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Reporters - Filtrer les éléments par date : mercredi, 18 juin 2014

Le ministre des Ressources en eau, Hocine Necib, a insisté dimanche dernier lors de sa visite de travail et d’inspection à Sétif sur le respect des délais de réalisation des projets de connexion en eau dans la région. En effet, Hocine Necib a sommé le groupement algéro-égyptien chargé de la réalisation du lot canalisation du grand transfert entre le barrage d’Ighil Emda (Béjaïa) et celui de Mahouane (Sétif), de « résorber impérativement » l’important retard enregistré. Affichant son mécontentement devant le faible taux d’avancement de ce chantier lié au système Ouest (45 % à peine), le ministre a rappelé « le caractère stratégique de cette opération structurante » et a souligné à l’adresse de l’entreprise qu’il « ne sera toléré aucune journée supplémentaire de retard ». Il a notamment averti le groupement algéro-égyptien quant à la nécessité de respecter les délais et de livrer ces conduites en octobre 2014, faute de quoi, a-t-il souligné, les sanctions et les mesures coercitives prévues par la réglementation seront appliquées dans toute leur rigueur, avant d’avertir : « Je veillerai personnellement sur l’état d’avancement », a-t-il conclu. Il faut rappeler que Sétif a bénéficié, dans le cadre du programme national de l’hydraulique, du gigantesque projet des grands transferts, conçu pour acheminer vers la wilaya plus de 300 millions de m3/an d’eau à partir des barrages d’Ighil Emda (Béjaïa) et d’Erraguene (Jijel). Le ministre a indiqué à cette occasion que ce mégaprojet de barrage est l’un des plus importants en Algérie. Grâce à cette réalisation, 40 000 hectares de terres agricoles supplémentaires seront irrigués au sud de la wilaya, notamment, en plus de l’alimentation en eau potable au bénéfice d’une population de 1,3 million d’habitants. Les régions du sud profiteront des ressources d’eau de pluie des régions du nord, a fait savoir le ministre, qui a rappelé qu’avec ce projet, la production agricole devrait être quintuplée dans la wilaya, en plus de son impact sur l’augmentation de l’emploi, où il a insisté à l’occasion sur l’implication des dispositifs d’emploi de jeunes, Ansej et Cnac, pour le renforcement des capacités de l’entreprise de réalisation et veiller ainsi au respect des délais de livraison des projets. Au niveau du chef-lieu de wilaya, le ministre a eu à inspecter le projet de renforcement du réseau d’alimentation en eau potable au profit de 13 cités, dont la capacité sera augmentée de l’ordre de 35%. En marge de ce point, il a ordonné d’accélérer le processus d’augmentation du volume de distribution d’eau potable au profit de Sétif et El Eulma notamment, en prévision de la saison estivale. Au cours de la visite du nord de la wilaya, qui a bénéficié du projet d’alimentation en eau potable à partir du barrage d’Aïn Zada, au profit de 70 000 habitants dans la région de Bougaâ, une attention particulière a été accordée au nouveau laboratoire d’analyses régional fonctionnel 24h/24. Enfin, le ministre des Ressources en eau a rappelé aux responsables le respect des délais de réalisation « Je veillerai personnellement sur l’état d’avancement », a-t-il conclu. Pour rappel, la livraison de ce gigantesque projet a été reportée à maintes reprises.

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Lors de sa 6e réunion d’urgence sur le coronavirus MERS (Middle East Respiratory Syndrome) tenue hier en son siège, l’Organisation mondiale de la santé (OMS) a conclu que la situation liée à la propagation du virus restait «grave» sans toutefois juger de la nécessité de déclarer un «état d’urgence», justifiant cette décision par l’absence de transmission interhumaine durable du virus.

La même réaction a été adoptée par le ministère de la Santé qui, après la découverte puis la confirmation de deux cas d’infection au coronavirus, sur deux hommes Algériens, âgés de 66 et 59 ans, ayant séjourné en Arabie saoudite pour l’accomplissement de la Omra, a appelé à ne pas céder à la panique et que la situation était maîtrisée grâce à la mise en place d’un dispositif de surveillance. Toutefois, l’un des cas signalés, un patient qui était hospitalisé au niveau du service des maladies infectieuses du CHU Tlemcen, est décédé dans la nuit du 9 au 10 juin derniers des suites d’une détérioration de ses fonctions vitales, alors que le second cas confirmé, hospitalisé à l’hôpital de Koléa, présente une évolution favorable de son tableau hémodynamique. Pour sa part, le Comité d’urgence de l’OMS a également souligné les «efforts importants déployés pour renforcer les mesures de prévention et de contrôle au Moyen-Orient et en particulier dans les pays affectés». Mais pour l’OMS, la vigilance doit rester de mise, en particulier compte tenu de l’augmentation des voyages prévus vers La Mecque pour la Omra (petit pèlerinage), le Ramadan et le Hadj en Arabie saoudite, premier foyer de la maladie. Une nouvelle session du Comité aura lieu en septembre, peu avant le rassemblement du hadj en octobre. Le coronavirus MERS est considéré comme un cousin, plus mortel, mais moins contagieux, du SRAS. Ce dernier avait fait près de 800 morts dans le monde en 2003. Selon le dernier bilan de l’OMS publié lundi dernier, depuis septembre 2012, 701 cas de coronavirus MERS (faisant au moins 249 décès) ont été confirmés dans le monde. Il n’existe pour l’heure aucun traitement contre le virus, dont l’origine reste mystérieuse. Lors d’une intervention sur les ondes de la radio nationale, le directeur général de la prévention et de la promotion de la santé, le Dr Smaïl Mesbah, avait affirmé, à propos des cas détectés, qu’ils « sont le résultat de l’efficience du système d’alerte que nous avons mis en place. Nous avons mis en alerte l’ensemble de nos structures de santé, les postes de contrôle sanitaire aux frontières, ainsi que le laboratoire de référence de coronavirus, dont nous sommes le seul pays en Afrique à en disposer», a-t-il indiqué, tout en rappelant les dispositions prises par la tutelle en direction de toutes les structures de santé à travers le territoire national.  Ces dernières seraient dotées d’un important stock de sécurité en moyens de protection, à savoir masques, sur-blouses et lunettes de protection. Le ministère de la Santé aurait même renforcé depuis le 27 avril dernier le dispositif de surveillance et d’alerte du fait de l’évolution de la situation épidémiologique de cette infection, selon le même responsable. Dans ce cadre, tous les établissements de santé ont «dédié un service à l’isolement si un cas venait à apparaître», a-t-il ajouté, insistant sur la totale mobilisation des équipes de santé à détecter tout cas qui reviendrait d’Arabie saoudite et des pays du Moyen-Orient d’une façon générale.

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Pour sortir de la crise écologique, et des déchets qui en sont une des manifestations la plus significative, l’économie, qui est la principale cause de cette situation, est mise à toutes les couleurs et toutes les formes : verte, bleue et maintenant circulaire. L’économie circulaire, c’est la nouvelle trouvaille dont il est beaucoup question en ce moment de l’autre côté de la Méditerranée, en Europe. L’économie est actuellement « linéaire », avec au départ l’extraction des ressources et à la fin le déchet, en passant par la production et consommation, nous expliquent les experts. Elle devrait être circulaire, conseillent-ils à l’unanimité. En quoi cela consiste-t-il ? « Faire plus et mieux avec moins. » Comment ? Le déchet de l’un doit devenir une ressource pour l’autre. Simple et facile en apparence et c’est la voie que veut emprunter l’Union européenne en renforçant la politique de recyclage des déchets qu’elle a déjà engagée et qui commence à porter ses fruits. Selon les données fournies récemment par la Commission européenne, cinq pays de l’UE ont un taux de recyclage des déchets supérieur à 50% : l’Autriche (63%), l’Allemagne (62%), la Belgique (58%), la Suisse et les Pays-Bas (51%). L’Europe veut recycler 70% de ses déchets municipaux d’ici 2030. La Commission européenne pourrait accélérer le rythme en adoptant une proposition contraignante visant à supprimer progressivement les décharges. Trois dates figurent dans son agenda. Le 1er juillet 2014 : présentation de son paquet législatif relatif à l’économie circulaire ; le 26 septembre 2016 : arriver à une collecte de 45% des batteries ; 2020 : arriver au recyclage de la moitié des déchets ménagers et éliminer les décharges. L’exemple à suivre, dit-on, c’est l’Autriche, où il n’existe aucune décharge. Ce que fait ce pays est à la portée de n’importe quel autre. Exemple : on trouve devant les immeubles, des boîtes en carton remplies d’emballages vides de boissons (type Tetra Pak). C’est un système de collectes bimensuelles qui permet de récupérer directement chez les consommateurs leurs emballages vides. C’est 70 à 80% de cellulose par emballage qui sera recyclé après séparation du polyéthylène et de l’aluminium. La protection de l’environnement, la participation des citoyens et la dimension sociale forment un tout dans ce dispositif. On apprend que ce sont des entreprises spécialisées dans la réinsertion de personnes en difficultés qui prennent en charge la collecte, apportant une dimension sociale importante au projet. Le problème posé par les déchets alimentaires est pris au sérieux et la recherche de solution n’exclut aucune piste. Les spécialistes de la question ont constaté que les dates « A consommer de préférence avant » étiquetées sur les produits alimentaires sont une source de déchets. La mauvaise interprétation de ces dates entraînerait, selon une étude récente, le gaspillage d’une proportion entre 30 et 50% de la nourriture qui arrive sur les rayons des supermarchés. Les spécialistes cherchent à expliquer aux consommateurs que l’étiquetage « A consommer de préférence avant » ne signifie pas nécessairement que la nourriture est dangereuse après cette date, mais qu’elle pourrait perdre de sa saveur et de sa texture, et donc de sa qualité, tout en restant comestible. D’après les chiffres de la Commission européenne, jusqu’à 100 millions de tonnes de nourriture sont gaspillées en Europe chaque année. En Algérie, les campagnes « propreté » se suivent et se ressemblent, sans arriver encore à nettoyer les villes qui sont chaque jour un plus sales que la veille. C’est l’éternel recommencement de formules qui échouent : aucun bilan, aucune évaluation, aucune concertation, personne n’est responsable devant personne. Pourtant, rien n’est plus facile que de progresser et, au bout, de réussir à rendre les villes plus propres, plus écologiques. Les Algériens en sont capables. Alors, encore une fois, où ça cale ?

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L’équipe nationale de football s’est inclinée sur le score de 2 à 1 face à la Belgique, hier, à Belo Horizente pour le compte du premier match des Verts dans ce Mondial brésilien, alors qu’ils pouvaient au moins s’en sortir avec un nul qui aurait permis aux Algériens de bien négocier le reste du tournoi. Les Verts sont entrés dans le vif du sujet dans les premières minutes puisqu’ils ont tenu tête aux Belges qui avaient conduit les opérations en premier. Les Algériens et après avoir absorbé la pression des Belges se sont lancés dans des contre-attaques, dont la plus nette a été celle conduite par Mahrez à la 17’, avec cette échappée sur le flanc gauche. Ce dernier tire au-dessus, alors qu’il pouvait bien remettre pour son coéquipier Soudani qui se trouvait dans une position idéale. Trois minutes après, c’est Dembeley, côté belge, qui tire à la limite de la surface de réparation, mais le gardien Mbolhi s’interpose et sauve cette action dangereuse. Et alors qu’on pensait que les Verts allaient être bouffés par les Diables Rouges, après une multitude d’occasions des coéquipiers d’Hazard, c’est tout le contraire qui se produit avec une ouverture du score pour l’EN. En effet, et à la 23’, Feghouli se fait descendre par le défenseur axial belge Vertonghen après un centre de Ghoulam, et l’arbitre mexicain Rodriguez désigne le point de penalty. Le meneur de jeu des Verts et du club espagnol de Valence se fait justice lui-même et ouvre le score en faveur des Fennecs. C’est l’explosion de joie dans le camp algérien, alors que les fans belges sont assommés. Les Algériens auront, ensuite, quelques frayeurs avec le coup-franc du défenseur du Bayern, Van Buyten, qui passe au-dessus de la transversale à la 38’. Deux minutes après, c’est Company qui est lancé par Hazard sur la droite, mais son tir n’inquiètera pas le bloc défensif des Verts. La pause-citron est donc sifflée sur ce score d’un but à zéro en faveur des Fennecs qui étaient bien organisés en cette première mi-temps. Un début de match qui était en faveur de l'Algérie dont le jeu de passes, l'agressivité et les renversements de jeu ont empêché les Belges de récupérer. La deuxième mi-temps s’emballera dès le début avec un pressing des Belges qui souhaitaient remettre les pendules à l’heure. Ainsi et à la 47’, le remplaçant, Merteens botte un corner et la balle atterrit chez Vestel dont la tête passe au-dessus. Les Verts répliqueront aussi par un corner botté par Taïder à la 56’, mais malheureusement pour eux, la tête de Medjani passe de peu à côté. Les Belges reviendront ensuite avec un autre contre dangereux conduit par Origi lancé par Dembeley, mais son tir est stoppé par le gardien Mbolhi. Les Diables Rouges continueront leur pressing et c’est donc logiquement qu’ils arriveront à égaliser à la 70’, grâce au remplaçant Felaïni après un centre de De Bruyen. Les Belges ne s’arrêteront pas là et trouveront encore une fois la faille à la 79’, avec un deuxième but inscrit par Merteens, après une balle millimétrée d’Hazard qui avait récupéré une balle perdue par Feghouli. Felaïni encore une fois décoche une tête à la 83’, mais le portier Mbolhi était à la parade. Le reste du temps ne ramènera rien de nouveau pour les Verts qui s’inclineront lors de ce premier match sur deux buts à 1. Reste maintenant à bien négocier les deux prochaines rencontres face à la Russie et la Corrée du Sud. Pour l’heure, les Diables Rouges prennent la tête du groupe H. Hier, le président Bouteflika, dans un message adressé à tous les membres de la sélection nationale et au staff technique, a formé le vœu que l’Equipe nationale réalise des victoires lors des rencontres de la Coupe du Monde de football et qu’elle persévère dans la compétition. « Profondément convaincu de votre détermination à décrocher la victoire et à donner de la joie à vos supporters qu’ils soient à l’intérieur ou à l’extérieur du pays, je vous souhaite, à l’instar de toute la nation algérienne, de persévérer dans la compétition et de prouver le mérite de votre qualification aux phases finales de la Coupe du Monde ».

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Un mouvement important devrait avoir lieu prochainement dans les structures dirigeantes de la santé publique et il devrait concerner les directeurs centraux, ainsi que les responsables du secteur au niveau des wilayas.

L’annonce de ce mouvement a été faite, hier, par le ministre de la Santé, de la Population et de la Réforme hospitalière au deuxième et dernier jour des assises nationales de la santé dans notre pays. Abdelmalek Boudiaf n’a pas donné de détails sur ce mouvement annoncé, mais l’on croit savoir qu’il s’inscrit dans le cadre des mesures que M. Boudiaf prend actuellement pour redonner au secteur la bonne réputation qu’il doit avoir eu égard à son budget et aux moyens importants dont il dispose. Certains directeurs de la santé auprès des wilayas devront être sanctionnés en cas de mauvaise gestion, a-t-il laissé entendre, alors que d’autres devront être mutés dans les régions où leurs compétences seront sollicitées ou mieux appréciées… On croit également savoir que ce grand mouvement anticipe la promulgation de la nouvelle loi sanitaire attendue pour la fin de l’année en cours et qui devrait chambouler la carte actuelle du secteur. Sur ce point, M. Boudiaf a indiqué que le nouveau texte de loi va intégrer la phytothérapie dans une disposition spécifique et la réhabilitation de la « médecine par les plantes ». Il devrait aussi mettre fin à certains dépassements actuellement observés et éliminer les excès inacceptables comme ceux qui, pour des raisons lucratives et de gains sans relation avec l’éthique et la déontologie médicale, consistent à orienter les patients des établissements du public vers ceux du privé sans raison thérapeutique ni médicinale particulière. Des dispositions dissuasives et répressives sont prévues dans ce sens et devront inciter les personnes concernées à saisir la tutelle, la justice et les services compétents en cas de plainte contre des dépassements. Le ministre s’est par ailleurs montré très critique vis-à-vis de la carte sanitaire actuellement en vigueur. Selon le ministre, c’est cette carte qui est à l’origine des dysfonctionnements que connaît le système de santé en Algérie, notamment en ce qui concerne la mobilisation des compétences et de la ressource humaine. Cette carte sanitaire, a-t-il déclaré, est à l’origine des problèmes et des déséquilibres enregistrés entre le nord et le sud du pays pour lequel un plan d’action spécial sera mis sur pied incessamment.

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Si les militants de gauche considèrent que le football est une autre forme d’aliénation des masses, les islamistes multiplient les fetwas et crient à qui veut les entendre que le fait de suivre les rencontres de football est illicite. Les raisons de ces positions ne sont pas les mêmes.

Pour les premiers, le football nourrit le chauvinisme, les haines raciales et culturelles entre les nations et arrange les affaires des capitalistes. Pour les autres, la passion du ballon rond détourne les fidèles des préceptes de l’Islam et les éloigne de Dieu. Ces discours ne changent pourtant rien à une réalité manifeste qui s’exprime, à chaque occasion, dans les rues des villes et villages de tous les pays, dont les équipes nationales sont qualifiées à des rendez-vous régionaux ou mondiaux. Le cas de l’Algérie est encore plus éloquent sur cette passion que suscite l’équipe nationale, notamment dans la phase qualificative au Mondial. L’épisode de 2009 est assez particulier parce qu’il a transcendé une simple rencontre sportive pour que le régime déchu de Moubarek en fasse un enjeu politique dans le but d’introniser l’un de ses fils. L’agression contre le bus transportant l’équipe nationale a provoqué des réactions inédites des Algériens obligeant le pouvoir à se mettre au diapason de cette mobilisation massive pour réaliser l’un des débarquements les plus marquants de l’histoire du transport aérien qui a éveillé les craintes d’Israël. La victoire d’Oum Dorrman, au Soudan, n’a pas été uniquement celle des Algériens, mais aussi celle de tous les Maghrébins et au-delà de beaucoup de peuples arabes qui nourrissaient une haine sans limite contre Moubarek et son régime après le soutien qu’il a apporté à l’agression israélienne contre le Liban pour en finir avec le Hizbollah et contre Ghaza pour en finir avec Hamas et la résistance palestinienne. Ainsi, les équipes nationales ne sont pas uniquement une somme de joueurs, dont on apprécie la qualité de jeu, mais des couleurs nationales et un destin communautaire qui sont en jeu. Certes, les pouvoirs exploitent ce sentiment patriotique débordant et frisant parfois l’hystérie collective, mais au-delà, cette communion est une quête d’identification, de repères et d’affirmation de soi collective souvent malmenée par les aléas de la vie, par les circonstances historiques et des tragédies qui ont disloqué le corps social et laminé les référents collectifs et les symboles nationaux. Cette communion dépasse parfois les frontières nationales pour prendre une dimension régionale. Les mutations qui s’opèrent dans la région arabe, notamment au Maghreb, finiront par en remodeler la configuration géopolitique. Si les changements des régimes sont en train de prendre forme à des rythmes différents d’un pays à l’autre, des évolutions dans les relations intermaghrébines s’imposent de facto d’autant plus que les mutations en cours favorisent la voix et la volonté des peuples qui aspirent à, plus qu’un rapprochement qui ne s’est jamais d’ailleurs interrompu, une réelle intégration sociale, économique, culturelle et économique. Si la politique a séparé les régimes, la culture, l’identité et le sport ont toujours uni les peuples du Maghreb, notamment les Algériens et les Marocains. A l’occasion de la rencontre footballistique entre les deux équipes nationales, le fair-play a été le maître mot aussi bien sur le terrain que dans les gradins. Les supporters des Fennecs ont réservé un accueil particulier à l’équipe marocaine qui, selon les témoignages, a été surprise avant d’être ravie lorsque le bus transportant les Lions de l’Atlas s’est retrouvé face à une foule nombreuse barrant la route menant vers l’hôtel des hôtes, brandissant les couleurs nationales, portant des fumigènes et dansant au rythme des chants sportifs. Les joueurs marocains, qui connaissaient déjà la ferveur des supporters des Fennecs, n’ont pas manqué d’enregistrer sur leurs téléphones portables cet accueil fraternel et rassurant. Dans le stade, certes, les Algériens ont supporté les Fennecs, mais ont aussi applaudi les joueurs marocains. Sur le terrain, où la pression était visible sur les deux équipes, le fair-play a été ostentatoire entre les joueurs malgré les quelques scènes de nervosité. A défaut de voir un beau match entre deux grandes équipes d’Afrique, le derby maghrébin a été l’occasion d’une communion entre deux peuples qui se connaissent, qui se respectent et qui aspirent à vivre, faire l’histoire ensemble afin de peser sur leur destin commun. Si les peuples du Maghreb pressent leurs régimes respectifs de procéder en urgence à des mutations structurelles profondes dans le sens d’une démocratisation de la vie politique et d’une représentativité réelle de la volonté populaire au sein des institutions, c’est aussi pour que l’idéal maghrébin prenne forme et transcende les divergences politiques, séquelles d’une période coloniale qui enveniment les relations intermaghrébines. Aujourd’hui, les Maghrébins, les Arabes, les Africains, suivent les prestations des Fennecs avec la même passion que les Algériens. Pour tous ces peuples, l’équipe algérienne en est le représentant dans un forum sportif mondial prestigieux et n’en attendent pas moins qu’une représentation honorable !

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Comme annoncé dimanche dernier, le FFS s’est rendu hier après-midi au palais d’El Mouradia pour rencontrer Ahmed Ouyahia, ministre d’Etat et chef de cabinet du président de la République, dans le cadre des consultations autour de la révision constitutionnelle. La délégation du FFS était composée de Mohand Amokrane Chérifi, membre de l’instance présidentielle du parti, Ahmed Betatache, premier secrétaire, et Karim Baloul, coordinateur du comité d’éthique.

Dans le document qui a été remis à Ahmed Ouyahia, le FFS a énuméré quatre raisons qui l’ont convaincu de répondre favorablement à l’invitation de la présidence de la République. Il s’agit, selon le document, « de la volonté du dialogue qui anime cette formation politique » et qui n’a jamais été conjoncturelle, « de l’objectif du FFS de réaliser un nouveau consensus national entre les acteurs politiques, du pouvoir, de l’opposition et de la société civile », comme solution à la crise multidimensionnelle qui secoue le pays, « du devoir patriotique de témoigner et d’alerter le pouvoir sur le danger que court le pays pour son unité, son intégrité territoriale, sa sécurité, ses ressources et l’avenir des futures générations ». Et enfin, la fidélité au juste combat historique de son leader historique, Hocine Aït Ahmed, pour une Algérie libre et démocratique. Le FFS ne souhaite pas que cette participation soit interprétée comme une caution au processus de révision constitutionnelle. « Toute approche dans ce domaine doit être concertée au préalable avec les acteurs politiques et ceux de la société civile pour espérer réaliser un consensus et que la rédaction d’une nouvelle Constitution devrait intervenir non pas avant, mais au terme de ces consultations », a-t-il ajouté. Il espère arriver à un compromis avec le pouvoir et l’opposition pour un changement pacifique. Donc, il a profité de cette occasion pour passer un message au chef de l’Etat en lui disant : « N’ayez donc pas peur du changement, il ne sera pas fait contre vous, mais avec vous. » Et d’ajouter : « Il n’y aura ni atteinte aux biens et à la sécurité des personnes, ni règlements de comptes. Ce changement du système n’a pas besoin d’une révision de la Constitution pour en discuter et fixer le contenu et les étapes avant de traduire les changements convenus dans une nouvelle Constitution. » Le plus vieux parti de l’opposition a fait savoir à Ouyahia, et à travers lui le président de la République, que « les différentes initiatives engagées ou projetées pour sortir le pays de la crise pourraient converger », poursuivant que ces initiatives, notamment celle de la coordination, dans leurs grandes lignes, « se rejoignent et peuvent donner lieu à un programme commun entre le pouvoir et l’opposition avec un calendrier d’exécution permettant de sortir le pays de la crise ». Le FFS a conclu dans son document en informant la présidence de la République que le FFS compte tenir une conférence de consensus national, incluant la participation du système politique via ses partis politiques et organisations gouvernementales, au côté de l’opposition. « Nous tenons à souligner à cet égard que le rôle du FFS se limite à celui de facilitateur et de catalyseur », a-t-il expliqué à Ouyahia.

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L’Espagne souhaite se reprendre pour le compte de la deuxième journée de la phase des poules en donnant la réplique aujourd’hui au Chili dans un match quelque peu difficile pour les Ibériques qui doivent l’emporter s’ils souhaitent rester dans la course à la qualification pour le second tour. Alors que les Hollandais, qui affronteront l’Australie, visent un deuxième succès qui leur ouvrira les portes de la qualification au second tour.

Les poulains de Del Bosquet seront sans aucun doute sous pression lors de ce match et tenteront de se refaire une santé après la défaite concédée face aux Pays-Bas sur le score sans appel de 5 à 1. La Roja n’aura d’autre choix que de l’emporter si elle souhaite continuer l’aventure et défendre crânement ses chances pour le titre. Les Espagnols se doivent de se donner à fond s’ils ne veulent pas sortir précocement de ce grand tournoi. Toutefois, ils doivent faire très attention à cette équipe du Chili qui ne se présentera pas en victime expiatoire et qui entend aussi se qualifier au prochain tour. Dans la deuxième rencontre du groupe, l’Australie donnera la réplique à la formation des Pays-Bas qui est sur un nuage après avoir battu lourdement le tenant du titre mondial. Les «Kangourous» auront des chances minimes de tenir tête aux «Orange» surtout que ces derniers visent un deuxième succès qui leur ouvrira les portes de la qualification au second tour. Les coéquipiers de Roben ont hâte d’assurer définitivement cette qualification qui leur permettra ensuite d’aborder le troisième et dernier match des poules avec sérénité en faisant tourner leur effectif. Enfin, dans le groupe A, le Cameroun affrontera la Croatie dans le match de la dernière chance. Les deux formations avaient perdu leur premier match et souhaitent donc se reprendre pour rester dans la course. Les Lions indomptables sont décidés à jeter toutes leurs forces dans la bataille pour tenter de se refaire une santé et se ressaisir. Toutefois, ils doivent être prudents face à cette équipe de la Croatie qui avait tenu tête au pays organisateur et avait perdu difficilement.

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Il y a une année, Ahmed Rachedi annonçait en grande pompe la projection de son film, Krim Belkacem. Un an après, Ahmed Rachedi vient d’annoncer la projection de son film pour octobre prochain. Et s’il décide d’organiser la projection le 18 octobre, cela commémorera les 44 années depuis l’assassinat du chef historique du FLN à Frankfurt, en Allemagne. Bien sûr, et c'est Ahmed Rachedi qui l'a dit, cette dernière partie de la vie de celui que les soldats français appelaient « le Lion du Djebel» n'a même pas été porté à l'écran. En effet, le réalisateur s'est contenté de retracer la vie et le parcours de Krim Belkacem jusqu'à 1962. Le reste, probablement dans l'esprit de ceux qui ont commandé ce film pour l'histoire, n'a pas lieu d'être montré au grand public. Il aurait été appréciable de revenir sur les circonstances obscures qui entourent aujourd'hui encore la mort de Krim Belkacem. Raconter comment et pourquoi celui qui a été à l'origine de l'organisation du congrès le plus célèbre de l'histoire algérienne, en l'occurrence de la Soummam, durant l'été 1955, a été retrouvé, le 18 octobre 1970, étranglé avec sa cravate dans une chambre d'hôtel en Allemagne. Ahmed Rachedi aurait dû probablement insister un peu pour prolonger le scénario de son film jusqu'en 1967 ou encore 1968. Année où Krim Belkacem a ramassé ses affaires et embarqué de nuit sa femme et ses enfants en direction de l'exil. Et pour cause, le lendemain de son départ précipité vers le Maroc, Krim Belkacem est condamné par contumace. Un verdict qui sanctionnait sa tentative après le coup d'Etat perpétré le 19 juin 1965, Houari Boumediene. Non, Ahmed Rachedi a choisi de contenter le ministère des Moudjahidine pour qui l'ère postindépendance n'a probablement aucun intérêt. Et comme si l'histoire de l'Algérie devait s'arrêter en 1962, Ahmed Rachedi n'évoquera pas dans son film comment le Mouvement démocratique pour le renouveau algérien (MDRA) a été créé en 1968 et surtout pourquoi ?  Il ne parlera pas de la création de ce parti clandestin par Krim Belkacem, Amar Ouamrane, Slimane Amirat… pour combattre le régime politique de Houari Boumediene. Ahmed Rachedi a justifié cet acte tout bonnement de censure par «le parcours de Krim Belkacem après l'indépendance exigerait un autre film», a-t-il déclaré, selon l'APS, lors de l'hommage organisé par la Police nationale à l'occasion de la Journée nationale de l'artiste. Comme il a affirmé pendant cette cérémonie que son film dormait tranquillement dans un tiroir depuis huit mois déjà. Une bien triste nouvelle quand on sait que l'Algérie parvient péniblement à produire à peine 2 à 5 films maximum par an. Et encore, que les salles de cinéma, même si elles ne sont pas nombreuses, servent plus souvent à l'organisation de spectacles qu'à la projection de films. Pis encore, à la Cinémathèque algérienne, on passe et repasse les mêmes films depuis la création de cette salle. La question apparaît soudainement complètement absurde : pourquoi alors ne pas projeter au public le film de celui qui est considéré par les anciens maquisards comme le plus jeune colonel de l'ALN, Krim Belkacem ? Ahmed Rachedi n'en dira pas plus. Il annoncera seulement que le film historique consacré au colonel Lotfi sera bouclé dans un mois ! Si ça continue sur le même rythme, deux générations passeront encore avant que la deuxième partie de la vie de Krim Belkacem, celle qui prête le plus à la polémique, ne voit le jour. Effectivement, le meurtre de Krim Belkacem aurait été orchestré par les services secrets algériens dirigés à l'époque par Kasdi Merbah. Ce dernier aurait agi sur ordre de Houari Boumediene. Ces affirmations sont portées dans toutes les biographies existantes de Krim Belkacem. Rien d'inédit, sauf si un jour, quelqu'un pour qui l'histoire prime, ficèle un scénario qui fera grincer la machine du politiquement correct. Un scénariste qui irait au bout de ses investigations ou que la magie opère un jour et que les archives secrètes soient déclassifiées.

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Le club amateur de la culture verte de Béchar déploie d’intenses efforts pour sauver le chou-fleur de Bou Hammama, plante saharienne appelée « fredolia aretioides », jouant un rôle important dans l’écosystème saharien, menacée de disparition. Dans sa présentation de ce genre de plante, lors du Salon national des clubs verts et de la protection de l’environnement abrité par la wilaya de Boumerdès, le président de ce club vert, Lakhdar Ouchiane, a indiqué, lundi à l’APS, que ce végétal est doté de plusieurs vertus, dont le traitement du rhumatisme et de la maladie du froid. Ses racines sont un véritable antioxydant, en plus de son utilisation comme « boussole » pour l’orientation et le repérage des lieux, a-t-il expliqué. Cette plante médicinale, utilisée comme sédatif contre de nombreuses maladies, pousse pêle-mêle dans les zones sahariennes, notamment celles revêtues de dunes de sable, à l’instar du sud-ouest algérien, englobant Tindouf, Béchar, El Bayadh et Naâma. « L’exploitation irrationnelle des pâturages constitue la principale menace pesant sur le chou-fleur de Bou Hammama », a souligné cet adepte de la nature, dont le club qu’il préside, malgré les moyens dérisoires dont il dispose, effectue des efforts immenses pour la préservation de cette plante exotique, dans l’attente de voir aboutir sa demande, introduite auprès des autorités locales concernées, pour l’autorisation de plantation de ce végétal sur des superficies qui seront destinées à cet effet. Des campagnes de sensibilisation sont également entreprises par ce club vert en direction des citoyens, afin de les amener à contribuer à la sauvegarde de cette espèce végétale saharienne, par sa plantation dans leurs jardins. A cet effet, il est également question pour ce club vert, selon son responsable, de créer un parc botanique, en collaboration avec l’Agence de Béchar pour la sauvegarde de la nature. Créé en 1999, le club amateur de la culture verte de Béchar compte 30 adhérents. Il a élu domicile à la maison de jeunes de cette ville et compte à son actif plusieurs prix qui lui ont été décernés à l’occasion de manifestations écologiques nationales et locales. (Source : APS)

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