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Reporters - Filtrer les éléments par date : mardi, 10 juin 2014

Le fond marin du port de Béjaïa vient de faire l’objet d’une grande opération de nettoyage à la faveur du plan national baptisé « Ports bleus Algérie 2014 », mis en œuvre depuis samedi dernier au niveau de 33 ports de pêche et de plaisance répartis à travers les 14 wilayas côtières que compte le pays. Pilotée par la direction de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Béjaïa, cette opération s’est déroulée en présence de Kamel Neghli, chef de cabinet au ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques, du directeur général de l’Entreprise portuaire de Béjaïa (EPB), Achour Djelloul, ainsi que des représentants des autorités locales et du mouvement associatif œuvrant pour la préservation de l’environnement. « Cette action écologique, qui vise notamment la sensibilisation sur les dangers de la pollution marine, a été menée en étroite collaboration avec l’Entreprise de gestion des ports de pêche de Béjaïa, la Chambre algérienne de la pêche et de l’aquaculture, les gardes-côtes, la direction de la santé et de la population, la direction de l’environnement, la Protection civile, la direction de la jeunesse et des sports et des associations écologiques », a déclaré Nadir Adouane, directeur de la pêche et des ressources halieutiques de la wilaya de Béjaïa. Un formidable travail de volontariat, qui consistait en le nettoyage des terre-pleins, des voies et des quais bordant le port, a été mené par de jeunes scouts de Béjaïa, alors qu’une équipe d’hommes-grenouilles s’attelait à débarrasser lu fond du port des déchets et autres détritus s’y entassaient. Des épaves, des sachets en plastique, des bouteilles en verre, des canettes, des gobelets, des pneus, des métaux… sont autant de déchets « repêchés » du fond de la mer. Cette immense quantité d’immondices, qui ne constitue en fait que la partie émergée de l’iceberg, renseigne bien sur l’insalubrité dans laquelle baigne le port de Béjaïa, pourtant classé en deuxième position en termes de performances et de rentabilité. « La situation du milieu marin au niveau du port est tellement peu reluisante en matière de salubrité que tout le monde doit s’impliquer afin de réduire au minimum cette pollution marine qui constitue une menace sérieuse pour nos ressources halieutiques », nous a confié un cadre à direction de l’environnement de la wilaya de Béjaïa. Par ailleurs, le rivage de la plage Boulimat, sur la côte ouest, et les abords de la RN24, reliant la capitale des Hammadites à Azeffoun via Beni K’sila, ont fait l’objet d’une opération de nettoyage menée durant la même journée à l’initiative des deux associations écologiques « Arth » et « Altantide ».

Coup d’envoi officiel de la saison estivale Le coup d’envoi officiel de la saison estivale, qui a l’habitude d’intervenir le 1er juin de chaque année, a été donné, cette fois-ci, le dimanche 8 juin, soit une semaine après la date habituelle. Le choix des autorités de wilaya a été porté, cette année, sur la splendide plage d’Aït Mendil - Cap Sigli, dans la commune de Béni K’sila, pour abriter cette cérémonie rehaussée par la présence du wali, Hamou Ahmed Touhami, accompagné de nombreux directeurs exécutifs et élus locaux. A noter que cette merveilleuse station balnéaire est considérée comme l’une des plages les plus prisées par les vacanciers parmi les 33 autorisées à la baignade cette année par les services de la direction du tourisme et de l’artisanat. C’est dire que tout est fin prêt pour accueillir la première vague d’estivants attendus après les examens scolaires. Quant au grand rush, celui-ci devrait intervenir au mois d’août, soit après le mois sacré de ramadan.

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On ne peut plus clair ! L’Algérie veut de la France «un partenariat économique diversifié». Un vœu dont s’était fait le relais le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, hier dans son allocution prononcée à l’ouverture d’une rencontre économique algéro-française tenue à la résidence El Mithak, au cœur d’Alger. M. Bouchouareb a clairement dit au ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, que le gouvernement algérien «veut voir les investissements français s’étendre à tous les secteurs d’activité». «En attendant que les entreprises françaises s’engagent avec détermination et confiance en l’avenir, je dois affirmer ici que cet avenir appartient aux entreprises qui auront franchi le pas durant cette période précisément. Elles auront plusieurs longueurs d’avance sur les nouveaux arrivants», a-t-il noté, faisant allusion au programme quinquennal adopté dernièrement. En s’adressant aux opérateurs français et algériens, il a déclaré qu’aucune piste ne doit être négligée. « Aucune initiative visant le partenariat ne doit être sous-estimée. Le plus petit des projets pourrait avoir valeur de symbole des possibilités qu’il y a entre les deux pays », a-t-il ajouté. Comme secteur cible, M. Bouchouareb cite l’agriculture. «Dans l’agriculture, nous savons que la France dispose d’une expérience incontestable en matière de développement des territoires et de la construction des filières. » Pour arriver à cet objectif, il a tenu à rassurer les opérateurs économiques français quant à la volonté de l’Algérie à lever tous les obstacles qui freinent l’investissement. En effet, il a indiqué qu’en attendant la refonte totale du code des investissements, des mesures seront prises visant l’amélioration du climat des affaires et la simplification de l’acte de création d’entreprise. En ce qui concerne la règle 51/49 régissant l’investissement étranger en Algérie, il se montre inflexible : «Je ne peux faire l’impasse, à l’occasion de la rencontre d’opérateurs économiques français et algériens sur la question qui fait débat, à savoir la règle des 51/49. A ce titre, permettez-moi de préciser que cette mesure transitoire a été prise dans un contexte de fragilité face à une crise mondiale aigüe.» Une déclaration qui laisse penser que le gouvernement finira par abandonner cette mesure. Cependant, pour attirer les investisseurs français, le ministre a rappelé que l’Etat s’est engagé à réaliser des mégaprojets d’infrastructures, dans le domaine du logement et d’autres encore. Il a aussi rappelé que toutes les dettes des entreprises publiques ont été effacées, suggérant que toute entreprise française qui serait intéressée par entrer dans le capital d’une entreprise publique, sous réserve que le gouvernement le décide, qu’elle sache que la situation financière des entités publiques est assainie. Et de rappeler une nouvelle fois : « Dans nos priorités, nous avons mentionné les secteurs de l’industrie, de l’agriculture et du tourisme. » « Nous avons actuellement 40 projets prêts pour le lancement en partenariat avec les Français. Tout est prêt pour leur lancement, y compris les assiettes de terrain », a-t-il révélé. Il a été convenu entre les deux parties algérienne et française de créer des marchés extérieurs aux produits fabriqués par les entreprises algéro-françaises. De son côté, le ministre français des Affaires étrangères, Laurent Fabius, a affirmé que son pays veut, à travers les projets de partenariat en cours et futurs, rester le premier partenaire économique de l’Algérie. « L’Algérie n’est pas un simple marché pour nous. C’est un partenaire durable avec lequel nous traitons selon la règle gagnant-gagnant. Un partenariat en Algérie, en France et ailleurs », a-t-il déclaré. Au sujet de la fameuse règle 49/51, il a affirmé que «c’est le gouvernement algérien qui décide des règles qui doivent s’appliquer sur son territoire et c’est au partenaire de s’adapter». Interrogé sur son appréciation du partenariat franco-algérien, l’homme fort du gouvernement de François Hollande s’est montré direct et franc : «Les relations économiques entre l’Algérie et la France sont très bonnes. Nous avons, au cours de ces derniers mois, une série de projets qui concrètement vont sortir, à l’heure dite». À titre illustratif, il a rappelé que la première voiture Renault sortira de l’usine d’Oran le mois de novembre prochain.

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Le ministre de l’Industrie et des Mines, Abdesselam Bouchouareb, a bombardé, hier, à l’arme lourde l’homme d’affaires Issad Rebrab. Il a recouru à des propos durs et lourds de signification pour décrire sa colère contre la première fortune du pays. « Permettez-moi de me prononcer une dernière fois sur le sujet de Monsieur Rebrab qui est à la tête du premier groupe industriel algérien classé par les institutions internationales.

Il est à un niveau de capitalisation de plus 4 milliards de dollars. Et cela n’est pas le résultat du hasard ni un cadeau du Saint-Esprit », a-t-il rétorqué devant la presse qui l’a interrogé, en marge de la rencontre économique algéro-française à Alger, tenue à la résidence Djenane El Mithaq. « Le processus de victimisation doit s’arrêter », a-t-il dit quant aux dernières déclarations d’Issad Rebrab à propos de ses projets d’investissements restés en suspens au niveau du Conseil national d’investissement présidé par le Premier ministre. En s’adressant directement au concerné, il dira : « Basta ! Y en a marre de cette politique. » En outre, il rappelle que le groupe Cevital est le premier groupe industriel du pays et de très loin par rapport aux autres. S’« il est arrivé à ce stade, c’est parce qu’il a bénéficié de l’aide de l’Etat, voire des appuis continus de l’Etat », a-t-il déclaré avant d’enchaîner : « Beaucoup d’opérateurs algériens voudraient bien qu’ils soient discriminés positivement comme il l’a été lui », a-t-il avoué devant les journalistes qui s’interrogeaient sur le type de discrimination positive à laquelle a eu droit l’homme d’affaires le plus fortuné d’Algérie, voire d’Afrique du Nord. Sur un ton élevé, le ministre a demandé aux journalistes de ne plus l’interroger sur le sujet. « S’il vous plaît, je ne veux plus intervenir sur ce sujet, ma feuille de route n’est pas celle de Rebrab », a-t-il lancé tout en précisant que « ma feuille de route consiste à créer des chances pour que l’industrie algérienne aille de l’avant. C’est fini la victimisation, c’est un procédé vieux qu’on connaît tous. On ne peut pas continuer à agir comme ça. » « On ne peut pas dire que l’Etat le méprise, c’est faux », a-t-il déclaré, avant de revenir sur l’affaire Michelin pour dire que ce dossier est définitivement clos, sans toutefois vouloir préciser comment il a été classé par les pouvoirs publics. Le paradoxe, c’est que ces déclarations interviennent quelques jours seulement après la sortie médiatique de Rebrab, qui qualifiait de positive la désignation d’Abdesselam Bouchouareb à la tête du ministère de l’Industrie et des Mines. Notons que le PDG de Cevital se plaint depuis un moment de ce qu’il qualifie de « blocages administratifs » qui freinent le développement de son groupe en Algérie. Parmi ces projets, il cite l’usine Michelin, la zone industrielle de Cap Djinet et l’extension de son complexe agroalimentaire à Béjaïa.

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Des parlementaires du FFS, dont le sénateur Meziani Brahim et les députés Chafaâ Bouaïche et Yahia Boukelal, s’en sont pris violemment au wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, lors d’un meeting populaire tenu samedi soir au niveau de l’esplanade de l’APC d’El Kseur. Venus apporter leur soutien à leur maire d’El Kseur qui fait face ces derniers jours à une situation de blocage sans précédent, les différents intervenants ont fustigé le wali de Béjaïa qu’ils accusent d’être à l’origine de ce blocage. « Depuis l’arrivée de ce wali à la tête de notre wilaya, la situation de blocage et de marasme n’a fait que s’accentuer. Il utilise ses relais pour imposer sa politique de blocage. Mais un jour, il doit rendre des comptes à la population », assène, d’emblée, Yahia Boukelal, député et fédéral du FFS à Béjaïa. Invité à prendre la parole afin d’éclairer ses concitoyens, le maire de la ville d’El Kseur, Mustapha Aberkane, a tenu à se disculper vis-à-vis de la situation de blocage que traverse son Assemblée, dont la majorité des membres, constitués en bloc d’opposition, ont rejeté l’ordre du jour proposé lors de la dernière session extraordinaire. « Je prends à témoin l’opinion publique que je ne suis pas la cause de ce blocage », a-t-il déclaré. Pointant du doigt le wali de Béjaïa qu’il cite nommément, l’édile d’El Kseur affirme que « tout a commencé lorsque j’ai refusé l’attribution de deux lots de terrain à deux personnes dans le cadre du Calpiref. L’affaire a été portée devant la justice, mais l’APC a eu gain de cause ». Par ailleurs, l’orateur déplore le fait que « des projets de grande envergure, tels que la nouvelle zone industrielle, le port sec et le complexe pétrochimique, soient bloqués par la maffia du foncier, au détriment de l’avenir économique de toute une région ». Pour leur part, le sénateur de Béjaïa, Brahim Meziani, et le président du groupe parlementaire du FFS, Chafaâ Bouaïche, se sont succédé au micro pour charger davantage le wali de Béjaïa, accusé d’être à l’origine de tous les retards que connaît la région en matière de développement. « Contrairement à notre maire, que nul ne peut accuser de corruption, nous avons affaire à un wali corrompu qui est là pour servir la maffia locale », dira le député Chafaâ Bouaiche. Ce dernier a mis à profit cette tribune pour revenir sur le projet du complexe pétrochimique qui devrait être implanté dans le territoire de la commune d’El Kseur. « Lors de la dernière session parlementaire, j’ai interrogé personnellement le ministre de l’Energie sur ce projet. Celui-ci m’a fait savoir que ce complexe n’est malheureusement pas retenu pour la wilaya de Béjaïa en raison de l’indisponibilité d’assiette de terrain », a indiqué le président du groupe parlementaire du FFS, qui a déjà annoncé la nouvelle sur sa page personnelle de Facebook. Il faut néanmoins préciser que le wali de Béjaïa, Hamou Ahmed Touhami, a eu à réagir à cette allégation, affirmant dans un communiqué de presse que « le projet de réalisation d’un centre pétrochimique qui a suscité un engouement et une satisfaction sans précédent auprès de la population au regard des bienfaits économiques qu’engendrera sa concrétisation dans la wilaya est en bonne voie ». M. Touhami a tenu à souligner qu’« un dossier ficelé a été, d’ores et déjà, transmis à la commission interministérielle. Concernant le site d’implantation du projet, et vu la rareté du foncier à Béjaïa, le choix s’est porté sur un terrain agricole à rendement moyen soumis à la procédure de déclassement des terres agricoles, d’une superficie de 250 hectares, situé à El Kseur ».

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L’athlète algérienne a fait exploser le record détenu par sa compatriote Fatiha Bahi Azzouhoum depuis 2005 et se positionne comme la nouvelle reine algérienne du demi-fond et du fond.

L’athlète algérienne Amina Bettiche a battu dimanche au meeting international de Marrakech (sud du Maroc) le record d’Algérie du 3000 m steeple détenu depuis juin 2005 par Fatiha Bahi Azzouhoum. Amina Bettiche, qui s’est classée 4e de l’épreuve, a couru la course en 9min 34sec 20/100e tandis que l’ancien record de sa compatriote réalisé au meeting d’Athènes (Grèce) était de 9min 38sec 31/100e. L’épreuve a été remportée par l’Ethiopienne Hiwot Ayalew qui a réalisé un temps de 9min 24sec 11/100e devant la Bahreïnie Ruth Chebet (9min 27sec 90//100e) et la Marocaine Salima El Ouali Alami (9min 32sec 23/100e). Outre Amina Bettiche, quatre autres athlètes algériens (messieurs) ont pris part à ce 7e meeting international de Rabat délocalisé exceptionnellement à Marrakech en raison des travaux de rénovation du complexe sportif Moulay-Abdellah dans la perspective de la Coupe d’Afrique des nations de football qu’organisera le Maroc du 17 janvier au 8 février 2015. Il s’agit de Yassine Hathat (800 m), Imad Touil (1500 m) ainsi que Hichem Bouchicha et Abdelhamid Zerrifi, alignés tous les deux dans le 3000 m steeple. Dans l’épreuve du 800 m, Yassine Hathat s’est classé 4e réalisant un temps de 1min 46sec 59/100e. La course a été gagnée par l’Ethiopien Mohammed Aman réalisant 1min 45sec 58/100e devançant le Soudanais Abubaker Kaki (1min 45sec 61/100e) et le Marocain Amine El Manaoui (1min 46sec 27/100e). Dans le 1500 m hommes, Imad Touil a pris la 5e place avec un chrono de 3min 36sec 96/100e. L’athlète marocain Sadik Mikhou a remporté l’épreuve en s’imposant en 3min 34sec 36/100e, devant le Turc Ilham Ozbilen (3min 34sec 76/100e) et l’autre Marocain Yassine Bensghir (3min 34sec 80/100e). Quant à Hichem Bouchicha et Abdelhamid Zerrifi, alignés tous les deux dans le 3000 m steeple, le premier s’est classé 8e réalisant un temps de 8min 32sec 3/100e alors que le second a pris la 13e place avec un chrono de 8min 39sec 62/100e. L’épreuve a été remportée par le Kényan Clement Kemboi Kimutai (8min 18sec 7/100e) devant le Marocain Brahim Taleb (8min 20sec 20/100e) et l’autre Kényan Haron Lagat (8min 22sec 46/100e). Plus de 200 athlètes, dont une pléiade de renommée internationale, ont participé aux 22 épreuves de l’édition de cette année, 3e étape de l’IAAF World Challenge. Le meeting 2014 a connu la programmation de deux nouvelles épreuves : le lancer de poids et le lancer de marteau. La compétition s’est tenue à deux mois de l’organisation du 19e championnat d’Afrique seniors (10-14 août) et trois mois avant la Coupe continentale de la discipline (13-14 septembre), prévus dans la même ville. Boubrit : « Rien d’inquiétant pour Makhloufi » Sur un autre volet, et concernant les performances modestes obtenues récemment par le coureur algérien du 1500 m, Taoufik Makhloufi, à quelques semaines des championnats d’Afrique d’athlétisme au Maroc, elles ne seraient pas source d’inquiétude, selon le directeur technique national, Ahmed Boubrit. « D’après moi, il a juste été un peu émoussé par ses nombreux déplacements, entre la Chine, Doha, Nairobi, Alger, la Suisse, les Etats-Unis puis Rome. Sans parler du décalage horaire, qui l’a probablement amoindri pendant les deux dernières courses », a expliqué Boubrit. Lors de ses deux dernières courses, le champion olympique algérien à Londres a terminé 11e de l’épreuve du mile (1609 m) au meeting d’Eugène (Etats-Unis), puis 9e en 3:35.12 au 1500 m du meeting international Pietro-Mennea de Rome. « Personnellement, je reste très optimiste quant au retour en forme de Makhloufi, auquel il suffit de bien récupérer, avant de retourner en Suisse, où il doit entamer, dans le courant de la semaine, un autre stage de préparation. » Après plusieurs mois de convalescence des suites d’une maladie, Makhloufi avait réussi un « retour très encourageant » à la compétition, terminant respectivement 4e sur 1500 m à Doha, puis 2e sur 800 m au meeting de Shanghai. Malheureusement, la suite a été nettement moins bonne à Eugène (Etats-Unis) puis à Rome. Une régression assez inquiétante, selon certains observateurs, surtout qu’elle intervient à deux mois seulement des championnats d’Afrique, prévus du 10 au 14 août à Marrakech (Maroc). Mais le DTN Ahmed Boubrit s’est voulu rassurant, en mettant cette régression sur le dos de la fatigue. Après la fin du stage bloqué qu’il va bientôt effectuer en Suisse, Makhloufi reviendra en piste le 18 juillet prochain, à l’occasion du meeting de Monaco. Trois jours plus tard (le 21 août), il sera à Stockholm pour participer à un autre meeting. Makhloufi sera encadré par son entraîneur, Ali Redjimi, ainsi que son sparring-partner, Nacereddine Hallil, un Algérien résidant en Suède.

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Le sélectionneur national, Halilhodzic, souhaite toujours disputer un dernier match amical au Brésil, avant l’entame officielle du Mondial, et ce, pour avoir une idée claire sur tous ses joueurs et pouvoir apporter les derniers réglages. Tout porte à croire que la sélection nationale disputera un autre match amical au Brésil ces jours-ci, avant l’entame du tournoi mondial, et ce, pour affûter ses armes et être prête pour ce rendez-vous très important. Le sélectionneur national, le Bosnien Vahid Halilhodzic, a avoué qu’un « test amical au Brésil est toujours d’actualité ». « Si nous ne parvenons pas à trouver un adversaire ces jours-ci, nous allons nous contenter d’un match d’entraînement entre les joueurs », a-t-il affirmé. Il faut rappeler que les Verts ont disputé deux matches amicaux en Suisse, soldés par des victoires, respectivement face à l’Arménie à Sion (3-1) et la Roumanie à Genève (2-1). L’Algérie devait donner la réplique en amical au Nigeria, le 11 juin, avant que cette rencontre ne soit annulée pour cause de «timing». La sélection nationale devait effectuer hier une séance d’entraînement au stade municipal de Sorocaba à partir de 17h30 locale (21h30 algérienne) et qui devait être ouverte au public et aux médias. Par ailleurs, le coach des Verts n’a pas caché son ambition d’aller le plus loin possible dans cette compétition. « Nous attendons ce moment depuis trois ans, nous sommes aujourd’hui au Brésil. Nous avons beaucoup travaillé pour y arriver. Toutes les dispositions affichées jusque-là par l’équipe montrent qu’elle est prête pour disputer la Coupe du monde », a-t-il relevé à l’arrivée des Verts au Brésil. « Nous sommes ici pour réaliser quelque chose et essayer de passer le premier tour. Maintenant, l’équipe est-elle capable de le faire ? C’est difficile de le dire », a-t-il ajouté. Halilhodzic refuse de se mettre, par ailleurs, dans la peau d’une victime expiatoire pour ce qui est du premier match des Verts. « Nous ne pouvons pas dire que la Belgique est plus forte que nous, mais dans un match tout peut arriver. Si nous voulons vraiment surprendre la Belgique, il faudra réaliser un match d’exception », a-t-il conclu.

Une séance de décrassage à l’arrivée à Sorocaba La sélection algérienne de football a effectué dimanche soir une séance de décrassage à huis clos au niveau de son centre d’entraînement à Sorocaba, quelques heures après son arrivée au Brésil, pour prendre part à la Coupe du monde 2014 (12 juin-13 juillet). Ce galop a vu la présence de l’intégralité des 23 joueurs retenus pour le Mondial, effectué sous le regard attentif du sélectionneur national, Vahid Halilhodzic. Au cours de cette séance, les coéquipiers de Medhi Lacen ont effectué, entre autres, quelques tours de piste. Les Verts devaient effectuer hier soir une séance d’entraînement au stade municipal de Sorocaba à partir de 17h30 (heure locale) ouverte au public et aux médias. L’Algérie, qui prendra part pour la quatrième fois de son histoire à la Coupe du monde, évoluera dans le groupe H, avec la Belgique, la Russie et la Corée du Sud. Les Verts entreront en lice le 17 juin face aux Diables rouges à Belo Horizonte, avant de défier la Corée du Sud le 22 juin à Porto Alegre, puis la Russie le 26 juin à Curitiba.

Trois membres des services de sécurité de l’EN blessés dans un accident L’arrivée des joueurs de l’équipe nationale à leur camp de base a été émaillée par un petit incident de circulation qui a failli coûter la vie à trois membres de l’impressionnant service de sécurité déployé pour assurer le transfert des Verts de l’aéroport Campinas au camp de base de l’EN sis au centre sportif de l’Athlético Sorocaba. En effet, trois motards ont été heurtés par un automobiliste endormi qui a perdu le contrôle de sa voiture. Cet accident de la circulation n’a pas échappé à l’œil des joueurs de l’EN qui ont tout vu du bus qui les transportait. Selon les dernières informations, les trois motards concernés ont été évacués d’urgence à l’hôpital de Sorocaba.

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La ministre de l’Education nationale, Mme Nouria Benghebrit, a donné hier le coup de starter des épreuves du brevet de l’enseignement moyen (BEM) depuis la wilaya de Béchar. Ils étaient 591 509 postulants, dont 301 955 filles et 7 104 candidats libres à plancher, et ce, sur le territoire national.

Durant la première journée, qui s’est déroulée dans de bonnes conditions, selon le département de l’éducation, les candidats ont été examinés dans deux matières : la langue arabe et la physique. A propos des épreuves, les candidats ont jugé abordable le sujet de langue arabe, qui était presque à la portée de tout le monde, contrairement à la physique. Concernant l’organisation du BEM, le ministère de l’Education a mobilisé 99 817 enseignants pour la surveillance des 2 226 centres d'examen, alors que 35 000 autres se chargeront de la correction. La mission d'observation du bon déroulement des épreuves du BEM est, quant à elle, confiée à 2 269 encadreurs. A cette occasion, la ministre de l’Education a insisté sur l’importance de la résolution de la question liée au manque «d’enseignants des langues étrangères dans le sud du pays ». Cette question, qui a été à l’origine des résultats médiocres obtenus par les candidats aux épreuves de fin d’année primaire, sera au cœur des débats lors des assises nationales prévues début juillet prochain. « Le manque d'enseignants de langues étrangères au Sud est une réalité et la question sera soumise au débat lors des prochaines assises nationales », a-t-elle précisé. Pour Mme Benghebrit, les efforts consentis par le département de l’éducation ont servi à « la réduction de ce manque, et ce, à travers l'apport des différentes universités de ces régions qui ont formé des cadres pédagogiques spécialisés. Et nous allons encore faire des efforts pour mettre un terme à ce manque », a-t-elle expliqué. Sur un autre volet, la ministre de l’Education a insisté sur l’importance de la notion du dialogue pour résoudre les problèmes du secteur. Un clin d’œil à l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (UNPEF) et au Syndicat national des travailleurs de l’éducation (SNTE) qui ont maintenu leur mouvement de protestation pour la mi-juin. « Le dialogue continu avec les partenaires sociaux, à savoir les syndicats des enseignants, constitue un moyen efficace pour le règlement de l'ensemble des préoccupations pédagogiques et socioprofessionnelles des personnels du secteur de l'éducation dans le pays », a-t-elle souligné. Au sujet des sanctions prévues contre les candidats soupçonnés de fraude durant les épreuves du baccalauréat dans dix wilayas, la ministre de l’Education envisage de prendre des mesures sévères allant jusqu'à 10 ans de suspension du bac. En dépit d’une série de mesures prises par le département de l’éducation dans le cadre, la triche est devenue un phénomène tenace, difficile à éradiquer.

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Selon toute vraisemblance, la visite de Laurent Fabius en Algérie revêtait bien plus que le seul cachet d’un «bilatéral d’appoint», qui sert le plus souvent à solder les dossiers arrivés à maturité et à poser les jalons nécessaires pour en lancer d’autres. Aussi, nonobstant la littérature diplomatique toute naturelle dans ce genre de circonstance, autant M. Fabius que ses hôtes, le Premier ministre Abdelmalek Sellal ainsi que Ramtane Lamamra, ont, chacun dans son rôle propre, porté à la connaissance de tous quelques «mises au point», au demeurant attendues. L’Algérie a-t-elle envoyé une unité de l’ANP forte de 5000 hommes en Libye, aux côtés de militaire français et américains, selon ce que rapportait l’agence d’information Reuters, reprise par le tabloïd britannique The Times, tous deux largement relayés par la presse nationale ? «Non», dixit M. Sellal, appuyé par son ministre des Affaires étrangères, qui, d’ailleurs, lors d’une conférence de presse qu’il a animée conjointement avec son homologue français, a jugé utile de rappeler que « dans toute médiation internationale, la transparence est la règle vivement recommandée pour amener les parties en conflit à trouver un terrain d’entente et parvenir à un règlement définitif à leur divergence», faisant allusion à la question malienne avant de s’attarder sur la Libye et d’affirmer que «les pays du voisinage [libyen] se sont réunis à deux reprises en consultation officieuse pour les aider [les Libyens] à sortir de cette conjoncture difficile», comprendre «chaos inextricable ». Et à dire vrai, l’Algérie a bel et bien déployé de « gros efforts » pour sécuriser ses vastes frontières et prémunir le pays de la menace terroriste. « Les efforts menés par l’Armée nationale populaire (ANP) et les autres forces de sécurité pour sécuriser les frontières sont colossaux […] non pas pour sanctuariser le territoire algérien, mais pour être sûrs que nous sommes en mesure de contrôler ces vastes régions ». La messe est dite ! Et il n’a nullement été question d’une quelconque « opération militaire algéro-française dans le sud de la Libye », tient-il à préciser de nouveau, ce que Laurent Fabius confirme en des termes identiques. D’autant plus que sur le volet bilatéral, encore une fois, M. Lamamra a fait remarquer que la coopération entre l’Algérie et la France « est dense, multidimensionnelle et prometteuse » et que l’entretien qu’il a eu avec M. Fabius a permis de dégager « des projections sur ce qui devrait pouvoir être fait à l’occasion de la tenue de la prochaine réunion du comité intergouvernemental de haut niveau qui regroupera les Premiers ministres des deux pays et les principaux ministres engagés dans le partenariat bilatéral ». A son tour, en réponse à une question sur d’éventuels développements de l’affaire des diplomates algériens enlevés au Mali, le chef de la diplomatie algérienne, Ramtane Lamamra, a affirmé que cette « affaire est notre préoccupation majeure et celle de toutes les institutions de l’Etat », sauf qu’il a saupoudré quelques pistes qui présagent « de bonnes nouvelles concernant le Mali » sans donner davantage de détails.

Les « aveux » de Fabius Le « bilatéral » Algérie-France, dans son volet sécuritaire, est longuement revenu sur l’évolution du « front malien » qui connaît une forte décantation accélérée par les bons offices d’Alger auprès des belligérants. A ce propos, le ministre français des Affaires étrangères a estimé que le dialogue entre les différentes parties dans ce pays passe par « trois canaux », la CEDEAO (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest), le représentant spécial du président malien Ibrahim Boubacar Keita et « un canal dont l’efficacité est reconnue par les uns et les autres, celui de l’Algérie », qui est, à ses yeux, un «pays facilitateur», faisant allusion au séjour à Alger des mouvements du nord du Mali pour des consultations exploratoires élargies. En revanche, pour ce qui est du «front libyen», le ministre français a évoqué «l’approche commune» de la France et de l’Algérie, soulignant la nécessité que la situation se stabilise dans ce pays. Une situation née en partie de l’intervention militaire de la France en Libye, opération qu’elle avait menée avec ses partenaires britanniques, américains et qataris, sous supervision de l’OTAN, qui, selon ses dires, «n’a pas bénéficié d’un suivi [de la part de la France] au temps de l’ancien président Nicolas Sarkozy», mais nuançant «des difficultés à mettre en place un dispositif d’intervention en Libye » en l’imputant à «la circulation des armes et à la prolifération de groupes terroristes». Une timide reconnaissance de l’échec d’un «Sarkozy» belliqueux à un moment où Alger n’arrêtait pas d’appeler à l’option du dialogue et ne cessait d’avertir sur les conséquences désastreuses qui suivraient toute ingérence militaire en Libye ou ailleurs ! Le chef de la diplomatie française a souhaité la «conjugaison des efforts de la communauté internationale et des pays voisins» de la Libye pour s’unir contre le terrorisme, rappelant dans ce sens que l’Algérie avait combattu ce phénomène «toute seule» ; là aussi, un aveu dissimulé d’une autre «erreur d’appréciation» du gouvernement français dans les années 1990, lorsque l’Algérie essuyait refus sur refus des puissances occidentales, France en tête, quand elle voulait s’équiper en matériel de guerre sophistiqué pour combattre le terrorisme. Mais c’est du passé et actuellement, «il faut que tous les pays qui partagent cette volonté de lutter contre le terrorisme réagissent», a recommandé M. Fabius, saluant à nouveau les efforts de l’Algérie pour éviter la «contagion» des pays du voisinage.

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Il y a quelques mois, le gouvernement avait promis de prendre une décision stratégique en optant pour le transport maritime de voyageurs et de marchandises entre les villes côtières de l’Algérois. Il s’agit de la mise en œuvre, depuis longtemps envisagée, du déplacement urbain par lignes maritimes, le fameux cabotage maritime, dont un projet existait au niveau du ministère des Transports il y a au moins une dizaine d’années. Le ministre, Amar Ghoul, vient d’annoncer que « le lancement des premières opérations de transport maritime urbain sur la baie d’Alger interviendra d’ici la fin du mois en cours ». C’est l’ENTMV (Entreprise nationale de transport maritime de voyageurs) qui se chargera d’assurer une navette entre la Pêcherie et le port de Tamenfoust, dans la baie d’Alger. Elle exploitera à cette fin un bateau de 280 places. Samedi dernier, la journée « Ports bleus » organisée par le ministère de la Pêche et des Ressources halieutiques a permis à quelques chanceux qui se trouvaient ce jour-là dans les ports de pêche et de plaisance - la Pêcherie d’Alger et Tamentfoust, notamment - de faire une balade en mer et goûter, pour peu qu’elle soit calme, au plaisir qu’offre le transport maritime. C’est une véritable révolution qui est annoncée aux habitants des villes côtières, notamment la capitale, et pour ceux qui sont de passage et sont confrontés aux inextricables embouteillages à toute heure. L’intégration de l’espace maritime dans le réseau de transport urbain va inciter les gens du littoral à se tourner vers la mer. Il aura pour effet surtout d’améliorer le service public grâce à ce moyen de transport supplémentaire qui ne connaîtra pas les aléas des embouteillages, même s’il dépendra étroitement des conditions météorologiques et ne sera pas d’un grand secours au moment des grandes tempêtes. Il est bon de rappeler que de l’autre côté de la Méditerranée, ce système de dessertes maritimes existe déjà à Toulon, à Naples et à Marseille, avec un succès qui se mesure au grand nombre de voyageurs qui empruntent ce nouveau moyen de transport. Combien ça coûtera chez nous ? Il y aura des tarifs étudiés, promet le ministre. La réussite du projet est liée aussi, en effet, aux prix qui seront pratiqués. La formule du forfait a fait ses preuves dans le monde. Elle n’est pas encore très connue chez nous, en tout cas très peu appliquée, alors qu’elle s’y prête parfaitement dans le système géré, directement ou en cogestion, par l’Etusa entre les bus, le métro, le tramway et le téléphérique. Si les dessertes maritimes envisagées sont également du ressort de l’Etusa, il n’y a rien de mieux à faire que de fixer un forfait qui comprend tous ces modes de déplacement. Le projet de transport maritime, comme alternative surtout au transport par route, prévoit l’extension de l’opération aux déplacements entre les trois wilayas du centre du pays, Alger, Boumerdès et Tipasa, puis aux autres wilayas du littoral. L’essentiel est de fournir les alternatives qui permettent de réduire la place occupée par la voiture et de diminuer la pollution de l’air qu’elle engendre, surtout quand on connaît la part du diesel - un véritable poison - dans les carburants utilisés par les automobilistes. Regardons ce qui se passe ailleurs, en Suède précisément, avec toujours une longueur d’avance sur nous. Pour alléger le trafic routier, une équipe de chercheurs suédois a imaginé le projet d’un réseau de bus qui traverse les cours d’eau de Stockholm. Ce sont des autobus aquatiques conçus avec des matériaux très légers, des bus-bateaux qui pourront fonctionner tout le long de l’année même en hiver. Avec les projets de réhabilitation des oueds d’Algérie, on y arrivera un jour.

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La Cour suprême libyenne a rendu son verdict dans la journée d’hier et a jugé la nomination d’Ahmed Miitig au poste de Premier ministre anticonstitutionnelle au regard de la manière dont celle-ci a eu lieu. Ce jugement met fin à une situation politique floue où deux gouvernements différents se disputaient le pouvoir. C’est donc finalement le Premier ministre démissionnaire, Abdallah al-Theni, qui reste à son poste jusqu’à ce que le Parlement se réunisse de nouveau pour choisir un nouveau Premier ministre. La vie politique libyenne ne manque pas de rebondissements et ceux qui critiquaient l’immobilisme politique et associatif sous la dictature de Mouammar Kadhafi semblent désormais servis. En effet, depuis la semaine dernière, la crise politique était tellement profonde que deux gouvernements distincts se disputaient le pouvoir sans que les citoyens sachent lequel des deux était vraiment légitime. En effet, plusieurs acteurs politiques ont remis en cause la nomination de l’homme d’affaires Ahmed Miitig, qui a eu lieu dans la confusion la plus totale au sein du Congrès général national (CGN), le Parlement libyen, à tel point que certains porte-parole de l’institution ont confirmé sa nomination alors que d’autres au contraire l’ont jugée invalide. Ainsi, le Premier ministre démissionnaire, Abdullah al-Theni, a décidé qu’il ne quitterait pas ses fonctions dans ces conditions alors qu’Ahmed Miitig, fermement soutenu par les partis islamistes, a formé son gouvernement malgré tout. Le pays s’est donc retrouvé avec deux gouvernements distincts donc chacun réclamait la légitimité politique et juridique. C’est d’ailleurs précisément la plus haute juridiction du pays qui a tranché la question, puisque la Cour suprême de Libye a rendu hier son jugement concernant les conditions dans lesquelles Ahmed Miitig a été nommé au poste de Premier ministre, lesquelles ont été jugées «anticonstitutionnelles» par la Cour suprême. Décision acceptée «Les conditions dans lesquelles Monsieur Ahmed Miitig a été nommé à son poste de Premier ministre sont illégales», a ainsi affirmé l’un des juges de la Cour suprême, ajoutant que la décision était «définitive et sans aucun appel possible.» Alors que beaucoup craignaient une insubordination du principal intéressé, Ahmed Miitig, celui-ci  a obtempéré à la décision de la Cour suprême, qu’il s’est par ailleurs bien gardé de critiquer publiquement : «Je respecte la justice et j’obtempère à sa décision», a-t-il ainsi indiqué au cours d’une conférence de presse tenue hier. Il s’est même dit «satisfait» d’une telle décision, car celle-ci représentait «un acquis pour la consécration de l’Etat de droit en Libye», selon lui. Pareillement, le Parlement libyen, vivement critiqué pour vouloir concentrer l’ensemble des pouvoirs entre ses mains, a également décidé de respecter la décision de la Cour suprême. Salah al-Makhzoum, vice-président du Parlement, a ainsi affirmé que les parlementaires «obtempèrent à la décision de la Cour suprême». Et de poursuivre : «Conformément à cette décision, le chef du gouvernement intérimaire est Abdallah el-Theni.» Ce dernier, qui avait déjà fait vœu de quitter ses fonctions après que sa résidence familiale à Tripoli a été attaquée par un groupe terroriste, devra vraisemblablement rester en poste jusqu’à la tenue des prochaines élections législatives, prévues le 25 juin prochain, à l’issue desquelles les députés de la majorité éliront le successeur de al-Theni.

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