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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 18 mars 2014

Les deux stars de l’USM Alger et joueurs de l’équipe nationale algérienne étaient hier après-midi les invités de marque de Peugeot, au pavillon central de la Safex, au salon international de l’automobile. Les deux joueurs se sont adonnés à une séance d’autographes avec le public qui s’est agglutiné dans l’espace réservé à cette opération. Il faut souligner qu’une grande foule s’est rendue au stand de la marque au lion, signe que l’équipe nationale continue à drainer de nombreux supporters, surtout après la qualification des Verts à la phase finale de la Coupe du monde 2014 qui se déroulera au Brésil au mois de juin prochain. Ferhat et Khoualed se sont apprêtés avec courtoisie à cette séance d’autographes et n’ont refusé aucune demande de leurs supporters. Pour rappel, Peugeot est le sponsor officiel de la FAF et a renouvelé son contrat de sponsoring tout récemment. Des joueurs de l’EN ont déjà contribué à la promotion de la marque, notamment l’attaquant du Sporting Lisbonne, Islam Slimani, et le défenseur du club anglais de Watford, Saïd Belkalem, qui ont déjà réalisé des spots publicitaires pour la marque, surtout la Peugeot 208. Le DG de Peugeot Algérie, Pierre Forêt, a indiqué que le constructeur français a prouvé sa fidélité à l’équipe nationale, en la félicitant pour sa qualification au Mondial et en lui souhaitant beaucoup de succès lors de cette Coupe du monde et d’aller le plus loin possible et pourquoi pas passer au deuxième tour, qui reste le principal objectif des Fennecs qui se préparent pour ce rendez-vous planétaire et pour lequel l’EN s’est qualifiée après sa double confrontation lors du dernier tour des éliminatoires face au Burkina Faso.n

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Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, accompagnée du wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, ont inspecté hier le chantier de réalisation de la station du métro d’Alger sise à la place des Martyrs. Le projet, qui devrait être livré en mars 2015, se trouve sur un site archéologique qui relate plus de 2000 ans d’histoire. La majorité des stations de métro sont grises et ternes, mais celle de la place des Martyrs sera, selon les intervenants en marge de cette visite d’inspection initiée par le wali d’Alger, Abdelkader Zoukh, et Mme Khalida Toumi, ministre de la Culture, « un véritable bijou d’art et d’architecture ». En effet, les travaux d’infrastructure du métro d’Alger, qui ont débuté depuis 2009, se déroulent dans un périmètre de la basse Casbah et plus précisément au quartier Lallahoum, à la place des Martyrs, dont le site est devenu un terrain de sondage et de fouilles archéologiques où sont enfouis plus de deux mille ans de l’histoire d’Alger. Cette virée dans ce site archéologique nous a permis d’avoir une vision sur l’avancement des travaux de recherche. La première responsable du département de la culture, Mme Toumi, dira que « ce site stratégique de la place des Martyrs constitue un haut lieu du passé de notre pays. Il reflète un témoignage remarquable des civilisations qui nous ont précédés, contribuant à la confirmation et à la valorisation de notre identité culturelle ». Quant au premier responsable de la wilaya, vêtu d’un casque de sécurité et d’un gilet, il indiquera que « les stations de métro ne se ressemblent pas et si nous avons l’habitude des bâtiments aux tons gris, ternes et vieillots, cette gare méritera le coup d’œil, car elle sera unique dans le monde arabe et africain », ajoutant qu’« elle sera digne des stations-musées d’Athènes en Grèce et de Rome en Italie ». Interrogé par nos soins, Jacob Jean-Paul, président de l’Institut national de recherches archéologiques préventives français, nous confiera à ce sujet que « les différentes voûtes de cette station-musée seront aménagées en centre commercial », avant d’ajouter que « selon le planning, les travaux de fouilles archéologiques et de recueil de données sur le terrain ont démarré en juin 2013 et se termineront en mars 2015 ». Dans un point de presse, Kamel Stiti, chef du chantier sous l’égide du Centre national de recherches archéologiques (CNRA), soulignera qu’une étude de muséographie prévoit des boutiques, avec accès aux vestiges, avant de descendre en ascenseur ou par les escaliers vers le tunnel du métro. Première expérience d’archéologie préventive dans le monde arabe Par ailleurs, le tunnel du métro, qui, à l’origine, devait être creusé sur 19 m de profondeur, descend à 35 mètres afin de préserver la couche étendue de 0 à 10 mètres où se trouvent les reliques du passé. La station elle-même, qui devait couvrir une emprise de sol de 8 000 m2, sera finalement implantée à l’emplacement de l’ancien hôtel de la Régence, où les archéologues sont assurés de ne rien trouver, car les Français ont tout détruit. Les travaux d’infrastructure du métro d’Alger et de ses ouvrages annexes (stations, puits de ventilation, etc.) se déroulent actuellement dans le périmètre de La Casbah, inscrite au patrimoine national algérien depuis 1973 et au patrimoine mondial de l’humanité par l’Unesco en 1992. Plus de deux mille ans de l’histoire d’Alger y sont enfouis. Ainsi, la place des Martyrs à Alger a été transformée, depuis fin juin 2009, en chantier archéologique. Et pour cause, la première expérience d’archéologie préventive dans le monde arabe y a actuellement lieu. Pour les archéologues, il s’agit là d’une occasion unique d’ouvrir une fenêtre dans le sous-sol de la place des Martyrs. Bien conservés, les niveaux archéologiques atteignent plus de 7 mètres d’épaisseur. Le site révèle des caves de l’époque coloniale, un quartier commerçant d’époque ottomane (XVIIe et XVIIIe siècles), d’importants vestiges paléochrétiens et des niveaux antiques. Un partenariat international exemplaire Conscientes des conséquences de ce projet urbain sur les vestiges archéologiques, les autorités algériennes ont suscité la mise en œuvre d’une opération d’archéologie préventive, sans précédent en Algérie. Elle est assurée par le ministère de la Culture algérien en collaboration avec le ministère des Transports, en partenariat avec l’Institut national de recherches archéologiques préventives français, sous l’égide du Centre du patrimoine mondial de l’Unesco. L’Office national de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC) et l’Entreprise du métro d’Alger (EMA) lui apportent leur concours matériel. L’intervention est réalisée par une équipe franco-algérienne d’archéologues qui mettent en commun leurs compétences et leur savoir-faire et relèvent de plusieurs institutions.
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Saâdane a rejeté l’offre de driver la sélection olympique, arguant du fait qu’il a décidé de se retirer de toute activité sur le terrain. En revanche, il préférerait plutôt un travail théorique. L’ex-coach des Verts, Rabah Saâdane, a précisé que son retour en sélection n’a « jamais » été abordé au cours de la discussion avec le patron de la fédération algérienne (FAF), Mohamed Raouraoua. «Lors de cet entretien, les sujets autour de l’Equipe nationale n’ont jamais été évoqués et je n’ai à aucun moment fait acte de candidature au poste d’entraîneur », a affirmé à M. Saâdane. Il faut savoir que le Bosnien Vahid Halilhodzic, dont le contrat avec la FAF arrive à échéance en juillet prochain, ne s’est pas encore prononcé sur son avenir avec la sélection, à quatre mois de la fin de son bail, ce qui a laissé la porte ouverte à plusieurs supputations, dont l’éventuel retour de Saâdane. Trois ans et demi après avoir quitté la barre technique de la sélection, M. Saâdane a enterré la hache de guerre avec Raouraoua, au cours d’un rendez-vous qui a permis aux deux hommes de mettre fin à leur différend. « Je me suis rendu au siège de la FAF pour une rencontre amicale avec Mohamed Raouraoua. Cette rencontre, à laquelle ont assisté les membres du bureau fédéral, Djahid Zefizef et Walid Sadi, a permis d’évoquer le passé. Les bonnes choses ont été remémorées et la discussion a également permis de lever certains malentendus provoqués par des parties exogènes », a-t-il ajouté. Par ailleurs, l’ancien coach des Verts a souligné qu’au cours de cette rencontre tenue mercredi dernier, « j’ai proposé mes services à la FAF. Raouraoua m’a proposé le poste d’entraîneur de l’équipe nationale olympique, offre que j’ai déclinée ». « Je me suis retiré de toute activité sur le terrain, préférant me consacrer au travail théorique, notamment auprès des jeunes. Sur ce point, nous avons convenu d’un commun accord, le président et moi-même, d’un délai de réflexion afin de trouver la place idoine où mes compétences et mon expérience pourraient le mieux servir la fédération», a-t-il souligné.n
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Le théâtre de Constantine, construit à la fin du XIXe siècle, sera dès le 1er avril prochain fermé au public pour rénovation. Une opération rendue nécessaire, explique M. Mohamed Zetili, directeur du Théâtre régional de Constantine (TRC), par l’état de « vétusté » et de « délabrement » de certaines parties de l’édifice. Il indiquera que les travaux seront confiés à une entreprise algérienne, sans toutefois préciser son nom, ni même l’estimation du montant de l’opération. Les travaux, indiquent les responsables du TRC, concerneront en premier lieu l’étanchéité de la toiture. Mais il s’agira également, poursuit le directeur du TRC, dont les propos ont été rapportés par l’APS, de « traiter les façades nord et sud de l’édifice, de revoir le système de chauffage et de mettre en place de nouveaux équipements d’éclairage et de sonorisation ». Espace culturel emblématique de Constantine, généralement cité comme l’un des « bijoux » architecturaux de la ville, l’opération d’aménagement du Théâtre est également en lien direct avec la préparation de l’événement « Constantine, capitale 2015 de la culture arabe ». En effet, soulignant que les délais de livraison devraient coïncider avec le début de cette manifestation, il a par ailleurs noté que la réhabilitation de l’édifice ne devrait pas entraîner l’annulation des spectacles déjà programmés, a laissé entendre Yacine Meziane, responsable de la programmation du TRC, indiquant qu’en « attendant que le théâtre soit rénové et fin prêt pour l’événement Constantine, capitale 2015 de la culture arabe, l’activité du TRC sera momentanément transférée à la nouvelle bibliothèque de la cité Boussouf, à la sortie ouest de la ville, et qui abrite actuellement le siège de la direction de wilaya de la culture ». Pour rappel, l’événement « Constantine, capitale 2015 de la culture arabe », directement supervisé par le ministère de la Culture, à la suite de la nomination de la ville de Constantine le 30 décembre 2012 par l’Organisation arabe pour l’éducation, la culture et les sciences (ALESCO) pour accueillir l’événement a, par ailleurs, pour but, avait indiqué Khalida Toumi, ministre de la Culture en décembre dernier, de pallier le manque d’infrastructures culturelles dans la wilaya. Et, c’est à ce titre, en plus du Théâtre régional, qu’un total de 75 projets de réhabilitation sont programmés. Par ailleurs, le projet a déjà mobilisé, selon les services de la wilaya, 7,7 milliards de dinars en vue de la réhabilitation d’un total de 18 sites, quartiers et édifices de la médina, généralement considérés comme des monuments historiques. Les travaux, supervisés par l’annexe régionale de l’Office de gestion et d’exploitation des biens culturels protégés (OGEBC), sont confiés à des entreprises spécialisées, dont certaines ont bénéficié de partenariats avec des bureaux étrangers spécialisés dans la restauration et la sauvegarde du patrimoine. K. Z.
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  ldkkf«Il n’y a jamais eu sur la terre ni sang pur ni langue sans alliage. » ! C'est à partir de ce postulat formulé par Antoine de Rivarol, lors de son discours sur l’universalité de la langue française (Académie de Berlin en 1784), que le journaliste et romancier, Salah Guemriche, interviendra, samedi 22 mars 2014 à 14h30, à l'Institut français d'Alger. Cette conférence aura pour thème générique «La mémoire des mots français d’origine arabe. Histoire d’une intégration réussie». Salah Guemriche, pour rappel, avait édité durant l'année 2007 un ouvrage intitulé Dictionnaire des mots français d'origine arabe aux éditions du Seuil. Il était question à cette époque, de retracer sur 900 pages l'historique de pas moins de 391 mots ou racines pour en expliquer l'origine ou, du moins, l'emprunt qu'en a fait la langue française. Salah Guemriche s'était lancé pendant quatre années dans une série de recherches et d'analyses, à l'issue desquelles il avait affirmé qu'« il n’y a pas de langue pure de tout emprunt, comme il n’y a pas de race pure de tout métissage». C'est ainsi qu’il est plus facile pour beaucoup d'associer, par exemple, les dénominations d’Ibn Sina à Avicenne, Ibn Rochd à celle d'Averroès… Par ailleurs, Salah Guemriche se penchera sur ces noms et mots qui ne trouvent pas toujours cette facilité à être identifiés, tel que algorithme, qui, grâce à la transcription de l'écrivain et traducteur italien Gérard de Cremona (au XIIe siècle) a permis l'identification du savant Al Khawarizmi. Dans son ouvrage Dixit Algorismi, l'écrivain italien avait mis en lumière la question notamment de la numération décimale chez le mathématicien Abu Ja'far Mohammed Ben Mussa Al-Khuwārizmi, né en 780 à Khwarezm. Salah Guemriche s'attachera, entre autres, lors de son intervention à remettre au goût du jour l’histoire millénaire des mots français d’origine arabe, et ce, à partir de arobase, zéro, en passant par algèbre, arsenal, artichaut, aubergine, chemise, chimie, douane, hasard, jupe, madrague, mascarade, matelas, mousseline, potiron, raquette, récif, risque, talc, tarif, truchement, jusqu’au… zénith ! Natif de Guelma, Salah Guemriche, 67 ans, vit en France depuis 1976. Essayiste, romancier et journaliste, il a été publié la première fois et non des moindres par Simone de Beauvoir dans « Les Temps modernes » en 1971. En qualité de journaliste indépendant, il a signé de nombreuses chroniques, critiques et tribunes dans la presse algérienne et internationale, dans notamment Libération, Le Monde, Paroles et musique, Jeune Afrique, Le Courrier de l’Unesco, Historia… Il est l’auteur de plusieurs ouvrages, parmi lesquels figurent L’homme de la première phrase aux éditions Rivages / Noir (2000), Un été sans juillet, Algérie 1962 dans Le Cherche-Midi (2004), Abd er-Rahman contre Charles Martel. La véritable bataille de Poitiers chez Perrin en 2010, le Dictionnaire des mots français d’origine arabe – Préface d’Assia Djebar de l’Académie française – chez Le Seuil (2007), Alger la blanche. Biographies d’une ville (Perrin 2012).n Conférence. Salah Guemriche, journaliste et romancier Samedi 22 mars 2014 à 14h30 à l'Institut français d'Alger
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Les autorités tunisiennes ont annoncé, hier, que trois djihadistes présumés ont été tués lors d’une opération antiterroriste menée par les forces de l’ordre tunisiennes à l’ouest du pays, dans la localité de Jendouba, à proximité de la frontière algérienne. Depuis la révolution tunisienne en 2011, la région frontalière entre la Tunisie et l’Algérie est devenue un refuge privilégié pour les groupes djihadistes de la région. Le porte-parole du ministère de l’Intérieur tunisien, Mohamed Ali Aroui, a affirmé, hier, dans l’après-midi, qu’une opération antiterroriste s’est soldée par menée par les forces de l’ordre tunisiennes la mort de trois djihadistes dans la localité de Jendouba, près de la frontière algérienne, dans le nord-ouest du pays : «La police a tué trois terroristes dont un élément dangereux», a-t-il ainsi annoncé. Et d’ajouter : «Vers 03H00 locales, les unités des forces de sécurité ont encerclé la maison d’un takfiriste (extrémiste musulman, NDLR). Le groupe terroriste a jeté une grenade sur les agents avant un échange de tirs entre les forces de sécurité et ces éléments appartenant à un mouvement interdit», faisant sûrement référence au groupe terroriste interdit qui sévit le plus en Tunisie, Ansar Al-Charia. Deux des trois hommes ont été identifiés, il s’agit de deux Tunisiens, Ragheb Hannachi et Rabii Saïdani. L’identité du troisième terroriste n’a pas encore été établie, mais selon le ministère tunisien de l’Intérieur, il pourrait s’agir d’un individu algérien. Pendant l’opération, en outre, deux policiers ont été blessés par les assauts des terroristes. Par ailleurs, six femmes ont également été arrêtées lors de l’opération menée par la police tunisienne pour leur «soutien logistique» au groupe terroriste. A Sidi Bouzid, dans le centre du pays, trois policiers ont été blessés dans la nuit de dimanche à lundi au terme d’une course poursuite d’un véhicule de terroristes, suspecté de contenir des armes. Recrudescence Depuis la chute du régime de Ben Ali en janvier 2011, la Tunisie fait face à une menace terroriste accrue, et ce, notamment en raison du pouvoir de transition qui a duré longtemps en Tunisie, et qui, par conséquent, a empêché une structuration efficace et définitive des forces de l’ordre. En effet, à la faveur d’une crise politique de plus de trois ans, dont la Tunisie commence à peine à en sortir, les groupes djihadistes ont eu le temps de s’organiser et de trouver refuge à la frontière algéro-tunisienne où les hauts reliefs du Mont Chambi constituent des zones difficilement atteignables. Les terroristes tués par la police tunisienne seraient impliqués dans le meurtre de quatre personnes, dont deux gendarmes, le mois dernier, à Jendouba. Plus encore, ils seraient des membres du groupe Ansar Al-Charia, interdit par les autorités tunisiennes et probablement le groupe djihadiste le plus puissant dans la région. La Tunisie redoute d’ailleurs ses actions et lui impute le meurtre des deux opposants politiques Chokri Belaïd et Mohamed Brahmi l’année dernière. Si le gouvernement actuel mené par Mehdi Jomâa s’attelle dernièrement à attirer de nouveau les investissements étrangers en Tunisie, notamment en provenance des pays du Golfe, et à relancer le tourisme, principale ressource du pays, son autre défi majeur est d’ordre sécuritaire, puisqu’en l’espace de trois ans, la Tunisie est devenue un refuge de terroristes dans le Maghreb. En outre, dans la mesure où la structure économique de la Tunisie veut que le pays dépende largement des capitaux étrangers, il faut que l’Etat puisse garantir à ses derniers une sécurité absolue, non seulement pour les flux financiers en assurant un système bancaire solide, mais aussi par la situation sécuritaire de facto. <
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Un attentat à la voiture piégée a fait quatre morts dimanche soir dans un fief du Hezbollah chiite dans l'est du Liban, près de la frontière syrienne, a indiqué une source au sein des services de sécurité libanais. L'attaque menée dans la plaine de la Békaa a été revendiquée par les jihadistes du Front al-Nosra au Liban, et par un groupe armé sunnite peu connu, Liwa Ahrar al-Sunna, disant réagir à la conquête d'une ville syrienne rebelle dimanche par l'armée syrienne aidée du puissant mouvement armé libanais. L'attentat a tué deux membres du Hezbollah, dont un dirigeant local, Abdel Rahman al-Qadi, et un couple décédé de ses blessures peu après l'explosion, selon la source au sein des services de sécurité. «Une voiture piégée a touché le village d'Al-Nabi Othman», a indiqué cette source à l'AFP. «L'attaque a été menée par un kamikaze. Des membres du Hezbollah ont vu qu'il était sur le point de commettre un attentat et ils ont tenté d'arrêter le véhicule. C'est alors que l'assaillant a déclenché sa charge». Les bastions du Hezbollah dans l'Est du Liban et la banlieue sud de Beyrouth ont été la cible d'une série d'attaques meurtrières, dont de nombreux attentats suicides à la voiture piégée, depuis que le puissant mouvement chiite a reconnu envoyer des combattants pour soutenir en Syrie les troupes du régime de Bachar Al-Assad contre les rebelles. Cet attentat intervient quelques heures après la prise, par l'armée gouvernementale syrienne et le Hezbollah libanais, de la ville syrienne de Yabroud, ancien bastion rebelle proche de la frontière. Le Hezbollah et les services de sécurité libanais estiment que nombre de voitures piégées, utilisées lors de précédents attentats suicides au Liban, ont été piégées à Yabroud. Le Front al-Nosra au Liban, qui aurait des liens avec al-Nosra en Syrie, émanation officielle d'Al-Qaïda, a revendiqué l'attaque via twitter, la décrivant comme «une réaction rapide à la provocation du parti de l'Iran (le Hezbollah, NDLR) qui a violé Yabroud». Liwa Ahrar al-Sunna avait déjà revendiqué l'attentat, le décrivant, également sur twitter, comme une «revanche pour Yabroud». Le Liban est très profondément divisé au sujet du conflit en Syrie, entre le Hezbollah chiite et ses alliés d'un côté, qui soutiennent le régime Assad, et de l'autre la majorité des sunnites qui soutiennent la rébellion.n
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Au terme d’un référendum qui s’est déroulé avant-hier dans la péninsule de Crimée, pour l’instant ukrainienne, les habitants de la péninsule ont voté à plus de 95,5% en faveur d’un rattachement à la Fédération de Russie, un résultat sans surprise aux vues de la spécificité de la péninsule de Crimée et aux manifestations prorusses qui rythment la vie de la péninsule depuis deux semaines déjà. Les puissances occidentales, elles, n’acceptent pas ce référendum et entendent prendre des sanctions contre la Russie.

L’issue du référendum qui s’est déroulé dans la péninsule de Crimée dimanche dernier n’est en rien une surprise. Les citoyens devaient, en effet, se décider entre une autonomie renforcée au sein de l’Ukraine ou alors un rattachement immédiat à la Russie et c’est la seconde option qui a été privilégiée par la Crimée, à 95,5% des voix exprimées. Selon le Premier ministre du gouvernement de Crimée, et ardent défenseur du rattachement à la Russie, Serguei Aksionov, le taux de participation s’élève à 75% environ, une participation massive pour un peuple majoritairement russophone et d’origine russe. La péninsule de Crimée a été cédée à l’Ukraine en 1954 par Nikita Khrouchtchev, alors que la Russie et l’Ukraine étaient encore des provinces de l’URSS. 60% des habitants de Crimée sont d’origine russe. Cette nouvelle a été accueillie par beaucoup d’entrain en Russie où le Parlement russe, la Douma, s’apprête à voter le 21 mars prochain une loi sur le rattachement de territoires dont l’Etat d’origine s’avère «défaillant» et qui concerne clairement la Crimée. La Parlement de Crimée, pour sa part, a formulé, hier, sa demande officielle de rejoindre la Russie, conformément aux lois en vigueur. Seulement, désormais, la Russie va devoir se dresser contre les puissances occidentales, lesquelles refusent ce référendum. Les Etats-Unis ont affirmé «fermement rejeter» le référendum en Crimée. D’ailleurs, la conversation téléphonique de dimanche entre Vladimir Poutine et Barack Obama, à l’initiative de ce dernier, n’est pas sans rappeler le célèbre téléphone rouge de la Guerre froide. Crise diplomatique En effet, les deux superpuissances diplomatiques entretiennent des relations diplomatiques pour le moins complexes en ce moment entre le dossier syrien et, maintenant, la situation en Crimée. Vladimir Poutine a ainsi déclaré que le référendum était «pleinement conforme au droit international» en vertu du droit d’autodétermination des peuples et a rassuré son homologue américain sur son engagement à mettre un terme aux troubles en Ukraine : «Malgré les différences d’appréciation, il est nécessaire de chercher ensemble des moyens de stabiliser la situation en Ukraine.» Pour autant, c’est avec son partenaire européen que Washington va tenter de mettre la pression sur Moscou, comme l’a affirmé le président Barack Obama qui, tout en réitérant l’invalidité du référendum, insiste «sur le fait que les actes de la Russie constituaient une violation de la souveraineté et de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et que, en coordination avec nos partenaires européens, nous sommes prêts à imposer des coûts additionnels à la Russie pour ses actions.» Pour justifier le rejet du référendum, la Maison Blanche a invoqué une manœuvre «contraire à la Constitution ukrainienne» et un vote faussé par la pression «des menaces et des violences» de Moscou qui s’adonne à un jeu «dangereux et déstabilisant». Pour sa part, l’Union européenne a également refusé de reconnaître un référendum «illégal et illégitime», avant d’ajouter qu’une réunion des ministres des Affaires étrangères aurait lieu pour prendre des sanctions à l’encontre de la Russie, dans un communiqué commun au président du Conseil européen et de la Commission européenne, Herman Van Rompuy et José Manuel Barroso. Laurent Fabius, chef de la diplomatie française a qualifié le vote d’ «illégal» d’ajouter : «La France appelle la Fédération de Russie à prendre immédiatement des mesures qui permettent d’éviter une escalade inutile et dangereuse en Ukraine.» La diplomatie britannique a, pour sa part, dénoncé ce qu’elle considère être «une farce diplomatique». Malgré tout, la Russie ne semble pas reculer et pour cause, aucune des menaces proférées par les puissances occidentales n’a été suivie de conséquences concrètes pour l’heure, et encore moins sur le terrain. Le gouvernement de transition ukrainien, à Kiev, a affirmé que l’armée ukrainienne resterait déployée en Crimée et que 40 000 réservistes de l’armée seraient tous mobilisés pour contrecarrer ce que l’Ukraine considère comme «une ingérence de la Russie dans les affaires intérieures de l’Ukraine». <
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Alors que les premiers semis ont débuté il y a quelques jours, la France a interdit samedi, par un arrêté publié au Journal officiel, l’utilisation du maïs MON 810 produit par le groupe américain Monsanto. « La commercialisation, l’utilisation et la culture des variétés de semences de maïs issues de la lignée de maïs génétiquement modifié MON 810 sont interdites sur le territoire national jusqu’à l’adoption d’une décision définitive », stipule notamment l’arrêté. Le principe de précaution est donc privilégié, dans l’attente que la loi interdisant plus largement toute culture de maïs transgénique soit débattue à l’Assemblée début avril. Cette décision avait été annoncée le mois dernier par le ministre de l’Agriculture, Stéphane Le Foll, qui souhaitait sécuriser le débat entre pro et anti-OGM avant les premiers semis. Le ton est d’ailleurs déjà monté vendredi dans les Pyrénées-Atlantiques, avec l’occupation par une quarantaine de « faucheurs volontaires » du siège social de l’Association générale des producteurs de maïs (AGPM), favorable au maïs OGM. Si la France avait interdit le MON 810 dès 2008, puis de nouveau en 2012, le Conseil d’Etat, saisi par les pro-OGM, avait annulé le moratoire en août dernier, pour non-conformité au droit européen, rouvrant la voie à son utilisation. Le maïs génétiquement modifié MON 810 a été créé dans l’objectif d’améliorer les rendements des cultures. Un gène insecticide a été implanté dans la plante qui lui permet de résister notamment à la pyrale, l’un des principaux ravageurs du maïs. Le texte indique qu’«au vu de données scientifiques fiables et de résultats très récents de la recherche internationale, la mise en culture de variétés de semences de maïs MON 810 sans mesures de gestion adéquates présenterait des risques graves pour l’environnement, ainsi qu’un danger de propagation d’organismes nuisibles devenus résistants». Samedi, l’eurodéputé écologiste, José Bové, a salué la publication de cet arrêté, estimant que « c’était la seule façon de pouvoir interdire les OGM dans les champs en 2014 ». « Certains lobbies vont essayer de faire pression et d’attaquer cette décision, mais ça ne changera rien pour cette année», s’est-il réjoui. Vendredi, le directeur général de l’association générale des producteurs de maïs (AGPM), Luc Esprit, a affirmé que les producteurs « respecteront le droit » et ne planteront pas d’OGM si cela est interdit, même s’il a jugé que « les différentes solutions, si elles sont intéressantes pour les producteurs, doivent exister». (Source : presse française)
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Circulation alternée à Paris Après cinq jours d’alerte aux pics de particules, aujourd’hui seuls les véhicules aux plaques d’immatriculation impaires auront le droit de rouler dans Paris et aux alentours. C’est la première fois depuis 1997. A situation exceptionnelle, mesures exceptionnelles. Le gouvernement a décidé la mise en place de la circulation alternée à Paris et dans les communes de la petite couronne. La mesure, annoncée samedi par Matignon, est inédite depuis 1997 et pourrait être prolongée aujourd’hui. Lors de l’unique expérience de circulation alternée, en 1997, la mesure avait « donné des résultats », a rappelé Philippe Martin, le ministre de l’Ecologie, tout en reconnaissant qu’elle avait laissé « de mauvais souvenirs ». La circulation alternée aurait alors permis, selon une estimation d’Airparif, de réduire de 15% les émissions globales de dioxyde d’azote (pollution visée à l’époque par la mesure) en Ile-de-France. A partir de 5h30, hier matin, seuls les véhicules portant une plaque d’immatriculation impaire, y compris les deux roues, pouvaient circuler dans Paris et 22 communes limitrophes. Les jours impairs roulent les plaques impaires, les jours pairs sont réservés aux plaques paires. Les immatriculations se terminant par 0 sont considérées comme paires. Des dérogations à la circulation alternée sont prévues. Les véhicules électriques ou hybrides seront autorisés, quel que soit leur numéro d’immatriculation, de même que les voitures avec au moins trois personnes à bord, les voitures auto-écoles et les taxis. Tous les poids lourds seront interdits à l’exception des véhicules d’urgence et des camions frigorifiques. 700 policiers seront mobilisés, sur une soixantaine de points de contrôle, pour surveiller les véhicules. Le contrôle se fera non pas à l’entrée de la zone de limitation de la circulation, mais « a posteriori », pour éviter les bouchons, comme cela avait été déploré en 1997, lors de l’unique précédent en la matière. Les conducteurs de véhicules n’ayant pas l’autorisation de circuler seront verbalisés et devront s’acquitter d’une amende : 22 euros si elle est réglée immédiatement, 35 euros au-delà de trois jours. Ils seront ensuite invités à faire demi-tour. Un automobiliste récalcitrant pourra voir son véhicule immobilisé ou mis en fourrière. Les véhicules autorisés à circuler devront respecter les limitations de vitesse exceptionnelles en vigueur. Les transports publics continueront à être gratuits, jusqu’à ce que la circulation alternée soit levée.(Source : presse française)
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