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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 11 mars 2014
163799-algerie-blida-vue-generale-et-la-plaine-de-la-mitidjaCe fut au prixd’une lutte acharnée et mortelle pour l’assèchement des marais, car la Mitidja, cadenassée du côté nord par les collines du Sahel qu’ouvrent mal les brèches de l’Oued El-Harrach et de l’Oued Mazagran à l’est et à l’ouest d’Alger, favorisait la stagnation des eaux et la présence de l’anophèle, responsable du paludisme. Acqua, ora vita, ora morte : ici, l’eau est synonyme de mort, aurait dit Braudel. Durant les premières années de la conquête de l’Algérie par la France, la Mitidja apparaissait comme une terre riche et fertile pour les uns et d’une richesse tout à fait limitée pour les autres. Ces avis diff érents étaient l’expression d’une lutte idéologique entre opposants et tenants de la colonisation de l’Algérie. DÉCLIN PROFOND DES CULTURES AUX PREMIÈRES ANNÉES DE LA COLONISATIONPour préserver ses intérêts, Hamdan Khodha, kouloughli, grand propriétaire terrien dans la Mitidja, exproprié par les Français après l’expédition d’Alger, veut décourager ces derniers de s’installer en présentant la Mitidja comme « un pays marécageux et malsain », mais il souligne, néanmoins, que les habitants sont moins atteints par le paludisme que les étrangers. Hamdan signale également les perturbations nées de la prise d’Alger par les Français, notamment l’insécurité dans la région, provoquant la hausse des prix par la rupture des circuits traditionnels d’approvisionnement en blé. Ainsi, d’après lui, habituellement, lorsque les récoltes sont insuffi santes, les habitants de la plaine d’Alger s’approvisionnent à partir des terroirs arrosés par l’Oued Djer au-delà de Koléa, dans la Mitidja occidentale et de la région de Miliana, à la limite orientale du beylik de l’Ouest. Or, depuis la rupture des communications, ces approvisionnements font défaut. En temps ordinaire, la plaine d’Alger peut donc nourrir la capitale, mais pas l’ensemble des populations de la région, c’est-à-dire les populations d’Alger et celles de la plaine. Les contradicteurs français de Hamdan mettent, quant à eul’accent sur la fertilité de la plaine : elle « nourrit Alger, et l’approvisionne en bestiaux, en blé, en orge, en légumes et en fruits. Plus de quatre cents chevaux, mulets et chameaux chargés de denrées et des produits de cette plaine, arrivent tous les jours au marché».En fait d’autres témoignages des débuts de la période coloniale indiquent qu’une superfi cie allant d’un huitième à un douzième de la plaine était cultivée, le reste servant de pâturages aux troupeaux. En eff et, la Mitidja était partagée entre vergers, terres à grains et terres de parcours. Les vergers appartenaient surtout aux habitants d’Alger et en particulier aux grands dignitaires de la ville, tandis que les terres de parcours étaient aux mains des tribus. Les profondes perturbations liées à la prise d’Alger par les Français en 1830 et à l’expropriation d’une grande partie des meilleures terres de la Mitidja appartenant aux Turcs ou aux Kouloughlis, puis à l’exode des tribus de la région en 1 dans un contexte de guerre opposant les troupes françaises à celles de l’Emir Abdelkader, sont manifestement responsables du déclin profond des cultures dans la Mitidja. Or, l’image support à l’idéologie coloniale est plutôt celle d’une plaine délaissée par «des autochtones indolents» et cultivée par «des pionniers civilisateurs».UNE PLAINE FERTILE AVANT LA CONQUÊTE COLONIALEQu’en est-il durant l’époque ottomane ? Le poème d’un certain Muhammad ben Sidi Dif-Allah, victime de l’exode de 1839, a valeur de témoignage pour les années qui précèdent cet évènement. En eff et, ce poète témoin du déclin de la Mitidja après 1839 nous renvoie une tout autre image de la plaine : « Où es-tu, belle Mitidja, toi qu’on nommait la mère du pauvre ? Où es-tu, la chérie du malheureux ? Tes biens coulaient comme des rivières. Et ton orgueil consistait à nourrir qui avait faim. Où es-tu charmante Mitidja, toi la meilleure des plaines ? De la mer allez à la Medjana, vantez-nous Fès et Baghdad, citez même la Syr ertile ; suivant nous elle est préférable. C’était un véritable paradis. La Mitidja renfermait des biens nombreux, on la nommait l’ennemie de la faim. Sa terre, belle et tendre, pouvait produire deux moissons. La prospérité de la Mitidja est passée. Il n’y reste plus d’habitants. Elle est devenue laide, couverte de pierres. On y voit plus que des marais. La disette y règne en tout temps. Personne n’y trouve plus rien à gagner. Son sol est couvert d’herbes sauvages et celui qui y marche aujourd’hui risque de tomber à chaque instant. Habiterons-nous, comme par le passé, nos fermes bien cultivées ? Et celui qui chérit l’agriculture, pourra-t-il encore employer ses bœufs à tracer de droits sillons ? Qu’elles étaient belles nos moissons avec leurs épis élevés ! »Quel était l’état des cultures dans la Mitidja avant la conquête ? Le conquérant ottoman Aroudj et ses troupes s’implantent à Alger en 1516. Vers 1520, son frère Khayr el-dîn fait de cette ville la capitale d’une province vassale du Sultan. A l’arrivée des Ottomans, la réputation de fertilité de la Mitidja est déjà faite. Léon l’Africain, qui visite la région et qui rencontre Aroudj, e personne, dit de la Mitidja qu’il y « pousse un blé extrêmement abondant et de première qualité ». A mesure que la ville d’Alger prend une stature de capitale, que sa population augmente, les cultures s’étendent dans la Mitidja, essentiellement pour la fourniture d’Alger en produits agricoles divers. L’installation des Ottomans en Algérie, au début du XVIe siècle, s’inscrit dans le contexte international d’une lutte de Titans opposant les Ottomans aux Habsbourgs. Epuisé par des décennies de guerre, le centre de l’Empire s’implique moins en Méditerranée occidentale à partir des années 1570. Les Ottomans d’Alger acquièrent, dès lors, une autonomie qu’ils utilisent notamment pour exercer une activité corsaire systématique contre l’ensemble de l’Europe. Cette activité a Alger pour principal centre et permet à la capitale de s’enrichir considérablement, ce qui explique l’augmentation de sa population et de ses besoins alimentaires. UN GRAND NOMBRE DE MOULINSHaëdo, esclave à Alger de 1578 à 1581, note qu’audelà de la Bouzaréah « se voit l’immense et fertile plaine appelée Motija : elle est coupée vers sa partie moyenne par une grande rivière [El-Harrach] sur cette rivière, il existe un grand nombre de moulins, dont la ville d’Alger fait usage pour ses moutures pendant toute l’année. Dans cette vaste plaine, beaucoup de Turcs et d’habitants de la ville possèdent de belles propriétés qui leur fournissent abondamment du blé, de l’orge… ». Ce  constat  de  l’existence  d’un  grand  nombre  de moulins sur les bords de l’Harrach à la fi n du XVIe siècle est d’une grande importance. D’abord, nous n’en trouvons pas la trace chez les auteurs précédents, Haëdo étant le premier à en faire la description. Il existe un second témoignage, celui du protonotaire apostolique, Jean-Baptiste Gramaye, né à Anvers, le 29 avril 1579, à l’époque où Haëdo est esclave  à  Alger  :  embarqué  de  Malte,  le  24  avril 1619, sur un navire marseillais, il est capturé par des corsaires algériens, le 9 mai de la même année. Voici ce qu’il écrit sur la Mitidja dans son journal des faits survenus à Alger à dater de sa capture : «Riche et agréable plaine de trente lieues de long et trois de large coupée par une rivière qui alimente les milliers de moulins desservant à Alger, où les champs fertiles ont un rendement de cent pour un et donnent deux ou trois récoltes l’an ». Les rendements (d blé, en l’occurrence) sont certes exagérés et il faut intégrer les légumes dans le nombre de récoltes mentionnées par l’auteur. Quoi qu’il en soit, retenons simplement que l’existence de moulins  dans  la  Mitidja  n’échappe  pas  à  Gramaye, même si, là encore, il en exagère certainement le nombre. Gramaye n’a probablement pas pris connaissance de l’ouvrage de Haëdo, publié à Valladolid en 1612 et  ne  l’a  par  conséquent  pas  copié.  Cependant, nous nous étonnons du fait que l’existence de ces moulins  n’ait  été  constatée  que  dans  la  période d’apogée  de  la  course  algéroise  qui  voit  alors  la population de la ville augmenter et ses besoins alimentaires s’accroître en proportion. Avant Haëdo, ce constat n’a pas été fait et ce qui est plus intéressant  encore,  il  ne  l’a  pas  été  après  Jean-Baptiste Gramaye (Dapper les mentionne à la fi n du XVIIe siècle, mais il ne fait que reprendre les écrits de ses prédécesseurs).Braudel évoque la vie de la plaine pendant l’apogée de la course, en s’appuyant sur Haëdo. Il note qu’Alger « vers 1580 a fait surgir, de sa propre grandeur, une vie agricole importante dans la Mitidja.  Vie  éphémère  peut-être,  car  la plaine n’a pas alors perdu ses eaux malsaines, mais elle s’est mise à produire, pour la ville grandissante et les luxueuses  maisons  des  corsaires turcs et renégats - Dieu sait au prix de combien de  vies  humaines  - bétail, lait et beurre,  fèves,  pois chiches, lentilles, melons, concombres,  volailles,  pigeons… Elle a ses champs  de  blé  et d’orge. Si bien qu’Haëdo, qui n’a peut-être pas été y voir  lui-même,  conclut  à  un Eden… ». L’auteur admet donc l’idée d’une vie agricole importante, vers 1580 et d’une vie  coûteuse  en  hommes  dans  la  lutte contre  les  marais.  En  revanche,  il  reste  très dubitatif sur l’importance de l’exploitation de la plaine,  qu’il  met  sur  le  compte  de  l’exagération d’Haëdo, et sur l’intensité dans la durée d’une telle mise en valeur. DÉCLIN DE L’ACTIVITÉ CORSAIRE ALGÉROISEReprenons le dossier à partir de ce constat. L’exploitation  de  la  Mitidja  est  eff ectivement,  après 1839, l’œuvre de la colonisation, au prix de nombreuses vies humaines employées à l’assèchement des marais, mais qu’en est-il entre la fi n du XVIesiècle et la fi n de la période ottomane ? L’apogée de la course algéroise ne s’accompagne-t-elle pas d’un apogée de l’exploitation de la Mitidja ? Cette dernière ne connaît-elle pas une exploitation qu’elle  ne  retrouve  mutatis  mutandis  qu’au  début  du XXesiècle ? Quel est l’état de la Mitidja après l’apogée de la course et avant de connaître les perturbations nées de la prise d’Alger, autrement dit, entre 1640 et 1830 ? S’il y a régression dans l’exploitation de la plaine entre le milieu du XVIIesiècle et les premiers temps de la colonisation, ce que nous croyons, à quoi estce dû et à quel rythme ? Pour tenter de répondre à ces questions, on peut d’abord se demander pourquoi ces moulins qui devaient former un paysage très caractéristique au long de l’oued El-Harrach ne sont pas mentionnés par les auteurs postérieurs à  Gramaye  et  donc  postérieurs  à  l’apogée  de  la course algérienne (apogée qui se situe entre les années 1580 et 1640, rappelons-le) ? Il est fort possible que ces moulins aient tout bonnement disparu devant le déclin de la capitale algérienne dont le moteur économique était la course. Le déclin de la course s’accompagne d’un recul démographique très net de la population d’Alger, et par là même, de la diminution des besoins de la ville en produits de la proche campagne. C’est là, à notre sens, la cause d’un recul très probable des cultures  à  partir  du  milieu  du  XVIIe siècle.  Nous pensons,  sans  pouvoir  l’affi rmer  avec  certitude, que  la  proportion  des  terres  cultivées  pendant l’apogée de la course devait largement dépasser le huitième des terres cultivées et que le constat de 830 est le résultat d’une longue et lente régression. En eff et, la population d’Alger passe d’environ 80 000 habitants au XVIIesiècle, à environ 50 000 vers la fi n du XVIIIesiècle et à environ 30 000, en 1830. C’est un eff et du déclin de l’activité corsaire algéroise. L’apogée  de  la  course  (1580-1640)  correspond  à un  apogée  concomitant  d’une  exploitation  de  la Mitidja. Selon toute vraisemblance, cette mise en valeur n’a jamais été aussi poussée en dix siècles d’histoire de la région, depuis la fondation d’Alger au Xesiècle jusqu’à l’achèvement de l’assèchement des marais par les colons français, au début du XXesiècle. On pourrait objecter que les moulins dont parlent Haëdo et Gramaye, au cours de ce demisiècle d’apogée, servaient peut-être à la mouture des blés de Miliana ou bien de blés à la provenance encore plus lointaine et que leur présence ne prouve aucunement une plus grande exploitation de la plaine d’Alger. Cependant, la présence de ces moulins est associée dans les textes de Haëdo et Gramaye à la grande fertilité de la plaine qui produit des grains en abondance grâce à des rendements particulièrement élevés.En revanche, nous pouvons voir à travers des descriptions des XVIIIeet XIXesiècles que la plaine, progressivement,  semble  moins  exploitée.  Ainsi, vers 1788, Venture de Paradis parle « d’une superbe plaine», mais il ajoute : «Il s’en faut malheureusement beaucoup qu’elle soit toute cultivée ; elle est remplie de lacs et de terres en friche ». Apparaît donc à cette époque l’idée d’une exploitation insuffi sante de la Mitidja. Cette idée refl était-elle la réalité ou est-elle à intégrer à l’impression qui naît à l’époque, de la fragilité de l’Empire ottoman après les guerres perdues contre la Russie et qui aurait poussé à noircir le tableau économique de l’Empire, avec pour justifi cation ultime dans ce cas précis de mettre en valeur les terres en friche de l’Algérie par  des  mains  européennes  ?  Quoi  qu’il  en  soit, durant le demi-siècle qui suit, la population d’Alger  continue  à  diminuer  irrémédiablement  et  le constat  fait  par  Shaler,  consul  général  des  EtatsUnis d’Amérique à Alger, de 1816 à 1824, est préoccupant. Il est tout aussi admiratif devant les qualités de la Mitidja. Il note en eff et qu’elle « est probablement une des plus belles étendues de terrain qui existent sur notre globe, à la considérer sous le rapport de sa température, de sa fertilité et de sa position (…) ; relativement à son étendue, il n’y a pas de contrée qui pût nourrir une population aussi  nombreuse  »,  mais  il  affi rme  ensuite  :  «  Si  ce malheureux pays pouvait, par l’enchaînement des choses, jouir encore une fois des bienfaits de la civilisation, Alger, aidé des seules ressources de la plaine de la Métidja, deviendrait une des villes les plus opulentes des côtes de la Méditerranée. Mais  l’action  silencieuse  du  despotisme  barbare, de son gouvernement ne laisse à sa surface que le désert,  la  stérilité  et  la  solitude».  Nonobstant  la rhétorique sur la mission civilisatrice de l’Occidental,  déjà  en  cours  à  l’époque,  ce  passage  semble témoigner de l’état de déclin de la plaine à la veille de l’expédition d’Alger.Ne mettons pas en doute la bonne foi des témoignages de Venture et de Shaler et rappelons que les contemporains de l’expédition d’Alger jugent que la Mitidja est exploitée du 12eau 8edes terres et que  cela  devait  approximativement  suffi re  à  approvisionner Alger. Aussi, à rendements égaux, la Mitidja devait être trois fois plus exploitée durant les XVIIe et XVIIIe siècles, encore plus à l’apogée de la course. Ainsi, même si l’on doit convenir que la Mitidja est beaucoup mieux exploitée au début du XXesiècle qu’elle ne l’est en 1830, il ne faut pas perdre de vue que l’état de la plaine à cette date est le résultat d’un long processus. Enfi n, il ne faut pas perdre de vue que  la  guerre  de  conquête  menée  par  la  France dans la région ne fait qu’accélérer ce processus
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cannabis1Les servicesde la police judiciaire de la sûreté de wilaya d’Oran ont procédé dernièrement à l’arrestation du fi ls d'un baron de la drogue et d’un de ses acolytes pour « faux et usage de faux », « constitution d’association de malfaiteurs » et « coups et blessures volontaires », a-t-on appris hier auprès de cette instance sécuritaire. La mise hors d’état de nuire du fi ls du baron de la drogue  Zendjabil  intervient  dans  le  cadre  des  efforts de lutte contre les réseaux criminels dangereux. La brigade de lutte contre les stupéfi ants a réussi,  en  collaboration  avec  celle  de  la  lutte contre le trafi c de véhicules, à appréhender cet individu, âgé de 32 ans, et son acolyte (49 ans), grâce  à  la  surveillance  de  leurs  mouvements suspects. Le lieu de résidence du fi ls du baron de la drogue a été localisé à Bir El Djir où il a été saisi quatre véhicules, dont un volé. Les autres sont soumis à examen, a-t-on indiqué. Des documents  administratifs  et  équipements  utilisés dans la falsifi cation de numéros d’immatriculation des véhicules y ont été également découverts, de même qu'une quantité de drogue et des comprimés  psychotropes.  L’enquête,  qui  se poursuit,  a  abouti,  également,  à  l’arrestation d’un deuxième acolyte, a-t-on ajouté de même source.

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vioLe phénomène de la violence et de la maltraitance des enfants prend des dimensions alarmantes en Algérie. Selon les dernières statistiques, présentées hier au forum de la Sûreté nationale, on relève 6 321 enfants victimes de tous types de violences durant l’année 2013. A ces chiff res, il faudra ajouter une délinquance juvénile de 6 836 enfants, dont 272 fi lles.La violence à l’encontre des enfants et la délinquance juvénile ont fait l’objet d’un plan national d’urgence et de débats nationaux afi n de prendre les mesures les plus adaptées pour endiguer ces deux fl éaux, qui prennent des ampleurs alarmantes. Hier, au cours du point de presse  animé  par  Kheira  Messaoudène,  commissaire divisionnaire et chef du bureau de la protection de l’enfant et de la délinquance juvénile à la DGSN, et le représentant de l’Unicef en  Algérie,  Thomas  Davin,  les  deux  intervenants ont exposé les eff orts consentis afi n de lutter  contre  ces  phénomènes  à  travers  des campagnes de sensibilisation, ainsi que les travaux eff ectués par les deux institutions dans ce domaine.Dans ce chapitre, Mme Messaoudène commencera  son  intervention  par  la  présentation  de données chiff rées. « Les services du bureau national de la protection de l’enfance et de la délinquance juvénile à la direction de la police judiciaire ont enregistré 6 321 enfants victimes de violences au niveau national», a-t-elle précisé.  La  violence  physique  vient  en  première position avec 3 599 enfants. Ensuite, on compte 1 818 victimes de violence sexuelle. A ces cas s’ajoutent les mauvais traitements avec 627 cas et enfi n les enlèvements avec 256 kidnappings  et  détournements  de  mineurs.  Concernant les coups et blessures entraînant la mort, les services en question ont enregistré 7 cas, et 14  enfants  victimes  d’homicides  volontaires, dont des infanticides. « Ces chiff res eff arants de l’année 2013 dénotent de la situation alarmante à laquelle sont exposés nos enfants et le degré de décomposition de notre société », martèlera-t-elle. « Renforcer la prévention, expliquera-t-elle, c’est justement l’un des objectifs de la réforme  de  la  protection  de  l’enfance  lancée par nos services. »RENDRE VISIBLE L’INVISIBLELe représentant de l’Unicef en Algérie, Thomas Davin, qui s’est dit, au début de son discours, « satisfait du partenariat effi cace avec le département de la Sûreté nationale en matière de protection de l’enfance contre toute forme de violence », a affi rmé que « la mission de la protection  de  l’enfant  est  la  raison  de  l’existence  de l’organisation ». Il ajoutera : « C’est l’occasion de briser un peu plus le mur du silence, pour dénoncer les actes de violence contre les mineurs. Aussi,  toutes  les  formes  de  violences  doivent donner lieu à des poursuites. » Toutefois, il soulignera  que  «  la  famille  algérienne  est  importante, mais l’enfant l’est encore plus ! ».Sur cette question, il dira qu’« il faut construire ce mécanisme permettant à tout témoin de violence de signaler les abus. Voisins, amis, enseignants  ou  médecins  sont  tous  concernés.  Ces derniers ont l’obligation morale de le faire ».CRIMINALITÉ JUVÉNILEEN BAISSEAu regard des résultats obtenus dans le cadre du travail de proximité dans la lutte contre plusieurs formes de délinquance, la Direction générale de la sûreté nationale a décidé d’élargir ses actions de prévention et de sensibilisation notamment en directi de la population juvénile, qui a porté ses fruits pour l’année 2013. Ainsi, la délinquance juvénile en 2013 est en baisse par rapport à 2012. Mme Messaoudène a cité quelques types de délinquance observés durant l’année 2013, en soulignant que le nombre enregistré par les services de sécurité s’est élevé  à  6  836  enfants  délinquants,  dont  272 fi lles.  L’intervenante  imputera  cette  situation « à la présence d’une crise morale qui a pris de l’ampleur dans la société algérienne ». Concernant la nature des délits commis par les petits délinquants, la responsable de la police explique que la violence physique vient en tête avec 1 582, suivie de 298 aff aires concernant la détérioration des biens publics et 54 cas liés à la violence et insultes envers les parents. Dans un autre chapitre plus sombre, elle citera les chiffres impliquant des mineurs dans des délits majeurs, tels les viols avec 417 aff aires, les tentatives de meurtre (7) et enfi n les crimes (20). Cependant,  la  commissaire  relèvera  qu’«  une baisse a été enregistrée dans le nombre de crimes  commis  par  les  mineurs  des  deux  sexes pendant l’année 2013 ». Faisant observer que les services de la Sûreté nationale ont enregistré 7 869 délinquants mineurs en 2012 impliqués  dans  diff érentes  formes  de  délinquance, dont 273 fi lles, outre 17 mineurs ayant commis des  meurtres.  Il  est  à  souligner  que  la  délinquance juvénile est malheureusement l’une des conséquences de la crise morale que traverse actuellement  le  pays.  Et  ce  phénomène  est l’une des tristes conséquences de la décennie noire. Les facteurs socioéconomiques sont également à prendre en considération.

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sport412Les dirigeants de la SSPA Le Doyen, dont la totalité des actions est détenue par la société d’hydrocarbures Sonatrach, semblent se diriger vers un accord avec le Club sportif amateur (CSA).Ainsi, les  dirigeants  de  cette  société  par  actions souhaitent  trouver  un  accord  défi nitif  avec  cette autre structure qui lui donnera les autorisations qu’il faut pour utiliser le logo du Mouloudia d’Alger, surtout que cela fait un moment que les deux parties campent  sur  leurs  positions.  Ainsi,  la  SSPA  pense qu’elle ne doit rien au CSA, alors que la loi est claire et  dit  qu’il  faudra  s’en  remettre  à  cette  structure pour racheter les actions et ensuite utiliser le logo du club le plus populaire du pays. Ainsi, les responsables  des  deux  structures  se  sont  rendu  compte qu’il  fallait  stopper  cette  guerre  non  déclarée  et trouver un terrain d’entente. Ce bras de fer n’est pas fait pour arranger les choses pour ce club qui a besoin de plus de sérénité pour espérer aller de l’avant et tenter de décrocher un titre cette saison. Et eff acer la mascarade de la saison dernière avec l’aff aire des médailles que les joueurs et autres membres du taff technique et administratif ont refusé de prendre sous prétexte qu’ils ont été spoliés par l’arbitre de la rencontre lors de cette fi nale remportée par le frère ennemi, l’USM Alger. Ainsi donc, et si cet accord venait à être matérialisé, le club pourra reprendre  toutes  les  sections  qui  sont  maintenant  sous l’aile du GSP pour reprendre le sigle du MCA. Ce qui sera certainement bénéfi que pour le club qui redeviendra comme avant et pourra de ce fait être cette force  sportive  qu’il  était  auparavant  en  dominant toutes les disciplines, que ce soit dans les sports collectifs ou individuels.

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34557903L’Algérien Adil Barabridu club Sovac a remporté dimanche avec brio la première étape du Tour d’Algérie, courue entre Alger et Aïn Defl a sur une distance de 112,5 km, s’emparant du maillot jaune de leader. Avec un chrono de 2h41:32, l’Algérien, qui évolue au Centre mondial du cyclisme, a largement devancé l’Erythréen Mekseb Debesay (2h42 :14) et l’Emirati du club Al Nasr de Dubaï, Youssef Mohamed, crédité du même chrono. Le nom d’Adil Barbari restera inscrit à jamais dans les annales de la petite  reine,  puisqu’il  a  gagné  quatre  des  cinq maillots distinctifs de l’étape, à savoir les maillots jaune de leader, rouge du meilleur sprinteur, blanc du  meilleur  espoir,  ainsi  que  le  maillot  à  pois  du meilleur  grimpeur.  Cette  première  étape  du  Tour d’Algérie, 2eépreuve du GTAC-2014, a été animée en permanence par une succession d’attaques, mais qui ont été vite mises en échec par le peloton qui roulait à une moyenne de 45 km/h. A l’issue de la première diffi culté de ce tour, à Khemis Miliana (col de 3ecatégorie), un groupe de six coureurs s’est détaché  et  a  pris  la  tête  de  la  course,  reléguant  les poursuivants à 18 secondes. A moins de 15 km de l’arrivée, Adil Barbari a pris seul la tête de la course, dominée par les coureurs du club Sovac, arrivant à disputer  le  sprint  fi nal  à  Aïn  Defl a,  sans  que  personne  n’ose  lui  emboîter  le  pas.  La  caravane  du Grand Tour d’Algérie 2014 a pris la direction d’Oran où  se  déroulera  la  deuxième  étape  Oran-Mostaganem sur une distance de 169,7 km.GAZETTE DU TOURInvité : Bernard Thévenet, double vainqueur du Tour de France cycliste en 1975 et 1977, est le parrain de cette 4eédition du Grand Tour d’Algérie  de  cyclisme.  Lors  de  la  première  étape  du Tour  d’Algérie,  Bernard  Thévenet  s’est  dit  impressionné par le coureur algérien Barbari Adil. «C’est un coureur non seulement grimpeur, mais également rouleur. Il est temps qu’il passe professionnel.»Transport :Les organisateurs du GTAC-2014 ont trouvé toutes les peines du monde po assurer des  places  aux  journalistes  accrédités  à  couvrir l’évènement. Le transporteur offi ciel de la caravane 2014 n’a pas mis le nombre suffi sant de voitures à la disposition des participants.Anecdote  : Les  vélos  des  coureurs  de  l’équipe belge CT 2020 sont restés bloqués à l’aéroport de Bruxelles,  ce  qui  a  poussé  les  responsables  de cette formation à emprunter des vélos pour prendre part au Critérium international d’Alger.Chutes  : La  première  étape  du  Tour  d’Algérie, reliant Alger à Aïn Defl a, a connu une cascade de chutes causées essentiellement par les nombreux ralentisseurs fi xés tout au long du parcours.Chaleur :Il a fait très chaud dimanche à l’arrivée de l’étape Alger-Aïn Defl a. Surpris par cette température très élevée, les coureurs ont dû boire de l’eau seule ou accompagnée de sirop.Abandon :Après une seule journée de compétition,  quatre  coureurs  ont  déjà  abandonné  le GTAC-2014  pour  diverses  raisons.  Il  s’agit  de Willems  Pieter  de  l’équipe  belge  CT2020,  de Wood George de l’équipe de Singapour, du Bahreïni  Hussein  Al  Basri  et  Brabant  Mathieu  de Chambéry Cyclisme Compétition (France).

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alhambraL’ouvrage, très  conséquent  de  Malek Chebel, intitulé L’imaginaire arabo-musulman,  réédité  aux  éditions Sedia, est toujours d’actualité. Edité la  première  fois  en  France  en  1993 (Presses  universitaires  de  France), l’ouvrage traite, sur près de 420 pages,  des  visions,  de  l’imaginaire  et des  conceptions  communes  ou  au contraire  antagonistes  qui  -  au-delà de l’impact de la diff usion de l’islam dans les cultures des peuples convertis  ou  de  la  propre  mutation  des  « Arabes » en tant que premiers dépositaires  de  l’islam  au  contact  de  ces cultures  souvent  extrêmement  éloignées les unes des autres - ont créé le fondement culturel et comportemental, que la vision idéologique, puis sa manifestation  politique,  défi nit  toujours,  malgré  les  tendances  à  l’universalité que souligne l’auteur, comme  la  «communauté»,  «l’espace»  ou le «monde» musulman. Auteur parfois critiqué pour ses prises de position et ayant publié un grand nombre d’ouvrages où il a exposé sa vision de l’islam,  L’imaginaire  arabo-musulman  n’est  cependant  pas  à  proprement parler un livre sur la religion, mais au contraire, souligne M. Chebel dans son avant-propos, « un livre d’anthropologie appliquée». En eff et, basé  sur  une  riche  bibliographie  et construit  en  suivant  une  méthode que l’on pourrait qualifi er d’académique,  bien  que  l’ouvrage  soit  écrit dans un français volontairement accessible au plus grand nombre, L’imaginaire arabo-musulman est partagé en cinq chapitres exposant la vision de  l’auteur  sur  l’imaginaire  social, politique, mais aussi religieux, métaphasique, esthétique et amoureux de la civilisation, ou du moins du monde issu de l’expansion de l’islam. On retiendra, par exemple, parmi les sujets abordés, la question de la perception de l’espace et du temps dans la culture islamique, que Malek Chebel lie au concept  du  «destin»,  en  soulignant toutefois,  en  réponse  au  fatalisme qu’on y associe souvent, que « ce que l’on fait passe pour ‘‘fatalité’’ chez les Arabe  n’est  à  tout  prendre  que cette particularité de leur système de pensée qui leur permet de se mesurer effi cacement dans la durée, de s’adapter  à  ses  capacités,  d’accepter  les grands cycles qui scandent leur univers matériel et social ». Autre aspect abordé de cet imaginaire arabo-musulman,  l’héritage  majeur  légué  par les penseurs et scientifi ques arabes et qui constitue aujourd’hui encore un ancrage identitaire commun. Encouragé, souligne l’auteur, par l’exhortation religieuse de «quérir la connaissance»,  il  cite  notamment  Mohammed Al-Ghazâli, Ibn Khaldoun, mais s’attarde également sur les alchimistes arabes qui mirent en place, même si ce ne fut pas leur but premier, les jalons  de  l’expérimentation  et  de  la pensée  scientifi que  moderne.  Revenant  également,  et  comme  souvent dans  ses  ouvrages,  sur  l’imaginaire esthétique et amoureux chez les Arabo-musulmans,  le  dernier  chapitre aborde  notamment  des  questions, telles que la représentation chez les artistes musulmans, ou d’autres faussement considérées comme taboues, à savoir la question de la vision de la nudité dans l’islam. Texte instructif, mais  néanmoins  pas  entièrement convaincant, il est écrit par un universitaire qui, en 1993 déjà, était titulaire de doctorats d’anthropologie, d’ethnologie,  de  sciences  des  religions,  ainsi  que  d’un  doctorat  de sciences politiques de l’Institut d’études politiques de Paris. Mais l’ouvrage  L’imaginaire  arabo-musulman peut  néanmoins  susciter  quelques critiques,  notamment  de  par  la  manière avec laquelle son auteur manie les  concepts  religieux,  ou  plus  simplement dans les tournures de certaines de ses phrases qui peuvent dérouter  un  lecteur  de  confession  ou  de culture musulmane. C’est que l’ouvrage, qui apparaît en eff et comme davantage  destiné  à  un  public  européen, ne doit pas non plus être sorti de son contexte. Publié en France au début des années 1990 dans une ambiance de montée des communautarismes, il se présenta avant tout comme une tentative d’explication de la civilisation arabo-musulmane et, par extension, des peuples qui ont adopté l’islam au travers de l’étude des imaginaires  et  des  visions  collectives. Disponible depuis janvier dernier, le livre  est  actuellement  en  vente  au prix de 1 000 DA dans la plupart des libraires.

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clture 412Touchante, émouvante et quelquefois bouleversante, telle a été l’ambiance qui a régné durant toute la soirée initiée en hommage posthume au regretté chef d’orchestre et artiste Cherif Kheddam. Une soirée organisée dimanche dernier à la salle Ibn Zeydoun (Oref) par l’Offi ce national des droits d’auteur et droits voisins (Onda), dans la continuité des hommages rendus par le ministère de la Culture aux doyens de la musique algérienne. Une occasion,par ailleurs, pour voir le patrimoine musical algérien se matérialiser dans la conception de  coff rets  anthologies  retraçant toute  la  création  musicale  de  ses maîtres. C’est une salle archicomble  et  très  enthousiaste  qui  a  accueilli la pléiade d’artistes, tels que Malika  Domrane,  Akli  Yahiatene, Djidji,  Farid  Ferragui,  Abbas  Natreziath,  Brahim  Tayeb…  qui  ont animé  avec  ferveur  l’hommage consacré à Cherif Kheddam. C’est sous  la  direction  de  l’honorable chef d’orchestre H’cen Aït Zain et l’orchestre de Maâtkas que les artistes ont repris pour l’occasion des chansons des plus célèbres, à l’image de Dda Ahviv En’Dima(l’ami de toujours), Thit Ik’Yezran(Le regard qui  t’aura  vu), Nadia,  V’gayeth (Béjaïa),  Mennagh  Ak’messaâoue Dhel’Djar(J’aurais souhaité t’avoir comme voisine), Rouh Azman(Défi le ô temps) et Thilawin(Les femmes)…  des  chansons  aux  titres évocateurs de l’amour de la patrie natale, de ses montagnes farouches et sacrées, à l’image des ancêtres, des  liens  d’amitié,  mais  aussi d’amour, de la beauté, des femmes, de  leur  émancipation  et  droit  à l’égalité…  et  toutes  ces  émotions ressenties  et  vécues  par  Cherif Kheddam  tout  au  long  de  sa  vie. Un artiste qui a su dans la lutte artistique  installer  la  chanson  algérienne, et kabyle en particulier, au rang de l’universalité. Pour lui rendre  hommage,  beaucoup  de  personnalités ont fait le déplacement, à  l’exemple  du  monument  de  la chanson,  en  l’occurrence  Kamal Hammadi. Cet autre artiste de renom qui a permis l’émergence de plusieurs talents de la chanson algérienne ici comme en France ou ailleurs,  à  l’image  de  Nora,  devenue  plus  tard  son  épouse,  Lounis Aït Menguellet qui n’est plus à présenter  ou  encore  Cheb  Mami, même si ce dernier n’a pas su composer entre sa vie privée et sa notoriété… Et puis est venu le tour de la famille, Belkacem, le cousin de Cherif Kheddam, d’abord. Son témoignage  a  porté  essentiellement surtout sur le côté poétique et musical de l’artiste. Des textes teintés de métaphores et d’une parfaite tonalité  qui  forcent  l’admiration  et l’imaginaire du collectif. Et puis d’autres témoignages encore,  relevant  de  l’immensité  de l’œuvre riche et variée d’un artiste qui a inscrit son nom en lettres d’or dans l’histoire de la musique algérienne.  Une  œuvre  qui,  pour  la première fois, également, a été regroupée  dans  un  coff ret  produit par le ministère de la Culture. Un coff ret dédié à « Dda Cherif » qui regroupe une dizaine de CD et un livre où sont consignés les précieux textes  des  chansons  ainsi  qu’une biographie  réelle  rédigée  par  son producteur  Tahar  Boudjellil.  La soirée s’est achevée par la remise d’un trophée hommage à la famille de  Cherif  Kheddam  ainsi  que  du coff ret  anthologie  de  l’artiste  par Mme  Khalida  Toumi,  ministre  de la  Culture,  à  tous  ceux  qui  ont contribué à raviver le souvenir et la  mémoire  de  Cherif  Kheddam. Pour rappel, le compositeur, auteur et  chef  d’orchestre,  Cherif  Kheddam, est décédé le 26 janvier 2012 à Paris. Il repose en paix dans son village  natal,  Taddert  Boumessaoud, commune d’Imsouhal, TiziOuzou
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shuttle_call_PS-0698Le présidentdes Etats-Unis Barack Obama a parlé par téléphone avec son homologue chinois Xi Jinping dimanche soir concernant la situation en  Ukraine,  a  indiqué  la  Maison-Blanche  dans un communiqué lundi. Les deux dirigeants «ont affi rmé leur intérêt partagé de réduire les tensions et de trouver une solution pacifi que à la crise  entre  la  Russie  et  l’Ukraine»,  a  précisé l’exécutif américain. Barack Obama et Xi Jinping sont tombés d’accord sur l’importance «de renforcer la coopération pragmatique pour répondre aux défi s régionaux et mondiaux». Washington et Pékin reconnaissent tous deux «l’importance de faire respecter les principes de souveraineté et d’intégrité territoriale, à la fois dans le contexte de la crise en Ukraine, mais aussi pour le fonctionnement plus large du système international», poursuit le communiqué. M. Obama a par ailleurs souligné que son objectif prioritaire étaient de s’assurer que les Ukrainiens soient «en mesure  de  déterminer  eux-mêmes  leur  propre avenir sans ingérence étrangère», a souligné la Maison-Blanche,  ajoutant  que  les  deux  présidents resteraient en contact sur le dossier ukrainien.  La  Chine,  alliée  de  la  Russie  et  membre permanent comme elle du Conseil de sécurité de l’ONU-- laisse souvent volontiers à la manoeuvre Moscou sur des dossiers comme le confl it syrien. La crise ukrainienne et le contrôle de la Crimée par des forces russes représentent cependant un dilemme pour Pékin, qui s’est retrouvé pris en étau entre son soutien habituel à Moscou et son opposition  traditionnelle  à  toute  intervention militaire dans un pays tiers.

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68591-aeroport-mustapha-benboulaid-wilaya-de-batnaLa campagneexpérimentale de tri sélectif des déchets ménagers, clôturée samedi à Batna, a  été  couronnée  par  la  signature  de  plusieurs conventions avec des partenaires locaux ayant pris part à cette opération. L’Agence nationale des déchets (AND) veillera, conformément aux clauses de ces conventions, à la mise en place des  moyens  que  nécessitera  cette  expérience, tandis  que  les  partenaires  locaux  représentés par la direction de l’environnement, la commune de Batna, le centre d’enfouissement technique (CET) et le comité de quartier désigné pour la concrétisation de cette opération (1000 logements de la ville de Batna) s’occuperont du suivi de  cette  expérience  sur  le  terrain,  a  indiqué Zouheir Benlarbi, chargé des relations extérieures à l’AND. Chapeautée par cette agence et menée en collaboration avec la direction de l’environnement, cette opération avait été lancée le 4 mars dernier par une vaste campagne de sensibilisation  ciblant  les  habitants  de  la  cité  des 1000 Logements (AAD de Bouzourane, a indiqué  le  même  responsable,  précisant  que  les équipes  de  l’AND  ont  donné  la  priorité,  dans leur action de sensibilisation, aux mères de familles, considérées comme le « maillon fort » de ce projet national qui a touché jusque-là six wilayas du pays. En plus du travail de sensibilisation  à  l’importance  du  tri  sélectif  des  déchets ménagers,  eff ectué  pendant  cinq  jours  par  les équipes de l’AND, il a été procédé, dans un chapiteau dressé pour la circonstance au cœur de la cité, à la distribution de prospectus, de maillots, de casquettes et de tabliers portant le slogan de l’opération. Cette action, qui a suscité l’intérêt des citoyens de Batna a également donné lieu à la mise en place de six bennes de couleur verte pour  recevoir  des  déchets  organiques  destinés au  CET  et  six  autres  bennes  de  couleur  jaune pour les déchets recyclables comme le papier, le plastique et le verre. Ces équipements ont été installés dans 12 points de la cité 1000 Logements de Bouzourane, en attendant la généralisation de l’opération. Seize wilayas ont été retenues pour la première phase de cette opération de tri sélectif en attendant sa généralisation à toutes les wilayas du pays.

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env411L’assemblée générale a reconduit, vendredi 7 mars, Achim Steiner, de l’Allemagne, au poste de directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (Pnue) pour un mandat de deux ans allant du 15 juin 2014 au 14 juin 2016, sur recommandation du secrétaire général. M. Steiner, qui occupe ce poste depuis 2006, a déjà accompli deux mandats de quatre ans. Il est également secrétaire général adjoint des Nations unies.Achim Steinern’est pas inconnu des écologistes algériens. Il a participé tout récemment à la conférence ministérielle africaine sur l’économie verte qui s’est tenue à Oran les 22 et 23 février.  Dans  le  discours  qu’il  a  prononcé  à cette occasion, il a notamment insisté sur la nécessaire remise en cause des critères traditionnels économiques et de développement. Se référant au rapport du Pnue sur « la richesse inclusive », publié en parallèle à la Conférence de Rio en 2012, Achim Steiner a insisté sur le nouvel indicateur, connu sous le terme d’Index global de richesse (IWI), qui a été introduit par ce rapport et qui vise à révéler le véritable état de la richesse d’une nation et la pérennité de sa croissance,  au-delà  du  PIB.  Il  a  fait  observer ue les économies de la Chine, des Etats-Unis, du Brésil et de l’Afrique du Sud, mesurées par le PIB, indiquent respectivement des croissances de 37%, 24%, 31% et 24% entre 1990 et 2008.  «  Cependant,  a-t-il  ajouté,  si  elles  sont évaluées  par  IWI,  l  économies  chinoises  et brésiliennes ont seulement augmenté de 45 et de 18%. Les Etats-Unis enregistrent une croissance de 13%, tandis que l’Afrique du Sud enregistre  une  diminution  de  1%.  »  Il  explique que la principale raison de cette diff érence de performance  est  la  baisse  de  capital  naturel dans ces pays. Achim  Steiner  avait,  auparavant,  eff ectué  les 20 et 21 janvier 2014 une visite de travail en Algérie. Le Pnue est au centre de l’activité écologique du système des Nations unies, depuis sa création, le 15 décembre 1972, par une résolution  de  l’assemblée  générale  de  l’ONU,  faisant suite aux recommandations de la première Conférence  mondiale  de  l’environnement  qui s’est  déroulée  à  Stockholm  (Suède)  en  juin 1972. Il a son siège à Nairobi (Kenya). C’est l’entité du système des Nations unies désignée pour répondre aux problèmes environnementaux aux niveaux régional et national. Son travail consiste à évaluer les conditions et tendances environnementales aux niveaux global régional et national, à promouvoir le développement des instruments  environnementaux  aux  niveaux national et international et le renforcement des institutions  pour  une  gestion  convenable  de l’environnement. L’Algérie  a  adhéré  à  un  grand  nombre  de conventions  et  protocoles  internationaux, adoptés sous l’égide du Pnue. Notre pays a introduit dans sa législation les éléments du droit international  de  l’environnement  élaboré  à l’initiative  de  cette  institution  onusienne.  Le Pnue a adopté une réforme du fonctionnement de son conseil d’administration qui est désormais ouvert à davantage de pays, c’est-à-dire aux presque 200 nations du monde.
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