Pokemon Go app download for android. Get Prisma app for android and edit pics. prisam apk.
Reporters - Filtrer les éléments par date : lundi, 16 juin 2014

La société Algerian Qatar Solb et le bureau d’études espagnol IDOM ont signé, hier, un contrat de partenariat pour la réalisation du complexe sidérurgique de Bellara, dans la wilaya de Jijel. Le ministre de l’Industrie, Abdessalem Bouchouareb, qui a assisté à la signature du contrat, a tenu à préciser que le projet du complexe sidérurgique de Bellara « n’a enregistré aucun retard jusqu’ci », précisant que les choses « avancent au rythme voulu ».  Concernant le bureau d’études espagnol, le ministre a signalé que ce dernier aura pour mission de prendre en charge l’aspect technique du projet et s’occupera, entre autres, de la réalisation d’études spécifiques, de la mise au point de cahiers des charges et devra également émettre des avis sur les équipements à installer au niveau du complexe sidérurgique. Il a été annoncé lors de cette conférence, à laquelle a assisté l’ambassadeur du Qatar, que la durée de réalisation du complexe a été fixée à 48 mois à compter du mois de janvier dernier. Le coût du projet a été fixé à 2 milliards de dollars. « Au mois de septembre 2014, des appels d’offres seront lancés pour les entreprises supposées fournir des équipements au complexe. En janvier, les entreprises sélectionnées signeront leurs contrats respectifs et leur nombre ne devrait pas être supérieur à quatre », a informé le ministre de l’Industrie. La capacité de production du complexe a été fixée à deux millions de tonnes par an, dans une première phase. Au cours de cette période, il s’agira de produire 1,5 million de tonnes de rond à béton et 500 000 tonnes de fils machine. Dans un deuxième temps, le complexe est supposé doubler sa production. La nature du matériel à produire au cours de cette deuxième phase sera décidée « sur la base d’une étude de marché complémentaire ». Le ministre se veut rassurant quant à l’avancement des travaux du complexe sidérurgique de Bellara, ne relevant aucun retard dans les délais. En termes de postes d’emplois, l’usine devrait générer 1500 postes de travail directs et 15 000 indirects. Le gouvernement a entamé la recherche de solutions en dehors des hydrocarbures Fortement dépendante de sa rente, l’Algérie se doit de diversifier son économie en misant sur des leviers de croissance telle que l’industrie. De l’automobile, au textile en passant par la sidérurgie, les projets voient le jour. Du côté du gouvernement on semble s’en rendre compte. C’est en tout cas ce qui ressort de la déclaration d’Abdeslem Bouchouareb, fraîchement désigné à la tête du ministère de l’Industrie. Pour lui, l’Algérie a déjà entamé la recherche de solutions en dehors des hydrocarbures, en misant sur l’industrie. Il exclut toutefois que l’Algérie sorte totalement du cercle rentier qui dure depuis l’indépendance. « Nous avons commencé la recherche de solutions en dehors des hydrocarbures. Il reste que l’économie des hydrocarbures demeure présente dans notre pays. En sortir non, mais créer d’autres sources oui, et c’est ce que nous comptons faire », a déclaré, hier, Abdeslem Bouchouareb en marge de la signature au siège de son département du contrat de pré-construction du complexe sidérurgique de Bellara (Jijel), par la société Algerian Qatar Solb (joint-venture entre le groupe public Sider, le Fonds national de l’investissement et la holding Qatar steel) et le bureau d’études espagnol IDOM. À cette occasion, le ministre a souligné que l’Algérie a besoin de grandes quantités en fer et acier, qui n’existent pas aujourd’hui, afin de faire face au projet de réindustrialisation du pays qui implique une consommation très forte d’acier. « Aussi bien dans les projets que nous avons initiés à travers la SNVI, à Rouiba, Tiaret et Oued Tlélat et Constantine, que dans le bâtiment et les travaux publics, nous avons un besoin pressant et un retard que nous devons combler», a déclaré Abdeslem Bouchouareb. C’est dans ce cadre que s’inscrit le projet de Bellara dont le démarrage est prévu pour le second semestre 2017. « Ce projet est très important, car la demande du pays en acier va augmenter de façon significative au cours des années à venir », a précisé le ministre qui rappelle que des projets tels que l’usine Renault d’Oued Tlélat, à Oran, ou encore le secteur du bâtiment, en général, vont être de grands demandeurs d’acier. M. Bouchouareb a rappelé, à ce sujet, que l’Algérie envisage aussi de développer davantage son réseau ferroviaire, ce qui implique la réalisation d’un tout nouveau complexe sidérurgique, à l’image de celui de Bellara. Pour Abdessalem Bouchouareb, le complexe sidérurgique de Bellara est un projet d’une grande importance qui viendra en appui à des usines déjà en production telles que celle de Tosyali à Oran où encore le célèbre complexe d’El Hadjar, à Annaba. M. Bouchouareb a, encore, insisté sur la volonté du gouvernement de diversifier l’économie du pays en évitant de compter uniquement sur les hydrocarbures. « La volonté de renforcer l’industrie du ciment et celle de la sidérurgie est, à mon sens, un signal fort témoignant de notre volonté de ne pas compter uniquement sur les hydrocarbures ». La règle 51/49 n’est pas à revoir Interrogé au sujet de la règle 51/49 imposée à l’investissement étranger en Algérie, le ministre a affirmé n’avoir jamais parlé de la suppression de cette règle. « Je n’ai jamais dit que cette règle sera abandonnée. Je pense que tant que les mêmes conditions ayant motivé son adoption sont là, il n’y aura aucune raison de se défaire de cette règle », a-t-il souligné. En faisant cette déclaration, le ministre a tenu à dissiper un malentendu qui serait survenu il y a quelques semaines, lors de la réunion qu’il a eue avec les représentants des grandes organisations patronales du pays. Le ministre aurait déclaré en marge de cette rencontre que la règle 51/49% pourrait être revue.

Publié dans théma archives

C’est maintenant officiel. Le Front des forces socialistes (FFS) prendra part aux consultations autour de la révision constitutionnelle que mène le ministre d’Etat et chef de cabinet à la présidence de la République, Ahmed Ouyahia, pendant tout le mois de juin.

Dans un communiqué signé par le premier secrétaire du FFS, Ahmed Betatache, et rendu public hier dans la matinée, le vieux parti de l’opposition a annoncé qu’il a répondu favorablement à l’invitation de la présidence de la République. « Dans un esprit de consensus et dans le cadre des contacts politiques engagés pour la reconstruction d’un consensus national, le FFS décide de répondre favorablement à cette invitation pour donner son point de vue sur la situation politique et institutionnelle dans le pays », lit-on dans le communiqué. Ce communiqué est venu sanctionner les travaux d’une réunion qui a eu lieu samedi en fin d’après-midi et à laquelle ont pris part les membres de l’instance présidentielle, le secrétariat national et les présidents des commissions permanentes du conseil national du FFS. En effet, le « Front » mène, depuis son dernier congrès en 2012, des actions politiques dans l’objectif de reconstruire un nouveau consensus national qu’il entend bâtir avec toutes les forces politiques et sociales du pays. Depuis un certain temps, le FFS n’a pas cessé de marteler qu’il préconise un changement avec le pouvoir et non contre le pouvoir. Pour lui, une solution par la rue, c'est-à-dire par la stratégie de rupture et de confrontation avec les tenants du pouvoir, peut déboucher sur un chao incertain. Pour y arriver, le FFS conseille à tous les protagonistes de la scène politique nationale et au pouvoir de ne pas entraver les initiatives politiques en débat. Il a, à ce titre, faut-il le rappeler, assisté à la conférence nationale pour les libertés et la transition démocratique afin d’exprimer son avis sur l’initiative de la CLTD, où il a affirmé qu’il écoutera tout le monde. Idem pour la rencontre avec Ouyahia. Le communiqué a fait savoir que le FFS donnera son point de vue sur la situation politique et institutionnelle dans le pays à cette occasion. Cependant, il a inscrit également ce rendez-vous dans le cadre des contacts engagés par la direction nationale pour la préparation de la conférence de consensus. A cet effet, il a déjà annoncé lors de son dernier conseil national tenu à Alger le 2 mai dernier que des contacts avec des formations politiques, des candidats à l’élection présidentielle, des personnalités indépendantes, des universitaires et des animateurs des organisations sociales, par-delà leur position du moment, qui ont manifesté un intérêt pour une issue démocratique et pacifique à la crise nationale, ont débuté et il rendra compte de ces rencontres le moment opportun.

Publié dans Actualite archives

L’opération de collecte de sang en cette Journée internationale du don de sang, coïncidant avec le 14 juin, a drainé bon nombre de donneurs, soit à la clinomobile stationnée au centre-ville, soit au centre de transfusion sanguine jouxtant l’EPH Bouzidi, ce qui a permis de collecter entre 60 et 70 pochettes de sang.

«Une quantité supérieure à celle escomptée », selon le docteur Boubaïa, qui ajoutera que « c’est un franc succès pour une action d’altruisme qui n’a eu de cesse d’attirer et de fidéliser de nouveaux donneurs, et donc de sauver un maximum de vies humaines. Je tiens à remercier tous ceux qui se sont portés volontaires pour donner un peu de leur sang ». Le CTS de Bordj est une infrastructure de santé flambant neuf équipé d’instruments hi tech, mise en service en janvier 2011 et qui tourne sept jours sur sept grâce à une équipe médicale dévouée composée d’un médecin, de six préleveurs, de six paramédicaux et de deux laborantins. Et même le maillon qui manquait à cette chaîne, une clinomobile pour sillonner les points les plus reculés et difficilement accessibles de la wilaya afin d’optimiser l’opération de collecte de sang, a été acquis. L’opération de collecte de sang vise, en sus de sauver des vies, à dépister un maximum de donneurs appartenant aux groupes rares du rhésus négatif en vue d’établir une liste à laquelle on peut recourir en cas d’urgence, selon M. Boubaia, qui ajoutera que « le sang doit être prélevé suivant des pratiques draconiennes avant d’être stocké dans la banque. D’autant que l’opération de séparation des concentrés globulaires (globules rouges, plasma, plaquettes…) permet de diagnostiquer certaines pathologies chez le donneur tels que l’HIV et les hépatites B et C. Le CTS, selon notre interlocuteur, enregistre des milliers de donneurs, certains prélevés, d’autres ajournés. En revanche, la collecte de sang au mois de ramadan, qui approche d’ailleurs à grands pas, se fait exclusivement après le f’tour, sinon l’opération se poursuit le restant de l’année aux centres de formation professionnelle, dans les mosquées, à l’université, au centre-ville… pour fidéliser un maximum de donneurs et donc de collecter un maximum de sang en vue d’approvisionner les différentes structures de santé publiques et privées. M. Boubaïa a tenu à préciser que si la campagne de sensibilisation a connu un véritable élan de solidarité, c’est grâce à l’implication de toutes les parties actives de la société qui ont contribué à convaincre le citoyen à « tendre le bras » pour donner une goutte de sang.

Publié dans Région

Les combats ont repris hier dans la grande ville de l’est de la Libye, Benghazi, entre les forces dissidentes du général Khalifa Haftar et les groupes islamistes qui maîtrisent assez largement cette zone du pays. Haftar est à l’origine de cet assaut qui a déjà fait quatre morts dans un bilan qui devrait s’alourdir. Le général Haftar a lancé une opération pour déloger les islamistes de l’est de la Libye et pallier l’inertie du gouvernement.

La situation sécuritaire dans l’est de la Libye n’a de cesse de se dégrader depuis le mois dernier, et ce, en raison de l’offensive dissidente lancée par le puissant général de l’armée libyenne, Khalifa Haftar, contre les islamistes djihadistes qui maîtrisent une large partie du territoire de l’est du pays, en particulier depuis leur alliance avec les séparatistes de la région. L’opération lancée par Haftar et ses troupes, nommée opération «Dignité», entre aujourd’hui dans son second mois, puisqu’elle a officiellement débuté le 16 mai dernier. Hier, les troupes de Haftar ont terminé le premier mois de l’opération avec une nouvelle offensive lancée contre les bases islamistes dans la grande ville de l’Est, Benghazi. Des échanges de tirs à l’arme lourde ont été entendus par plusieurs témoins, alors que les habitants des banlieues de Benghazi qui étaient visées, Sidi Fradj et Alhawari, fuyaient les combats. La ville a, d’ailleurs, été privée d’électricité pendant plusieurs heures en raison de l’endommagement par les combats de la centrale électrique alimentant la ville, selon les informations rapportées par l’agence officielle d’information libyenne. Plus encore, les affrontements ont fait au moins quatre morts et neufs blessés parmi les rangs du général Haftar, selon une source médicale de l’hôpital Al Abyar, situé à 70 kilomètres de Benghazi, où les victimes ont été transportées en urgence. Les islamistes, pour leur part, comme à leur habitude, n’ont pas communiqué sur le nombre de victimes éventuelles au cours de cette attaque. Depuis le début de l’opération « Dignité », les troupes loyales au général Haftar ont fait 76 victimes civiles selon les données recueillies auprès de sources médicales dans l’est de la Libye. Chaos Plusieurs voix se sont, d’ailleurs, élevées pour que cessent ces attaques et ces combats dont les civils sont les premiers à payer le prix. En effet, depuis le début de cette opération que le général Haftar a largement cherché à médiatiser, quelques attaques ponctuelles et raids aériens ont été menés contre les groupes islamistes, alors qu’aucune stratégie d’ampleur ne semble avoir été mise en place. Pourtant, Khalifa Haftar continue de clamer que «l’opération se poursuit». Les autorités libyennes en charge de la transition ont accusé le général dissident de vouloir mener un «coup d’Etat», alors que lui se défend en disant vouloir «éradiquer le terrorisme». Toujours est-il que la situation prévalant en Libye s’apparente à un chaos politique et sécuritaire inquiétant. Les autorités de transition du pays se montrent incapables, d’une part, de contrôler l’ensemble du territoire et de mettre fin à la domination des islamistes à l’Est, et d’autre part, ils ne semblent pas en mesure de mettre fin à la dissidence de Haftar et de ses troupes, pourtant issues de l’armée libyenne. Face à cette situation, la Libye apparaît de plus en plus comme un Etat failli qui ne peut assurer ses fonctions régaliennes, en particulier dans la région de l’Est, frontalière de l’Algérie. Le pays met ainsi l’ensemble de la région en danger, raison pour laquelle l’appel à une intervention étrangère se fait pressant et que des troupes françaises, américaines, mais aussi algériennes seraient en train de mener des opérations en Libye, sans pour autant l’avoir publiquement affirmé. L’Algérie a, d’ailleurs, nié ces allégations à plusieurs reprises durant la semaine dernière.

Publié dans Monde

Les analyses sur les échantillons d’eau de mer prélevés le 7 mai dernier par les techniciens de l’Agence pour la protection du littoral algérois (APPL) sur la plage des Sablettes, dans la commune d’Hussein Dey, ont attesté de leur qualité «acceptable». Cette plage, longtemps interdite à la baignade, est maintenant autorisée, comme le confirme le coup d’envoi officiel de la saison estivale dans la wilaya d’Alger donné ce samedi à partir, justement, des Sablettes, par la ministre déléguée chargé de l’Artisanat, Aïcha Tagabou, en présence du wali Abdelkader Zoukh. C’est une très bonne nouvelle pour les habitants des quartiers Hussein Dey et El Harrach, et par extension, même pour ceux de la place du 1er-Mai, Belcourt et les Annassers. Après les habitants de Bab El Oued, gâtés depuis quelques années par l’ouverture de la plage El Kettani, ce sont les quartiers Est de la capitale qui sont à leur tour servis. Bientôt, à ce rythme, les Algérois n’auront plus à faire de longs déplacements pénibles en bus ou subir le calvaire des embouteillages, pour faire trempette et bronzer, et, de nouveau, à la fin de la journée, refaire le chemin inverse aussi désagréable que l’aller. Les quartiers d’Alger qui bordent la mer auront leurs plages. C’est la promesse apportée par le vaste projet qui touche la baie d’Alger. Les autorités locales, en premier lieu le wali d’Alger, ont sans doute raison d’inciter les habitants de la capitale à se tourner vers la mer, en aménageant de longues voies piétonnières pour les promenades, des placettes et de vastes espaces en mesure d’accueillir les activités de loisirs, en toutes saisons et surtout en été. Pendant plusieurs années, chaque été mais aussi à la moindre occasion, comme les fêtes nationales, les journées sans voiture ou les journées nationales diverses (sans tabac, environnement…), les activités étaient organisées au centre d’Alger, en plein carrefour de la Grande-Poste, au milieu d’habitations, sans jamais consulter les riverains à propos des nuisances sonores insupportables et interdites par la loi, ni les automobilistes usagers de la chaussée contraints de passer l’épreuve d’un embouteillage artificiel créé par la fermeture d’une voie centrale transformée en aire des fêtes en plein air, de surcroît non conforme aux normes légales. Il fut même un temps où un des organisateurs de ces activités est allé jusqu’à invoquer la « raison d’Etat» pour convaincre les riverains de l’inutilité de leurs démarches de protestation auprès des autorités. «L’ordre vient d’en haut », disait-il. C’est la seule explication qu’il a pu donner, il y a près d’une quinzaine d’années, quand avait été inaugurée cette pratique illégale consistant à fermer une voie publique pour y installer, au milieu d’habitations, une scène et des haut-parleurs destinés à faire la fête ou alors répandre du sable pour un tournoi de beach volley. Tout cela imposé aux riverains qui n’ont pas voix au chapitre et aux automobilistes qui, eux, se vengent en klaxonnant à tue-tête. Un vent de « normalisation » semble souffler sur les pratiques illégales qui viennent d’institutions et contre lesquelles les citoyens ne pouvaient rien. Des décisions, en apparence anodines, comme, pour prendre le cas d’Alger, rouvrir des rues et même des portions de trottoirs qui étaient fermées à la circulation, montrent qu’il y a un changement en faveur des Algérois. Les autorités semblent vouloir préserver la tranquillité publique en délocalisant vers des lieux comme les Sablettes et El Kettani les activités bruyantes et cause d’embouteillages, au lieu de fermer la circulation et placer des haut-parleurs sous les fenêtres de paisibles habitants. En fait, c’est le principe de subsidiarité, un des principes d’orientation de la loi sur l’environnement, qui est appliqué. Et c’est l’écologie qui marque des points dans la capitale.

Publié dans Environnement

La signature hier par la  société mixte algéro-qatarie de sidérurgie (Algerian-qatar-steel) et le bureau d’études et d’engineering espagnol Idom d’un accord pour la réalisation d’études pour la mise en œuvre du projet du complexe sidérurgique de Bellara, a, de nouveau, suscité le débat sur l’entreprise algérienne auprès d’opérateurs et d’observateurs concernés par le dossier. Combien de PME nationales sont-elles en mesure de s’associer avec des partenaires étrangers, notamment dans le cadre de la fameuse « règle 51/ 49 » ? Et combien d’entre elles sont-elles pourvues pour postuler à des contrats tels que celui qui va donner le jour au complexe sidérurgique dans la périphérie de Jijel ? Pour Zaïm Bensaci (lire entretien), qui observe depuis de longues années le champ entrepreneurial algérien, de telles interrogations rappellent la faiblesse dont souffrent aujourd’hui la plupart des petites et moyennes entreprises algériennes. Elles sont «emblématiques» aussi des «retards»  et des «résultats modestes» enregistrés dans les différents programmes de modernisation et de mise à niveau.  En dépit de tous ces programmes en série depuis plus d’une vingtaine d’années et de la multiplication d’acteurs engagés depuis une dizaine d’années à relancer le secteur, la PME reste, en effet, dans une impasse : les mesures annoncées pour son développement restent dans beaucoup de domaines sans résultat. M. Bensaci s’inquiète alors de la disparition des PME dans l’appellation du ministère de l’Industrie. Même dans le nouveau plan du gouvernement adopté par les deux Chambres basses, on ne détaille pas vraiment la stratégie de prise en charge des PME, indique un autre observateur membre d’une association patronale, la CAP.  L’économie algérienne, dont les capacités peuvent absorber jusqu’à 2 millions de PME, ne dispose que de 700 000 unités actuellement. En 2013, seulement 3000 PME ont adhéré au plan de mise à niveau bien loin de l’objectif de 20 000 unités tracé il y a cinq ans. Parmi elles, seule la moitié a obtenu une notification de financement et aucune n’a achevé le processus. Selon un diagnostic fait par des experts, de nombreux dirigeants de PME peinent encore à saisir pleinement les enjeux et les objectifs de la mise à niveau des entreprises. Ce constat est relayé aussi bien par des experts que par des responsables de la promotion de la PME qui appellent à une réorientation des actions de l’Agence nationale de la promotion de la PME (ANDPME) pour mettre fin à cette carence. D’autres spécialistes regrettent que la mise à niveau se limite actuellement à la phase du diagnostic, ce qui a pour résultat que peu d’entreprises sont réellement mises à niveau dans le cadre du plan national décidé en 2010 et doté d’une enveloppe de près de 4 milliards de dollars.  Autant de problèmes qui surgissent d’année en année et qui attendent toujours d’être réglés afin de promouvoir ce secteur considéré très important pour le développement économique d’un pays. Selon le Premier ministre Abdelmalek Sellal, l’objectif de son gouvernement à travers le « plan d’action » qu’il met en œuvre depuis son adoption par le Parlement consiste à « promouvoir, faciliter et assouplir les procédures de création (et de financement) de PME ». Pourvu qu’il réussisse.

Publié dans théma archives

A deux semaines du mois de Ramadan, les ménages sont au four et au moulin, pour préparer la trentaine sacrée. Et qui dit Ramadan, dit dépenses.

Selon une enquête de l’Office national des statistiques (ONS), les frais globaux annuels des ménages algériens ont presque triplé durant la dernière décennie. Dans ce cadre, l’association de protection du consommateur s’active pour la sensibilisation sur la rationalisation des dépenses. Cette action a ciblé un groupe de ménagères. Les citoyens sont initiés sur les méthodes de répartition du budget familial, l’articulation entre revenus et dépenses et la structure des dépenses de consommation, les méthodes du shoping idéal. L’utilisation rationnelle de l’eau, l’énergie, gaz et électricité et les télécommunications ont été aussi au centre des débats. Les responsables de l’association donnent des conseils sur la conservation des aliments frais et les aliments surgelés. Notons que, selon l’ONS, les besoins alimentaires accaparent près de 42% du budget familial. La seconde place revient au groupe « logement et charges » avec un taux global de 20,4%. Les dépenses consacrées aux « transports et communications » occupent la troisième place avec une part de 12%. Le groupe « habillement et chaussures » résorbe 8,1%. Sur les étals, les prix commencent à flamber, une chose devenue banale pour les Oranais, qui se débrouillent avec les moyens de bord, face aux commerçants sans foi, qui négligent la loi. Pour les spécialistes en économie, la rationalisation des dépenses demeure la meilleure solution pour faire face, surtout que la fin délicate de ce mois sacré est souvent la rude période pour les ménages, avec les gâteaux, les vêtements de l’Aïd, en attendant la rentrée scolaire. SOS Disparus ouvre un centre de documentation Sur un autre volet, relatif aux droits de l’homme, des militants associatifs et des familles de disparus se sont retrouvés au siège de SOS Disparus situé rue Larbi-Ben-M’hidi, à Oran, vendredi dernier. Les hôtes ont assisté à l’inauguration d’un centre de recherche sur la mémoire et des droits de l’homme. Ce centre, présenté par une militante de cette association, dispose d’un fonds documentaire de 700 ouvrages, en arabe, français et espagnol. Ainsi que les rapports des Nations unies et d’Amnesty International sur les droits de l’homme en Algérie et le reste du monde. Ce centre sera ouvert au public pour qu’il s’informe sur la question des droits de l’homme, dira une militante. Pour sa part, Mme Nacéra Dutour, dans son allocution d’ouverture de ce centre, a retracé à grands traits l’historique de son association et surtout la question des disparus en Algérie. Elle relèvera, entre autres, que la question demeure entourée de tabous à Oran, la seconde ville du pays. L’occasion a été aussi une opportunité pour Ahmed Hnifi de présenter son roman La Folle d’Alger paru chez l’Harmattan. L’auteur, qui est à son troisième roman, expliquera que son roman, une fiction, est très marqué par le réel. Il s’agit d’une mère dont l’enfant Amine, né le 5 Juillet, sera porté disparu. Elle frappera à toutes les portes pour le retrouver, sans résultat. Elle ne le retrouvera jamais, mais elle aura une consolation. Sa fille, qui avait participé aux sit-in avec elle, réussira ses études et deviendra avocate. Une note d’optimisme, selon l’auteur. Les présents, peu nombreux il faut le préciser, devaient débattre et du roman et de l’épineuse question des disparus.

Publié dans Région

Le ministre des Affaires étrangères de la République sahraouie, M. Salek, a appelé samedi, dans une lettre adressée à son homologue néozélandais, la Nouvelle-Zélande à interdire à ses sociétés d’importer du phosphate sahraoui, a rapporté l’Agence de presse sahraouie.

Le Sahara occidental lance, ainsi, un énième appel aux investisseurs étrangers pour préserver les ressources naturelles sahraouies, dont les recettes d’exploitation partent dans les caisses du royaume marocain, en violation du droit international, à l’avis émis par la CPI en 1975 et à celui du secrétaire général adjoint aux affaires juridiques de l’ONU, Hans Corel en 2002. M. Salek a souligné dans cette même lettre que les sociétés néo-zélandaises avaient importé entre 2012 et 2013 quelque 660 000 tonnes de phosphate du Sahara occidental, soit l’équivalent de 111 millions de dollars au profit du Trésor marocain. Les importations étrangères du phosphate sahraoui ont atteint, en 2013, 330 milliards de dollars, selon le rapport de l’Organisation de contrôle des ressources naturelles du Sahara publié le 11 juin, et dont sont dévoilées les entreprises d’une dizaine de nationalités différentes, travaillant avec le Maroc dans le « pillage » des richesses sahraouies. Une hausse des exportations des roches de phosphate estimée à 400 000 tonnes par rapport à l’année dernière a été enregistrée, soit un total de 2,2 millions de tonnes en 2013, contre 1,8 million de tonnes en 2012, précise le même rapport. La même source appelle à arrêter l’achat des roches de phosphate tant que la région est l’objet de conflit et son peuple n’a pas eu droit à l’autodétermination, relève encore l’agence de presse. Dans ce rapport, il est dévoilé que les deux compagnies PotashCorp (États-Unis) et Lifosa (Lituanie), à elles seules, totalisent 50% de tous les achats, et que sur les dix entreprises identifiées comme importatrices de phosphates en 2013, six sont cotées sur des marchés boursiers internationaux ou sont détenues en majorité par des entreprises qui y sont répertoriées. Les territoires sahraouis souffrent depuis longtemps de la spoliation de leurs richesses terrestres, minières et maritimes, par le voisin marocain, avec une complicité internationale. Le Marc a signé, en février 2014, un accord de pêche avec l’Union européenne, où a été octroyé un marché de 80 000 tonnes à onze pays européens. Le Sahara occidental a déjà lancé un appel à l’Union européenne pour ne pas contribuer aux pillages des richesses du Sahara occidental, suite à la ratification de cet accord de pêche. La compagnie pétrolière nationale chinoise a également commencé ce mois de juin, sous le nom de Kosmos Energy, un forage pétrolier illégal au large du Sahara occidental, après avoir réalisé une exploration 3D de cette partie pétrolifère atlantique. Plusieurs réactions ont suivi, notamment des manifestations et des appels à l’arrêt de ces activités de forage, aussi bien à l’intérieur des territoires occupés qu’auprès de la diaspora sahraouie ou même chez des associations et des défenseurs des droits des peuples.

Publié dans Der

Le président de la Ligue de football professionnel (LFP) affirme qu’il ne peut pas apporter des preuves tangibles quant aux entorses qui sont faites au plafonnement des salaires que les clubs ont violé en faisant signer des joueurs à des centaines de millions de centimes. Le président de la Ligue de football professionnel (LFP), Mahfoud Kerbadj, a avoué son impuissance à gérer le dossier du plafonnement des salaires, en indiquant qu’il est «dans l’incapacité d’anticiper des sanctions» à l’encontre des clubs qui auraient enfreint la nouvelle réglementation, relative au plafonnement des salaires des joueurs, faute de preuves. « Les nouveaux contrats, pour la saison 2014-2015, ne m’ont pas encore été transmis et tant que je ne les aurai pas sous la main, je ne pourrai rien faire », a-t-il expliqué. Les médias de la presse spécialisée notamment ont annoncé dernièrement que des joueurs comme Abderrahmane Hachoud (MC Alger) a prolongé son contrat contre un salaire mensuel de 3 millions de dinars, tandis que l’USM Alger a battu tous les records en engageant l’ex-attaquant de l’ES Tunis, Youcef Belaïli, contre un salaire qui dépasserait les 5 millions de dinars par mois. Malgré cela, Kerbadj a «refusé de se fier aux apparences». «Comme je viens de vous le dire, ce n’est qu’une fois que j’aurai les contrats des joueurs sous la main que je pourrai agir, et ce sera en parfaite connaissance de cause, car disposant du vrai montant de leur salaire. D’ici là, je ne ferai rien, car je ne dispose d’aucune preuve concrète qui prouve une quelconque entorse à la réglementation relative au plafonnement des salaires. » La nouvelle réglementation relative au plafonnement des salaires stipule que les footballeurs qui ont le statut de « joueur international » peuvent toucher jusqu’à 1,2 million de dinars par mois, tandis que les autres (les non internationaux) devront se contenter de 800 000 DA. Interrogé si, au moment opportun, il compte ouvrir une enquête approfondie pour démasquer d’éventuels fraudeurs, qui verseraient à leurs joueurs des salaires nettement plus importants que la somme qui figure sur leurs contrats respectifs, le président de la LFP a révélé que « ce n’est pas son rôle ». « Ce n’est pas à moi de jouer au gendarme. Il existe d’autres structures compétentes et ce sera à elles d’agir dans ce domaine. Pour ma part, je me contenterai de faire mon travail de président de la LFP, en me référant uniquement aux contrats qui me seront présentés. Tous les contrats qui dépassent les montants fixés seront rejetés », a-t-il averti. Les hautes instances du football national, après avoir découvert que ce sont les masses salariales trop élevées qui étaient derrière l’endettement des clubs, ont voté au début de l’année 2014 une nouvelle réglementation, qui limite les revenus des joueurs à un montant bien défini. La majorité des clubs étaient d’accord avec cette nouvelle réglementation, mais il semblerait que la rareté des bons joueurs sur le marché a poussé certains d’entre eux à commettre «une entorse» pour s’assurer les services de quelques «perles rares».

Publié dans Sports

Hier, l’Union nationale du personnel de l’éducation et de la formation (Unpef) a observé des rassemblements devant les sièges des directions régionales de l’éducation au niveau national pour exiger l’application du contenu des PV signés avec les responsables de la Fonction publique et du gouvernement, le 17 février dernier. C’est la première action de protestation dans le secteur de l’éducation, depuis l’arrivée de Mme Nouria Benghebrit à la tête du département, le 5 mai dernier. Des rassemblements symboliques, selon le syndicat, qui visent à attirer l’attention des responsables de l’Exécutif pour mettre un terme au calvaire du personnel de l’éducation. Sadek Dziri, premier responsable du syndicat, a affirmé que l’objectif principal de cette action « est de faire pression sur le gouvernement afin de trouver des solutions aux dossiers pendants ». Selon lui, trois dossiers en suspens sont aujourd’hui sur la table du Premier ministre et concernent le personnel dans les postes en voie de disparition, la prime de responsabilité pour les directeurs des établissements scolaires et la prime pédagogique pour les intendants. En outre, il y a également la question des enseignants en stage depuis trois ans, alors que le règlement a fixé la période de stage à une année. Ces enseignants devront être intégrés dans les postes nouvellement créés : professeur professionnel et professeur formateur. «Des dossiers que le gouvernement a promis de résoudre avant le mois d’octobre prochain», souligne M. Dziri. Cette action, est-il rappelé, qui sera suivie d’un rassemblement national le 19 juin prochain, «n’est qu’une alerte à l’adresse du gouvernement afin de remédier à cette déplorable situation qui risque de perturber la prochaine rentrée scolaire, fixée au 2 septembre pour les enseignants». A travers cette action, le syndicat affirme qu’il est obligé de recourir à la rue pour faire entendre sa voix. «Le recours à la rue nous est imposé, nous ne sommes pas des perturbateurs et cette action de protestation servira à rappeler à l’Exécutif ses engagements envers le syndicat», a-t-il confié. Selon l’Unpef, «si les responsables du gouvernement campent sur leurs positions et ne donnent pas suite à l’appel du syndicat, nous entamerons une grève. Et seul le gouvernement en assumera les conséquences », a-t-il menacé.

Publié dans Actualite archives
Page 1 sur 6