligner la nécessité de moyens de réponse rapide et d’infrastructures de santé solides. Établir des cadres définissant un financement modulable et viable de façon à parvenir à ces objectifs est un investissement sage et abordable – dans l’intérêt de tous. Cette réponse humanitaire globale sera source d’avantages importants dans le monde, aujourd’hui et à l’avenir. * Professeur de droit de la santé mondiale et directeur Faculté à l’Institut O’Neill droit national et mondial pour la santé, est directeur du Centre collaborateur de l’OMS sur le droit de la santé publique à l’Université de Georgetown.

Publié dans Grand angle

Le Premier ministre, Abdelmalek Sellal, a rencontré, hier au Qatar, où il est en visite de deux jours, le souverain Cheikh Tamim Ben Amir Hamad Al-Thani avec lequel il a aborde les derniers développements de l’actualité régionale. Il a également été question d’ouvrir les travaux de la 5e  grande commission mixte algéro-qatarie, à Doha, à l’issue de laquelle 13 accords et mémorandums ont été signés entre les deux pays. Dans une déclaration à la presse, à la veille du début des travaux de la commission, Abdelkader Messahel, ministre délégué chargé de l’Afrique et du Maghreb, qui faisait partie de la délégation ministérielle algérienne accompagnant M. Sellal, a précisé qu’« une étape importante dans le processus de consolidation des relations privilégiées qui unissent les deux pays » est franchie. Le partenariat algéro-qatari englobe plusieurs secteurs et domaines, parmi lesquels l’industrie, l’agriculture, la culture, l’éducation et le tourisme où les deux parties ont signé un programme exécutif dans le domaine du tourisme, le premier du genre entre les deux pays. Dans le secteur de l’information, une convention de coopération et d’échange d’informations a été signée entre l’agence d’information Algérie presse service et son homologue qatarie Qana. Dans celui de l’éducation, les deux pays ont signé le quatrième programme exécutif de coopération dans le domaine de l’éducation et des sciences et le premier programme de coopération dans le domaine de l’enseignement supérieur. Concernant les ressources halieutiques, les deux parties ont signé « le premier programme exécutif de coopération dans le domaine de la pêche et  de l’aquaculture du mémorandum d’entente sur les ressources halieutiques » et pour la culture, un deuxième programme exécutif dans le domaine culturel de la convention de coopération culturelle et artistique a été entériné, en plus d’un protocole de jumelage entre les bibliothèques nationales des deux pays. Au volet administratif et douanier, l’Algérie et le Qatar ont signé « une convention bilatérale sur l’assistance administrative mutuelle pour une application idoine du Code des douanes et la lutte contre les infractions douanières ». D’autre part, la visite de M. Sellal au Qatar a été l’occasion d’« évaluer les réalisations accomplies et d’ouvrir de nouvelles perspectives de coopération bilatérales », notamment à la faveur des grandes opportunités d’investissement qu’offre l’Algérie. Abdelmalek Sellal est arrivé samedi dernier à Doha dans le cadre d’une visite de travail au cours de laquelle il a coprésidé avec son homologue qatari, Cheikh Abdallah Ben Nasser Ben Khalifa Al-Thani, les travaux de la 5e session de la Haute commission mixte algéro-qatarie. Le Premier ministre a également procédé à l’inauguration du nouveau siège de l’ambassade d’Algérie à Doha avant de rencontrer des membres de la communauté algérienne établie dans ce pays.

Publié dans Economie

La diminution constante des prix du pétrole, ponctuée par de très sporadiques et brefs raffermissements, n’en continue pas moins de demeurer une source de préoccupation majeure pour le pays, malgré les « assurances » réitérées chaque fois par le gouvernement quant à la maîtrise de la situation macroéconomique et du maintien de l’aisance financière avec laquelle l’Algérie finance directement son développement économique. C’est justement tout le problème ! L’économie nationale dans son ensemble, sinon dans sa totalité, est financée majoritairement par les rentrées en devises générées par la vente des hydrocarbures, même si depuis la loi de finances de 2004, l’indice de référence sur lequel se base l’Algérie pour calculer son budget est de 37 dollars. Virtuellement, la plus-value est de plus de 40 dollars par baril quand son prix est actuellement d’un peu plus de 80 dollars. Ce surplus alimente le fonds de régulation des recettes, qui vient à son tour combler les déficits et alimenter les programmes spéciaux du gouvernement. Or, le niveau des dépenses prévues et consignées dans la dernière loi de finances, principalement pour payer les importations de biens, seront de l’ordre de 60 milliards de dollars, au moment où les recettes pétrolières escomptées à fin 2014 sont de… 60 milliards de dollars. Dans une telle situation, dépenses et rentrées se neutralisent, au grand dam du financement de l’économie, mais surtout le plan de diversification de celle-ci. C’est pourquoi l’Algérie est obligée de redessiner son avenir économique à partir de l’évolution à venir de tout le marché pétrolier, de plus en plus assombri par une transformation des tendances d’achat et de consommation des plus gros consommateurs d’énergie, que sont la Chine et les Etats-Unis, la première étant devenue moins « vorace » et les deuxièmes moins « dépendants ». Dans une note de conjoncture publiée hier par l’Agence internationale de l’énergie, « beaucoup de pays producteurs ont des prix d’équilibre budgétaire bien supérieurs aux prix actuels du pétrole. Même si cela ne rend pas nécessairement la production pétrolière non rentable, cela pourrait avoir des effets négatifs sur la stabilité sociale, et donc affecter indirectement les perspectives de production ». Sur ce point, et pour ce qui est de l’Algérie, elle reprend à son compte les propos de l’ancien ministre des Finances, Karim Djoudi, qui disait qu’« un baril à 110 dollars était nécessaire pour tenir les équilibres budgétaires ». Mais depuis que les Etats-Unis ont décidé d’exploiter leurs ressources énergétiques schisteuses, leurs fournisseurs, y compris l’Algérie, sont forcés de se trouver d’autres débouchés à leur production, ce qui attise la lutte pour les parts de marchés ailleurs dans le monde. D’autre part, « le développement économique ne stimule plus autant qu’avant la croissance de la demande de pétrole. La Chine, principale source d’augmentation de la demande pétrolière ces dernières années, est entrée dans un stade de développement moins gourmand en pétrole », analyse encore l’AIE. « Résultat, on rentre dans une période de prix relativement plus bas que ce qu’on a connus au cours des trois ou quatre dernières années, des bas prix qui sont là pour durer », poursuit-elle. Même si le discours des hauts responsables algériens, à leur tête le Premier ministre Sellal, se veut « rassurant », la tenue de la conférence nationale sur le développement économique et social, il y a à peine deux semaines, avec pour objectif un renouveau industriel hors hydrocarbures qui devrait permettre d’atteindre une croissance de 7% jusqu’en 2020, renseigne sur une « reconnaissance » à demi-mots de l’urgence de diversifier les sources de revenus du pays. D’autant plus que même si les prix étaient à des niveaux supérieurs à 100 dollars, il n’en demeure pas moins que l’Algérie a de moins en moins de ressources énergétiques à vendre, car ce qui devait être exporté est consacré à la consommation énergétique domestique, qui grimpe à plus de 10% par an.

Publié dans théma archives

Le ministre des Sports souhaite fédérer toutes les associations des arts martiaux pour mieux encadrer les athlètes et leur permettre de s’illustrer. Le ministre des Sports, Mohamed Tahmi, a appelé les athlètes des arts martiaux à se structurer au sein de la fédération algérienne de la discipline. « Il appartient de structurer les athlètes en arts martiaux au sein de la Fédération algérienne des arts martiaux, pour fédérer et sélectionner les compétences à même de représenter l’Algérie dans les différentes manifestations», a indiqué M. Tahmi lors d’une visite de travail de deux jours dans la wilaya d’Ouargla. Le ministre, qui a assisté à une exhibition de karatékas du club Etoiles du Sud, à la salle de sport de la base Irara, à Hassi Messaoud, a estimé «nécessaire » d’intégrer les performances sportives évoluant à travers les différentes régions du pays sous l’égide de la Fédération algérienne des arts martiaux, en vue de les prendre en charge, de les perfectionner et d’élire des athlètes de haut niveau à même de représenter l’Algérie sur la scène sportive internationale. M. Tahmi a, lors de sa visite dans la daïra de Hassi Messaoud, 80 km d’Ouargla, inspecté le projet d’aménagement et de pose de la pelouse synthétique du stade Mohamed-Laïd-Al-Khalifa, et appelé à accélérer sa réalisation pour l’ouvrir au plus tôt à la pratique sportive. L’opération, dont les travaux de réalisation ont atteint un taux d’avancement de 80%, a nécessité un financement de 45 millions DA puisé du programme communal de développement. Estimant « en deçà des attentes » les résultats sportifs réalisés dans la wilaya d’Ouargla, par rapport aux atouts dont elle dispose, M. Tahmi a mis l’accent sur l’exploitation rationnelle des installations sportives, l’amélioration de la formation et l’encouragement de la pratique sportive en milieu des jeunes, tout en insistant sur le fair-play. Il a, en réponse à des préoccupations liées à l’ouverture de piscines communales, notamment dans la commune de Hassi Messaoud, fait part de la programmation, dans le cadre du programme national du secteur, d’une série d’opérations dans ce cadre, en vue de satisfaire les besoins de la wilaya d’Ouargla en la matière. Dans la commune de Nezla, daïra de Touggourt, le ministre a mis en exploitation un stade d’athlétisme, réalisé pour un coût de 213 millions DA. Cette installation sportive, dotée de gradins de 1500 places, de salles de sport, de vestiaires et autres servitudes, devra offrir une infrastructure moderne aux athlètes de cette région, où sont pratiquées les différentes épreuves d’athlétisme, à l’instar des courses de vitesse, de sauts (longueur et hauteur), de lancers, selon les responsables locaux du secteur.

Publié dans Sports

Le cancer est une pathologie en constante progression en Algérie avec 45 000 nouveaux cas décelés chaque année. Ce chiffre représente seulement « une estimation », selon le président de la Société algérienne d’oncologie médicale, le nombre de malades étant, selon lui, amené à augmenter,  « comme constaté depuis une vingtaine d’années ».

Pour ce qui a trait au seul cancer du sein, le professeur Kamel Bouzid, qui intervenait hier sur les ondes de la Chaîne III de la Radio nationale, a relevé, par exemple, que le nombre de malades est actuellement estimé à environ 10 000. Evoquant la prise en charge des personnes malades atteintes de cancer, le professeur Bouzid a estimé qu’on est loin de la crise de 2010, où les malades n’avaient pas accès à la radiothérapie. « L’ouverture de plusieurs nouveaux centres anticancer à Sétif, Batna et Annaba, et la coordination des différents intervenants, a contribué à l’amélioration de la situation », a indiqué le président de la Société algérienne d’oncologie médicale. Le professeur Kamel Bouzid a assuré qu’« on peut espérer qu’à la fin de 2015, dix-neuf autres centres anticancer seront fonctionnels », avant de rappeler l’importance de la prévention, qui a toujours été le parent pauvre de ce secteur. « La prévention, on en a peu fait », a reconnu le spécialiste, affichant une certaine note d’optimisme avec le nouveau plan anticancer qui sera bientôt remis aux autorités. « Cet aspect a été pris en compte dans le plan qui va être présenté par le professeur Zitouni au ministère de la Santé », a-t-il précisé, tout en insistant sur le rôle de la prévention dans le traitement des cancers. « La prévention permet un diagnostic précoce et d’en guérir facilement avec une chirurgie, contrairement à la situation qu’on vit actuellement où le dépistage est tardif. Ce qui est contraignant puisqu’on utilise des moyens très onéreux pour des résultats certes appréciables. Mais étant une maladie chronique, on aurait pu la prévenir à la source », a-t-il dit, pour revenir un peu plus loin sur le plan anticancer, dont les premiers effets seront ressentis d’ici 2019. Ce nouveau plan, qui « sera mis en route probablement en janvier 2015, englobe tous les aspects de lutte anti-cancer, à savoir le dépistage, la prévention et la coordination. J’ai personnellement travaillé sur le volet formation et recherche », a t-il ajouté. Dans ce segment, il est surtout question d’initier les spécialistes algériens aux nouveautés en matière de cancer, dont essentiellement le diagnostic moléculaire des lésions cancéreuses, dont on peut se passer aujourd’hui. « Nous sommes plutôt appelés à utiliser les thérapies ciblées et personnalisées. Avec ces thérapies, on aura plus de chance de guérir le cancer ou de le chroniciser afin que le patient puisse vivre avec sa maladie comme on vit avec une hypertension ou le diabète », a précisé le professeur Bouzid. Le déficit en matière de formation, souvent mis en exergue par les spécialistes, serait lui aussi pris en charge, selon l’intervenant, assurant que les accords conclus avec les principaux fournisseurs comprennent désormais le volet maintenance sur site. « Jusque-là, pour la maintenance, on faisait appel à des spécialistes étrangers. Aujourd’hui, il existe une formation initiale et une formation en cours d’emploi, car ce sont des appareils très sophistiqués nécessitant une mise à niveau annuelle, pour ne pas dire semestrielle », a conclu le professeur Bouzid.

Publié dans Actualite archives

Le littoral est en train de changer sous nos yeux, notamment dans sa partie algéroise. Des plages ont été complètement transformées du fait de phénomènes d’érosion ou après des actions d’aménagement.

Et on peut se demander, pour ces dernières, si elles sont suffisamment réfléchies, non seulement lorsqu’elles sont motivées par l’urgence de protéger les riverains contre les risques d’affaissement des falaises, mais surtout quand il s’agit de suivre la mode des marinas sans prendre en compte l’impact agressif du béton sur de merveilleux sites que la nature a mis un temps infini à créer. La métamorphose est bien visible le long du front de mer, à Alger, entre l’Amirauté et Padovani. D’abord, la plage de Qaa essour, amputée d’une partie transformée en terrain voué au football, ensuite la plage de Padovani, comme l’appellent les anciens - qui se souviennent du campement de Gitans, qui s’y trouvaient avant l’Indépendance - R’Mila aujourd’hui, où des blocs de bétons placés par des grues installées sur place ont enlevé aux habitants de Bab El Oued une bonne partie de l’espace qu’ils occupaient, à moindre coût, en fait sans être obligés de payer, au grand bonheur des enfants qui avaient ainsi l’occasion de profiter des plaisirs de la mer. A l’est d’Alger, près d’Aïn Taya, la plage d’Aïn Chorb, qui attirait la foule des estivants venus de partout, a été rendue méconnaissable par les aménagements entrepris après le séisme de mai 2003. Les phénomènes naturels ont aussi une grande part dans les modifications apportées au littoral. En France, un rapport du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), a fait état des conséquences sur le littoral de huit tempêtes qui ont frappé les 240 km de côtes en Aquitaine. La répétition exceptionnelle de tempêtes entre décembre 2013 et mars 2014 a fini par rogner le littoral aquitain au point que la limite entre la terre et la mer a, selon les endroits, reculé de 10 à 40 mètres, fait remarquer le rapport cité par l’AFP. Principal enseignement, note le rapport : le «trait de côte», la limite entre la terre et la mer, a enregistré un recul inédit lors des 50 dernières années. A Soulac-sur-Mer (Gironde), soulignent les auteurs du rapport, la mer a avancé de 40 mètres et une barre d’immeuble se retrouve désormais au bord d’une falaise. Autre conséquence de cette érosion accélérée : «L’épaisseur de sable des plages a diminué de deux mètres et même de 3 à 4 mètres parfois, ce qui fragilise des ouvrages de protection, qu’ils soient naturels comme les dunes ou artificiels (digues, etc.)». Habituellement, chaque année, le sable rendu à la mer par les tempêtes revient l’été par le biais de courants sous-marins, ce qui permet à des plages de se reconstituer. Mais phénomène nouveau, «cet été, le sable n’est pas revenu comme il aurait dû», signale un des auteurs du rapport. Les spécialistes s’interrogent sur le lien qui pourrait exister entre l’érosion du littoral, à l’œuvre depuis des siècles, et le réchauffement climatique. Ils cherchent également à savoir si l’ampleur de cette érosion est réversible ou si elle va encore s’accentuer dans les prochaines années, et, dans ce cas, à quelle vitesse. Dans l’état actuel des observations, ils ne peuvent répondre à ces questions. «Seul le suivi de l’évolution du littoral permettra d’évaluer si les impacts observés sont durables ou si le littoral aquitain offre une capacité de reconstruction naturelle qui gommera tout ou partie des effets des tempêtes», écrivent-ils dans le rapport.

Publié dans Environnement

L’Algérie n’est pas satisfaite des résultats de l’Accord d’association avec l’Union européenne. Cette position a été exprimée récemment par le ministre du Commerce, Amara Benyounes, dans un entretien accordé à The Parliament Magazine, revue du Parlement européen. Selon lui, l’accord d’association « n’a pas eu l’effet escompté, celui de promouvoir les exportations hors hydrocarbures et d’attirer les investissements étrangers ». Selon le ministre, des faits majeurs ont marqué les échanges entre l’Algérie et l’UE depuis l’entrée en vigueur de l’accord en 2005. Il s’agit d’un « déséquilibre structurel » de la balance commerciale hors hydrocarbures en faveur de l’UE avec un attrait « timide » des IDE européens, notamment ceux orientés vers l’exportation dans les branches industrielles et filières agroalimentaires. En 2013, l’Algérie a importé auprès de l’UE pour 28,5 milliards de dollars et exporté pour 42,7 milliards de dollars. Concernant les exportations hors hydrocarbures, le montant est passé de 552 millions de dollars en 2005 à 1,5 milliard de dollars en 2013, et sont constituées essentiellement des produits dérivés des mines et de l’énergie. Pour le ministre, une « analyse approfondie » est nécessaire pour dégager une « démarche cohérente et de rigueur » afin de faire évoluer cet accord vers un accord dynamique reflétant les objectifs de la politique économique algérienne. Parmi les facteurs à l’origine de ce bilan, le ministre citera les conditions techniques et réglementaires « de plus en plus exigeantes et difficilement maîtrisables » par les opérateurs économiques algériens pour accéder au marché européen, ainsi que l’absence de connexion entre les PME algériennes et européennes pour favoriser les exportations. Le manque d’investissements européens tournés vers l’exportation est également l’un des facteurs à l’origine des résultats insatisfaisants constatés par le ministre.

Publié dans Economie
Page 1 sur 7